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11 Oct
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Conférence de presse-Les réponses directes du S.E en chef, Kakou Guikahué, aux questions directes: «A Yamoussoukro, le 19 octobre, nous allons donner le coup de massue aux détracteurs du Pdci-Rda»

Après les Propos liminaires de la conférence qu’a animée le chef du Secrétariat exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué, l’homme de confiant du président Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) s’est prêté aux questions des journalistes sans faux-fuyant. Africanewsquick.net vous propos les questions-réponses des échanges qui ont eu lieu à l’auditorium du siège du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny, ce jeudi 10 octobre 2019.

Monsieur le secrétaire exécutif en chef, il est fait état de ce que le président du Pdci-Rda serait déjà candidat avant même la Convention qui doit désigner le candidat du Pdci à l’élection présidentielle de 2020. Confirmez-vous cette information ?
Dans mon propos liminaire, à aucun moment je n’ai parlé de candidature. Je vous ai dit, nous organisons le meeting du 19 octobre pour rabattre le caquet aux propagandistes et nous consacrer à la préparation de notre convention de désignation du candidat du Pdci pour 2020. Et je l’ai dit clairement. Et pour le moment, aucun candidat n’a été choisi au Pdci-Rda. Pourquoi le nom d’Henri Konan Bédié revient souvent dans nos manifestations ? Si l’on se souvient bien, l’année dernière à cette même période, nous étions en train de lutter contre les forces du mal qui voulaient faire dissoudre le Pdci-Rda. Et il y a trois éléments qui nous ont permis de résister : Le premier élément c’est l’expérience et la vision du président du parti, Henri Konan Bédié. Le président Henri Konan Bédié qui, en quatre mois, a fait des bureaux politiques. Le 17 juin, le 24 septembre et le 8 octobre. Il a parrainé le choix des candidats aux élections municipales et régionales. Il a conduit les élections municipales et régionales et à la fin il a clôturé tout cela par un congrès extraordinaire du Pdci-Rda. Nous avons organisé le congrès trois jours avant la tenue du scrutin. Donc ce président, nous devons le magnifier car c’est le président du parti. Cela voudrait dire que le choix fait par le père fondateur et son élection à la tête du Pdci-Rda après le départ du président Félix Houphouët-Boigny était justifié. Et c’est pour tout ce travail qu’il a abattu en 2018 que nous organisons un grand meeting au cours duquel nous allons rendre hommage au président Houphouët-Boigny et faire le lien avec son successeur qui est le président Henri Konan Bédié qui est l’héritier politique authentique du président Houphouët Boigny. Depuis un certain temps, il y a des personnes qui se promènent en Côte d’Ivoire pour chercher l’héritier politique de Félix Houphouët-Boigny alors qu’il est là. C’est l’héritier authentique. Moi qui vous le dis, j’ai été le dernier médecin du président Félix Houphouët-Boigny donc je sais ce que je dis et je pèse mes mots. C’est pourquoi je dis que le président Henri Konan Bédié est l’héritier authentique de Félix Houphouët-Boigny et non une parenthèse. Et pour l’instant, il n’y a même pas de rumeur de candidature d’Henri Konan Bédié. Il y a plutôt des rumeurs d’organisation d’un meeting à Yamoussoukro et que je viens de confirmer. Un meeting que nous allons réussir. Un meeting pour présenter au monde entier, le Pdci-Rda rajeuni, redynamisé, remobilisé, revigoré et conquérant pour aller prendre 2020. Au moment venu, quand on parlera de candidature, les journalistes seront aux premières loges. Mais pour l’instant, oubliez les questions de candidature car le président Bédié n’a jamais parlé de candidature et nous ne partons pas parler de candidature. Nous partons parler de notre parti pour dire que les gens qui soutiennent qu’ils ont pris tout le monde au Pdci verront le peuple du Pdci sortir, ce jour-là, pour démontrer qu’ils n’ont pas pris le Pdci, tous les militants comme ils le prétendent.

D’après les arguments soutenus par les avocats de M. Jacques Mangoua, le procès de leur client est politique. Si ce procès s’avère politique, est-ce que le Pdci a les moyens d’apporter des solutions politiques à cette situation ?
Nous sommes un parti politique légalement constitué et souverain et indépendant de décider des modes de luttes que nous allons appliquer. Mais ce qui est sûr, nous sommes un parti politique et nous sommes dans la lutte. Il y a plusieurs façons de gagner un combat. Donc nous allons explorer toutes les voies. Mais ce qui est sûr, Jacques Mangoua va bien. Il a été transféré de Bouaké à Abidjan, c’est juste et nous sommes en contact avec lui.

Pendant que vous battez le rappel de vos troupes à Yamoussoukro le 19 octobre prochain, des épineuses questions telles que la réforme de la Cei persistent. Quelle est votre réaction après la désignation du président de cette Institution en charge des élections ? Le président du Rhdp a soutenu récemment que pendant que l’opposition bavarde, eux, ils avancent. Est-ce que le Pdci-Rda a abandonné cette question ?
Le président du Rhdp dit que nous bavardons et eux ils avancent. C’est une course de fond et c’est à la fin que nous allons voir ce qui s’est passé. C’est trop tôt de crier victoire sur la question de la Cei. Je demande aux journalistes de venir au meeting de Yamoussoukro et vous allez entendre l’évolution sur la Cei. Car il y a ce qu’on ne vous dit pas et il y a ce qu’on vous dit. Donc venez écouter le 19 octobre pour savoir où nous en sommes actuellement sur le combat de la Cei. Donc tous ceux qui veulent savoir où nous en sommes avec le combat sur la Cei, venez à Yamoussoukro car nous avons gardé pour le meeting du 19 octobre.

Vous avez indiqué que ce meeting est organisé pour rabattre le caquet à tous ceux qui annoncent la mort du Pdci-Rda. Ce qui voudrait dire qu’il y a un défi de mobilisation à relever. Quels sont les échos que vous avez du terrain et quelles sont les dispositions pratiques prises pour relever ce défi. ?
Si c’est en termes de mobilisation, nous n’avons aucun problème. Dans quelques jours, il y aura une conférence de presse réservée aux aspects techniques du meeting du 19 octobre. Ce qu’il faut savoir, c’est que la mobilisation est au top. Nous avons fait le point de tous les cars qui existent en Côte d’Ivoire. Si on veut prendre tous ces cars pour nos militants, nous serons en déficit de cars actuellement, donc la mobilisation est au top et les militants vont se déplacer. Il y a des gens qui viendront à moto, à pied, en voiture. C’est un pèlerinage sur Yamoussoukro. Nous irons montrer que le Pdci existe. Ceux qui avaient dit qu’ils ont pris 70% du Pdci, ils disent que c’est la crème et la mousse qui est partie. Et ils commencent à se rendre compte qu’ils ont parlé trop tôt. Et nous allons leur donner le coup de massue pour ne plus qu’ils parlent de cela.

Monsieur le secrétaire exécutif, vous insistez pour dire que le président Bédié était l’héritier authentique du président Houphouët-Boigny. Récemment, deux anciens vice-présidents du Pdci notamment Jeannot Ahoussou Kouadio et Kobenan Adjoumani soutiennent que le véritable héritier d’Houphouët-Boigny est le président Alassane Ouattara. Est-ce que vous n’avez pas le sentiment d’instaurer, dans l’esprit de la jeune génération, un flou sur l’héritage d’Houphouët-Boigny ?
Ce sont ces mêmes personnes qui se promenaient, il y a un an, pour dire que c’est Bédié qui est l’héritier d’Houphouët-Boigny. Il s’agit d’Ahoussou Jeannot et d’Adjoumani Kobenan qui était notre ancien haut-parleur qui est tombé en panne et que le Rdr a pris pour faire sa sono. Donc que ce soit Ahoussou Jeannot ou Adjoumani, ce sont eux qui se promenaient partout et les Ivoiriens sont tous témoins pour vanter le président Bédié et dire que c’est lui qui est l’héritier du président Houphouët-Boigny. Qu’est-ce qui s’est passé et aujourd’hui ils se dédisent et brusquement, ils ont trouvé un héritier ailleurs ? Il y a un problème. Donc ce n’est pas ce qu’ils disent. Quand ils parlent aux Ivoiriens, les Ivoiriens ne parlent pas mais cela ne voudrait pas dire qu’ils consentent à cela. Il faut savoir qu’il n’y a pas de discussion sur l’héritage. Je reprends pour dire que j’ai été le dernier médecin d’Houphouët-Boigny et je confirme qu’Henri Konan Bédié est l’héritier politique authentique d’Houphouët-Boigny. Et les gens qui sont au Rdr aujourd’hui le soutenaient hier. Ils disaient qu’Henri Konan Bédié est le légataire du testament politique d’Houphouët-Boigny. Amadou Soumahoro le disait avant. Et ces propos sont là dans les archives. Donc qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? Lors de l’Appel de Daoukro, nous avons entendu des propos dithyrambiques. Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui et ils veulent se renier ? Ce que nous avons dit hier, même si vous n’êtes pas d’accord avec cette personne, il faut le lui reconnaître. Même si on n’aime pas le lièvre, il faut reconnaitre qu’il court vite. Ce sont des questions qu’il ne faut pas aborder car nous, nous avançons. Houphouët-Boigny disait que c’est une course de fond. C’est à l’arrivée qu’on voit et ce n’est ni au départ et encore moins au milieu. Donc nous faisons notre bonhomme de chemin et nous avançons. Et des gens disent qu’au Pdci-Rda, Bédié est resté, Guikahué, Djédjé Mady et Bendjo sont restés. A part ceux-là, ils disent avoir pris tout le monde. Mais quand tu fais l’analyse politique de la phrase, on aboutit à cette conclusion. Qui est Bédié ? Le président du parti, il est là. Qui est Guikahué ? C’est le secrétaire exécutif du Pdci, il est là. Qui est Alphonse Djédjé Mady ? Ancien secrétaire général du Pdci, il est là. Qui est Bendjo ? Le patron de la Mobilisation, il est là. Et puis ils disent qu’ils ont pris quelqu’un.
(…) Curieusement, la caractéristique principale des vice-présidents qui sont partis sont ceux qui travaillent pour Ouattara et que Ouattara paie à la fin du mois. Et tous les vice-présidents qui sont restés sont ceux qui n’ont aucune relation de travail avec Ouattara. Ça veut dire que ceux qui sont indépendants sont au Pdci et ceux qui ont perdu leur indépendance sont ceux qui sont partis du Pdci. Donc le Pdci est là. En 1950, il y a eu le désapparentement, la situation était difficile. Il s’est trouvé des cadres qui n’ont pas suivi, ils sont partis. Ils n’ont pas accepté qu’Houphouët-Boigny leur dise de faire le désapparentement, ils sont partis. Houphouët est resté. La masse est restée avec lui. Et 10 ans après, on a eu l’indépendance. Des gens sont partis mais le parti est resté. Il reste 10 mois pour aller aux élections, le Pdci va reprendre le pouvoir. Ça, il n’y a pas de doute là-dessus. Tous les actes sont en train de s’aligner pour que le Pdci revienne au pouvoir. Quand vous voyez qu’on fait des complots, il va s’en dire qu’on va déposer aussi des choses partout. (…)

