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18 Juin
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Hommage du PDCI–RDA à Mme Marie-Thérèse Houphouët-Boigny: Intervention du Secrétaire Exécutif, Pr Maurice kakou Guikahué

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Le PDCI-RDA a célébré, ce vendredi 17 juin 2016, Mme Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, l’épouse de Félix Houphouët-Boigny, Premier Président de la République de Côte d’Ivoire et fondateur du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), à l’hôtel Sofitel Hôtel Ivoire. Elle a été élevée au Grade de Grand Officier dans l’Ordre du Bélier par le Président Henri Konan Bédié, lui-même, et une voiture de luxe offerte lors du gala de clôture de la célébration du 70 ans du PDCI-RDA, lui a été remise. Ci-dessous l’intervention du Professeur Maurice Kakou Guikahué, Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA.
Chers Frères, Chères Sœurs
« Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! » nous dit le psalmiste.
C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole au nom du Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, pour rendre hommage à une grande dame, une icône, une partie de l’histoire récente de notre Pays, la Cote d’Ivoire, à la toute Première dame de Côté d’Ivoire.
Cet honneur est d’autant plus agréable qu’il s’agit ce matin de parler devant le Président du Parti d’une personnalité de son vivant.
Aussi, me pardonnerez-vous quelques insuffisances, ayant été mis ces derniers temps à rude épreuve par des oraisons funèbres de très hautes personnalités de notre Parti.
Désigné par le Président Henri KONAN BEDIE pour dire cet hommage, je me suis senti personnellement honoré. Cependant, très vite ce sentiment a fait place à la crainte et au doute. Comment pourrais-je parler de l’épouse de Félix HOUPHOUET – BOIGNY à qui je continue de vouer un culte et qui reste pour nous autres, militants des jeunes générations, un véritable mythe ?
Quels mots choisir pour mieux décrire celle que notre défunt Président a choisie pour partager au quotidien ses joies et ses peines. L’exercice s’avère d’autant plus ardu que le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY lui – même, prononçait le nom de la Première dame avec beaucoup d’égard, de tendresse et d’amour.
Madame la Présidente,
Nous sommes très heureux de vous accueillir, en ce jour dans ce cadre agréable de la salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire qui vous est familier.
Qu’il me soit permis de vous rappeler que du 6 au 30 avril 2016, le PDCI – RDA, le parti du Père fondateur de la nation ivoirienne, le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY, a célébré avec faste son soixante – dixième anniversaire.
Cet événement qui a séduit la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde a été marqué par plusieurs temps forts dont un pèlerinage sur la tombe de votre défunt époux, le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY.
De même, le 29 mai 2016, le monde entier a célébré la fête des mères, occasion par excellence de rendre un hommage mérité et appuyé à nos mères, à nos épouses et nos sœurs qui procurent à l’humanité, à la famille et aux enfants tant de bonheur.
Ces deux événements majeurs nous offrent l’opportunité de célébrer, ce matin, la grande militante du PDCI – RDA mais aussi la mère de la nation, la mère des enfants d’Afrique et la toute première Première Dame de la Côte d’Ivoire que vous êtes.
Parti du bonheur partagé, Parti du Cœur des Ivoiriens, le PDCI – RDA sait toujours se souvenir de ses pionniers et exprimer sa gratitude à ses valeureux militants et militantes.
Comment alors ne pas se souvenir de vous, Madame la Présidente?
Vous qui avez consacré quarante et un ans de votre vie au service de la Côte d’Ivoire en général et du PDCI – RDA, en particulier. Pendant toutes ces années, vous avez symbolisé à la fois l’épouse, la conseillère et la confidente pour votre époux.
Pour le PDCI – RDA, militante vous avez été, militante vous l’êtes, militante vous le serez toujours parce devenue une véritable figure emblématique de notre Parti.
Déjà en 1963, vous avez, par vos soins créé, la toute première organisation féminine du PDCI – RDA, dénommée Association des Femmes Ivoiriennes (AFI), l’ancêtre de l’UFPDCI.
A ce titre vous avez contribué efficacement à l’émancipation de la femme ivoirienne. Vous demeurez donc la Première Présidente d’honneur de toutes les organisations féminines de notre grand Parti.
Permettez donc Madame la Présidente, dans l’extrême embarras, dut votre modestie en souffrir, que j’évoque la dualité que nous imposent les vicissitudes de la vie humaine, en revisitant avec vous et tous nos invités vos joies et vos peines qui ont été également celles du PDCI – RDA, de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens, en général.
Pour la circonstance, j’en retiens trois peines et sept joies. A travers le chiffre trois, j’ai voulu faire ressortir la créativité, la sociabilité et la sensibilité qui vous caractérisent tandis que le chiffre sept symbolise votre originalité, l’absolu de vos convictions et votre perfection.
Madame la Présidente
La première peine que j’ai retenue, et nous pouvons bien l’imaginer, c’est déjà au commencement de votre rencontre avec le Président Félix Houphouët – Boigny. En effet, votre union, scellée en 1952 s’est faite dans la période 1949 – 1956, qualifiée d’années de braise pour le PDCI – RDA, avec la répression sauvage et brutale de ses manifestations, l’emprisonnement et la mort de plusieurs de ses militants. L’on pourrait encore aujourd‘hui se demander comment en tant que jeune mariée, vous avez vécu ces moments et comment avez – vous affronté cette difficile mission d’épouse de responsable politique en charge de conduire les destinées d’un territoire, d’une nation et de tout un peuple.
La deuxième peine, c’est lorsque les difficultés sont apparues à la fin de la décennie 1980, non pas en raison d’une quelconque défaillance de votre époux dans la gestion des affaires de l’Etat mais du fait, comme le Président Félix HOUPHOURT – BOIGNY aimait bien à le dire, de la détérioration des termes de l’échange et donc de la mévente de nos matières premières. Pendant cette période, le pays a dû faire face à ses premières crises sociales.
Madame la Présidente, vous avez également connu la douleur. Le point culminant de votre peine, fut le 7 décembre 1993, lorsque le père de la Nation acheva sa course sur la terre des hommes pour rejoindre son Créateur. La Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde entier ont alors découvert la plus grande de vos qualités, à savoir la dignité dans l’épreuve.
Fort heureusement, votre vie ne fut pas que peines et larmes. Elle fut également bonheur et joies qui ont été partagées par la Nation tout entière.
La joie, Madame la Présidente, la toute première que vous avez partagée avec le peuple ivoirien, ce fut un jour de 1952 où à 21 ans, soit exactement six ans après votre départ à la métropole française avec vos camarades des compagnons de l’aventure 1946, vous avez épousé le député, Félix HOUPHOUET – BOIGNY, Président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, Président du Rassemblement Démocratique Africain.
La deuxième joie fut vécue cet autre jour du 7 août 1960, jour mémorable pour la Côte d’Ivoire. Vous étiez là, lorsque le Président HOUPHOUET – BOIGNY a prononcé la formule sacramentelle et sacrée en ces termes : « en vertu du droit inaliénable qu’a tout peuple de disposer de lui – même, je proclame solennellement, en ce jour béni du 7 août 1960, l’indépendance de la Côte d’Ivoire ».
La troisième joie irradia votre visage, deux ans plus tard, en 1962. Le monde entier fut séduit par votre charme, votre extraordinaire beauté et votre prestance inégalée lors de la mémorable visite d’Etat que le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY effectua aux Etas Unis d’Amérique du 22 au 25 mai 1962. De cette visite, tous les Ivoiriens ont gardé jalousement en mémoire la célèbre image des deux couples présidentiels sur le perron de la Maison Blanche. C’est depuis cette date que vous avez été surnommée la « Jackie Kennedy noire », tant la ressemblance était frappante avec la mythique épouse du Président John Fitzgerald Kennedy.
La quatrième joie ce fut encore la marche glorieuse de la Côte d’Ivoire vers le progrès sous la direction éclairée de votre illustre époux, le Président Félix HOUPHOUET – BOIGNY.
Première dame au grand cœur, votre cinquième joie aura certainement été la création, en 1987, de la « fondation Internationale N’daya » destinée à améliorer la santé, le bien-être et l’éducation des enfants en Afrique. En qualité de Présidente de cette fondation et faisant vôtre la pensée du Président Félix Houphouët – Boigny qui disait : « Don du ciel et en même temps charge que nous impose notre condition d’homme, l’enfant représente notre capital le plus précieux et la société se doit de le prémunir d’abord contre les dangers et les aléas de la vie », vous avez mené de nombreux projets au bénéfice des enfants, en témoignent la création et production, en 1990, du dessin animé, Kimboo, afin d’offrir des héros de dessin animé aux enfants africains.
Ayant semé la bonne graine, votre sixième joie réside présentement dans la poursuite de votre œuvre. En effet, à votre suite et sur vos traces, vos jeunes sœurs Henriette KONAN BEDIE et Dominique OUATTARA, ont respectivement mis en place les fondations Servir et Children of Africa pour continuer de donner le sourire aux déshérités et aux plus démunis.
Votre septième et dernière joie, c’est aujourd’hui la régénérescence du parti bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne incarnée par le Renouveau, le rajeunissement et la Renaissance, amorcés depuis le douzième congrès qui a vu la réélection du Président Henri KONAN BEDIE. En digne héritier de Félix HOUPHOUET – BOIGNY, le Président Bédié aura définitivement épargné à notre pays l’instabilité et l’aventure à travers l’Appel historique de Daoukro qui a permis le plébiscite du Président Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle pacifique de 2015.
Madame la Président,
Témoin vivant de notre histoire commune, vous demeurez assurément la seule à en détenir encore des secrets jamais dévoilés. Véritable bibliothèque du PDCI – RDA, vous constituez le ciment qui doit forger la chaînes des générations au sein du Parti parce que votre vie se confond avec l’histoire du PDCI – RDA et de la Côte d’Ivoire tout entière.
Le PDCI – RDA, votre parti a voulu, en ce jour vous rendre hommage et vous dire merci pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes pour la Côte d’Ivoire et pour les Ivoiriens. Pour le PDCI – RDA, votre seule présence irradiera toujours les cœurs des militants. Le bonheur de vous compter parmi nous illuminera toujours nos visages. Dorénavant, votre complicité positive avec le Président KONAN BEDIE devra guider les militants et militantes pour un PDCI – RDA plus fort et plus conquérant.
Que Dieu Tout – Puissant, dans son infinie bonté vous couvre de ses grâces et de ses bienfaits. Qu’il vous donne en abondance la santé et vous garde encore longtemps parmi nous afin que le pays tout entier continue de bénéficier des ondes positives, de la lumière intérieure et de la joie de vivre que vous incarnez.
Je vous remercie
Fait à Abidjan, le 17 Juin 2016
Pr Maurice KAKOU GUIKAHUÉ
Secrétaire Exécutif du PDCI – RDA

