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25 Sep
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Conférence à Paris-Elections en Afrique: Pr Maurice Kakou Guikahué explique comment « réduire le vote ethnique, clanique ou «alimentaire» qui sévit »

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Samedi 24 septembre, Pr Maurice Kakou Guikahué, Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, sur invitation de la section «Cadres Unis cap 2020» de France, a animé une conférence publique, à Pavillon Dauphine, Place Maréchal Lattre de Tassigny, 75116. Thème : «Quelle contribution des élites de la diaspora dans la construction d’une idéologie politique en Afrique : Cas de la Côte d’Ivoire». Ci-dessous l’intégralité de l’exposé du N°2 du PDCI-RDA.

Monsieur le Président de l’Alliance Francophone,
Monsieur le Docteur,
Monsieur l’Avocat à la Cour,
Mesdames et messieurs,
En toute honnêteté, j’introduis mon propos par une question lancinante :
Que valent encore aujourd’hui les clivages idéologiques hérités du monde Occidental ou de l’ancien bloc de l’Est ? Surtout après la chute du mur de Berlin et la dislocation de l’URSS, l’Union des républiques socialistes soviétiques ?
Le corollaire de ce premier questionnement est le suivant : Quelle est l’opportunité de la construction d’une idéologie politique propre à l’Afrique dans une conjoncture historique et sociale marquée par la mondialisation et la globalisation de la vie culturelle, politique et économique ?
Telles sont les préoccupations qui me viennent à l’esprit lorsque je prends en considération le thème du panel auquel nous somme conviés.
« Quelle contribution des élites de la Diaspora dans la construction d’une idéologie politique en Afrique : Cas de la Côte d’Ivoire ? »
Dieu merci, je ne suis pas le seul à tenter d’y répondre. Médecin et homme politique ivoirien, je suis enclin à aborder les phénomènes politiques de manière pragmatique !
Les élites de la diaspora africaine constituent une opinion qui compte de plus en plus dans la vie politique en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire. Nos concitoyens établis à l’étranger sont régulièrement sollicités lors des échéances électorales présidentielles et leur génie créatif est mis à contribution dans toute stratégie d’émergence de nos nations.
C’est pourquoi je suis heureux de prendre part à cet échange d’idées dont devrait jaillir une lumière pour éclairer, un tant soit peu, la longue marche de nos nations africaines vers la paix, la liberté et le progrès.
EXPOSES THEME PAR THEME
SOUS-THEME 1
Qu’est-ce qu’une idéologie politique et quelle est son importance dans le débat politique ?
L’idéologie politique est une représentation de la réalité sociale, économique et politique, telle que perçue par les leaders politiques d’un pays. Elle est formalisée au sein d’un parti politique et diffusée par les leaders politiques.
Le créateur du concept d’idéologie, Destutt de Tracy, la définissait initialement comme l’étude des idées pour elles-mêmes (la mimétique si les actions sont correctes pourrait être une branche ou une dimension de cette étude). Mais de nos jours, de nombreux autres concepts lui sont associés : dogmes, doctrine, croyances, jugement, valeurs, normes, etc.
L’ancrage idéologique des partis ou des groupements politiques devrait permettre de donner une orientation claire à la stratégie et aux actions des leaders politiques.
En outre, si l’opinion publique est convenablement éclairée par les hommes et les femmes politiques et par les médias, on peut espérer un enrichissement du débat politique, à tous les niveaux.
La diffusion d’idées politiques clairement exprimées contribuerait à la rationalisation des choix politiques de nos concitoyens et peut-être à réduire le vote ethnique, clanique ou « alimentaire » qui sévit, malheureusement, sous nos tropiques.
SOUS-THEME 2
Quels peuvent être les clivages idéologiques possibles / adaptés à l’Afrique en général et à la Côte d’Ivoire en particulier ?