Le cas Mangoua, exclusion des cadres non Rhdp de l’administration publique…
Le président Bédié, la dernière fois, avait dénoncé et demandé que tous ceux qui n’ont pas droit de porter des armes puissent être désarmés. Il y a eu une situation grave à Béoumi. Et il y a également un problème grave qui arrive à Béoumi. C’est l’occasion pour la justice d’ouvrir une information judiciaire et mener une enquête approfondie pour savoir d’où viennent ces armes et faire le démantèlement. Mais on ne transforme pas cela en flagrant délit. Ils ont évoqué le flagrant délit justement pour ne pas mener d’enquête. Parce qu’en cas de flagrant délit, on ne confie pas le dossier à un juge d’instruction. Le procureur fait tout et on te fait condamner. Or avec un juge d’instruction, on fait des enquêtes. Certainement ce qui allait en ressortir n’était pas bon pour eux. Donc s’ils estiment que Mangoua a fait une erreur, nous leur demandons d’ouvrir une enquête. Vous avez trouvé des armes au domicile d’une personne, c’est l’occasion d’enquêter de sorte à savoir dans toutes les maisons de Béoumi, s’il n’y a pas d’armes. Tout ça, pour ne pas connaitre la vérité et ce, bien que les populations ont indiqué qu’elles ont des soupçons sur quelqu’un qui aurait déposé ces armes. La moindre des choses, c’était d’aller interroger cette personne. (…) ça ressemble à un complot politique. Nous tous, certainement qu’ils vont fabriquer des choses contre nous. Mais tout cela ne prospère pas. (…) On a déjà vu ça. Nous sommes tous des cibles potentielles d’arrestation mais ça ne va pas nous faire reculer. Parce que le Pdci-Rda, c’est un esprit, ce n’est pas des individus. Donc arrêtez d’essayer de faire peur. On leur demande de développer la Côte d’Ivoire, ils nous font du goudron effervescent. Au niveau de l’indice de développement humain, nous occupons la 170e place. Le Burkina Faso est devant nous. Quand nous on quittait le pouvoir, on était à 73 ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, nous sommes à 63 ans. On a perdu 10 ans. Le Ghana a 65 ans. Quand j’étais ministre de la Santé, nous étions devant le Ghana. Mais le moment arrive, on va parler. Chaque parti a géré le pouvoir maintenant, donc on va parler. Créer des complots et tout ça, ce sont des mesquineries. Ils ont tout l’argent de l’Etat. Le budget, aujourd’hui, est à 8.000 milliards Fcfa, ils ont tout. Aujourd’hui, ils ont pris tous les tabourets, ils ont tout, ils sont assis dessus. Les Ivoiriens les regardent. Donc on va mourir dans l’opposition parce qu’ils travaillent bien ? J’ai l’impression que le gouvernement s’est transformé en comité de campagne. Est-ce qu’avec cela, s’ils viennent vers nous, est-ce qu’on va les considérer comme ministres ? Parce que si tu n’es pas avec eux, tu ne peux pas travailler avec eux. Ça c’est la plus grande forme d’exclusion. Tu t’appelles Guikahué, tu es Pdci, tu ne dois pas travailler. Les responsables des fonctionnaires qui ne sont pas Rhdp, on les a enlevés. C’est à compétence égale qu’on cherche le militant. Mais aujourd’hui, c’est à militantisme égal qu’on cherche le compétent. Donc tous ceux qui sont hyper compétents et qui ne sont pas militants, on les met de côté. Mais l’émergence ne va jamais venir. (…) Tous ceux qui ne sont pas Rhdp sont exclus du travail. On parle d’emploi jeune pour lequel ils vont dans les quartiers et tout ça. Mais en dessus, ce sont les cartes de membres qu’on regarde. C’est la même chose pour le Fafci des femmes. Si tu n’es pas ce qu’ils veulent, tu n’auras pas de crédit. On est en plein dans l’exclusion.

Au cours d’une réunion ici au Pdci-Rda, il a été dit que le Pdci reconnaissait Gbagbo comme président du Fpi au détriment d’Affi N’ guessan, président légal. Est-ce que vous maintenez cette position ?
Bédié est parti saluer Gbagbo. Nous ne sommes pas procureur, nous ne sommes président du Conseil constitutionnel, nous ne sommes pas des juges pour voir qui est légal, qui est légitime. Ça c’est trop gros pour nous. Nous savons seulement que le président Bédié est allé saluer le président Gbagbo. Et Gbagbo et nous travaillons ensemble. Prenez ça comme ça.

Pour le meeting de Yamoussoukro, est-ce que vous avez reçu toutes les autorisations pour la tenue de cette manifestation ?
Merci. Nous avons obtenu toutes les autorisations. De la mairie, du gouvernement et tout ce que vous pouvez imaginer, on a déjà eu. Notre meeting ne pose pas problème.

Conclusion
(…) Nous avons dit également que le Pdci est un parti de paix, de dialogue et de tolérance. Le Pdci a une expérience politique. Le Pdci a décidé d’aller à la réconciliation. S’il n’y a pas de paix, il n’y a pas de développement. Et quand on est dans un village, la personne qui doit chercher la paix, c’est le chef. Il appartient au parti au pouvoir d’apaiser la situation pour faire le développement. Ce n’est pas la peine de faire des histoires inutiles. Tout ce qu’on fait par la force, ça ne prospère pas, c’est éphémère. Ça, c’est une loi de la nature. Dans un pays, la fierté des forces de défense et de sécurité, c’est de protéger le pays. Mais si c’est pour venir tuer les enfants qui viennent des champs, ce n’est pas fier. On ne peut pas payer les impôts, les armes et les retourner contre nous. Donc cette histoire de tirer sur les manifestations à balles réelles, il faut aussi que ça cesse. Ce n’est pas une bonne chose. Une armée est là pour défendre le territoire. Nous n’avons pas la force, donc on ne peut faire palabre avec quelqu’un. Si on compte faire la paix en s’armant, ce n’est pas évident. On ne doit pas prendre l’armée censée protéger tous les Ivoiriens contre nous. Cela veut dire qu’on divise les Ivoiriens. Il y a des Ivoiriens protégés et des Ivoiriens non protégés. Ici, il y a des gens qui peuvent dire ce qu’ils veulent, on ne leur dit rien. Voilà que quelqu’un est allé au vu et au su de tous verser du sang devant la résidence du président, on est allé porter plainte, le procureur a oublié la plainte. Voici un cas de flagrant délit. On n’a même pas besoin de prendre un avocat pour ça. (…) On lance un appel à nos militants d’effectuer nombreux le déplacement, qu’ils viennent en pèlerinage sur les terres du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny, pour montrer que le Pdci existe.
Propos retranscrits par Gilles Richard OMAEL et GGT

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10 Oct
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Le S.E Guikahué (Pdci) révèle: Le meeting de Yamoussoukro c’est pour rendre «Hommage et Gloire à Felix HOUPHOUET-BOIGNY… Le PDCI-RDA, 25 ans après, avec Henri KONAN BEDIE»

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DU PARTI
JEUDI 10 OCTOBRE 2019- 15H00- SIEGE DU PARTI À COCODY
PROPOS LIMINAIRE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DU PDCI-RDA

Mesdames et Messieurs les Journalistes
Mesdames et Messieurs les membres des Instances du Parti
Mesdames et Messieurs les Présidents des Commissions
Militantes et Militants
Mesdames et Messieurs
C’est un plaisir renouvelé pour nous, de vous retrouver cet après-midi, afin d’échanger sur la marche de notre Parti, le PDCI-RDA et la situation socio-politique de notre pays, la Côte D’Ivoire.
L’actualité au sein de notre Parti a été dominée ces derniers mois par quatre (4) faits majeurs; à savoir:
1- la réunion du Bureau Politique du 27 juin 2019,
2- le séjour à l’étranger du Président du Parti, SE Henri KONAN BEDIE,
3- les réunions de la Direction du Parti avec les responsables locaux dans les six (6) zones politiques du Parti, du 20 juillet au 31 août 2019,
4- le triste complot ourdi contre Monsieur Jacques MANGOUA, Vice-Président du PDCI-RDA et Président du Conseil Régional du Gbèkè.
Avant de poursuivre mon propos, je voudrais m’incliner devant la mémoire du jeune Romaric Kouassi N’guessan, sauvagement abattu, à Djebonoua, par les forces de l’ordre au cours d’une manifestation pacifique des militants qui se sont levés pour dire non à l’injustice et à la forfaiture.
Je voudrais saisir cette opportunité pour exprimer toute notre compassion à sa famille et à ses proches. Qu’il me soit permis aussi de souhaiter un prompt rétablissement à tous les blessés.
Je voudrais en ce lieu dénoncer, une fois de plus, et condamner avec force ce complot politique contre le Vice-Président du PDCI RDA, Jacques MANGOUA, Président du Conseil Régional du Gbèkè, à qui nous réaffirmons notre soutien sans faille et massif.
Mesdames et Messieurs les journalistes
Au cours des quatre derniers mois, le Président du Parti, SE Henri KONAN BEDIE, a, dans des interviews avec de nombreux médias internationaux, donné la vision de notre Parti marquée par la Réconciliation nationale.
À cet effet, le Président Henri KONAN BEDIE a eu à rencontrer lui-même, le Président Laurent GBAGBO, le 29 juillet 2019, à Bruxelles, à dépêcher une délégation auprès du Ministre Charles BLÉ GOUDÉ à la Haye, à échanger avec le Président Guillaume SORO, à Paris et enfin, le Président a eu à signer la charte de la plateforme non idéologique des Partis politiques, organisations et personnalités qui adhèrent à sa vision d’une Côte d’Ivoire rassemblée et réconciliée.
Peu avant son déplacement à l’extérieur du pays, le Président du Parti, avait au cours de la réunion du Bureau Politique du 27 juin 2019, instruit le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, à l’effet d’entreprendre sans délai, des rencontres dans les zones politiques(06 )du Parti.
Les rencontres d’harmonisation des activités des responsables locaux du Parti, que nous avons animées dans les six(6) zones politiques du 20 juillet au 31 août 2019, nous ont permis de constater la vitalité du Parti et surtout la farouche détermination des responsables politiques locaux et des militants de base à faire rayonner plus que jamais le PDCI-RDA.
Cependant, une campagne insidieuse, menée par les dirigeants du nouveau Parti unifié, RHDP tend à faire croire partout que le PDCI-RDA a été vidé de sa substance et que 70% de ses militants ont opté pour le RHDP, Parti Unifié.
Connaissant la réalité du terrain, nous aurions pu rester indifférents à cette propagande qui n’altère en rien la détermination de nos militants et nous concentrer sur notre objectif de 2020; la reconquête du pouvoir d’Etat.
Mais, nous sommes conscients que cette propagande orchestrée actuellement par le RHDP, Parti Unifié, a pour dessein de préparer les esprits et surtout la communauté internationale à accepter la fraude électorale en 2020, en se targuant, dès à présent, d’être majoritaire en Côte d’Ivoire. Aussi avons-nous décidé de réagir.
C’est le sens de l’appel à ce grand rassemblement de nos militants à Yamoussoukro comme l’apothéose des grandes mobilisations que nous avons déclenchées depuis le 20 juillet 2019.
Vous êtes également sans ignorer, l’importance particulière que revêt pour tout militant du PDCI-RDA, la date du 18 octobre qui est, à la fois, la date anniversaire de naissance du Père- Fondateur et celle de la mise sur les fonts baptismaux du Rassemblement Démocratique Africain(RDA) dont le PDCI-RDA, notre Parti d’Avant-garde, en est une section.
C’est pourquoi, nous avons décidé de coupler l’organisation de notre meeting de vérité avec un hommage à Felix HOUPHOUËT- BOIGNY, au travers de Journées politiques dont le but est de rendre un hommage au Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Ces journées politiques ont pour thème central.
«Hommage et Gloire à Felix HOUPHOUET-BOIGNY. Le PDCI-RDA, 25 ans après, avec Henri KONAN BEDIE»
Les sous -thèmes de ces journées sont ainsi libellés:
« Gratitude- Exemplarité et Leçons pour demain »
« Henri KONAN BEDIE. 60 ans au service de la Côte d’Ivoire et du PDCI-RDA.
Héritier authentique de Felix HOUPHOUET-BOIGNY et non une parenthèse »

Ces journées se dérouleront du vendredi 18 au samedi 19 octobre 2019, à Yamoussoukro.
Le vendredi 18 octobre 2019, jour anniversaire de la naissance du Président Felix HOUPHOUET-BOIGNY, il y aura une messe en la Cathédrale Saint Augustin, des prières à la mosquée centrale, le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du Père Fondateur et un pèlerinage des militants au caveau.