Les images fortes de la cérémonie
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Ph-Sylla (12)

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17 Juin
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PDCI-RDA: Guikahué échange avec les ministres du parti, membres du gouvernement

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Le Secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), s’est entretenu, jeudi 16/06, avec la quasi-totalité des ministres militants de son parti. A l’issue de cette grande réunion qui a duré plus de deux heures, Maurice Kakou Guikahué a expliqué les motivations de cette mobilisation des militants du Pdci, membres du gouvernement. A l’en croire, il s’agissait d’échanger les nouvelles pour être au même niveau d’information. Mais surtout, balayer certaines questions. Une activité qui permettra au parti d’être plus performant. Le premier collaborateur du président Bédié a soutenu que ce genre de rencontre avec leurs ministres sera désormais mensuel. «C’était tout à fait normal que nous échangions avec les membres du gouvernement surtout, en cette période de concertation et de consultation. Hier (mercredi 15/06), nous avons eu une séance de travail avec le groupe parlementaire Pdci. Aujourd’hui (jeudi 16/06), il a été question de travailler avec les ministres, membres du gouvernement, militants du Pdci. Et nous avons convenu de faire désormais des réunions mensuelles. Nos réunions auront lieu les jeudis, dans la soirée pour balayer certaines questions. Nous devons leur dire l’état d’avancement des dossiers que nous gérons au niveau du Secrétariat et eux aussi doivent nous informer sur les grands dossiers du gouvernement pour que nous ayons des arguments pour défendre les positions. Parce que si le gouvernement travaille que nous n’avons aucune information, nous sommes désarmés pour défendre les points de vue », a-t-il expliqué. Le Secrétaire exécutif en chef a fait savoir que la réunion avec les ministres est aussi inscrite dans les exercices du Secrétariat exécutif: «Vous savez que quand le Secrétariat exécutif a été mis en place, il a eu pour mission d’être en contact avec les différents corps constitués du parti. C’est ainsi qu’il y a un Secrétariat exécutif chargé de l’action gouvernementale tenu par Ahoua N’doli, un chargé des relations avec le groupe parlementaire tenu par le député Silué Kagnon, un Secrétariat chargé des élus locaux et des membres du Conseil économique et social tenu par madame Koné Colette qui est le deuxième adjoint au maire de Cocody et membre du Conseil économique et social. Mais vu l’urgence des dossiers, parce que nous avions à reprendre toute la restructuration du Pdci-Rda et à installer les différentes bases. Aujourd’hui, tout est fait. A part la jeunesse universitaire qui va être installée pendant les vacances prochaines. Tout le monde est en place et nous avons commencé à faire de la formation et l’animation ». M. Guikahué a profité de cette rencontre pour saluer la nomination de Charles Koffi Diby à la tête du Conseil économique et social.
Moussafa Cissé (Le Mandat)
Les images fortes de la rencontre
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17 Juin
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Nouvelle Constitution: Le PDCI pose ses conditions, Pr Maurice Kakou Guikahué (Chef du S.E) explique et propose…