Pour emprunter un concept sociologique d’une grande portée explicative, on pourrait affirmer que les paradigmes ont la « peau dure » ! On ne se débarrasse pas facilement des effets conjugués de l’éducation, des études et de la formation. Les leaders politiques ivoiriens et leurs pairs africains sont tributaires de leurs backgrounds respectifs.
De la même façon nos concitoyens de la diaspora sont aussi influencés par l’environnement culturel et politique dans lequel ils vivent. Leur vision et leur contribution potentielle peut ainsi être en décalage avec la réalité sociale, culturelle et économique telle que vécue en Afrique.
Séquelles de l’héritage colonial, symptômes d’une forme de mimétisme institutionnel contemporain ou expression d’une vision politique authentique et d’une réelle volonté de changement économique et social, les idéologies politiques en Côte d’Ivoire et en Afrique peuvent-elles échapper aux clivages occidentaux classiques :
Gauche/ droite, libéralisme/ socialisme, conservatisme/ progressisme ?
Interrogeons l’histoire des tentatives d’innovation, de rénovation, voire de révolution politiques: consciencisme, socialisme africain, renaissance africaine, et j’en passe !
Cependant une préoccupation constante se dégage, quelles que soient les expériences politiques vécues ici et là, ou les idéologies politiques promues à ce jour : nos peuples sont-ils plus riches, en bonne santé, correctement éduqués, en sécurité ? Voilà quelques défis majeurs que les hommes et les femmes politiques de nos Etats sont appelés à relever, qu’ils se réclament de la gauche ou de la droite, du libéralisme ou du socialisme !
Quels projets concrets nos partis politiques proposent-ils à nos peuples ? Comment font-ils partager leurs idées au plus grand nombre de leurs concitoyens ? Comment parviennent-ils à former leur opinion politique, à les amener à exprimer et surtout à faire respecter l’expression de leur suffrage ?
Voilà autant de préoccupations vitales que les envolées lyriques de l’expression idéologique ne doivent pas nous faire perdre de vue, au risque de trahir l’espoir de nos peuples et le vrai sens de toute action politique.
SOUS- THEME 3
Comment rendre l’idéologie telle que définie pédagogiquement accessible aux populations africaines / Ivoiriennes ?
En 1798, en France, la première œuvre publiée par Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy, l’auteur du concept d’idéologie, était intitulée : « Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple » ? Ce titre à lui seul nous situe sur l’objet, la portée et l’enjeu des idéologies en politique.
Le phénomène des idéologies politiques interroge aussi bien gouvernants et gouvernés sur la finalité ultime de l’action politique. Pour contribuer à l’effort de construction d’une idéologie politique nouvelle en Afrique, je préconise la démarche suivante :
Il s’agit d’abord d’aider nos concitoyens à comprendre la situation objective dans laquelle se trouve le peuple.
Ensuite, il faut leur proposer des choix politiques clairs.
Enfin, il faut les amener à voter efficacement.
De cette façon nos partis politiques, avec le soutien des élites de la diaspora africaine, selon les termes choisis par la constitution ivoirienne, se rendront capables de « (concourir) à l’expression du suffrage » et répondront donc à leur vocation.
Une telle démarche pourrait donner un contenu concret à la notion d’idéologie et déboucher sur une approche plus pragmatique et mieux adaptée au contexte historique et culturel de nos concitoyens.
MOT DE CONCLUSION DU PANEL
Au terme de nos échanges, je remercie du fond du cœur les organisateurs de cette rencontre. Je remercie également les participants pour leur présence et pour la pertinence de leurs questions. Je remercie, enfin, les panélistes, ces personnalités qui ont bien voulu partager leurs idées et leurs convictions profondes.
Je souhaite surtout que chacun y trouve non seulement des raisons d’espérer de la vie politique en Afrique mais y puise aussi la détermination nécessaire à un engagement personnel et constructif pour le mieux-être de nos peuples respectifs.
Je vous remercie !
PR. MAURICE KAKOU GUIKAHUE
SECRETAIRE EXECUTIF DU PDCI-RDA

