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10 Déc
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CONDITION D’ACCÈS À LA RÉUNION DU BUREAU POLITIQUE DU 19 DECEMBRE 2019

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, rappelle à la connaissance de Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique et du Comité des Sages, que la nouvelle carte de membre du Bureau Politique ou du Comité des Sages, sera exigée pour l’accès à la salle de réunion du Bureau Politique du 19 décembre 2019.

Fait à Abidjan, le 08 décembre 2019

Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

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10 Déc
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Revue de presse du 06 novembre 2019

Aucune convergence dans les manchettes des journaux de ce jour. Toutefois, les quotidiens proches du RHDP ont mis en avant les activités du RHDP qui débutent ce vendredi à Yamoussoukro.

Politique nationale

  1. Le Nouveau Réveil

 Tentative de conservation du pouvoir après le décès d’Houphouët

 Voici comment Bédié a ‘’ corrigé ‘’ Ouattara le 6 décembre 93

  • Le film des événements

Le quotidien proche du PDCI ouvre sa manchette avec le fil des événements après l’annonce du décès du président Félix Houphouët-Boigny. C’est un extrait du livre « Henri Konan Bédié, la longue marche (1969-1993) » de « Les éditions Bécelli » de Georges Amani qui lève un coin de voile de la forte tension qui a prévalu dans le pays après l’annonce du décès du président Félix Houphouët-Boigny. En clair, l’on retient comment le président Ouattara a voulu marcher sur la Constitution pour écarter le dauphin constitutionnel du président Houphouët.

Dibahi Dodo Amedé, député PDCI Issia sous-préfecture

« Le premier militant actif au PDCI-Rda, c’est le président Bédié »

Dans un entretien à lui accordé par « Le Nouveau Réveil », le député de Issia ne cache pas son optimisme quant au retour du PDCI-Rda au pouvoir en 2020. Aussi, il reste convaincu que le premier militant actif du PDCI est le président Henri Konan Bédié.

  1. L’Inter 

Après la sortie de Ouattara dans le Hambol 

Bendjo et des leaders se déchaînent depuis Paris 

  • « La menace prend une autre forme »
  • « Non à une élection à un seul tour »

Ce quotidien indépendant fait écho de la déclaration de l’Union de la diaspora pour la Côte d’Ivoire dont fait partie Noël Akossi Bendjo. Elle fait suite à la sortie du président en visite dans la région du Hambol. Cette plateforme tire la sonnette d’alarme et invite la classe politique et l’ensemble des Ivoiriens épris de paix à se mobiliser pour faire barrage à toute forfaiture du régime RHDP.

  1. L’Expression 

Au cours d’une rencontre à Guiglo 

Les chefs traditionnels accusent Bédié

Ce quotidien ouvre ses colonnes aux chefs traditionnels de Guiglo qui saisissent l’occasion de porter des accusations contre le président Bédié. Avec à leur tête, Théodore Gnonsian, chef de canton de Goun Blao, ces chefs se sont retrouvés jeudi à Guiglo pour lancer des piques au président Bédié. « Ouattara est l’homme qu’il faut à la Côte d’Ivoire. C’est lui le vrai héritier d’Houphouêt-Boigny. Tous ceux qui prétendent l’être ces derniers temps ont fait quoi dans ce pays. Bref, nous voulons attirer l’attention de la communauté internationale sur les propos xénophobes et discriminatoires du clan Bédié sur la scène politique. Cet homme veut nous faire revivre d’autres périodes de crise », a indiqué Théodore Gnonsian.

 

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10 Déc
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LE PRESIDENT BEDIE CONVOQUE LA 12e RÉUNION DU BUREAU POLITIQUE

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique du PDCI-RDA, sont conviés à la douzième réunion du Bureau Politique qui aura lieu, le jeudi 19 décembre 2019, à 16H00, au Siège du PDCI-RDA, à Cocody.
Cette rencontre est élargie aux membres du Comité des Sages.

Fait à Abidjan, le 07 Décembre 2019
Henri KONAN BEDIE
Président du PDCI-RDA

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10 Déc
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Revue de presse mardi 10 décembre 2019

Aucune convergence dans les titres des journaux à la Une. Toutefois, l’on a désormais une idée de la date de la révision de la liste électorale.

Politique nationale

1. Nouveau Réveil :
Les Ivoiriens veulent tout simplement savoir

Qu’est-ce qui est arrivé à notre Président, samedi, à Yamoussoukro ?