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La Côte d’Ivoire s’apprête à se doter d’une nouvelle Constitution. Le Président de la République, Alassane Ouattara, consulte large. Il a reçu, lundi 13/06, les partis politiques membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Au sortir de cette rencontre, le PDCI-RDA, par la voix de son Chef du Secrétariat Exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué, a posé quelques conditions. Le N°2 du Président Henri Konan Bédié explique, en exclusivité, au micro de www.africanewsquick.net, la position du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny. Entretien.

Monsieur le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, au sortir d’une rencontre avec le chef de l’Etat, vous avez déclaré qu’il faudrait que la Nouvelle Constitution tienne compte, voire intégralement, des dispositions de l’Accord de Linas Marcoussis de 2003. Pouvez-vous nous en dire plus pour mieux comprendre la position du PDCI-RDA?
Bien sur. Actuellement, le Chef de l’Etat a entrepris une démarche, défini sa vision et donné les grandes lignes d’un projet de révision de la Constitution, comme demandé à Marcoussis. Les Ivoiriens se souviennent qu’au sortir de la crise, après la rébellion, tous les partis politiques, il y en avait 7 plus 3 mouvements des Forces nouvelles, se sont retrouvés à Linas- Marcoussis sur invitation du Président français d’alors, Jacques Chirac. Cette Table-ronde a été présidée par Pierre Mazeaud, le Président du Conseil Constitutionnel français à cette époque. Pour rappel aux Ivoiriens, les délégations ivoiriennes étaient conduites par les personnalités suivantes: FPI, Affi N’guessan; MFA, Anaky Kobéna; MJP, Gaspard Déli; MPCI, Guillaume Soro; MPIGO, Félix Doh; PDCI-RDA, Henri KONAN BEDIE; PIT, Francis Wodié; RDR, Alassane Ouattara; l’UDCY, Mel Théodore et l’UDPCI, Paul Akoto Yao. Et pour la sortie de crise, un accord a été signé. Et dans cet accord, au chapitre 3, concernant l’éligibilité à la Présidence de la République, la Table-ronde a considéré que l’article 35 de la Constitution relatif à l’élection du Président de la République, devait éviter de se référer à des concepts dépourvus de valeur juridique ou relevant de textes législatifs. Donc le gouvernement de réconciliation qui avait été mis en place avait pour mission de proposer les conditions d’éligibilité pour la Présidence de la République, il fallait que les nouvelles conditions soient fixées. Et comme toute la classe politique était réunie, pour éviter toutes discussions ultérieures inutiles, un texte avait été élaboré et adopté de façon consensuelle. Ce texte devait aller au Parlement et devait faire l’objet d’un référendum. Mais le précédent Président n’a pas fait le référendum et ce texte est resté lettre-morte. Que dit ce texte? Qu’est-ce qui a été voté par les participants cités plus haut? Voici ce qui a été écrit :  » Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. Le candidat doit jouir de ses droits civils et politiques et être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne né de père ou de mère Ivoirien d’origine. »
Le PDCI-RDA pense donc qu’il faut éviter de définir de nouveaux critères, d’aller dans tous les sens. Un texte a été déjà adopté par tous les partis politiques de façon consensuelle. Il faut l’inclure tout simplement. Pourquoi le PDCI-RDA y tient? C’est parce que le PDCI-RDA est un parti politique qui respecte ses engagements. Si vous vous souvenez très bien, pour la non-application de l’accord de Marcoussis, le G7 avait organisé une marche qui a été sauvagement réprimée par le pouvoir d’alors faisant plus de 500 morts ou 120 morts selon l’ONU. Donc pour la mémoire de tous ceux qui sont morts pour cet accord, nous pensons qu’il faut retranscrire textuellement cet article pour honorer tous ceux qui sont morts pour la liberté en Côte d’Ivoire. Donc pour nous, cet article est déjà adopté.

Cet article de Linas-Marcoussis donne 3 conditions comme le souhaite le Chef de l’Etat. Est-ce à dire que le Président Ouattara veut appliquer les résolutions de cet accord de 2003 ?
Normalement, Marcoussis doit être appliqué. Parce que Marcoussis est le socle de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Rappelez-vous très bien, que pour l’élection Présidentielle de 2005, le Président de la République d’alors avait pris une décision présidentielle qui validait d’office l’éligibilité de tous les participants à la Table-ronde de Linas-Marcoussis.
Donc, nous pensons que pour éviter d’aller dans des discussions inutiles, puisque nous tous, nous nous sommes mis d’accord en 2003 sur ce texte qui est encore d’actualité, il faut l’appliquer.
Et puis, la loi sur le foncier rural où on dit que pour être propriétaire terrien, il faut être Ivoirien a été également amendé à Marcoussis et cet amendement a été voté par l’Assemblée Nationale.
Le foncier rural, c’est le chapitre 4 de l’accord de Marcoussis qui dit ceci « la Table-ronde a estimé que la Loi de 1998 relative au domaine du foncier rural votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale constituait un texte de référence dans un domaine juridiquement délicat et économiquement crucial ». Donc le gouvernement de réconciliation va « accompagner la mise en oeuvre progressive de ce texte d’une campagne d’explication auprès des populations rurales de manière à aller effectivement dans le sens d’une véritable sécurisation foncière ». On avait aussi proposé un « amendement dans le sens d’une meilleure protection des droits acquis avec les dispositions de l’article 26 de la loi relative aux héritiers des propriétaires de terre détenteurs de droits antérieurs à la promulgation de la loi, mais ne remplissant pas les conditions d’accès à la propriété fixées par son article 1 ». Et cet amendement a été voté par l’Assemblée nationale. Donc pour le cas du foncier rural, on a tenu compte de cette loi issue de Marcoussis. Le moment est donc venu, avec le projet de cette constitution, pour qu’on tienne compte des critères qui ont été édités et sur lesquels tout le monde était d’accord.