Quelques images fortes de la cérémonie
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24 Sep
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Dîner avec Pr Maurice Kakou Guikahué, jeudi / Kamagaté Brahima, SE chargé de la Jeunesse à « Cap 2020 » France: «Travaillez pour le rayonnement du Pdci»

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Les membres du mouvement « Cadres unis Cap 2020 » de la France ont reçu Pr Maurice Kakou Guikahué, à dîner. Le No 2 du Pdci était accompagné de son épouse et de sa fille, le jeudi 22 septembre 2016, à 20h à la maison des polytechniciens dans le 7ème arrondissement à Paris. Cette réception qui s’est déroulée dans un restaurant parisien est du fait des anciens étudiants ivoiriens issus de l’école polytechnique de Paris, membres de « Cadres unis 2020 ». Echanges de nouvelles, rencontres conviviales ont marqué cette soirée familiale. L’honneur est revenu à Kamagaté Brahima, secrétaire exécutif du Pdci, chargé de la jeunesse, de parler au nom de la délégation conduite par le Pr Guikahué. Il a dit merci au président de « Cadres unis cap 2020 », Anges Aka Isaac, et à tous ses camarades, pour la volonté affichée et exprimée d’apporter leur contribution pour la marche, le rayonnement du Pdci. Car, le Pdci-Rda est mon grand parti Kamagaté a rassuré la jeunesse de « Cadres unis cap 2020 » du soutien du ministre Guikahué. «Après votre grande sortie à Abidjan où il vous a apporté la bénédiction du Pdci, la sienne et surtout celle du président Bédié, de nuit comme de jour, il est dans l’éveil et prêt à vous accompagner, malgré son calendrier chargé. Car, vous savez qu’il est candidat aux législatives à Gagnoa. A cet effet, il vient de parcourir 71 villages et 152 campements pour annoncer sa candidature à ses parents ». Poursuivant, le premier responsable de la jeunesse du Pdci a exhorté « Cadres unis cap 2020 », à aller plus loin. « De Paris, vous devez donner un nouvel élan à votre mouvement et que de Paris, vous puissiez l’étendre aux Etats-Unis et que des cadres à tous les niveaux puissent participer au débat. Afin que sous la gestion du secrétaire exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué, et la conduite éclairée du président Henri Konan Bédié, le Pdci renoue avec le pouvoir d’Etat.» Enfin, il a souhaité que le panel organisé ce samedi, doublé de l’investiture de la section « Cadres unis cap 2020 » de France soit un franc succès pour que de bonnes nouvelles parviennent au président Henri Konan Bédié. Au nom de tous ses camarades, Anges Aka Isaac, président de « Cadres unis cap 2020 », a dit merci au ministre Guikahué. Il lui a surtout témoigné la reconnaissance de son mouvement pour sa présence depuis les premiers pas dudit mouvement. « Nous sommes des jeunes en politique, nous avons besoin de votre accompagnement et de votre appui » a-t-il indiqué. Anges Aka Isaac a également rendu hommage à Kamagaté Brahima et à tous les membres de son équipe, dont Kamagaté Bakagnan, Kouadio Raymond, Samagassi Abdoulaye qui ne ménagent aucun effort pour appuyer « Cadres unis cap 2020 ». « Nous comptons sur vous tous pour apporter notre contribution au développement de notre pays. Nous ne faisons que commencer une aventure et nous espérons qu’elle sera belle ». Ce matin donc, aura lieu le panel portant sur le thème : « Quelle contribution des élites de la diaspora dans la construction d’une idéologie politique en Afrique : cas de la Côte d’Ivoire », suivi de l’investiture de la section du mouvement à Paris. A 08H30, au Pavillon Dauphine, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, dans le 16e arrondissement de Paris.
DIARRASSOUBA SORY
Envoyé spécial à Paris
Source : Le Nouveau Réveil

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22 Sep
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Législatives 2016/Maurice Kakou Guikahué, CSE du Pdci Rda, aux postulants: «Il n’y a pas d’inquiétude à se faire à aller en RHDP»

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Mardi 20 septembre 2016, à la fin de la Session ordinaire du Secrétariat exécutif du PDCI-RDA, Pr Guikahué, chef dudit Secrétariat, a répondu aux questions de la presse.