Le samedi 19 octobre 2019, sur les terres du Président-Fondateur du PDCI-RDA, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, nous présenterons au monde entier, le PDCI-RDA rajeuni, redynamisé, remobilisé, revigoré et prêt pour la reconquête du pouvoir d’Etat.
Le meeting que nous proposons sera donc un meeting de vérité qui nous permettra de rabattre le caquet à tous les propagandistes et affabulateurs pour nous concentrer sereinement sur la préparation de la Convention en vue de la désignation de notre candidat pour l’élection présidentielle de 2020.
Sur ce, je voudrais clore mon propos et me mettre à votre disposition, Mesdames et Messieurs les journalistes, afin de répondre à toutes vos questions que vous voudriez bien me soumettre.
Je vous remercie pour votre aimable attention !

Fait à Abidjan, le 10 octobre 2019
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

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09 Oct
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Le S.E Guikahué: «Le 19 octobre, la Côte d’Ivoire verra que le Pdci existe, on va faire une démonstration de force à Yamoussoukro»

Suite à la 140e Session du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda qu’il a présidée, mardi 8 octobre, Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif en chef, s’est prêté aux questions des journalistes.

Monsieur le secrétaire exécutif, vous venez de présider la 140ème Session ordinaire du Secrétariat exécutif. Quels sont les sujets qui étaient à l’ordre du jour?
Nous avons débattu de beaucoup de sujets. En premier, nous avons parlé de « l’affaire Jacques Mangoua ». Le Secrétariat a fait le point de l’évolution de la situation et le Secrétariat a écouté, également, le compte rendu des avocats et la décision a été prise que demain (ndlr: aujourd’hui) les avocats donnent une conférence de presse pour expliquer à nos militants, l’évolution du dossier. Ensuite, nous avons donné des informations importantes qui seront livrées au cours du meeting du 19 octobre 2019 à Yamoussoukro. Nous avons également parlé des Commissions techniques nationales parce qu’elles doivent se mettre au travail dès maintenant pour préparer les dossiers que nous allons soumettre prochainement au comité d’organisation qui sera mis en place après le Bureau politique de novembre qui est chargé de préparer la convention du parti. Nous avons aussi parlé des diligences au niveau des sections, du dépôt des listes des membres des Grands conseils régionaux, des livres blancs et dans l’ensemble, 80% des diligences ont été exécutés. Enfin, nous avons parlé du meeting du 19 octobre qui est un meeting important, qui mobilise tous les militants du Pdci-Rda et à ce propos, demain (Ndlr: aujourd’hui), nous aurons la réunion de la coordination du comité » d’organisation et le Secrétariat a décidé que le secrétaire exécutif qui est en même temps, le coordonnateur du comité d’organisation donne une conférence de presse, le jeudi à 15 heures pour donner les grandes lignes, le pourquoi et les objectifs de ce grand rassemblement du Pdci-Rda. Nous avons fait aussi le compte rendu des grandes missions que nous avons effectuées. J’étais à Londres, où j’ai donné une conférence sur « Les élections de 2020, quelle devait être l’attitude du Pdci-Rda? ». Nous avons également participé à la convention annuelle du parti conservateur britannique.

Quelle est désormais la position du Pdci-Rda dans « l’affaire Mangoua Jacques » ?
Demain (Ndlr: aujourd’hui), les avocats vont intervenir sur la question et jeudi, je donnerai une conférence de presse.

Etes-vous toujours en contact avec Mangoua Jacques?
Oui, oui, nous sommes en contact.

Nous avons appris que M Mangoua a été transféré de Bouaké à Abidjan?
Oui, ça a été confirmé. Demain (Ndlr: aujourd’hui), les avocats en diront davantage au cours de leur conférence de presse. Après les émotions, où en sommes-nous. Il faut que les avocats informent l’opinion nationale et internationale et nos militants pour les rassurer. Donc, préparez toutes les questions se rapportant au procès dans « l’affaire Mangoua Jacques », les avocats vous répondront.

Au niveau de la plateforme, le Raci grince les dents parce qu’un de ses militants a été arrêté et emprisonné à Bouaké alors qu’il était parti soutenir les militants Pdci le jour du procès de Mangoua Jacques. Et depuis, le Pdci n’a fait aucune déclaration?
Nous en avons parlé. Vous faites bien de relever cela. En tout cas, le Secrétariat exécutif a soulevé ce dossier.

Que devraient attendre les militants de votre mission à l’extérieur?
C’est une mission importante. Nous avons des partis frères et l’un d’eux nous a invités. C’est dans ce sens que nous sommes partis en Grande-Bretagne. Les jours qui viennent, vous allez sentir que nous avons fait une mission à Londres.

Entre deux missions, nous vous avons vu aux obsèques du président Jacques Chirac, aux côtés de Mme Bédié qui représentait son époux. L’on a senti une forte implication du Pdci-Rda dans ces obsèques?
Le président Chirac est un fils du président Houphouët-Boigny. Il l’a dit lui-même dans ses mémoires qu’il a deux papas. Il y a De Gaulle et Houphouët-Boigny. Il était proche de nous, il était président quand nous étions au gouvernement, quand le président Bédié était au pouvoir et vous avez dû lire le message poignant du président Henri Konan Bédié. C’était un Houphouétiste, c’est pour vous dire que Chirac avait sa carte de Pdci, donc, c’est un de nos militants. Donc, c’était tout à fait normal que le président envoie son épouse le représenter. Malheureusement, il venait de quitter Paris deux jours avant, c’était difficile pour lui d’y retourner. Donc, il a demandé à son épouse de le représenter et que je sois avec elle, en tant que secrétaire exécutif du Pdci pour que les gens voient l’implication du parti. Nous avions avec nous l’Ambassadeur Kakou Gervais. Il devrait aller avec le ministre Essy Amara, mais qui était indisponible. Nous avons été très bien reçus. Nous avons été honorés par la famille Chirac. D’abord, le jour des hommages « Aux invalides ». Mme Bédié a échangé avec Claude Chirac puisque la maman étant très éprouvée, n’a pu être présente aux différentes étapes. Et à la messe, Mme Bédié était assise dans la famille du président Chirac. Elle est allée représenter son époux et la famille a exigé qu’elle s’asseye avec les membres de la famille Chirac. C’est un honneur pour nous.

La question de la Commission électorale indépendante?
Je vais aborder cette question, jeudi.

Quel est votre message aux militants?
Le message, c’est de dire aux militants que nous sommes dans l’opposition. Et Houphouët-Boigny a dit que quand vous voyez des enfants passés sous un manguier et y lancent des pierres, c’est que les mangues sont mûres. Donc ce qu’on subit, c’est la panique. Les gens ne savent plus comment faire. Les gens ont dit que le Pdci-Rda a été pris à 70%, que le Pdci-Rda a été vidé, désossé mais ces mêmes personnes commencent à voir la réalité et il y a l’un des responsables du Rhdp qui a dit dans un journal que c’est la crème qui est partie. Mais quand il y a la crème, c’est la mousse. Une bière dans un verre, le liquide est plus important que la mousse. Et ils disent que ne sont restés au Pdci-Rda que le président, Guikahué, Djédjé Mady et Akossi Bendjo. Mais ce qu’ils oublient, c’est le président Bédié qui est le président du parti. Guikahué est le secrétaire exécutif en chef et joue le rôle de secrétaire général du parti, Djédjé Mady, ancien secrétaire général du parti, Akossi Bendjo, le patron de l’Organisation. Donc si vous avez un parti où le président, le secrétaire, l’ancien secrétaire, l’organisateur sont en place, ça veut dire qu’il n’y a pas de drame. Ça veut dire que le parti est là. Je fais une analyse, un commentaire scientifique. Parce que quand nous avons des publications et qu’on fait des tableaux, on les commente. Quand on prend la colonne des vice-présidents. Curieusement, les vice-présidents qui sont partis, sont les vice-présidents qui sont en relation de travail avec le président de la République. Aucun vice-président libre n’a bougé. Si on dit qu’Edjampan est parti au Rhdp, si on dit que Zadi Kessy ou Yobouet Lazard, ou encore Djédjé Mady, Kakou Gervais sont partis, en ce moment-là, on va commencer à avoir des problèmes. Mais tous ceux qui sont partis, c’est Ouattara qui les paye à la fin du mois. Voici le commentaire que m’inspire le tableau. Mais de toutes les façons, le 19 octobre, la Côte d’Ivoire verra que le Pdci existe. On va faire une démonstration de force. J’en dirai encore plus jeudi, mais on va à un meeting de vérité.
Propos recueillis par, GILLES R. OMAEL, DIARRASSOUBA SORY et DJE KM

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04 Oct
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Pour la victoire du Pdci-Rda en 2020: Voici ce que le S.E Maurice Kakou Guikahué fait en Europe…

Parti en France depuis le jeudi 19 septembre 2019, Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), a un calendrier bien chargé. Il est très actif en Europe.
Après la France, le numéro deux du parti dirigé par M. Bédié est allé aux Royaumes Unis. Il y a présidé la rentrée politique de la délégation générale du Pdci-Rda de Londres dirigée par Mathieu Kadjo et prononcé une conférence publique pour galvaniser les militants de la diaspora pour la victoire du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny à l’élection présidentielle de 2020.
Le S.E en Chef a aussi participé à la conférence annuelle du Parti conservateur britannique qui a eu lieu du 30 septembre au 2 Octobre 2019. Pr Guikahué a profité de son séjour pour rencontrer en tête-à-tête de hautes personnalités dont des Présidents de Commonwealth, les responsable des Affaires extérieures et de la division Afrique et des députés britanniques pour approfondir les relations avec le Parti conservateur. Il a eu également des rencontres avec des chefs de Partis partageant la même vision que le PDCI-RDA.
Dircom Pdci-Rda

Les images

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04 Oct
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Condamnation de Jacques Mangoua: Le PDCI-RDA affirme que le pouvoir RHDP unifié a perdu cette bataille d’avance…

Ce jeudi 03 octobre 2019, le PDCI-RDA vient d’apprendre la condamnation au tribunal de BOUAKE, de Monsieur Jacques MANGOUA, Vice-président du PDCI-RDA et Président du Conseil Régional du GBEKE, à :
• cinq (5) ans d’emprisonnement ferme,
cinq (5) millions d’amende,
• cinq (5) ans de privation de droit.
De même, les populations venues exprimer leur indignation et leur refus de ce jugement, par des manifestations pacifiques, ont essuyé des tirs à balles réelles des forces de l’ordre, faisant un (1) mort, plusieurs blessés graves et de nombreuses interpellations.
Ce jugement inique et abscons s’est déroulé dans une procédure d’une rare rapidité, défiant le bon sens.
Par ce jugement, le PDCI-RDA et le peuple de Côte d’Ivoire se rendent bien compte que le pouvoir RHDP Unifié vise, de façon anti-démocratique, la prise de la Région du GBEKE et de la zone du grand Centre, en général, qu’il a perdue aux dernières élections municipales et régionales du 13 octobre 2019.
Le PDCI-RDA affirme que le pouvoir RHDP unifié a perdu cette bataille d’avance.
En effet, face à ce déni de démocratie, le peuple souverain de cette grande zone centre répondra au parti unifié RHDP par un vote sanction qui consacrera son échec cuisant, lors de l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Pour l’heure, le PDCI-RDA :
– condamne, avec fermeté ce jugement inique, sans précédent;
– condamne également les tirs à balles réelles effectués par les forces de l’ordre contre les paisibles populations venues apporter leur soutien au Président du Conseil de leur région;
– s’incline devant la mémoire du jeune KOUASSI N’GUESSAN Romaric dit DIBY N’GUESSAN, âgé de 32 ans, originaire de Kondoukro, militant de la liberté, tué à Djébonoua;
– apporte sa compassion aux nombreux blessés et à leurs familles respectives;
– exige la libération immédiate de tous ceux qui ont été interpellés injustement;
– adresse ses sincères condoléances à la famille du jeune disparu.
Au regard de ces dérives, le PDCI-RDA prend à témoins l’opinion nationale et internationale des risques d’une dégradation accrue du climat social.
Fait à Abidjan, le 03 octobre 2019
Le Secrétaire Exécutif par Intérim du PDCI-RDA
Mr SERI BI N’GUESSAN