Le quotidien proche du PDCI-Rda ouvre sa manchette avec une interrogation sur le film de meeting du RHDP, samedi dernier, à Yamoussoukro. Selon ce quotidien, il y a lieu que « les services compétents donnent de la voix pour rassurer les Ivoiriens qui ont vu les vidéos du président Ouattara trébuchant et manquant de tomber par deux fois ». Une situation qui, selon ledit quotidien, va mettre fin à tous les commentaires.

Mgr Ignace Bessi reçu par le président Bédié, hier

Le Nouveau Réveil fait noter que le président de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire, Monseigneur Ignace Bessi Dogbo a été reçu en audience par le président Henri Konan Bédié, hier. Il s’est agi pour l’hôte du président Bédié d’échanger sur la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire.

Par ailleurs, Le Nouveau Réveil a fait écho de la conférence de presse animée par les avocats de l’Etat dans l’affaire sur la CEI. Selon ces avocats, « la Cour ne s’est pas encore prononcée sur le fond de l’affaire ». Tous sont unanimes rien n’est encore décidé. Du côté du quotidien « L’Expression », le PDCI a été désavoué. Et de titrer : ‘’ Boribana pour Bédié et ses alliés ».

2. Soir info

D’importantes révélations sur la rencontre Soro-Blé Goudé

• Ce que Soro a fait pour Blé Goudé en exil

Ce quotidien indépendant fait des révélations sur la rencontre Soro-Blé Goudé le 24 novembre 2019, à la Haye. Selon Soir info, qui reprend un article de Jeune Afrique, Blé Goudé et Soro ont décidé de mettre de côté leur égo et aller de l’avant et ne plus ressasser le passé. Aussi, ledit quotidien fait remarquer que lors des obsèques de l’oncle de Blé Goudé en 2014, Soro Guillaume y avait pris part.

3. L’Inter

Politique nationale

Assoa Adou à Abidjan aujourd’hui avec les consignes de Gbagbo

Selon « L’Inter », après un séjour de 10 jours à Bruxelles marqués de plusieurs rencontres avec le président Laurent Gbagbo, le secrétaire général Assoa Adou foulera le sol d’Abidjan ce mardi. Le quotidien croit savoir qu’Assoa Adou arrive avec les dernières consignes de Laurent Gbagbo avec qui, il a eu plusieurs séances de travail.

Installation des Commissions électorales locales / Coulibaly-Kuibert aux commissaires locaux :

« Ne donnez pas l’occasion aux gens d’avoir raison »

• La révision de la liste électorale à partir de mars 2020

Selon ce quotidien indépendant, le top départ de l’installation des Commissions électorales locales, au nombre de 549, a été lancé, hier par le Superviseur de la commission électorale départementale Abidjan 3, Coulibaly-Kuibert. Il a saisi l’occasion pour inviter ses collaborateurs à faire en sorte que leur mission soit expurgée de toutes les irrégularités. Aussi a-t-il fait que la révision de la liste électorale débute à partir de mars.

Les quotidiens (L’Expression, Le Patriote, Le Matin) ont ouvert leur manchette avec cette activité de la CEI. Une occasion toute trouvée pour narguer le PDCI. Et « Le Patriote » de barrer à sa Une : Tentative de blocage de la mise en place de la CEI : le rêve brisé de l’opposition

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09 Déc
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Revue de presse du lundi 09 décembre 2019

La commémoration du 26ème anniversaire du décès de Félix Houphouët-Boigny à Abidjan et à Yamoussoukro, le samedi, reste l’élément clé de l’actualité politique nationale.

 Politique nationale 

  • Le Nouveau Réveil 

En meeting samedi à Yamoussoukro 

Le RHDP échoue là où le PDCI a fait le plein

  • Le trébuchement du président du RHDP fait le tour de la toile
  • Ahoussou Jeannot à Ouattara :

« Houphouët vous regarde »

Le quotidien fidèle au PDCI-Rda fait sa Une avec le meeting du RHDP animé samedi, à Yamoussoukro. Selon ce quotidien, il n’y a pas match entre la mobilisation qu’il y eue lors du meeting du PDCI le 18 octobre à la place Jean Paul II et celle du RHDP, le samedi 7 décembre 2019, au même endroit. Le Nouveau Réveil, après une comparaison des images. écrit que « La place Jean Paul II met à nu la minorité du RHDP ». Le parti unifié, soutient « Le Nouveau Réveil » a été incapable de faire le plein des deux espaces de la mythique place Jean Paul II malgré les moyens colossaux de l’Etat déployés à cet effet.

Toutefois, ledit quotidien a fait remarquer que lors de cette cérémonie, aucune libation n’a été faite. Le trébuchement du président du RHDP, poursuit « Le Nouveau Réveil » a fait le tour de la toile.