Monsieur le secrétaire exécutif, que peut-on retenir comme délibérations de la réunion que vous venez de présider ?
C’était une Session ordinaire. Nous avons fait le compte rendu des différentes missions que j’ai effectuées aux Etats-Unis et les décisions prises par le président par rapport à la mise en place d’une conférence annuelle des délégués généraux d’Europe et des Amériques pour parler d’un certain nombre de choses, parce que nous avons décidé de la restructuration du parti à l’extérieur. Avant, il n’y avait que le délégué par pays, donc, on veut maintenant installer des sections. Les sections ont été créées. Il appartient désormais aux délégations de pourvoir les sections et après ces derniers vont installer les comités de base. Nous avons fait aussi le point de l’invitation que nous avait faite avec le Ndi pour participer au Forum des leaders des Etats-Unis. Nous avons salué l’éveil que nous remarquons au niveau du parti à l’extérieur. A un moment donné, il y avait eu un peu de léthargie, mais le parti a commencé à être dynamique à l’extérieur. Nous avons pensé qu’il fallait l’encadrer. Nous avons fait aussi le point de la conduite du dossier des élections à la fin des travaux du Comité électoral. Le président a le dossier, nous avons donc informé le secrétariat que le président avait décidé de prendre en main, certaines circonscriptions électorales afin d’y éviter des candidatures indépendantes. Ce sont donc des circonscriptions à risque qu’il fallait regarder et déjà pour l’Ouest montagneux, il avait mis en mission le président du Conseil économique et social. Très bientôt, soit lui-même soit une autre personnalité va s’occuper des autres régions. On en a parlé. On a fait aussi le point des activités du Rhdp, c’est-à-dire les missions des coordinations qui viennent de rentrer. Nous avons dit que 90% des coordinations avaient été mises en place. Il n’y avait que quelques coordinations qui attendaient d’être mises en place parce que soit le chef de mission était à l’extérieur, soit les coordonnateurs eux-mêmes étaient en mission. Ensuite, nous avons parlé des textes fondateurs du parti unifié, le comité juridique l’a présenté. Nous avons demandé à chaque parti politique de les lire et de les étudier avant d’en faire une synthèse.

Vous êtes candidat dans la sous-préfecture de Gagnoa pour les législatives à venir. Pour ce faire, vous venez de boucler une tournée suivie d’une grande cérémonie dimanche dernier. Quel est votre sentiment sur cette dernière rencontre dans votre village natal ?
Je pense que la presse qui était présente a fait un large écho de ce qui s’est passé. Au-delà même, elle a fait un compte rendu exhaustif de tout ce qui s’est passé. Je pense que nous sommes dans un processus et je crois qu’il est trop tôt pour en parler. Il appartient aux uns et aux autres de juger, mais, nous avons un programme que nous sommes en train d’exécuter.

A la lecture des articles, nous avons constaté que vous avez nommé déjà un directeur de campagne et un directeur de campagne adjoint. Alors que vous avez dit qu’on va en Rhdp. Jusqu’à ce que le Rhdp décide des candidats, comment se fait-il qu’il y ait déjà cette équipe de campagne ?
On va en Rhdp, mais le Rhdp va déclarer des candidatures. Cependant, il y a des principes de base. La dernière fois, on était allé presqu’en Rhdp. Aujourd’hui, nous nous parlons. Autant Amadou Soumahoro prépare sa campagne à Séguéla, autant je prépare ma campagne à Gagnoa sous-préfecture. On ne parle pas, mais on se comprend. Donc, il n’y a pas d’inquiétude à se faire.
L’actualité également, c’est le 2ème anniversaire de l’Appel de Daoukro et votre absence n’est pas passée inaperçue. Qu’en est-il?
C’est parce que j’avais un problème de famille. Vous savez que le doyen Georges Kassy d’Aboisso, l’ancien Pdg de la Sitec était inhumé le même jour. Or Georges Kassy a été le témoin de mariage de mon épouse. Quand nous étions étudiants en 78. Il avait décidé de nous encadrer. Donc, vraiment un témoin qui a toujours été auprès de Vous. C’est notre père. Ayant perdu mon père, car je le considère comme mon père, je devais être à son inhumation. Et j’y suis allé avec l’autorisation du président du parti parce qu’il est aussi ami du président Bédié. Donc, c’est le président Bédié qui m’a donné l’autorisation d’aller à Aboisso où je l’y représentais et en même temps, j’étais en famille.

Monsieur le ministre, dans un quotidien de la place, nous avons lu un article où un de vos adversaires dit que votre candidature n’est pas acceptée par vos parents et que c’était une provocation?
J’ai cru entendre que c’est un militant du Cojep (Ndlr : Congrès des jeunes patriotes de Charles Blé Goudé). Moi, je ne suis pas du Cojep, comment voulez-vous que le Cojep accepte ma candidature. On n’est pas du tout sur la même ligne. C’est dangereux et quand même prétentieux. Ce jeune homme devient prétentieux en disant que moi, je n’ai pas le droit d’être candidat à Gagnoa, là c’est un peu fort.