Est-ce qu’à ce débat de Linas-Marcoussis était conviée la société civile de l’époque? Parmi les participants que vous avez nommés plus haut, nous n’avons pas constaté la présence d’une organisation de la société civile.
Ce sont les Partis politiques représentatifs et les forces qui comptaient en Côte d’Ivoire qui y ont participé. Il faut savoir que le critère qui avait prévalu pour le choix des Partis Politiques était qu’il fallait avoir un Elu soit Député ou Maire.

Vous avez également demandé que la mouture de la Constitution vous soit donnée avant de vous prononcer. Qu’en est-il?
Non. Nous nous sommes prononcés sur les grands principes. Nous avons dit que nous sommes d’accord pour la Vice-présidence, le Sénat, pour le renforcement des droits du genre féminin, la restructuration de la Cour Suprême telle que proposée, pour la création de la Cour des Comptes et pour un certain nombre de grandes idées ( École obligatoire, interdiction de priver un individu de tous ses revenus, obligation de payer ses impôts).
Maintenant, tout cela nécessite une articulation. Et puis tous les organes qui sont créés, quelles sont leurs attributions ? C’est tout cela que les experts doivent mettre en musique à travers un texte. Donc ce texte, on l’attend. Quand on va le lire, s’il est harmonieux et qu’il va dans le sens de ce que le PDCI-RDA pense, il n’y a aucun problème. Et là, le Président a même prévu qu’il y ait des débats. Dans nos partis politiques, nous avons commencé à débattre. Par exemple, aujourd’hui (Ndlr : mercredi 15/06), au moment où vous m’interrogez, j’ai eu une séance de travail avec le groupe parlementaire du PDCI, la dernière fois j’avais eu une autre séance de travail avec les délégués départementaux et communaux. Donc nous sommes dans une phase d’explication de la vision du Président. On peut être d’accord avec les grands principes et ne pas être d’accord avec le fonctionnement réel des choses. C’est pour cela que nous disons que nous attendons le texte pour nous prononcer définitivement.

Comment allez-vous expliquer votre position à vos militants ?
Je reviens là-dessus encore. Le Président Ouattara parle de Vice-présidence. C’est au cours de notre 12ème Congrès que nous avons pris une résolution pour demander qu’il faille introduire la vice-présidence dans la Constitution en Côte d’Ivoire. Donc le PDCI-RDA est en phase avec la vision du Président de la République. Pour le Sénat, en 1998, le Président Bédié avait déjà proposé le Sénat avec 2/3 élu et 1/3 nommé. Le Président Ouattara propose la même chose. Les gens avaient créé la Cour de cassation, le Conseil d’Etat etc. on les regroupe comme notre ancienne constitution à la Cour Suprême. Mais la Cour des Comptes sort à cause des enjeux actuels.
La parité Homme-femme, le PDCI-RDA n’est pas contre puisque le PDCI-RDA prône la promotion du genre féminin. Donc toutes les grandes idées qui sont exposées par le Président de la République, rencontrent la vision du PDCI-RDA. Ce que nous disons à nos militants, c’est que les propositions de changement de certains articles et introduction de nouvelles idées au cours de cette révision de la constitution ne va pas contre les propositions du PDCI-RDA. Cependant le PDCI-RDA dit : comment on écrit tout ça et quel rôle on donne à chaque organe ? C’est ce que nous allons discuter.

Il y a aussi que des Ivoiriens disent qu’il pourrait y avoir un Exécutif à 3 têtes avec un Président, un Vice-président et un Premier ministre. Qu’en pensez-vous ?
C’est de l’intoxication. Il y a un Exécutif, c’est le Président de la République qui préside les Conseils des ministres, assisté d’un vice-président qui le supplée en cas d’absence et un Premier ministre qui coordonne les activités du gouvernement. Les 3 n’agissent pas au même niveau. Le seul qui agit, il s’appelle le Président de la République. Donc c’est clair.

Pour finir notre entretien, quel message lancez-vous aux Ivoiriens et à vos militants par rapport à l’élaboration de la nouvelle Constitution ?
Quand il y a eu la crise en Côte d’Ivoire, on a dit que la Constitution contenait des germes de conflit. Donc il fallait les extirper. Le moment est venu pour le PDCI-RDA de réfléchir en profondeur, en tenant compte de toutes les crises qu’on a eues pour éliminer vraiment tout ce qui peut encore créer des problèmes. Le PDCI-RDA est d’accord pour une révision en profondeur. C’est une révision constitutionnelle. Le PDCI soutient que notre constitution soit révisée d’autant plus que depuis Linas-Marcoussis elle devrait l’être. Et cela n’a pas été fait pour diverses raisons. Le moment est venu après une élection pacifique, où il n’y a pas eu de problème de se pencher sur notre loi fondamentale.
Que nos militants soient sereins. Le Président de la République consulte et il a même demandé aux différents groupes de faire leurs propositions à verser au Comité des Experts. Au départ, ce Comité avait un délai d’un mois pour rendre sa copie, mais aux dernières nouvelles, le Président est dans les dispositions d’accorder plus de temps au Comité d’Experts pour produire une mouture vraiment consensuelle.
Que les gens ne combattent pas un texte qui n’est même pas encore finalisé et qu’ils n’ont même pas encore vu. Vous n’avez pas encore vu quelque chose et puis vous combattez ça. Il faut donc être serein, et le moment venu, nous allons en discuter.
Entretien réalisé par Guy TRESSIA
Source : africanewsquick.net

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13 Juin
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72ème Session du S.E suivie d’échanges avec les ministres PDCI, plutôt ce jeudi 16 juin

Mesdames et Messieurs les membres du Secrétariat Exécutif, sont conviés à la Soixante- Douzième Session du Secrétariat Exécutif qui aura lieu, le jeudi 16 juin 2016, à 18h00, au Siège du Parti à Cocody.
Au cours de cette Session, le Secrétariat Exécutif échangera avec les membres du Gouvernement, militants du PDCI-RDA.
Fait à Abidjan, le 13 juin 2016
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

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10 Juin
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Législatives 2016 : Guikahué (Chef du SE du PDCI) a déposé sa candidature à Gagnoa pour se soumettre aux critères du Comité électoral, ce qu’en pensent les militants