Alassane Ouattara face à ses militants à Yamoussoukro : 

« En 2020, aucun candidat ne sera exclu y compris moi »

Selon « Le Nouveau Réveil », le président du RHDP, Alassane Ouattara, s’est encore prononcé sur sa volonté de briguer Un 3ème mandat à la présidentielle 2020. « Si vous me demandez de faire un 3ème mandat, on en reparlera. Je voudrais donc insister pour dire que tout sera bien comme en 2015 parce que les élections seront libres et démocratiques. Je veux rassurer les candidats, les uns et les autres, qu’il n’y aura pas d’exclusion de candidats et vous pouvez me faire confiance. Donc Ado aussi ne peut pas être exclu. Il n’aura pas d’exclusion de qui que ce soit y compris Ado. Si Ado a décidé d’aller de l’avant, il n’y aura pas d’exclusion et personne ne sera exclu », a indiqué le président du RHDP.

Messe commémorative du décès d’Houphouët-Boigny 

La famille biologique avec Bédié et le PDCI-Rda à la Cathédrale St Paul d’Abidjan.

  • Le président Bédié : « C’est un jour de recueillement et non pas un jour de manifestations sur les places publiques »

Le Nouveau Réveil a fait un large écho de cette cérémonie à la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan. Et ledit quotidien de faire remarquer que la famille Houphouët a choisi d’être aux côtés du président Bédié et du PDCI. Il s’agissait du chef de canton Akouè de Yamoussoukro, Nanan Dahouet Augustin et sa génitrice. C’est le Père Hyppolite Agnigori de la paroisse de Cocody qui a officié la messe. Selon « Le Nouveau Réveil », il a relevé ceci : « Houphouët-Boigny, une icône que ni le temps ni l’espace ne peut effacer ».

Pour le président Bédié qui s’est confié à la presse, « ce samedi 7 décembre est un jour de recueillement et non de manifestations sur les places publiques ».

Les quotidiens « Le Temps, L’Inter, Soir info et Générations nouvelles) ont rendu compte de l’activité du PDCI et de son président à la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan. 

  • Soir info

 Commémoration du 26ème anniversaire du décès de Félix Houphouët-Boigny 

Un militant du RHDP tué, plusieurs blessés 

Selon ce quotidien indépendant, un car convoyant des militants RHDP à Yamoussoukro s’est renversé et a fait un mort et plusieurs blessés.

Par ailleurs, Soir info écrit qu’un violent affrontement, a eu lieu, hier, entre les populations à Daoukro, notamment entre allogènes et autochtones. Ledit quotidien note que cet affrontement a fait un mort et plusieurs blessés graves transférés d’urgence à Bouaké.

  • L’Inter

 Décès du président du Conseil économique 

Ce que Charles Diby Koffi a confié sur sa maladie 

« J’ai vécu des moments difficiles… »

Ce quotidien indépendant ouvre sa manchette avec la triste nouvelle du décès de Charles Diby Koffi, le samedi 7 décembre 2019. L’Inter est revenu sur les propos tenus par Charles Diby Koffi face à ses parents le 25 mai 2019, à M’Pouto. « Dites à Bouaflé que je suis un peu fatigué parce que comme l’a dit Victor Taukla, gérer les finances publiques d’un pays coupé en deux pendant dix ans ; ça n’a pas été facile. Je ne me suis jamais reposé. Et j’ai vécu des moments de stress. Mais je suis en train de remonter la pente. Rassurez-vous, je n’ai pas de maladie cachée, tous mes examens ont été bien. On m’a demandé simplement de me reposer et de manger, c’est tout », avait confié Charles DIBY Koffi.

  • Le Temps 

Chute de Ouattara au meeting d’hommage à Félix Houphouët-Boigny, samedi 

Les notables Baoulé font des révélations 

  • La famille d’Houphouët abandonne Ouattara 

Selon ce quotidien proche du FPI pro Gbagbo, le trébuchement du président du RHDP n’est pas un fait anodin. Car écrit « Le Temps », dans la pure tradition Baoulé, ce n’est pas bon signe surtout quand on sait que la chute d’un chef en public peut cacher des choses.

Les quotidiens proches du RHDP y compris Frat Mat ouvrent leur manchette avec le meeting de Ouattara à Yamoussoukro. Tous ont écrit que la mobilisation a été exceptionnelle. De quoi ouvrir la voie pour la victoire à la présidentielle en 2020.