Il va plus loin pour vous accuser de certaines choses… ?
C’est l’histoire de la Côte d’Ivoire. Chacun a vécu cette histoire. Ce que vous devez savoir, c’est que ce jeune-homme oublie que l’élection du président du Conseil régional est postérieure à notre situation du Golf hôtel. Pourtant, c’est moi qui ai choisi Djédjé Bagnon à Yopougon et il est parti pour la région, à Gagnoa. Et lui Zéliahourou était avec nous. Il est venu nous supplier. C’est grâce à nous qu’aujourd’hui, il est employé au Conseil régional. Il a même un véhicule, alors qu’avant, il était désœuvré. Donc, je pense que la première des choses, c’est d’avoir la reconnaissance du ventre.

M le ministre, il y a un autre candidat qui dit que vous vous attribuez des travaux que vous n’avez pas réalisés ?
Ce n’est même pas moi qui le dis. Ce sont les populations qui parlent. Vous n’avez pas eu la chance de tourner avec nous, mais ceux qui ont tourné le savent. Ce sont les populations qui le disent. Ce candidat dont vous parlez était dans le Guébié. Il est arrivé à Dalilié, il a dit : oui, il a des preuves avec des documents, que c’est le Conseil régional qui a fait leur route. Le chef du village lui a demandé de donner les documents, il a dit non qu’il ne peut pas donner le document. Alors le chef du village lui a dit « tu ne peux pas donner parce que tu mens. Sinon, quand les machines sont arrivées ici, les gens nous ont dit que c’est l’Ageroute qui faisait les routes du Guébié, mais sur plaidoyer du ministre Guikahué ». Les choses sont claires. Les gens se disent pourquoi, brusquement c’est dans le canton Paccolo et dans le canton Guébié que l’Ageroute fait les routes. Donc, les chefs savent la vérité. C’est eux qui hébergent les gens qui travaillent, ils leur demandent. Les gens leur écrivent pour leur dire que nous venons faire les routes à la demande du ministre Guikahué. C’était programmé, mais il a accéléré, sinon le ministre Guikahué a quels moyens pour avoir des engins? Seulement les parents apprécient et ce qu’ils disent c’est que : tu n’as même pas de poste électif, mais tu vas demander des choses à tes camarades, à tes amis, pour nous envoyer et on nous les envoie. Donc nous, on veut faire de toi le député pour que tu demandes beaucoup, pour que tu sois fort.

Alors Monsieur le ministre, que répondez-vous à tout ça ? Cela ressemble déjà à une campagne non civilisée ?
La réponse c’est au soir des élections. Houphouët-Boigny disait que la personne qui insulte salit sa bouche.

Monsieur le ministre, votre zone est considérée comme un bastion du Fpi. Au regard de l’adhésion massive des populations et des chefs à votre ambition, pensez-vous que la configuration politique de la zone est en train de changer ?
Il ne faut pas aller trop vite en besogne. Et puis il ne faut pas dire que les chefs se sont alliés, ce qui est positif, c’est que les chefs ont ouvert leur village et ils nous ont accueillis. Donc, on voulait parler de réconciliation, ils ont dit eux-mêmes que le passé était passé et qu’ils voulaient qu’on regarde ensemble l’avenir. Donc, c’est ce qui est important dans la tournée que j’ai faite. Parce que c’est la première fois, depuis que je suis aux affaires, de disposer de temps pour des visites. J’ai parcouru 152 campements et 71 villages. Nous avons pris notre temps, ils nous ont accueillis avec des danses. Ils nous ont fait des dons. Et le fait que je sois parti moi-même pour leur présenter ma candidature, les a marqués positivement. Ils ont dit que nous avons reçu des commentaires sur l’homme, mais c’est aujourd’hui que nous découvrons Guikahué. Il y a beaucoup qui avaient des préjugés. Comme on est dans le domaine politique, les gens disent toujours des choses fausses sur le compte des autres pour se positionner. Mais le contact que j’ai eu avec eux les a emmenés à comprendre que l’homme qu’on leur présentait était contraire à celui qui était en face d’eux. Et dans la mesure de nos moyens, chaque fois qu’ils posaient des problèmes qu’on pouvait résoudre, on le faisait. Dans une localité, pour la construction d’une école, il manquait 5 tonnes de ciment, on les leur a promis pour le lendemain matin. Ils ont reçu le ciment. Dans un autre village, c’était toujours le problème de la rentrée, on leur a donné du ciment et du sable. Dans un village éloigné de la source d’eau où la pompe était en panne depuis plus de 10 en 48h, on leur a donné de l’eau. Il y avait des appâtâmes sans chaises, on a donné des chaises, il y avait aussi des appâtâmes non cimentés avec de la poussière partout, ce qui nous a gêné, le lendemain, on leur a apporté du ciment. On s’est mis au travail. Au lieu de bavarder, on veut rendre service aux populations parce que ce sont les populations qui votent. Tout le monde cherche des électeurs. Ce qui a tranché, c’est que quand nous sommes passés, nous n’avons parlé de personne. Les gens nous appellent. Pendant votre passage, vous n’avez parlé de personne. On vous a expliqué nos attentes, vous avez même apporté des solutions. Tu nous a même expliqué ce qui est faisable maintenant et ce qui doit attendre. Mais quand les autres viennent c’est de toi qu’ils parlent.