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La candidature du Secrétaire exécutif du PDCI RDA est passée de la rumeur à la réalité. C’était ce jeudi 9 juin 2016, au siège local de la délégation départementale.
Pr Maurice Kakou Guikahué à déposé sa candidature, par les soins de Thomas Zahui, membre du Bureau politique dudit parti et Conseiller économique et social. Il a été accompagné par Bodi Théodore, Inspecteur du PDCI Rda et député de Diégonéfla, et Déborah Kouadio, assistante du Secrétaire exécutif. La candidature de Guikahué a été reçue par le délégué départemental, André Logbo, en personne, par ailleurs président du Comité électoral départemental. Il a révélé que le dossier du candidat était complet, selon les critères du Comité électoral central.
Thomas Zahui a rappelé aux chefs de communautés présents que «vous avez sollicité le ministre Guikahué pour qu’il soit votre député de la sous préfecture de Gagnoa. Il vient de vous répondre favorablement en déposant sa candidature dans ladite circonscription choisie par vous. Il vous revient donc de faire le travail sur le terrain pour une victoire éclatante ».
Pour Bodi Théodore « cette candidature du Secrétaire exécutif est une affaire de toute la région du Goh. Toutes les structures du PDCI de la région doivent se mobiliser pour une victoire à plus de 70% ».
C’est au cœurs de la célébration de la 3ème édition de « Paquinou sous le Fromager » (2016), que la communauté Baoulé a demandé au parrain, Pr Guikahué, de venir cette année briguer le poste de député sous préfecture. Cet appel a été suivi par les chefs de village des cantons Paccolo, Zabia, Guébié et bien d’d’autres mouvements de soutien, qui se sont déplacés jusque dans le village natal du candidat, Dikouéhipalégnoa, en présence des parents de Guikahué. Ce sont ces mouvements qui ont fait plier le n°2 du parti de Bédié qui a toujours refusé de se porter candidat à un poste électif justifiant qu’il préfère faire la promotion des cadres de son parti dans le département. C’est donc son premier poste électif et politique qu’il va briguer aux prochaines législatives de novembre 2016.
Ainsi, le chef du Secrétariat exécutif du parti se soumet aux critères du Comité électoral du PDCI-RDA depuis la délégation départementale où il milite, Gagnoa.
Source : www.africanewsquick.net
Ce que des cadres et les populations pensent de la Candidature de Guikahué
Il a fini par céder à la pression de ses parents du « Gôh » qui lui demandaient d’être candidat aux prochaines législatives dans la sous-préfecture de Gagnoa. Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat exécutif du Pdci Rda, a donc fait déposé, jeudi 09/06, son dossier de candidat à la candidature audit poste auprès du délégué et président du Comité électoral local du Pdci de Gagnoa, Logbo André. C’était au siège départemental du Pdci de la Cité du fromager, en présence de nombreux secrétaires de section et d’une forte délégation venue d’Abidjan et de Diégonéfla (Oumé).
Sous la conduite de Mme Yoboué Antoinette, présidente de l’Ufpdci et sous des notes de la fanfare, la délégation conduite par M Zahui Thomas, conseiller économique et social, membre du Bureau politique et ami du Pr Guikahué, a fait une procession qui a eu pour point de chute la maison du Pdci. Sous le regard de Bodi Théodore, député de Diégonéfla, Kouassi Valentin, président national de la Jpdci urbaine, Mme Désirée Damois (BP), Georgette Bombo (BP), Déborah Kouadio (BP et Assistante du CSE), Zahui Thomas a remis le dossier du Pr Guikahué que le délégué Logbo André, a jugé complet, avant de délivrer au chef de la délégation un récépissé. Zahui Thomas a dit merci aux populations de Gagnoa et aux militants Pdci qui ont suscité la candidature du N°2 du Pdci Rda, leur fils, leur frère. «Il répond à votre requête. Le dépôt de sa candidature est la forme administrative, mais après, tout le travail de terrain est entre vos mains. Le ministre Guikahué a toujours fait la promotion des autres. Il n’a jamais été candidat à la députation, encore moins à la mairie. Aujourd’hui, il est Secrétaire exécutif, vous avez voulu qu’il soit élu, pour qu’il ait un mandat. Tout est entre vos mains», a-t-il dit. Le délégué Logbo ajoutera pour sa part : «On souhaite que le Pdci gagne partout, mais je dis que le Pdci peut perdre partout sauf à Gagnoa sous-préfecture. On sait que le ministre Guikahué va gagner, on ne l’attend pas au résultat, mais au score. Il doit gagner avec un minimum de 70%… Soyez sur le terrain». Pour le député de Dégonéfla, M Bodi Théodore, toute la région du Gôh se sent solidaire de cette candidature. « Il faut un score très fort, au-delà de moi même, tous les jeunes leaders de la région seront là pour porter cette candidature à la victoire à plus de 70% ».
Réagissant à ce dépôt de candidature, N’guessan N’goran Williams, secrétaire de section Zabia 3, premier conseiller du chef central de la sous préfecture a dit: «Je suis tellement heureux. Car, c’est moi qui suis allé lui demander d’être candidat de la sous préfecture de Gagnoa, afin de nous aider». Bada Mahi, secrétaire de section Bamo Ouest, assurant également l’intérim de Bamo Est précisera: «C’est nous, les secrétaires de section, qui avons souhaité cette candidature du ministre Guikahué, parce qu’à Gagnoa, dès que quelqu’un est élu, il ne fait pas ce qu’il a promis. Il ne tient pas ses promesses or le ministre Guikahué, ça fait longtemps que nous sommes avec lui, c’est un homme concret. Dans ma section, il a promis un centre de santé avec les équipements. Il a donné une date. Avant la date, tout a été déjà fait. Donc, la population m’a chargé de dire au ministre d’être candidat. Nous comptons beaucoup sur lui, parce qu’au moment où il était ministre de la Santé, il nous a beaucoup aidé et dans le Bamo, c’est à cause lui qu’aujourd’hui, il y a moins de décès, parce qu’il nous a doté d’un centre de santé et d’une ambulance». N’dri Koffi Jacques, chef de la communauté Goli, Baoulé de Gagnoa, né à Gagnoa confiera pour sa part que cette candidature « me va droit au cœur. J’ai 80 ans et je le connais parfaitement depuis ses études secondaires jusqu’à maintenant. Je l’ai toujours approché et il est toujours venu vers moi. Sa candidature me va droit au cœur et nous allons le supporter, nous allons tout faire pour qu’il gagne, comme ils l’ont dit à 70% ». Yao Logbo Denis Patrick, président de la Jpdci urbaine de Gagnoa ne dira pas autre chose. «Je suis très heureux que le secrétaire exécutif ait posé sa candidature en sous préfecture. C’était l’endroit idéal pour lui, puisque c’est un fils du canton Paccolo. Il était en désaccord avec ses parents, aujourd’hui, tous ses parents ne jurent que par lui. Ce sont ses parents même qui ont demandé qu’il présente sa candidature, parce qu’ils sont maintenant prêts à le suivre. Compte tenu du travail qu’il a abattu au sein du Pdci, ils ont compris aujourd’hui que leur enfant est sur la bonne voie pour eux et pour la région de Gagnoa. La jeunesse pour sa part a déjà commencé à investir le terrain». Kouassi Valentin, président nationale de la Jpdci urbaine, de conclure: «La candidature du secrétaire exécutif du Pdci Rda est la candidature de la jeunesse du Pdci Rda. C’est le premier collaborateur du président Henri Konan Bédié, donc pour nous sa candidature, c’est comme la candidature du président Henri Konan Bédié et nous sommes déjà mobilisés. Vous voyez notre présence ici. On ira pas dormir sur nos lauriers, nous sommes là pour entretenir la jeunesse et mieux le 18 juin, nous viendrons ici pour un séminaire de formation dont l’un des thèmes, est : comment la jeunesse doit contribuer à la victoire du Pdci Rda, dans la région du Gôh et le premier des candidats dans la région du Gôh, c’est bien sûr le Secrétaire exécutif du Pdci Rda, donc, c’est avec joie que nous contribuerons à la victoire du Secrétaire exécutif ».
Diarrassouba Sory (Le Nouveau Réveil), depuis Gagnoa