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29 Sep
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DECLARATION DU PDCI-RDA RELATIVE A LA DETENTION ARBITRAIRE DE MONSIEUR MANGOUA JACQUES, PRESIDENT DU CONSEIL REGIONAL DU GBEKE ET VICE-PRESIDENT DU PDCI-RDA

Le vendredi 27 septembre 2019, le PDCI-RDA a appris, avec indignation, la détention de Monsieur MANGOUA Jacques, Président du Conseil Régional du GBEKE et Vice-président du PDCI-RDA, dans les locaux de la compagnie de Gendarmerie de Bouaké.
Depuis lors, jusqu’à ce jour, il n’a pas été entendu et les faits qui lui seraient reprochés n’ont pas été portés à sa connaissance, en violation de tous les principes qui garantissent sa liberté, la présomption d’innocence et les principes fondamentaux de la procédure pénale ivoirienne.
En maintenant en détention, de façon arbitraire, le Président du Conseil Régional du GBEKE, le régime RHDP-unifié vient encore une fois de faire la preuve de sa volonté de caporaliser les institutions de la République afin de confisquer le pouvoir d’Etat et renforcer l’Etat de non droit.
En conséquence, le PDCI-RDA :
1. Condamne énergiquement ces graves violations des libertés et des droits ;
2. Exige instamment la mise en liberté immédiate du Président Jacques MANGOUA ;
3. Se réserve le droit de mettre en œuvre toutes les actions appropriées pour la restauration et le respect des libertés individuelles et collectives ainsi que de l’Etat de Droit
Fait à Abidjan, le 29 septembre 2019
Le PDCI-RDA

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29 Sep
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Présidentielle en Côte d’Ivoire: Depuis Londres, Maurice Kakou Guikahué dévoile la vision du Pdci-Rda pour 2020

La rentrée politique de la délégation générale du Pdci-Rda Royaume Uni a eu lieu ce samedi 28 septembre 2019, de 16h à 19h, au Walworth Methodist Church de Londres. Invité spécial du délégué général Mathieu Kadjo, Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a animé une conférence-débat sur le thème : «Le PDCI-RDA et les Élections de 2020 face à la situation socio-politique de la Côte d’Ivoire». Ci-dessous les propos liminaire du numéro deux du parti dirigé par le président Henri Konan Bédié.

« Mesdames et Messieurs,
Militantes et Militants,
Il est heureux et réconfortant que des militants ardents et fiers qui sont, à des milliers de kilomètres de la mère Patrie, veuillent bien s’imprégner de la réalité du terrain, ici, à Londres en matière de politique nationale.
Je considère votre invitation et la programmation de cette conférence comme un signal fort.
Mon passage dans ce royaume de longue tradition démocratique m’apparaît comme un pélérinage pour relever les défis du futur comme l’indique implicitement le thème qui nous réunit: » Le PDCI-RDA et les Élections de 2020 face à la situation socio-politique de la Côte d’Ivoire. »
Vous me demandez clairement de décliner le regard du PDCI-RDA, parti politique, sur les élections de 2020 dans le contexte politique actuel de notre pays.
Nous aborderons la question en définissant d’abord quelques termes afin d’harmoniser notre compréhension nécessaire pour suivre les développements que m’impose le thème de la conférence.

Le PDCI-RDA:
Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, section du Rassemblement Démocratique Africain, est le parti créé par les pères fondateurs conduits par Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, en avril 1946, en transformant en parti politique, le premier instrument d’affirmation de la personnalité du Noir Africain et de lutte contre les colons, le Syndicat Agricole Africain( SAA), créé en 1944.
Comme tout parti politique, le PDCI-RDA est l’association de personnes ayant la même vision et aspirant à la conquête du pouvoir d’Etat, à l’exercer et à le conserver.
À cet égard, le PDCI-RDA est le parti politique qui a conduit le pays à l’indépendance politique en 1960, exercé le pouvoir pendant 40 ans, l’a perdu de façon anti-démocratique, le 24 décembre 1999 et qui mène depuis, le combat de la reconquête démocratique du pouvoir d’Etat.

Les élections de 2020:
Il s’agit du processus du choix démocratique du Président de la République de Côte d’Ivoire en octobre 2020 comme le recommandent les dispositions de la Constitution.

La situation socio- Politique de la Côte d’Ivoire:
Elle est caractérisée par une crise qui a débuté par le boycott actif meurtrier, organisé par le Front Républicain lors de l’ élection présidentielle de 1995; la deuxième élection après le retour du Pays au multipartisme en 1990.
Depuis lors, aucune élection présidentielle concurrentielle n’a été pacifique et cela est attesté par le coup d’Etat en décembre 1999, la rébellion armée de 2002 et la crise post électorale, muée en une guerre civile en 2010, avec sa cohorte de 3.000 morts, selon l’ONU.
Pour mémoire, seule l’élection présidentielle d’octobre 2015, non concurrentielle car elle a été marquée par la non participation du FPI et le soutien du PDCI-RDA au candidat du RDR, dans le cadre du RHDP, celle là n’a donné lieu à aucune crise post électorale meurtrière.
Mais, dès que l’élection est redevenue concurrentielle( élections municipales et régionales d’octobre 2018), l’on a enregistré au moins 5 morts, selon les chiffres officiels.
De ce qui précède, nonobstant la gouvernance actuelle du pays dont nous parlerons au moment opportun, la dévolution du pouvoir présidentiel qui a toujours été conflictuelle donc l’une des causes sinon la cause principale des crises en Côte d’Ivoire, cristallise encore les tensions.
Après le boycott actif de 1995, maîtrisé par le Président Henri KONAN BEDIE, celui-ci sera l’objet d’un coup d’ Etat militaire le 24 décembre 1999, à 10 mois de l’élection présidentielle d’octobre 2000.
Ce coup d’Etat a profité au Général Robert GUEI qui s’est installé au pouvoir sans passation de charges.
Le Général Robert GUEI perdra son pouvoir sous la pression de la rue après l’élection de 2000. Le Président Laurent GBAGBO, élu en 2000, s’installa sans aucune passation des charges.
Cette même situation se répéta après l’élection d’octobre 2010, organisée par le Président sortant Laurent GBAGBO et qui se solda par une crise militaire. Aucune passation des charges n’eut lieu entre Laurent GBAGBO et son successeur Alassane OUATTARA, l’actuel Président de la République de Côte d’Ivoire.
La problématique majeure est de savoir comment mettre fin à ce cycle pour que la Côte d’Ivoire rentre dans une ère post électorale pacifique avec passation des charges à la présidence de la République.
Que fait le PDCI-RDA pour une élection concurrentielle démocratique, juste, pacifique, sans mort d’hommes ?
Que fait le PDCI RDA pour que cette élection concurrentielle puisse déboucher sur une passation en bonne et due forme des charges entre le Président sortant et le Président entrant pour assurer la stabilité du pays, préalable à tout développement intégral?
Telle est la vision du PDCI- RDA et de son Président SE Henri KONAN BEDIE, à l’orée de l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Deux actions majeures doivent être menées et le PDCI-RDA s’y attelle.

1- La première action est externe: assurer une réconciliation véritable entre les fils et filles du pays, mettre en place une Commission Électorale Indépendante( CEI),véritablement Indépendante et faire baisser les tensions sur le terrain.

1-1- Assurer une réconciliation véritable:
Cette réconciliation consiste en des règlements des différends entre les hommes politiques afin que ceux-ci puissent drainer à leur tour, leurs militantes, militants, sympathisantes et sympathisants.
Cet acte posé par le Président Henri KONAN BEDIE, en 2005, en direction du Président Alassane OUATTARA du RDR, vient d’être repris en juillet et août 2019 en direction du Président Laurent GBAGBO du FPI et Charles BLÉ GOUDÉ du COJEP; le Président Henri KONAN BEDIE étant du reste en harmonie avec le SORO Kibafory Guillaume.
Ce processus de réconciliation nationale nécessite un soutien fort de tous les acteurs et des personnes de bonne volonté.
C’est le sens de cette plateforme non idéologique des formations politiques, des organisations de la société civile, ainsi que des personnes de bonne volonté initiée par le Président Henri KONAN BEDIE et mise en place depuis le 1 er août 2019.

1-2- Mettre en place une CEI véritablement indépendante.
Suite à la plainte de l’APDH consécutive à la crise post électorale de 2010, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples( CADHP), dans un arrêt en date du 18 novembre 2016, a ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire, de modifier la loi relative à la Commission Électorale Indépendante afin de mettre en place un organe, indépendant, impartial et neutre conforme aux standards démocratiques internationaux.
Le Gouvernement n ‘a daigné, en guise de réponse, que de toucher à la recomposition de cet organe qui, dans sa mouture proposée par le Gouvernement est plus que déséquilibrée: sept (7) représentants du Parti au pouvoir contre cinq (5) pour les Partis de l’opposition, à la Commission centrale.
Quatre (4) représentants du Parti au pouvoir contre trois (3) représentants des Partis de l’opposition dans les Commissions Locales, sans la présence de représentant de la Société civile à ce niveau très important de la gestion du processus électoral.
C’est le combat que le PDCI-RDA et ses alliés de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix( CDRP), le FPI et ses alliés de Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), ainsi que des ONG telle que APDH, mènent actuellement afin d’aboutir à une CEI équilibrée dans sa composition, indépendante, impartiale, neutre, dotée d’un pouvoir de police et d’une autonomie financière.
En bref, il faut une CEI responsable inspirant confiance et dont les décisions puissent être acceptées par tous afin de garantir une période post électorale pacifique.

1-3- Baisser les tensions sur le terrain par:
– la fermeture des sites d’orpaillage clandestin ;
– le désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement des armes en Côte d’Ivoire ;
– le règlement des conflits fonciers, conformément aux dispositions contenues dans la loi sur le Foncier rural adoptée en 1998 par tous les partis politiques ;
– la lutte contre la fraude sur la nationalité ivoirienne;
– la prorogation, d’une durée de deux (2) ans, de la validité des Cartes Nationales d’Identité arrivées à expiration, dès juin 2019 ; à l’effet de permettre aux six (6) millions de nouvelles personnes, éligibles à la détention de ces pièces, de s’en procurer pour effectuer leurs formalités d’inscription sur la liste électorale à réviser ».
Ce sont ces actions minimales sur lesquelles le Président du PDCI-RDA a interpellé le Gouvernement, le 27 juin 2019, lors de la dernière réunion du Bureau Politique du Parti.
2- La deuxième action est interne. C’est la préparation du terrain pour transformer nos nombreux militants en électeurs».
Propos retranscrits par G.G. TERASSI

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29 Sep
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PDCI-Londres/Mathieu Kadjo à Guikahué: «Merci d’avoir su opérer le cœur du PDCI et de l’avoir ainsi sauvé des mains obscures des aventuriers Politiques»

La rentrée politique de la délégation générale du Pdci-Rda Royaume Uni a eu lieu ce samedi 28 septembre 2019, de 16h à 19h, au Walworth Methodist Church de Londres. Invité spécial du délégué général Mathieu Kadjo, Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a animé une conférence-débat sur le thème : «Le PDCI-RDA et les Élections de 2020 face à la situation socio-politique de la Côte d’Ivoire». Ci-dessous les propos tenus par le délégué général du Pdci-Rda de Londres, Ako Kadjo Mathieu, Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA, à l’endroit du Secrétaire exécutif en chef, Pr Maurice Kakou Guikahué.