Monsieur le ministre, à quand la confrontation des listes Pdci, Rdr pour aller en Rhdp ?
Très bientôt. En fait, ce n’est pas une confrontation de listes. C’est une discussion de répartition des circonscriptions. Et puis, une fois que vous avez vos circonscriptions, vous les remplissez. C’est comme les coordinations Rhdp qu’on vient de faire. Il y avait 124 coordinations. On a dit, voici celles que le Pdci doit gérer, voici celles du Rdr, etc. une fois que cela a été fait, on a nommé les coordonnateurs, ça sera presque la même chose. Mais chaque parti devra mettre le candidat qui puisse nous faire gagner.
Interview réalisée par Guy TRESSIA (africanewsquick.net), Eddy Péhé et Diarrassouba Sory (Le Nouveau Réveil)

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19 Sep
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Henri Konan Bédié – « Allez au référendum pour une constitution de paix et de prospérité »

Mesdames et Messieurs, Ce 17 septembre 2016, jour anniversaire de l’Appel de Daoukro, me donne l’occasion de remercier tous ceux qui sont venus ce matin, à l’invitation des organisateurs de cette manifestation.

Elle me donne également l’occasion de remercier le peuple de Côte d’Ivoire dans son ensemble. Sceptiques au départ pour certains, tous ont compris le sens de ma démarche et l’ont finalement adoptée.

Je remercie en particulier le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara et le gouvernement, qui n’ont pas hésité un seul instant à soutenir cet appel. Je veux saluer le Ministre d’Etat Amadou Gon Coulibaly, co-parrain de cette céré- monie, qui sait si bien représenter le Chef de l’Etat.

Grâce à cet appel, dit de Daoukro, nous avons pu effectuer, en 2015, des élections propres, sans incidents. Grâce au climat de paix ainsi restauré, notre pays continue de réaliser des avancées remarquables dans son développement.

Nous devons savoir que sans paix, sans solidarité, sans cohésion, aucun développement n’est possible et durable.

Aujourd’hui, notre pays est revenu dans le concert des nations. La preuve en est donnée chaque jour par ces ballets d’ambassadeurs et d’hommes d’affaires de diffé- rents pays à la présidence de la République. Cela constitue pour nous un motif de grande satisfaction et d’immense fierté.

Dans quelques mois, nous irons au réfé- rendum qui nous sera proposé à l’effet de nous prononcer sur la nouvelle Constitution. Nous irons ensuite aux élections législatives, puis régionales et communales.

S’agissant des élections législatives, nous notons l’intérêt que leur porte toute la classe politique, si l’on en croit ce qui semble se passer dans les différents états majors des formations politiques.

Cela participe de la démocratie et cela prouve aussi que grâce à la paix et à la stabilité retrouvée, il s’établit dans le pays, une saine émulation des militants pour se mettre au service du pays.

Ces élections doivent se dérouler sans heurts et sans division, aussi bien dans notre famille politique, le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix, que dans toute la Côte d’Ivoire.

Nous ne devons pas retomber dans les errements d’un passé récent. La vie en société implique des droits mais aussi des devoirs, des obligations. Militer dans un parti politique implique l’acceptation d’un certain nombre de valeurs et singulièrement de règles, d’obligations.

Nos militants doivent ainsi accepter les choix de candidats qui ont été faits par les directions de leurs partis politiques respectifs et éviter de se mettre en marge de ces partis en se portant candidats indépendants.