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07 Juin
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Choix des candidats aux législatives-Niamien N’Goran Président du Comité électoral: «Il faut éviter les candidatures indépendantes»

Niamien_ngoran
Vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) et président du Comité électoral, Niamien N’Goran fait le point de l’importante réunion du comité qu’il a présidée, hier, lundi 6 juin.
Président, que devons-nous retenir de cette importante réunion que vous venez d’avoir avec les membres du comité électoral ?
La réunion s’est très bien passée. Elle avait trait au mode d’organisation du travail du comité. Nous allons respecter le calendrier afin que nos choix, au niveau des candidats du Pdci-Rda, puissent être validés. Puisque nous devons partir en Rhdp. Il faut alors nous préparer pour savoir ce que nous aurons à dire dans le cadre de cette grande famille politique. Parce qu’il va falloir, dans le cadre du Rhdp, présenter ce que nous avons comme candidats sous la main. Et, il nous faut bien avoir des candidats. Tel a été l’objectif de cette réunion. En plus, nous avons examiné le calendrier et devons pouvoir le respecter.
Pensez-vous que ce calendrier que vous vous êtes fixé sera respecté ?
Le calendrier reste le même. Pour le dépôt des dossiers, il nous reste encore 8 jours pour les envoyer à la commission centrale pour les examiner. Et après, l’ensemble des membres de la commission vont siéger entre juillet et le mois d’août pour pouvoir examiner ces dossiers. Cela fait beaucoup certes, mais comme les dossiers sont suffisamment détaillés, cela devrait faciliter les choses. Je rappelle un point important dans tout ce processus, il faut être à jour de ses cotisations en tant que militants pour être candidats.
Avez-vous un appel particulier à lancer aux potentiels candidats du Pdci-Rda ?
Il faut que nos militants, les cadres qui vont solliciter le parrainage du parti fassent confiance au comité électoral qui va faire le travail dans la grande objectivité possible. Il faut éviter les candidatures indépendantes qui nous fragilisent. Les candidats peuvent déposer leurs dossiers au niveau de leur délégation de base. Après aujourd’hui, nous aurons plusieurs réunions de travail et cela sera communiqué par voie de presse.
Recueillis par Jules César, in Le Mandat du mardi 7 juin 2016

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07 Juin
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DISCOURS DE REMERCIEMENTS

Excellence Monsieur Daniel kablan Duncan, Premier Ministre, Ministre de l’économie des finances et du Budget et Madame;
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions ;
Messieurs les ministres d’Etat ;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Sa majesté la reine des Baoulés
Honorables chefs traditionnels ;
Vénérés guides religieux ;
Populations sœurs venues de toutes les régions de Côte d’Ivoire ;
Populations de Daoukro ;
Mesdames et Messieurs ;
Avant tout propos permettez que je traduise nos remerciement aux Clergés avec a leur tête l’Archevêque métropolitain de Bouaké, Monseigneur simeon Ahouana et exprimer nos remerciement également à son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et Madame absents du pays pour une mission.
Mesdames et Messieurs ;

Les Grandes familles Bédié, Koizan et Alliés, très touchées par les marques de sympathie et de compassion que vous leur avez témoignées, en cette douloureuse circonstance de la disparition de leur sœur, mère, belle-mère, belle-sœur, cousine, tante, grand-mère et arrière-grand-mère, Bédié Kra Madeleine, par ma voix, vous expriment leur profonde gratitude.

Rien ne peut effacer, ni contenir la douleur qui nous étreint. Mais, en vous associant à notre deuil, par votre présence si nombreuse et si réconfortante, vous nous avez offert un motif d’espérance au-delà de l’existence des mortels dont est faite notre humanité. Nous vous prions de trouver, encore une fois, dans ces quelques mots, l’expression de nos sentiments de reconnaissance.
M’MOH, tu nous quittes, mais il nous reste des milliers de souvenirs de toi qui nous esquissent l’espèce humaine pour alimenter, de ta sagesse, chacun de nos jours de vie. Nous retiendrons de toi que l’importance sans mérite confère des égards sans estime.
M’MOH, nous n’oublierons pas tes enseignements.
Rien ne déliera nos liens.
L’amour que tu nous as inspiré demeure, dans nos cœurs, plus fort que le chagrin, parce que l’amour est plus fort que la mort. C’est pourquoi, le malheur de t’avoir perdue ne nous fera jamais oublier le bonheur de t’avoir reçue en partage.
Merci d’avoir été présente dans la vie de chacun de nous.
Comme une étoile qui illumine nos crépuscules, vas rejoindre tous nos chers disparus et dis-leur que nous les aimons et qu’ils nous manquent.
Repose en paix. La vie ne dure qu’un instant mais notre amour, pour toi, est éternel.

Nous ne t’oublierons pas. Nous t’aimons à jamais…

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07 Juin
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REUNION DES DÉLÉGUÉS, COORDONNATEURS DES GRANDS CONSEILS RÉGIONAUX, DES ELUS, DU CES, DE L’UFPDCI, DE LA JPDCI, CE MERCREDI 8 JUIN 2016 À 16H00

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, convie Mesdames et Messieurs les Délégués Départementaux, Communaux, les Coordonnateurs des Grands Conseils Régionaux, les Elus du PDCI-RDA (Députés, Maires, Présidents et Vice-Présidents de Conseil Régional, Gouverneur et Vice-Gouverneurs de District), les membres du Conseil Economique et Social militants du PDCI-RDA, les Présidentes Nationales des UFPDCI et les Présidents Nationaux des JPDCI, à une séance de travail, qui aura lieu, le mercredi 8 juin 2016, à 16h00, au Siège du PDCI-RDA, à Cocody.
Fait à Abidjan, le 6 juin 2016
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

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06 Juin
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Cérémonie d’hommage : Qui était BEDIE Kra Madeleine? (Par Niamien N’goran)