Conférence débats du Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI-RDA, Professeur Kakou Guikahue Maurice, Samedi 28 Septembre 2019, Méthodiste Church of Camberwell Road

Discours du Délégué Général, Mr Ako Kadjo Mathieu, Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA
Mr Le Secrétaire Exécutif en Chef, Professeur Kakou Guikahue Maurice,
Mr Le Vice-Président charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du FPI, Prof. Koudou Kessie, et sa délégation (Mr Abdon Bayeto, Mme Agnès Tanoh)
Mesdames et Messieurs Délégués généraux, (Mrs Ety Aka de la Suisse, Fernand Tayoro de la République D’Irlande, Serges Kacou représentant le Délégué General de Paris Val D’Oise M. Baddy Jean Paul)
Mr Le Représentant du FPI au RU, cher frère Roberto Kapo,
Mme Kambou Sylvie représentant Mme Wassa Coulibaly Présidente du RACI
Mr ….representant Mme Brigitte G presidente du Cojep
Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau Politique,
Intrépides secrétaires généraux de section de West Midland, de Londres1, 2 et 3,
Vaillantes Militantes et vaillants militants, Membres du Bureau Exécutif de la délégation générale, Royaume-Uni,
Chers Camarades des Mouvements de Soutien du PDCI-RDA au Royaume-Uni,
Distingués Représentants des Partis Politiques Frères,
Messieurs les Guides Spirituels et Religieux,
Honorables et distingués Invités,
Permettez-moi, en vos rangs et distinctions de m’adresser à Mr Le Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI-RDA qui nous fait honneur de sa présence afin de nous parler du PDCI-RDA et des élections de 2020, face à la situation socio-politique de la Côte D’ivoire, thème de cette conférence qui est un sujet d’une importance capitale.
Mr Le Ministre Guikahue,
C’est un grand honneur pour moi, en ce jour du Samedi 28 Septembre 2019, au nom de la délégation générale du PDCI-RDA du RU, de ses valeureux militants et sympathisants de vous recevoir.
En effet, il y a de cela quelques mois à Paris, nous avons eu le grand plaisir de vous inviter à Londres afin de nous donner des nouvelles de notre cher Pays.
Chose que vous aviez accepté sans hésitation aucune. Oui vous avez acceptez de venir nous parler de notre PDCI…
Oui le PDCI-RDA, parti de Libération des ivoiriens au travail forcé en 1946; parti fondateur de la Côte D’Ivoire moderne avec l’indépendance du 7 Août 1960; parti Refondateur après l’indépendance de 1964 à 1980; parti du Libéralisme économique avec le Miracle Ivoirien de 1966 à 1977; Parti à l’écoute, à la Formation et l’éducation des Jeunes avec le MEECI de 1969 à 1990; Parti de la fraternité et du panafricanisme depuis 1946 avec le RDA; Parti du dialogue national avec la réinstauration du multipartisme en Avril 1990; Parti de Paix et du Don de soi malgré l’inutile et sordide coup d’état du 24 Décembre 1999; Parti au service du peuple ivoirien avec la participation aux grands débats sur la Côte D’ivoire des Accords politiques à la recherche de la paix; Parti des alliances politiques pour la paix du peuple ivoirien et enfin, le parti du sacrifice avec l’abstinence politique à l’élection présidentielle de 2015.
Mr le ministre nous sommes très heureux de vous dire merci. Vous qui êtes un collaborateur loyal du Président Bédié. Vous qui êtes le gardien du temple PDCI-RDA.
Cher patron, de ma position de collaborateur, Je puis vous dire que le PDCI-RDA au Royaume-Uni a l’instar du pays, vit en bonne intelligence avec nos frères des autres représentations de partis politiques membres de la plateforme non idéologique envisagée par le Pdt HKB.
Il est vrai qu’une mission politique est toujours confrontée à des défis divers mais sans faux-fuyant, je puis vous dire que notre situation préoccupante est dû au fait que le militantisme est beaucoup différent du pays du fait du mode vie et de la culture politique de notre pays d’adoption ou de résidence. Aujourd’hui, en tant que structure officielle de base à l’étranger, nous avons un challenge, celui de faire gagner le PDCI-RDA au soir du scrutin présidentiel d’Octobre 2020 par la mobilisation constante, l’animation, la formation et le lobbying.
Chère auguste assemblée, nous avons le devoir plus que jamais de réussir ce défi avec notre projet politique ; la Réconciliation, le Progrès social et économique de notre pays, la liberté d’expression, la fraternité et l’égalité, valeurs devenues des denrées rares comme les médicaments contre le cancer sous le régime Ouattara.
Plus loin par arguments, les Ivoiriennes et les Ivoiriens savent bien que sous le PDCI-RDA, la santé était une référence avec les CHU de Treichville, Cocody et Yopougon et en particulier le centre de cardiologie du CHU de Treichville dont vous avez été le directeur avant d’accéder brillamment au poste de Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, l’éducation dans la discipline, le mérite et l’excellence, l’Agriculture dont nous nous souvenons du spot publicitaire :
“le succès de ce pays repose sur l’agriculture” etc.
Mr le Secrétaire Exécutif en Chef, pour parler de vous par la mémoire collective des Militants et Sympathisants du PDCI-RDA, vous êtes pour nous un grand soldat du PDCI-RDA, votre engagement aux côtés du Président Aimé Henri Konan Bédié est une source de motivation, votre détermination à faire gagner le PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’Octobre 2020 est notre feuille de route et une mission à accomplir, votre refus de faire dissoudre le PDCI-RDA est une preuve de votre attachement à l’idéologie politique du Président Félix Houphouët-Boigny et aux idéaux du PDCI-RDA.
D’ailleurs pouvait-il en être autrement ? Vous qui avez été témoin des dernières paroles du “Père de la nation”, le Président Félix Houphouët-Boigny qui, sur son lit d’hôpital vous indiquait qu’Aime Henri Konan Bédié est son héritier politique, s’il lui arrivait de disparaitre…Capitaine Courage, Merci d’avoir su opérer le cœur du PDCI en votre qualité de Cardiologue et de l’avoir ainsi sauvé des mains obscures des aventuriers Politiques.
Merci homme intègre car votre intelligence politique a fait rapprocher le Président Henri Konan Bédié et son frère, le Président Laurent Gbagbo.
Je voudrais à ce stade de mes propos, remercier l’Ambassadeur Koudou Kessié de sa presence parmi nous, qui donne un cachet special a cette ceremonie.
Quant aux militantes, militants et sympathisants du PDCI-RDA de la délégation générale, je tiens sincèrement à vous témoigner à chacun ma gratitude pour votre constante mobilisation, votre soutien sans faille à ma modeste personne à la tête de notre délégation générale et vous réitérer chers compagnons de lutte, notre devoir de militants pour faire gagner le PDCI-RDA au Royaume-Uni et au pays puisque chacun de nous à un village, une famille et une pléthore d’amis et de connaissances.
Enfin, je voudrais ici remercier et féliciter tous les membres du bureau exécutif et surtout le comité d’organisation, merci pour vos dons et cotisations qui nous ont permis de gagner le défi de cette organisation.
Chers sœurs et frères de la diaspora, je vous remercie pour avoir répondu à notre invitation et pour la chaleur de l’accueil que vous avez tous réservé au Ministre, Professeur Kakou Guikahue Maurice qui nous donnera des nouvelles fraîches sur la Côte D’ivoire a travers le thème de cette conférence.

Vive la Côte D’ivoire,
Vive le PDCI-RDA et le
PDCI-RDA vivra toujours pour le bonheur des Ivoiriens.
Je vous remercie
Mr Ako Kadjo Mathieu
Délégué Général du PDCI-RDA du RU
Membre du Bureau politique PDCI-RDA

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26 Sep
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Hommage du Président Henri Konan BEDIE, ancien Président de le République de Côte d’Ivoire, à son ami et frère Jacques CHIRAC, ancien Président de le République Française

Je viens d’apprendre la douloureuse nouvelle du décès du Président Jacques CHIRAC.
Le Président CHIRAC a été mon ainé de quelques années. Elu à la magistrature suprême en France presque en même temps que moi en Côte d’Ivoire.
J’ai eu ainsi l’occasion de le côtoyer, de le recevoir en visite en Côte d’Ivoire.
Ensemble dans la ligne tracée par le Général De Gaulle et le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY, nous avons intensifié et élargi la coopération entre la France et la Côte d’Ivoire.
Ensemble à Treichville, nous avons lancé ce qui est devenu
l’ONU-SIDA,
A Hanoï nous avons également créé la chaine de télévision mondiale : TV5 ; dans le cadre de la Francophonie.
Je me souviens que le Président CHIRAC m’a sauvé la vie après le complot qui a abouti au coup d’Etat militaire de 1999, le premier en Côte d’Ivoire qui développe encore des effets négatifs sur la vie politique en Côte d’Ivoire.
C’est avec tristesse que j’apprends la disparition de ce Grand Homme d’Etat qui demeure un modèle de courage, de lucidité et de persévérance en dépit d’échecs répétés.
Je lui rends un Hommage digne de son Rang et de ses Grandes qualités.
A sa famille et à son épouse Bernadette en particulier, j’adresse mes plus sincères condoléances.
Au Président actuel de la France, Emmanuel MACRON et ainsi qu’au peuple Français, je voudrais demander de croire en l’assurance de ma compassion émue.
Fait à Abidjan le 26 septembre 2019
Henri Konan BEDIE
Ancien Président de la République de la Côte d’Ivoire
Président du PDCI-RDA

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26 Sep
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‘’Les mercredis du PDCI-RDA’’/Pr Koby Assa dévoile les stratégies d’Houphouet-Boigny et de Bédié, deux grands bâtisseurs de la Côte d’Ivoire moderne

Les sages du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) ont remis le couvert des ‘’Mercredis du Pdci’’, ce mercredi 25 septembre 2019, au siège dudit parti à Cocody. Thème de cette 5e conférence publique était intitulé : ‘’Le Pdci-Rda, une tradition de bâtisseur’’. Le conférencier du jour, Pr Koby Assa Théophile, ex-Secrétaire National chargé des études et prospectives du PDCI RDA, Membre du Comité des Sages, a entretenu l’auditoire.