J’invite les militants des formations politiques, membres du RHDP en voie de transformation en parti unifié, à accepter ces règles afin de constituer une alliance parlementaire solide et forte par le nombre de ses élus.

À présent, j’invite les Ivoiriens à aller au référendum pour se prononcer sur la nouvelle Constitution.

Le référendum est une forme de démocratie directe qui permet aux citoyens de donner chacun son point de vue, et en l’espèce, son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays gouverner.

Tout au long de notre jeune histoire, aussi bien sous le père fondateur FélixHouphouët-Boigny que sous le règne du géné- ral Robert Guehi, nous avons eu à modifier notre loi fondamentale, notre Constitution.

Sous le général, cela s’est fait dans un contexte de crise et de division profonde des Ivoiriens. Tout le monde reconnait que cette constitution, celle de l’an 2000, comporte des aspects confligènes et celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la nation un texte qui agrée à la majorité de la population.

Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente.

Ainsi, devront être déclarés hors-la loi, tous ceux qui voudront accéder au pouvoir, par des voies violentes, coups d’Etat ou coups de force aboutissant au changement de l’ordre constitutionnel établi, c’est ici le cas le redire.

A bon entendeur salut ! Par ailleurs, je puis vous dire que je partage ce point de vue avec mon jeune frère Alassane Ouattara qui en a informé le gouvernement.

La nouvelle constitution offrira ainsi les garanties d’une paix durable, propice à un développement continu de notre pays pour les générations présentes et futures.

J’en appelle donc aux Ivoiriens, quel que soit leur bord politique, et leurs convictions religieuses, à aller à ce référendum afin de donner à la Côte d’Ivoire, une Constitution qui soit un gage de paix et de prospérité.

Vive le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix.

Je vous remercie.

Henri Konan BEDIE

Daoukro, 17 septembre 2016

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16 Sep
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74ème Session du Secrétariat Exécutif, mardi 20 septembre

Mesdames et Messieurs les membres du Secrétariat Exécutif, sont conviés à la Soixante- Quatorzième Session du Secrétariat Exécutif qui aura lieu, le mardi 20 septembre 2016, à 16h00, au Siège du Parti à Cocody.
Fait à Abidjan, le 14 septembre 2016
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

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08 Sep
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Législatives/ Kacou Guikahué poursuit sa tournée dans les villages de Gagnoa

La tournée d’information des populations des villages de la sous-préfecture de Gagnoa, initiée par Pr Maurice Kakou Guikahué, a bouclé le 5ème canton, le Zikobouo, avec au compteur 60 villages parcourus, le lundi ​05​ septembre dernier.

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08 Sep
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REUNION DE RESTITUTION DES TRAVAUX COMITE ELECTORAL DU PDCI-RDA

MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2016- 17h00(SIÈGE DU PARTI A COCODY)

MOT DU SECRETAIRE EXECUTIF DU PARTI

Mesdames et Messieurs les membres du Secrétariat Exécutif
Monsieur le Président du Comité Electoral du PDCI-RDA
Mesdames et Messieurs les membres du Comité Electoral du PDCI-RDA

Permettez-moi, avant tout propos, de vous transmettre les félicitations de Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA pour votre disponibilité au cours de ces derniers mois.
Le Président du Parti a apprécié le climat apaisé qui a entouré la réception et le conditionnement des dossiers par les Commissions locales présidées par les Délégués Départementaux et Communaux et la sérénité avec laquelle vous avez conduit les consultations des sachants et les entretiens des candidats.

Je voudrais à mon tour me réjouir de la qualité du mode opératoire que vous avez observé et de la méthode de travail frappée du sceau de la rigueur scientifique dans une discrétion totale.

Je voudrais saluer la discipline avec laquelle les impétrants ont répondu aux convocations des membres du Comite Electoral et la courtoisie qui a entouré les entretiens.

Mesdames et Messieurs,

Nous soupçonnons les obstacles que vous avez du vaincre, l’ingéniosité et la force de persuasion que vous avez dû déployées pour arriver à des propositions dans certaines zones où il a été difficile de canaliser les ambitions des uns et des autres.

A présent le Parti dispose de sa banque de données qui lui permet d’aller en toute sérénité aux négociations avec les autres Partis Politiques, membres du RHDP.

Mesdames et Messieurs
Nous vous demandons au nom du Président du Parti de rester disponibles.