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29 Nov
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Le Communiqué final de la signature du Manifeste et du lancement des activités de la CDRP

Le Communiqué final de la signature du Manifeste et du lancement des activités de la CDRP

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP)

CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DES ACTIVITÉS

COMMUNIQUÉ FINAL

La Conférence des Présidents des partis politiques membres de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix(CDRP), s’est réunie ce jeudi 28 novembre 2019, de 17h00 à 18h15, au Siège du PDCI-RDA et sous la présidence effective de SE Henri KONAN BÉDIÉ, Président de ladite Conférence.
Au cours de cette rencontre, il s’est essentiellement agi du lancement officiel des activités de la CDRP.
Dans son adresse d’ouverture de la rencontre, SE Henri KONAN BÉDIÉ, Président du PDCI-RDA, Président de la Conférence des Présidents de la Coalition, a relevé le péril qui guette notre démocratie, comme il l’avait d’ailleurs souligné au cours du 6ème Congrès extraordinaire du PDCI-RDA, en appelant les fils et les filles de notre Pays à s’unir au sein d’une Plateforme non idéologique des Partis politiques, des Organisations de la Société civile et des forces vives de la Nation.
Le Président de la Conférence a ensuite remercié les leaders des dix-sept Partis politiques qui ont répondu à son appel en se regroupant au sein de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix.

Il a salué les personnalités invitées qui ont honoré cette cérémonie de leur présence.

Le Président Henri KONAN BÉDIÉ s’est par la suite appesanti sur le Manifeste de la CDRP, adopté le 20 novembre 2019.
Il a d’abord relevé que ce Manifeste est un document d’analyse de l’environnement socio-politique de notre Pays et de propositions d’engagement auprès du peuple de Côte d’Ivoire, en vue de sauvegarder les acquis démocratiques, restaurer les libertés publiques et l’état de droit.
Ensuite, il a fait l’état des lieux de la gouvernance du pouvoir RHDP Unifié et noté son incapacité à gérer efficacement les secteurs de production nationale, se traduisant par un accroissement de la pauvreté dans les zones rurales et urbaines.
Enfin, le Président Henri KONAN BÉDIÉ a appelé les membres de la Coalition à initier des actions concrètes, en vue de corriger l’ensemble de ces tares, afin de préserver notre pays du chaos.

Ensuite, le Secrétaire Permanent a donné lecture du Manifeste du CDRP.
Ce Manifeste met l’accent sur:
– les dérives du pouvoir Rhdp Unifié qui viole la Constitution et les lois de la République de manière constante et l’absence de dialogue politique avec l’opposition significative sur les grandes questions engageant l’avenir de la Nation. Les discussions sur la réforme de la Commission Électorale Indépendante(CEI)en sont un exemple flagrant.
-les mauvais résultats de la gestion du pouvoir RHDP Unifié, surtout dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité,
-la politique du « Tabouret » du pouvoir RHDP Unifié qui est un système d’injustice sociale, notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’administration.
A travers ce manifeste, le CDRP a lancé un appel au peuple de Côte d’Ivoire afin de préserver notre Grande Nation, notre Grande Nation, Notre belle Patrie, la Côte d’Ivoire.
Enfin les Présidents des Partis Politiques membres de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix ont procédé à la signature du Manifeste qui lance officiellement les activités de la CDRP.
Fait à Abidjan le 28 novembre 2019.
Pour la Conférence des Présidents de la CDRP.
Roselin BLY
Vice-Président du COJEP

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29 Nov
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COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP): LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL ET POLITIQUE

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP): LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL ET POLITIQUE

Appel au Peuple de Côte d’Ivoire pour la Restauration nationale, la Réconciliation et la Paix

Les partis politiques de l’opposition ivoirienne, les organisations de la société civile et les personnalités politiques regroupés au sein de la plateforme non idéologique dénommée Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix, en abrégé CDRP, ont produit le présent Manifeste.
Ce document traduit les analyses partagées et les engagements pris par les membres de cette coalition en vue de restaurer et de consolider l’Etat de droit, la démocratie, la bonne gouvernance, la réconciliation et la paix sociale.
En effet, notre pays la Côte d’Ivoire a atteint, à travers la gouvernance du pouvoir actuel, un niveau de régression sans précédent.
La pauvreté s’est accrue. La sécurité des biens et des personnes est régulièrement menacée. Le pouvoir exécutif et le RHDP unifié s’immiscent sans cesse dans le fonctionnement de l‘appareil judiciaire. La gestion du pouvoir RHDP unifié se caractérise par des dérives dans tous les domaines de la vie de la nation.
C’est pourquoi, il est impérieux d’en prendre courageusement conscience pour restaurer l’Etat de droit, la démocratie, la réconciliation et la paix.