LE PDCI RDA, UNE TRADITION DE BATISSEUR
Je remercie infiniment le Comité des Sages et le Comité Exécutif de m’avoir fait l’immense honneur de me confier la responsabilité de développer le thème du cinquième acte du PDCI-RDA dans le cadre du dialogue intergénérationnel entre Anciens et jeunes militants du Parti.
Je l’ai accepté à la foi avec joie mais aussi d’appréhension au regard du succès des autres conférences. Je mesure toutes les difficultés d’un tel défi surtout avec la brièveté du temps qui m’a été imparti, en quatre jours, pour traiter le thème du « PDCIRDA, une tradition de bâtisseur.
Vous aurez à subir en conséquence les contraintes d’une expérience académique dont le principal avantage est de donner la possibilité d’observer l’évolution socio-économique et politique du pays sous ses différentes facettes à partir de multiples disciplines. Une des exigences de cet univers académique est la recherche de la vérité dans la neutralité. Cette contrainte s’impose donc à moi en tant qu’universitaire, mais en même temps un ancien membre actif du Bureau politique et aujourd’hui un membre du Comité des Sages. Il est difficile d’être à la fois neutre et partisan.
Nous nous attendons de plus en plus parler des performances des derniers venus. Aux différents carrefours de la confrontation des idées sur la pertinente question des efforts déployés par le PDCI-RDA pour re-émerger comme le Parti Bâtisseur d’un pays auquel il a donné une audience internationale avant les bouleversements intervenus en Côte d’Ivoire avec l’irruption des militaires sur la scène politique. Son effet le moins contestable est qu’il a plongé notre pays dans un cycle infernal de crises de légitimité et d’incertitudes très critiques face à l’avenir. Des militants mal informés seraient fondés à douter d’un discours sur les aptitudes organisationnelles de notre Parti à pouvoir prétendre être un bâtisseur.
La présente conférence n’a pas pour but d’ouvrir un débat sur les performances comparées de nos formations politiques. Notre intervention portera sur le tronçon de notre histoire qui s’étend de 1960 à 1999 pour permettre à nos militants de comprendre les processus par lesquels nous avons fait émerger la Côte d’Ivoire au rang d’un des pays africains les plus crédibles.
Je me suis mis dans la peau d’un jeune militant du PDCI RDA qui me poserait la question suivante : Tonton, pourquoi est-ce qu’on dit que le PDCI a une tradition de bâtisseur ? En guise de réponse, je lui ai répondrais : c’est vrai, mon fils, ce Parti que l’on dit Vieillot traîne effectivement une tradition de bâtisseur dans un jeune pays : la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire et le PDCI sont tous deux liées par leurs destins de par leurs fortes personnalités respectives et leur responsabilité dans la construction de l’avenir des jeunes générations.
Passer en revue l’ensemble des thématiques qui permettraient de montrer le PDCI RDA en action de 1960 à 1999 dans l’élaboration de notre Nation serait une entreprise fastidieuse dans le temps imparti à cette cinquième conférence du Comité des Sages. La focalisation sur le seul thème de l’agriculture initialement prévu aurait occupé tout l’espace-temps de cette conférence. « Le succès de ce pays repose sur l’agriculture ». Tel était le générique qui ouvrait les émissions de la RTI du temps du Président Houphouët-Boigny. Son ministre de l’agriculture renchérit en écrivant dans l’introduction de sa thèse de doctorat d’Etat en géographie en 1977 : « La Cote d’Ivoire, c’est l’agriculture, parler de l’agriculture, c’est parler de la Côte d’Ivoire tout court ». De fait, l’agriculture est un thème fédérateur par la multiplicité des substances qui concourent à moderniser cette activité en milieu non traditionnel : par exemple les potentialités naturelles, les ressources humaines, scientifiques, technologiques et financières, le transport et les infrastructures de circulation, les politiques publiques etc…Ce sont des éléments constitutifs pour élaborer une stratégie globale de développement d’une jeune nation comme la nôtre qui ambitionnait de décoller au sortir de la colonisation. Ce thème retenu initialement par le Comité des Sages tient sa pertinence des raisons complémentaires suivantes :
L’agriculture est un thème scientifiquement adéquat pour argumenter sur l’aptitude du PDCI RDA à bâtir en transcendant les émotions. Elle est une activité créatrice de richesses qui a impliqué le plus grand nombre des citoyens composant notre société qui place les acteurs centraux au carrefour des sciences de la nature et de l’homme. L’agriculture continue de demeurer le pilier de l’économie nationale après six décennies d’indépendance. L’agriculture est le secteur d’activité économique qui a le plus contribué à la structuration de l’espace national depuis l’aube de notre indépendance. L’activité agricole continue de demeurer un puissant levier d’intégration nationale et régionale par ses incidences sur les brassages physiques et culturels de migrants internes et internationaux dans un melting-pot unique en Afrique Occidentale. Notre agriculture a été révélatrice de l’aptitude des chercheurs Ivoiriens à la découverte scientifique et à l’innovation technologique, et un motif de fierté nationale avec les performances du CNRA et de nos agronomes.
Un tel thème ne pouvait être développé que par un acteur majeur de la construction de notre pays : l’ex ministre de l’Agriculture, Abdoulaye SAWADOGO, un des 149 Compagnons de l’Aventure de 1946, la première génération de cadres Ivoiriens formés en France à l’initiative du Président Houphouët-Boigny pour prendre la relève des colonisateurs. Cet illustrissime membre du Comité des Sages du PDCI RDA a été malheureusement empêché par des contraintes de dernières minutes mais ce n’est que parte remise. Cependant, il n’y a pas que l’agriculture pour parler de la tradition de bâtir du PDCI RDA.
UNE TRADITION s’entend une coutume pratiquée sur une longue période. On trouve des traditions à différents niveaux communautaires, qu’il s’agisse de clans, de tribus, d’ethnies, de groupes culturel plus ou moins étendus à l’échelle de tous les continents et de toutes les civilisations. Instituer des traditions est inhérent à l’homme.
Dans les traditions religieuses, « il s’agit d’un ensemble de vérités de foi qui ne sont pas dans la révélation écrite, mais qui sont fondées sur l’enseignement constant et les institutions d’une religion » selon le Petit Robert.
Au total une tradition renvoie à une manière d’agir ou de penser transmise et perpétuée de génération en génération, surtout dans le domaine culturel. En tout état de cause, les militants du PDCI seraient fondés à se demander s’il existe une tradition dans notre Parti, et comment elle est transmise aux militants, lui qui a l’avantage d’accumuler une profondeur historique de trois générations, et s’il a également le souci de valoriser cette tradition pour perpétuation dans l’espace et le temps.
BÂTIR
Est bâtisseur celui qui bâtit, qui édifie, qui fonde quelque chose. La consonance est surtout matérielle dans le domaine politique. Les grands Partis politiques et leurs dirigeants marquent l’espace et le temps à travers leurs réalisations et s’immortalisent ainsi. Même si ces certaines de leurs réalisations sont des œuvres collectives impliquant des créateurs associés à la conception.
Dans le domaine politique cependant, on ne peut se contenter des réalisations matérielles pour évaluer l’aptitude à Bâtir d’une organisation en faisant abstraction de critères composites qui sous-tendent les dimensions matérielles. D’où la primauté des idéologies et des valeurs associées aux réalisations dans l’élaboration d’une Nation. Celles-ci sont au cœur des processus de mobilisation d’acteurs de toutes catégories. Sans les valeurs, il est difficile, voire impossible de cristalliser une vision et/ou des projets en réalisations concrètes ou même de susciter des changements significatifs par la créativité novatrice.
Pour approcher les problèmes de construction de l’avenir des organisations, les prospectivistes assimilent le processus du développement au planting et à l’entretien d’un arbre pour en récolter les fruits. Les racines de l’arbre sont constituées par les idéologies, les valeurs et les compétences développées par une organisation. Le tronc de l’arbre représente l’organisation pour concevoir et réaliser des projets. Le sommet de l’arbre correspond aux branches et aux feuilles et porte les fruits. Un bon arbre se reconnaît à la qualité de ses fruits. C’est sous cet angle qu’est approché la plus importante partie de ce développement qui est consacrée à la démarche par laquelle notre pays a été bâti par le PDCI RDA. L’arbre planté par le PDCI RDA a produit de bons fruits. C’est pourquoi il continue s’attirer pour se mettre sous son ombre, même en période de crise.
L’IDENTITE DU PDCI-RDA ET DE LA CÔTE D’IVOIRE
Le PDCI RDA est un Parti politique né le 19 avril 1946 ; il a une exceptionnelle longévité (73 ans) pour un Parti politique africain, le deuxième après l’ANC en Afrique du Sud; il figure parmi les quatre partis politiques au monde dans cette catégorie d’âge ; sa lutte pour l’indépendance a été axée sur la défense du monde paysan pour une meilleure rémunération de son travail, en s’appuyant sur le Syndicat Agricole Africain ; il a gouverné la Côte d’Ivoire de 1960 à 1999 et mis en place les fondamentaux d’un pays pour le développement qui ont donné son audience internationale à la Côte d’Ivoire ; le PDCI demeure la seule section territoriale du RDA encore politiquement active et ayant un poids significatif pour pouvoir reconquérir le pouvoir perdu par l’irruption des militaires sur la scène politique nationale en 1999 ; il est le seul Parti politique ivoirien à avoir gouverné dont l’existence n’a jamais été fondée sur le flirt avec l‘armée.
La politique du PDCI-RDA a fait de la Côte d’Ivoire le premier pôle d’attraction démographique de l’Afrique Occidentale dans un melting-pot intégrant au minimum 26% d’étrangers (recensement de 1998). Notre pays est de par les stratégies passées et la volonté du PDCI RDA la locomotive de l’UEMOA et un pays clé de la CEDEAO. Les structures socio-économiques de notre pays à l’aube du troisième millénaire sont encore très proches du modèle imprimé par la gouvernance du PDCI-RDA depuis son indépendance.
L’importance du PDCI RDA et du PDCI ont été liées pendant quatre décennies dans l’élaboration de notre Nation au point que cela a développé certaines traditions qui tendent à se perpétuer comme nous le verrons dans la suite de notre développement.
LE PDCI-RDA ET LES RACINES DE LA CÔTE D’IVOIRE
Nous étions au début de l’indépendance dans un contexte de parti unique bien que la loi fondamentale ait retenu le multipartisme. Les idéologies, valeurs et compétences relèvent du projet de société du PDCI-RDA. Celles-ci ont déjà été développées dans la conférence du Vice-président Bombet. Ce sont la culture de l’attachement à la Paix comme préalable à tout développement ; le Dialogue pour régler nos différends entre nous et d’éventuels adversaires ; la Non-violence comme arme de combat politique, la Discipline la Solidarité et la fidélité.
Nos adversaires attribuent le respect scrupuleux de ces valeurs par nos militants à une couardise. L’histoire de nos rapports avec le régime colonial à Abidjan, Dimbokro, Séguéla etc., la marche des femmes sur la prison de Grand Bassam prouvent qu’il n’en est rien.
La tradition de la culture de la Paix continue de coller à la peau des militants du PDCI-RDA et est largement partagée par les Ivoiriens, même en ces temps de turbulence où il y a eu de vaines tentatives de liquidation juridique de notre Parti par d’anciens alliés. Le fragile équilibre actuel de paix repose en Côte d’Ivoire sur l’attitude houphouésienne (E-C Bombet) des militants du PDCI et une large majorité d’Ivoiriens de bonne volonté. C’est une tradition à préserver pour les futures générations.
LE PDCI-RDA ET LES COMPETENCES DE LA NATION
Au moment où la Côte d’Ivoire accédait à l’indépendance, on pouvait compter au bout des doigts le nombre de cadres de niveau universitaire. Il a donc fallu compter au départ avec les premiers cadres issus de William Ponty au Sénégal en attendant le retour de la première vague de 149 jeunes Ivoiriens envoyés en France en 1946 à l’initiative du député Houphouët-Boigny. C’est donc une équipe soudée composée par les premiers animateurs de la vie politique nationale issue du Syndicat Agricole Africain qui a constitué les ressources humaines de base pour asseoir la tradition de bâtisseur du PDCI-RDA.
Bien que n’étant pas de niveau universitaire pour la très grande majorité d’entre eux, on peut noter leur très grand mérite en relevant la rigueur avec laquelle ils ont géré la première phase de la mise en place des fondamentaux du développement du pays.
Le développement du capital humain a été la première priorité des priorités du parmi les options stratégique du PDCI-RDA, avant même l’agriculture, puisque 40% du budget national ont été consacrés au début à la formation des hommes pour la mise en place d’institutions solides devant soutenir la politique nationale de développement. C’est entre 1970 et 1980 qu’ont commencé à arriver les premiers contingents importants d’universitaires, une période qui coïncide avec l’accélération des programmes de développement par la mise en œuvre des plans quinquennaux issus de l’étude prospective Côte d’Ivoire 2000 en 1973-1974. A telle enseigne qu’un ministère de l’ivoirisation des cadres a été créé pour canaliser l’utilisation des cadres nationaux dans la relève de l’assistance technique française notamment.
L’HERITAGE COLONIAL
Au début de l’ère coloniale, le Gouverneur Reste écrivait ceci à propos du niveau du développement de la Côte d’Ivoire : “ Une nature indomptée. Pas de routes, pas de moyens de communication, des sentiers se développant à l’infini dans les plaines, au milieu des hautes herbes. Des pistes se perdant dans la forêt, à travers les dédales de grands arbres, des lianes et des palmiers […] Pas de ponts, des lianes tressées enchevêtrées permettant seules, à défaut d’embarcations, le passage des cours d’eau tumultueux (exemple du pays Yacouba en Côte d’Ivoire). Pas de cités, au sens que nous donnons à ce mot, des villages perdus à l’orée de la forêt […] Pas d’industries. Pas d’écoles. Pas d’hôpitaux”.
L’observation de l’évolution de notre pays au seuil du troisième millénaire révèle des milieux physiques et humains profondément remaniés et en mutation accélérée. Si le Gouverneur Reste pouvait ressusciter, il réviserait sans doute certaines pages des afro-pessimistes après avoir parcouru nos régions, tant est profond le fossé qui sépare le passé du présent depuis les interventions planifiées de la puissance publique quelques décennies seulement après l’indépendance, sous l’égide du PDCI RDA.
Depuis l’irruption du phénomène colonial en Côte d’Ivoire, les politiques publiques en peuvent être définies comme des actions conduites par l’Etat pour organiser la vie de la Nation. Elles ont été des vecteurs puissants d’innovation et de transformation des structures géographiques. Un regard rétrospectif lucide de ces politiques permet en effet de repérer des changements structurels de l’espace, résultats des stratégies passées avec leurs promesses et /ou désillusions.
Les politiques publiques sont ainsi des instruments pédagogiques commodes non seulement pour initier le public ivoirien aux premiers ingrédients de la prospective des territoires, mais aussi apprécier l’efficacité des acteurs gouvernementaux dans l’actualisation de leurs projets de sociétés.
La finalité du pouvoir métropolitain était l’enrichissement du trésor français. Les e
Le développement de l’agriculture a été une nouvelle donne majeure et fondamentale à inscrire parmi les mutations structurelles de l’économie et de la société. Pour la colonisation française, le gouverneur Angoulvant affirme sans ambiguïté qu’il s’agit de « contribuer à la prospérité de la France en offrant des débouchés à son commerce et en lui fournissant en retour des denrées coloniales» .Après l’installation de comptoirs pour garantir des débouchés à ses propres produits, l’impulsion du gouverneur Angoulvant a priorisé l’agriculture grâce à l’introduction par la contrainte du cacao alors que les populations s’y opposaient en ébouillantant les fèves destinées aux plantations. « Il a fallu l’exemple de quelques audacieux parmi l’élite de l’époque et des trésors de ruse pour arriver à conduire les premiers vergers jusqu’à l’entrée en production »
Avec le café et le cacao, le réseau routier et le port d’Abidjan sont les deux autres héritages laissés par le colonisateur français en 67ans. Nous verrons plus loin ce qu’ils sont devenus sous la gouvernance du PDCI RDA.
L’ENTREE EN JEU DES POLITIQUES PUBLIQUES DE SOUVERAINETE ET LE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL SOUS LA GOUVERNANCE PDCI-RDA
Comment tout a commencé
La prospective sans l’histoire, surtout sans rétrospectives, n’est pas crédible. L’itinéraire du développement de notre pays été tracé en se fondant au départ sur la réflexion sur le long terme. Il faut y voir une influence de la démarche à la française, au lendemain de la seconde guerre mondiale, où la métropole était en pleine reconstruction, en s’appuyant sur « la planification, une ardente obligation » (Général De Gaulle). Ministre dans plusieurs gouvernements français jusqu’au rang de ministre d’Etat, Houphouët ne pouvait pas ne pas avoir été influencé par cette philosophie technocratique de l’action gouvernementale et un savoir-faire dans l’organisation et la gestion de l’Etat qu’il a tenté de reproduire dans son pays devenu indépendant.