18
Aux premières heures du lundi 20 novembre 2015, la rumeur, comme une trainée de poudre, se répandit, grandit et s’enfla pour prendre l’ampleur d’une clameur qui jeta Pépressou et notre région dans la stupeur : la mort cruelle venait encore de frapper, aveuglément, dans nos rangs, arrachant brutalement à notre affection, Maman BEDIE Kra Madeleine, une des figures les plus attachantes de la famille BEDIE.
Il n’y a pas, si longtemps, en effet, nous pleurions BEDIE Anyra et BEDIE Joachine dont le faucheur aux yeux bandés a dérobé la vie dans la fleur de l’âge, deux vies aux mille fleurs.
Hier, c’était une jeunesse exubérante, aujourd’hui, c’est une somme de sagesse qui se perd, privant la maison BEDIE de son directeur de conscience.
Face à cette série de malheurs, le philosophe nous conseille, certes, de nous exercer à supporter la mort, tant l’attachement aux choses qui passent est cause de souffrance. Mais nos cœurs rebelles, à ces conseils, se rebiffent et objectent. Car, comment peut-on supporter la mort, quand elle n’a de cesse de s’attaquer à tout ce à quoi nous nous attachons ?
L’accumulation de malheurs pousse à la révolte les âmes désespérées, car, face à la tragédie de la mort, elles s’abiment dans la résignation.
Paul Valery disait que «la mort est », pour nous les mortels, de l’ordre de « l’inconcevable » parce qu’elle advient dans notre vie comme une surprise.
Mais, pour ceux qui restent éveillés, point de surprise, point de résignation ! M’Moh Kra n’est pas morte. M’Moh Kra s’est transfigurée. C’est pourquoi, loin de nous résigner face à l’implacable fatalité de la mort, notre vocation à la transfiguration est, pour nous, un motif d’espérance qui nous transporte vers les accents de JOB qui va répétant : « L’Eternel a donné, l’Eternel a repris. Que le nom de l’Eternel soit béni » !
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions;
Mesdames et Messieurs les Ministres;
Honorables Rois et Chefs traditionnels ;
Vénérables Chefs et guides religieux;
Mesdames et Messieurs les Elus et Cadres de la région de l’Iffou ;
Chers amis et connaissances venus de toutes les contrées de la Côte d’Ivoire et d’ailleurs ;
Populations de l’IFFOU et de Daoukro;
Mesdames et Messieurs ;

Nous voici rassemblés, ce matin, autour de celle que nous appelons affectueusement M’Moh, parce qu’elle est un puits d’amour, de dévouement, de sagesse et d’abnégation, pour lui rendre un ultime hommage. Et c’est à moi que revient cette responsabilité dont je mesure le poids et la délicatesse.
Je n’ai ni l’éloquence de CICERON ni la verve lyrique et flamboyante de BOSSUET pour les éloges funèbres. Néanmoins, je ne puis me soustraire à ce devoir de mémoire qu’impose pareille circonstance. Aussi, voudrais-je, avec votre indulgence, m’acquitter de cette charge, avec humilité, conviction et amour.
La vie de l’homme est comme une fleur dans un jardin. Elle ne fleurit que pour un temps ! Et le jour est venu de rendre témoignage de la vie de cette grande Dame, que fut, pour nous, Madame BEDIE Kra Madeleine.
Qui était BEDIE Kra Madeleine ?
BEDIE Kra Madeleine a mené une existence paisible et discrète, une vie de devoir, d’amour et de partage, une vie faite de responsabilité et de droiture.
Après le rappel à Dieu de ses frères, BEDIE Kouassi Paul et BEDIE Kouadio Bah, Madame BEDIE Kra Madeleine a eu le devoir d’assumer, d’office, les lourdes responsabilités dévolues à l’aînée de la famille. Et, elle l’assuma merveilleusement bien, avec enthousiasme, amour et affection, mais également avec rectitude et fermeté.
Ferme mais juste, M’MOH KRA savait toujours trancher dans la vérité.
Avec sa disparition, nous mesurons le poids du vide dans lequel elle laisse ses frères et sœurs !
Président BEDIE, Yako !
Chef BEDIE Marcellin, Yako !
Madame BEDIE Adjoua, Madame BEDIE Ahouba, je vous dis Yako !
Femme de devoir, au sens élevé de la famille, Madame BEDIE Kra Madeleine était aussi, une femme de partage, à la sollicitude éprouvée.
Sous son air apparemment distant, se dissimulaient une grandeur d’âme et un esprit d’ouverture hors du commun.
Généreuse, la place de choix qu’elle occupait auprès du Président BEDIE, l’amenait à ouvrir toujours sa porte et ses bras à ses semblables. Elle répondait, toujours avec disponibilité et courtoisie, aux nombreuses sollicitations que lui valait cette position, qui était la sienne, auprès du Président BEDIE.
Femme de parole, de devoir et de commerce agréable, d’une grande sensibilité à la condition de chacun, « M’Moh KRA ou la vieille », comme nous aimions tous l’appeler affectueusement, a su mener une vie paisible et discrète, une vie d’amour et de partage. Plusieurs générations d’hommes et de femmes, dont nombre sont aujourd’hui à divers niveaux de responsabilité, peuvent en porter témoignage.
Son exigence et sa rigueur étaient à la mesure du modèle d’homme qu’elle voulait que ses enfants, ses petits-enfants et tous ses proches soient aux yeux de tous. M’Moh KRA a ardemment souhaité transmettre à sa postérité, pour la perpétuer, la tradition d’accueil et de soutien à toute personne qui en exprime le besoin.
L’immense foule venue exprimer sa sympathie à la famille ainsi que la présence nombreuse et distinguée des personnalités venues lui rendre hommage, ce jour, en sont le témoignage éloquent.
C’est cette dame, virtuose dans l’art d’être, pour nous, pour sa famille, pour le village de Pépressou et la tribu NAMBE, c’est cette dame, tour à tour, sœur aînée, conseillère, mère aimante et attentionnée, tante attachante, grand’mère affectueuse, femme généreuse, qui, dans sa 87ème année, s’en est allée prendre sa place, pour l’éternité, dans la maison de lumière, ce lundi matin du 20 novembre 2015.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Par votre présence nombreuse et votre sollicitude multiforme, vous avez apporté réconfort et consolation à la grande famille BEDIE que vous honorez ainsi par cette grande manifestation de compassion et de prévenance.
Nous ne trouverons pas de mots assez justes et assez forts pour vous traduire toute la gratitude et toute la reconnaissance de la famille. Mais avec Shakespeare, nous pouvons vous dire, avec à-propos, que : « L’esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l’amitié le console.»
C’est pourquoi, très humblement, aux noms de nos parents, au nom du Président Henri Konan BEDIE, au nom du chef BEDIE Koffi Marcellin, de leurs frères et sœurs, aux noms de nos aînés et de toute la famille BEDIE, je voudrais vous prier d’accepter, en cette douloureuse circonstance, nos remerciements sincères.
Merci du fond du cœur, pour ces différentes marques de sympathie. Votre impressionnante mobilisation, depuis l’annonce de la tragique nouvelle, jusqu’à ce jour, témoigne éloquemment, de votre affection tant pour la grande famille BEDIE que pour celle qui vient de s’endormir dans la paix du Seigneur.