Je vous remercie.
Fait à Abidjan, le 7 septembre 2016

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA

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30 Août
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Restitution des travaux du Comité électoral, mercredi 7 septembre 2016… (Communiqué)

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, convie mesdames et messieurs les membres du Comité Electoral du Parti pour les Elections Législatives de 2016, à la réunion de restitution des travaux dudit comité, qui aura lieu, le mercredi 07 septembre 2016, à 17 heures au Siège du Parti à Cocody.
Fait à Abidjan, le 29 Août 2016
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

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27 Août
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JO- Rio 2016/Le Président Henri Konan BEDIE se réjouit et félicite nos athlètes qui «ont été admirables de courage»

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La population ivoirienne est invitée, demain samedi 27 août 2016, à accueillir dans l’enthousiasme et l’allégresse, les athlètes ivoiriens, à leur retour de Rio de Janeiro où ils ont représenté dignement la Côté d’Ivoire, notre patrie aux Jeux Olympiques (Rio 2016).
Je m’associe à ces festivités et je tiens à présenter mes vives et affectueuses félicitations à nos enfants qui ont fait chanter en cette terre lointaine du Brésil, l’Abidjanaise, notre hymne national.
Mes félicitations vont particulièrement au jeune Cheick Cissé (médaille d’or) ainsi qu’à Mademoiselle Ruth Gbagbi (médaille de bronze).
J’adresse mes encouragements à tous les athlètes qui ont représenté la Côté d’Ivoire dans les différentes disciplines où ils ont eu à concourir. S’ils n’ont pas ramené de médailles, ils ont été admirables de courage.
J’adresse enfin mes encouragements au ministre Albert François Amichia chargé des sports et surtout au ministre Bamba Cheick Daniel pour son engagement personnel et son encadrement qui ont abouti aux brillants résultats qui font notre fierté à tous.
Que ces résultats qui honorent notre pays soient le prélude à d’autres victoires plus éclatantes!
Henri Konan BEDIE

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16 Août
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Nouvelle Constitution ivoirienne: Bédié en phase avec Ouattara

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Les Secrétaires généraux des partis membres du Rhdp étaient ce mardi 16 août à Daoukro, pour rencontrer le président du Pdci Rda, Henri Konan Bédié. Ils ont échangé avec leur hôte sur la question de la nouvelle constitution. A ce sujet, le président Bédié a affirmé qu’il est en phase avec son jeune frère, SEM Alassane Ouattara. Pour Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du Rdr et président du directoire du Rhdp, le président Bédié leur a donné d’importants conseils. Il leur a surtout dit de cultiver l’union, l’unité entre les cadres, les enfants et les militants du Rhdp. En ce qui concerne la nouvelle constitution, selon Amadou Soumahoro, Bédié a été très clair : «Bédié nous a chargé d’informer l’opinion nationale et internationale, que le travail qui est en train d’être fait est la révision de l’ancienne constitution, pour aboutir à une nouvelle constitution. Et qu’il est en phase avec Ouattara après son discours à la nation du 7 aout dernier», a-t-il déclaré à sa sortie d’audience avec ses pairs secrétaires généraux de partis membres du Rhdp. Puis, de lancer un appel au nom du président Bédié à tous les cadres du Rhdp de faire en sorte de parler d’une même voix, d’un même langage à propos de cette nouvelle constitution, qui est en train d’être élaboré. Et de préciser que cette constitution selon Bédié s’adossera sur les accords de Linas Marcoussis. En ce qui concerne la vice-présidence, le sénat, et le maintien de la Primature, Bédié a indiqué une fois de plus qu’il est en phase avec Ouattara. Et que les deux sont d’accord sur ces questions. Aussi, pour Amadou Soumahoro, Bédié a demandé aux cadres de ne pas prêter d’intention et à lui et au président Ouattara. Car, ce travail se fait sans arrière pensée pour le bien de la nation, de la république, afin que tous les Ivoiriens soient rassemblés, union, et fraternisent autour de cette nouvelle constitution. Cela pour que le pays soit dans la paix.
Dans ce sens, Amadou Soumahoro a prévu une rencontre à la maison du Pdci Rda de Cocody avec tous les membres du directoire pour faire porter les messages à tous les militants. Des missions, dans tous le pays, seront menées dans les jours à venir.
Sercom du Président Bédiéle
Les images de la séance de travail avec Directoire du RHDP
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