Trois études prospectives ont été conduites sous le régime du premier président ivoirien : Côte d’Ivoire 2000 en 1973-1974 ; Côte d’Ivoire 2010 en 1983-1984, et Côte d’Ivoire 2025 en 1993-1995, soit une réflexion prospective tous les dix ans. Cette tradition a été soutenue et renforcée par ses successeurs dans une stabilité dynamique qui honore tous nos Présidents malgré leurs différences idéologiques. Côte d’Ivoire 2025 lancée par Houphouët a été poursuivie et validée en 1995 sous le régime Bédié après la disparition du Père de la Nation. L’étude Côte d’Ivoire 2040 initiée sous le régime du Président Gbagbo, a été elle aussi poursuivie achevée et validée en conseil des ministres par le régime du Président Ouattara le 30 septembre 2015. La pérennisation de cet héritage laissé par le PDCI comme au niveau des recensements démographiques dépendra de la volonté politique des futurs gouvernants et des relais de la recherche universitaire.

Un autre trait caractéristique des études prospectives ivoiriennes est le souci qui a animé tous nos présidents : articuler prospective et stratégie. « (…) Troisième et dernier sujet : l’Assemblée et le Conseil économique et social seront appelés à délibérer sur le développement économique, culturel et social en se prononçant d’abord sur un projet de plan intérimaire concernant 1962 et 1963 ; ensuite sur une loi d’orientation définissant la politique à suivre et les objectifs à atteindre, énumérant de surcroît les études à effectuer qui permettront d’établir les programmes d’investissement des dix prochaines années. L’objet en sera de construire une puissance économique du pays sur des bases rationnelles, avec le support des connaissances scientifiques et techniques et à partir de l’homme ivoirien, de ses besoins, de ses possibilités, de son idéal et de son enthousiasme. Une fois cette puissance construite, nous pouvons bâtir l’édifice social qui mettra à la portée de tous les moyens. (Félix Houphouët-Boigny, discours à l’Assemblée Nationale,15 janvier 1962).

« L’homme balloté entre la crainte du pire et l’espoir du meilleur ne connaît pas son avenir. Aussi, ne serait-ce que pour exorciser de telles inquiétudes, l’intérêt d’une étude nationale prospective se justifie pleinement au plan philosophique. Cette étude n’en recouvre pas moins un réel besoin d’adaptation pour affronter la complexité annoncée du 21e siècle. La Côte d’Ivoire ne peut échapper aux lois de la globalisation de l’économie et de l’intensification des échanges qui, durant ces dernières années, ont remodelé l’espace géopolitique en termes de déréglementation, de concurrence, de compétitivité de pôles économiques et aussi de mutations technologiques. Dans un tel environnement, tous ceux qui participent à la vie économique et politique doivent pouvoir disposer de points de repères fiables, d’un cadre de références, pour prendre des décisions à temps et mener des actions en confiance. D’autant que les projets des économies nationales doivent se montrer de plus en plus ambitieux et performants ». (Henri Konan Bédié, préface de l’étude prospective Côte d’Ivoire 2025).

Plus près de nous, le Président Ouattara renchérit : « Je me réjouis également de ce que toutes les études prospectives ivoiriennes aient débouché sur le vote, par le Parlement, de lois-plans et de lois-programmes budgétisés puis régionalisés pour faciliter leur mis en œuvre. Ainsi, le schéma d’aménagement harmonieux du territoire national jusqu’à l’horizon 2000 figurait dans le plan quinquennal 1976-1980, comme une boussole des réflexions prospectives et stratégiques de long terme. De même, la troisième étude Côte d’Ivoire 2025, a inspiré la conception des projets de l’Eléphant d’Afrique entre 1995 et 1999. Pour ma part, tirant les leçons des expériences passées et tenant de la nécessité d’accélérer le rythme du développement économique et social, pour le bien-être des populations et au profit des générations futures, mon gouvernement a renoué avec la planification opérationnelle dès la fin de la crise postélectorale. Ainsi, le Plan National de Développement (PND) 2012-2015 a permis de stabiliser puis de relancer l’économie après plus d’une décennie de crise. Intégrant les conclusions de l’étude Côte d’Ivoire 2040, le PND 2016-2020 s’inscrit dans la perspective de l’émergence en 2020… ».(Alassane Ouattara, préface de l’étude prospective Côte d’Ivoire 2040). Par la volonté commune de tous ses présidents, la Côte d’Ivoire est ainsi devenue une terre africaine de prospective à l’initiative du PDCI-RDA.

Un schéma de cohérence territorial pour l’horizon 2000
La structuration du territoire a été résolument volontariste en visant pour l’horizon 2000 l’émergence de pôles urbains, l’agriculture demeurant le fer de lance du développement. Le désenclavement des régions grâce à des infrastructures routières et ferroviaires pour renforcer la solidarité entre les régions autour de ces vecteurs d’innovation post colonial ont été des préoccupations constantes des planificateurs. De grandes opérations de développement à l’échelle de tout le territoire vont engendrer des ruptures dans les continuités traditionnelles du peuplement et l’amorce d’une densification économique de l’espace selon un gradient sud-nord à l’avantage du sud.
Les difficultés rencontrées pour inverser cette tendance lourde sont, après bientôt six décennies d’efforts, au cœur des enjeux actuels du rééquilibrage du développement régional. Qu’en est-il de l’émergence des pôles urbains ?
Les pôles urbains programmés ont effectivement émergé