Honorables personnalités ;
Votre présence, ce jour, aux côtés du président Henri Konan BEDIE et de son épouse, de toute sa famille et des familles alliées, malgré vos agenda que nous savons très chargés, est la parfaite illustration de l’excellence de l’estime que vous leur portez.
La grande famille BEDIE, l’ensemble de la population de notre village de Pépressou, les populations du département de Daoukro, de la région de l’Iffou vous en sont grandement reconnaissantes.
Grand Merci à tous !
« M’Moh KRA», au moment où tu pars pour le voyage éternel, rejoindre tes frères KOUASSI, TIKA, KOUADIO Bah, EKPINI et ton fils Anyra, sache que tu nous manqueras à tous!
Tes frères, le chef BEDIE Marcellin et le Président BEDIE, tes sœurs AHOU Bah et ADJOUA, tes amis et connaissances qui ont toujours su bénéficier de tes conseils, restent aujourd’hui sans voix, tant leur peine est grande.
Avec eux, tu as toujours su tisser une belle complicité qui a fait de toi la grande confidente de tous et particulièrement du Président Henri Konan BEDIE.
Tes enfants Lambert, Etienne, Mesdames BOMO Rosalie, AKOTO Agnès et MIEZAN Germaine, tes petits-enfants, neveux et nièces sont aujourd’hui inconsolables. Tu leur manqueras, tant le vide que tu laisses sera difficile à combler. Toutefois, nous restons persuadés que, de là où tu te trouves, tu guideras toujours leurs pas.
Ton départ inattendu nous affecte au plus haut point.
Cependant, reste rassurée M’Moh, ta famille saura demeurer digne.
Chers parents, chers frères et sœurs, chers amis et connaissances, mesdames et messieurs, « la mort n’est pas l’obscurité. Ce n’est rien d’autre qu’une lampe qui s’éteint car le jour se lève ».
Ne pleurons pas ; ne pleurons donc plus d’avoir perdu un être cher, mais réjouissons-nous de l’avoir connu… !
Quelqu’un qui a su tant aimer, ne saurait mourir tout entier !
Une personne aussi remarquable ne nous quitte jamais tout à fait !
La femme de cœur qu’elle a été n’a laissé personne indifférent.
Elle vit au plus profond de notre cœur et, pour la revoir, il ne nous suffit donc que de fermer les yeux.
Sachons seulement garder mémoire que M’Moh a vécu en faisant le bien !
Bon voyage « M’Moh Kra! »
Pars en paix !
Puisse le tout puissant t’accueillir dans son Royaume éternel !
Oraison funèbre prononcé par Niamien N’goran

Les images fortes
2 le pdt BEDIE soutenu par la reine des BAOULE

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25vue du clergé

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40le prête celebrant

41 le pdt BEDIE récevant la communion

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06 Juin
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Obsèques de la sœur ainée de Bédié: La nation accompagne Bédié Kra Madeleine à sa dernière demeure

23
Samedi 04/05, aux environs de 13h, sous un soleil de plomb, Dame Bédié Kra Madeleine a été conduite à sa dernière demeure à Pepressou, dans la stricte intimité familiale. Bien avant cette étape, c’est toute la Nation ivoirienne qui est venue rendre un dernier hommage à la sœur ainée du président Bédié. Que ce soit le président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, et les autres présidents des Institutions tout comme plusieurs personnalités de l’Etat, chacun est venu apporter son soutien au président du Pdci Rda. Pour cela, le ministre Maurice Bandaman au nom du gouvernement a fait un don ce samedi matin, à l’entame de la dernière étape des funérailles, au président Bédié et sa famille. C’est l’Inspecteur Général d’Etat, Niamien N’Goran Emmanuel, en tant que président du comité d’organisation, qui a prononcé l’oraison funèbre. Il a souligné que tous sont rassemblés autour de Dame Bédié Kra à Pepressou, qui est amour, dévouement et sagesse pour un ultime hommage. Et d’éclairer tout un chacun que le moment est venu de rendre témoignage sur la vie de la défunte. Qui a mené une existence paisible et discrète. Et après le décès de ses ainés a assuré le rôle d’ainé de famille. En tant que femme de devoir, elle ouvrait toujours ses portes et ses bras. Surtout, elle avait une place de choix auprès du président Bédié, dont elle était la confidente et dont elle a suivi, partagé sa riche carrière. Il a remercié tous ceux qui se sont mobilisé à l’annonce de son décès.
Puis, le Secrétaire exécutif du Pdci Rda, Maurice Kakou Guikahué, accompagné de tous les vice-présidents du parti, l’a décoré au rang de grand officié dans l’Ordre du Bélier à titre posthume. Avant d’indiquer qu’elle est une militante de première heure du parti car à 16 ans, elle a rencontré le syndicat agricole africain et a pesé dans la vie politique de son frère Bédié. C’est l’archevêque métropolitain, Paul Siméon Ahouana, qui a dirigé la messe de requiem. Il a précisé que Bédié Madeleine quitte le monde, mais la grâce de la longue vie dont elle a bénéficié est l’annonce de la vie éternelle. Il a demandé à tous d’être des avocats pour plaider sa cause à travers des intercessions, afin que le Seigneur la garde près de lui.
Jean Marc Bédié, petit-fils de la défunte, a remercié au non de la grande famille Bédié, tous ceux qui ont contribué et participé à ce deuil.
Dimanche 05/05, à l’église Saint Pierre et Saint Paul, une messe d’action de grâce a eu lieu en présence du président Bédié. Le curé Touré Jean a dit merci au Seigneur d’avoir accueilli Dame Bédié Kra Madeleine. Tout en lui demandant de prendre pitié d’elle et de la mettre dans son royaume.
Cabinet du Président Bédié

Les images fortes de l’hommage
1 les soeurs de mamie BEDIE KRA

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9le ministre TOUKARA

11 vue de la chefferie

18Le Sécretaire Executif

19 Le Sécretaire Executif

22 Le Sécretaire Executif

26 vue de la délégation du RDR

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