Au regard du bilan actuel de l’urbanisation en Côte d’ivoire, on relève que les pôles urbains projetés par l’étude prospective Côte d’Ivoire 2000 réalisée en 1973-1974 et mis en œuvre dès le plan quinquennal 1976-1980 ont effectivement émergé. Sur le front maritime, Abidjan et San-Pedro étaient des pôles majeurs à vocation maritime qui devaient commandent de vastes arrières- pays. Bouaké au centre, Man à l’Ouest ; Korhogo-Ferké au Nord ont été projetés comme des pôles d’équilibre principaux qui ont également émergé et qui se maintiennent dans la dynamique impulsée au départ. Mais des villes non programmées comme pôles d’équilibre principaux : Daloa, Yamoussoukro, Gagnoa et Divo ont évolué, surtout Daloa, au rythme des pôles projetés au regard du tableau de la hiérarchie des villes ci-après en 2014. Elles se localisent dans les zones à plus fortes concentration démographique du pays en zone forestière après la métropole abidjanaise. Cette évolution est due à l’émergence de la seconde boucle du café-cacao entre 1950 et 1970. Quant à Yamoussoukro, ce sont les effets des investissements massifs pour aménager la nouvelle capitale nationale qui justifient son dynamism
La France a posé les bases du désenclavement du territoire en reliant par des routes en terre tous les postes coloniaux. C’était déjà en 1960 une avancée notable si l’on considère le vide total en routes 67 ans auparavant, à la naissance de la colonie. Les conditions étaient réunies pour passer de la marche à pied et/ou du portage des colons au transport par automobile des hommes et des biens. Mais les déplacements étaient lents. A la veille de l’indépendance, se rendre dans les extrêmes nord et nord-ouest, à l’ouest et au sud-ouest à partir d’Abidjan relevait encore d’une épopée qui pouvait prendre plusieurs jours par voie routière. Aujourd’hui, « Par autocars, les principales villes du nord sont à moins de 10 heures d’Abidjan. Même s’ils mettent plus de temps, les camionneurs ne sont pas moins rassurés d’arriver régulièrement à bon port, quels que soient la saison et le type de temps ».
Les voies bitumées, (600 Km environ en 1960) gravitaient dans un rayon de 200 Km vers l’est dans la première boucle du cacao jusqu’à Abengourou ; vers les anciennes capitales (Grand Bassam et Bingerville) ; vers Dabou-Ndouci-Tiassalé et ne dépassaient pas la latitude de Toumodi. Les cartes de l’évolution du réseau routier de 1960 à la veille de l’an 2000 situent qualitativement l’effort déployé par la nation souveraine pendant quatre décennies parmi lesquelles 30 sous le régime politique autoritaire du parti unique, et du capitalisme d’Etat planifié avec souplesse comme modèle économique. Le bitume est sorti de la zone forestière (nord de Bouaké) et du huitième parallèle entre 1970 et 1975), soit 15 ans après l’indépendance et 82 ans après le début de l’ère coloniale. Cette dynamique s’est poursuivie vers le nord en direction de Korhogo et Odienné au terme de l’âge d’or de la planification en 1980. Bouna au nord-est a cessé d’être un « Finistère » en 1997 avec le bitumage de l’axe Bondou- Bouna.
LES MOYENS MIS EN ŒUVRE POUR ARTICULER PROSPECTIVE ET STRATEGIE
Les comptes de la nation pour la période 1971-1980 ont estimé l’investissement global effectué dans les régions à 2 223, 2 milliards sur la base des dix lois-programmes. Les pôles de Yamoussoukro, Sans Pedro et Abidjan-Bingerville-Bassam se démarquent comme les espaces priorisés dans les investissements publics. Au regard de leur poids relatif sur le démographique, le Nord et le Centre ont été les deux autres régions privilégiées, contrairement aux idées reçues, surtout pour le Nord. Seul le Nord-Est peut véritablement être qualifiée de marginale au regard des investissements réalisés. « C’est grâce à l’organisation des fêtes tournantes dans les chefs-lieux de régions que Bondoukou a pu bénéficier de 3,5 milliards de (F/1981) pour la construction d’un abattoir, un hôtel, améliorer les performances des réseaux téléphonique, électrique, et la distribution d’eau, équiper la ville d’un marché, d’un stade, aménager la voirie et des résidences officielles (présidence, préfecture)…»
Ventilation des investissements de l’Etat 1971-1980 au profit des régions
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Régions Montant
Publiques (Milliards F/CFA) Equivalant tête habitant Poids de la population en année médiane % des ressources affectées
Nord 214 342 770 9,3 8,6
Ouest 122,4 169 975 10,9 4,9
Centre-Ouest 143,3 183 130 11,7 5,8
Centre (non compris
Yamoussoukro) 593,8 375 995 23,5 23,8
Yamousoukro 211,5 2 106 725 1,5 8,5
Est 13,1 35 145 5,6 0,5
Sud-Ouest 266 1 364 355 2,9 10,7
Sud (non compris Abidjan) 251,9 207 945 18,1 10,1
Abidjan (y compris Bassam,Anyama,Bingerville) 673,2
605 625 16,5 27,1
TOTAL 2 223,3 100% 100%
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Source: Ministère de l’Econome et des Finances, Les comptes de la Nation
On pourrait aller beaucoup plus en profondeur dans la ventilation des ressources financières par année et par secteur d’intervention pour apporter un éclairage sur les disparités régionales. Mais nous préférons nous appesantir sur un autre aspect géographique portant sur le système spatial engendré par les politiques du nouvel Etat indépendant. Ses empreintes ont été gravées sur le terrain depuis bientôt six décennies.
Il n’y a pas eu que l’agriculture et l’équipement du territoire
La formation du capital humain dans un pays dont le nombre d’universitaire à la veille de l’indépendance pouvait se compter au bout des doigts a permis de remplacer les coopérants français dans l’enseignement secondaire et supérieur. Elle est la première richesse de la nation créée par le parti libérateur et ses bâtisseurs. Les grandes écoles de Yamoussoukro, les lycées d’excellence de Yamoussoukro (dans un piteux état aujourd’hui) et d’Abidjan, les instituts de recherche etc. témoignent de la volonté stratégique accordée à la priorisation de la formation du capital humain avec 40% du budget national consacré au début de l’éducation. Passons outre le secteur énergétique avec les barrages d’Ayamé 1 et 2, de Kossou et Taabo, de Bouyo et les productions d’Azito et des centrales thermiques de la CIPREL logées au port d’Abidjan, sans oublier le vaste réseau de distribution d’énergie électrique, domaine d’Etat géré par la vague d’ingénieurs ivoiriens formés par KONAN Lambert de l’EECI. Le PDCI a ouvert la plus grande raffinerie de pétrole de la sous-région et a rendu la Côte d’Ivoire exportatrice d’énergie électrique dans les Etas circonvoisins. Et dire enfin que nous avions une importante flotte maritime destinée à transporter au moins 40% du volume des marchandises sortant de nos ports, et que nos partenaires extérieurs nous ont recommandé de vendre ces bateaux au motif que l’Etat n’avait pas à s’ingérer dans la création de richesses par des entreprises d’Etat ! Nous avons raté ainsi notre ambition nationale de devenir une puissance maritime régionale sous la direction de l’amiral LAMINE FADIGA. Et dire encore que nous étions autosuffisants en riz en 1977, grâce à la SODERIZ sous la direction de feu OULAÏ KEMIANGNAN, une « Mauvaise chose » que les bailleurs extérieurs de fonds nous ont déconseillée au profit de l’importation de riz ! Voilà comment certains futurs neufs projetés par le pouvoir PDCI n’ont pu s’actualiser.

Passons outre également les autres interventions planifiées qui ont permis de poser les fondamentaux de la modernisation du pays par la benjamine des pays francophones de l’Afrique Occidentale devenue le pôle d’attraction économique et démographique majeur de l’Afrique Occidentale francophone, et qui continue de le demeurer, malgré certains regrettables gâchis de le Refondations et autres rebelles qui ont ouvert l’épisode d’un « changement démocratique » fondé sur la force des armes avec son corollaire de crises de légitimité depuis l’éviction du PDCI du pouvoir. Dans le challenge ivoirien pour le progrès, la période 1960-1980 a été capitale pour la mise en place des fondamentaux du développement et de la modernisation de la Nation avec un taux moyen de croissance économique de 7% l’an supérieur au taux de croissance démographique. Les partis politiques ivoiriens désireux de prendre la relève du PDCI RDA ont la lourde responsabilité de maintenir le pays au minimum au niveau où la barre leur a été laissée.

Démystification

Cessons donc d’agiter l’épouvantail du déclin de la Côte d’Ivoire si une autre formation politique accède au pouvoir aujourd’hui. Au regard du bilan des stratégies antérieures conduites par le PDCI RDA, il y a eu le cycle du « miracle ivoirien » pendant les « vingt glorieuses » de 1960 à 1980. Le pays a connu d’autres avancées avec Bédié au pouvoir entre 1994 et 1999 en prélude au déploiement du programme de l’Eléphant d’Afrique jusqu’à l’horizon 2025. Une rétrospective de indicateurs macro-économiques de cet épisode le confirme avant l’irruption des militaires sur la scène politique nationale, pour ceux qui auraient la curiosité de faires quelques recherches sur la question. Il est absolument faux de penser que la Côte d’Ivoire s’effondrerait sous l’égide d’un autre parti ou d’une autre coalition de partis. Acceptons donc l’hypothèse que tout parti candidat à la gouvernance de ce pays le développera sur les pierres angulaires et les piliers de l’héritage légué par le PDCI RDA. Mais à la seule condition que ceux qui ne sont pas au pouvoir ne concoctent pas de stratégies pour rendre le pays ingouvernable, que l’on ne fasse pas l’apologie des coups d’Etat, et que ceux qui sont au pouvoir n’usent pas à leur tour de méthodes anti-alternance démocratique pour s’y’éterniser. Nous sommes malheureusement, dans notre Côte d’Ivoire actuelle aux avenirs peuplés d’incertitudes, au cœur de ces cas de figure regrettables, et de la problématique du malaise négro-africain face aux enjeux électoraux avec des tripatouillages pour rédiger des constitutions opportunes au service d’intérêts claniques. Les Ivoiriens, fatigués, sont en quête du messie qui les délivrera du syndrome de ces tripatouillages et des crises de légitimité à répétitions depuis 20 ans pour notre pays. Ce n’est pas un bon signe et surtout pas un indicateur d’émergence. Que sert à un citoyen de voir battre des records de taux de croissance et de construction d’infrastructures hyper modernes si la gouvernance de son espace politique ne lui permet pas de vivre dans l’espérance d’une quiétude au lendemain de chaque élection, cependant que le taux de pauvreté augmente ?

Message aux jeunes

Il est important de souligner que le PDCI-RDA, à l’aube de l’indépendance, avait un souci réel d’autonomie de pensée interne -souci aujourd’hui amoindri- en matière de politique publique de développement territorial, et également une volonté de puissance ivoirienne régionale, doublés par un esprit de compétition fléchant l’ambition d’émerger parmi les nations nègres dans certains domaines d’intervention publique tels l’agriculture, l’éducation, les infrastructures de transport, de circulation et de communication. Le fait d’avoir eu la première télévision nationale en 1963 fit grand bruit à l’époque contre nous. Certains qui sont venus après nous, nous devancent hélas aujourd’hui ! sur le plan de la liberté d’expression à la télévision. 0

Au total, Il n’y a vraiment rien de nouveau sous le soleil ivoirien en matière de stratégie d’équipement et de développement territorial. Les Ivoiriens et la communauté internationale dont l’ancienne métropole n’ont rien à redouter du retour du PDCI, Parti Bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne qui aspire à revenir au pouvoir en 2020. « Que le pays ait été solidement pensé dans la première phase de sa construction, Il n’y a pas de doute et cela grâce à l’important effort de planification mené par des équipes chevronnées animées par la volonté de réaliser des performances sociales hardies. Malgré le pragmatisme affiché, le refus de s’engager dans des débats idéologiques, les bâtisseurs de notre système économique n’ont pas moins fait preuve de cohérence de rigueur et de cohérence dans la mise en place de ce que l’on a pu qualifier de capitalisme d’Etat ont été la locomotive. […] Le relèvement général du niveau de vie [notre taux de pauvreté était de 10% en 1985 contre 46% aujourd’hui !] découle de tous les efforts de conception dans la réalisation des programmes économiques tant dans les campagnes que dans les villes ». (Hauhouot Asseypo Antoine dans Développement, Aménagement, Régionalisation en Côte d’Ivoire, EDUCI, 2002, p. 351).

Militer au PDCI RDA est un choix politique des plus raisonnables. Comparativement à ceux qui ont deux cordons ombilicaux en plus d’un cœur d’un côté et la raison de l’autre. La longévité de cet étrange pari politique nous sera révélée par l’histoire du futur. S’informer objectivement et se former est encore mieux et renforce le militantisme et la culture démocratique dans notre Parti politique. Abdoulaye SAWADOGO, agronome ivoirien, ministre de l’agriculture d’Houphouët-Boigny de 1966 à 1977, converti en docteur d’Etat et professeur de géographie et sciences humaines au terme de sa carrière ministérielle, fut un acteur clé dans la première génération des Bâtisseurs du système économique et socio-spatial ivoirien. Tout l’espace géographique national porte encore au sol des empreintes de son ministère en complicité avec le Bélier de Yamoussoukro, inspirateur de la philosophie de l’action du PDCI RDA.

Se targuer d’avoir fait mieux en huit ans que les premiers et authentiques héritiers du PDCI RDA est une information qui heurte la conscience de ceux qui connaissent et ont vécu l’histoire économique politique et sociale vraie de la Côte indépendante. Le Comité des Sages et le Secrétariat Exécutif remercient les militants et militantes venus s’abreuver, en ce cinquième acte des « Mercredi du PDCI RDA », à la source rafraichissante de ses sachants, dans un dialogue intergénérationnel sur l’avenir commun des Ivoiriens, avec la seule section territoriale du RDA encore pleine de vie et en action face au dérisoire combat pour le déstabiliser.

Pr Koby Assa, ex Secrétaire National chargé des études et prospectives du PDCI RDA
Membre du Comité des Sages

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