I ANALYSE DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE NATIONALE

I.1 DES DERIVES AU PLAN DEMOCRATIQUE
En Côte d’Ivoire, le pouvoir RHDP unifié a brisé progressivement tous les ressorts de la cohésion nationale de la paix sociale et ébranlé l’unité Nationale.
En effet, l’on assiste à une violation constante de la Constitution et des lois de la République.
De nombreux acteurs politiques, civils et militaires sont arbitrairement arrêté et maintenus en détention sans jugement.
Toutes les institutions de la République sont devenues des instruments au service du pouvoir autocratique RHDP unifié.
Ce régime de terreur multiplie les atteintes graves à la démocratie, aux libertés fondamentales, à l’Etat de droit et aux droits humains.
Toutes ces atteintes qui entravent la liberté d’expression individuelle et collective dans l’espace public sont de nature à empêcher une élection présidentielle crédible et transparente en 2020.
Pour illustrer cette affirmation, l’on peut rappeler que les ivoiriens assistent avec indignation à :
– l’incapacité du Gouvernement et des services publics à produire, à bonne date, des cartes nationales d’identité, pièces essentielles pour l’inscription sur la liste électorale des citoyens en âge de voter;
– la mise sous tutelle, de façon arbitraire, de certaines communes remportées par des partis politiques de l’opposition, lors des élections municipales et régionales d’octobre 2018 ;
– des arrestations répétées de citoyens exprimant des opinions sur des faits de la société ivoirienne et d’élus en dépit de leur immunité parlementaire ;
– des procédures judiciaires abusives engagées contre des élus et des anciens membres de gouvernement, au mépris de leurs immunités parlementaires ou de leurs privilèges constitutionnels.
Dans sa farouche volonté de s’assurer un règne sans partage, le régime au pouvoir, lors des élections municipales et régionales d’octobre 2018, n’a pas hésité à recourir à des fraudes massives et systématiques, à des intimidations et à des violences, ayant souvent conduit à des pertes en vies humaines.
Les dernières élections ont surtout été marquées par des inversions éhontées de résultats.
Par ailleurs, après avoir écarté l’Opposition majoritaire des discussions sur la réforme de l’organe en charge des élections, le régime au pouvoir, avec une arrogance intolérable, a installé une nouvelle Commission Electorale totalement à sa dévotion, en flagrante violation des exigences de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui avait, dans son arrêt du 18 novembre 2016, enjoint l’Etat de Côte d’Ivoire d’opérer une réforme profonde de cette Institution afin qu’elle retrouve un caractère impartial, autonome et indépendant.

I.2. DES DERIVES AU NIVEAU DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
A l’indignation générale, le chef de l’Etat lui-même, au mépris de son devoir absolu d’équité, a instauré une politique sectaire, faite d’injustices sociales manifestes, perpétrées notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’Administration.
Ces pratiques, jusque-là inconnues dans notre pays, accentuent la fracture sociale et entraînent une sorte de ségrégation entre les citoyens.

I.3. DES DERIVES DE LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE
L’économie du pays, naguère reconnue pour son dynamisme, est aujourd’hui l’objet d’une prédation éhontée.
En effet, elle fonctionne comme un vaste système de captation de ressources et de privilèges, au service d’un cercle fermé proche du pouvoir.
Les forêts ivoiriennes, véritables socles nourriciers des communautés rurales et paysannes sont l’objet de nombreuses expropriations et occupations illicites, provoquant une dangereuse déstructuration sociologique et économique de nos campagnes.
Ce régime d’une autre époque a réussi l’exploit de l’appauvrissement de nos braves paysans par la mévente de certains produits de rente, notamment l’anacarde et l’hévéa ainsi que par l’absence de soutien au prix du cacao.
En outre, pendant que la dette ivoirienne croît de manière exponentielle à travers des emprunts massifs, l’on assiste à des dépenses publiques non productives qui compromettent dangereusement la réduction du coût de la vie et l’avenir des générations futures.
Cette mauvaise gouvernance est visible à travers les statistiques suivantes :
– un taux de chômage de 70 à 90 % de la population en âge de travailler selon la BAD ;
– un PIB de 8 % en 2012 qui est en baisse à 7,7% en 2017 et 7,4% en 2018 selon le Trésor Public français ;
– un classement de 170ème pays sur 189 en 2018 au regard de l’Indice de développement humain ;
– un taux de pauvreté de plus 46 % selon la Banque Mondiale et de 48 % selon la Banque de France ;
– un taux de suicide le plus important en Afrique et le 5èmedans le monde selon l’OMS ;
– un taux d’endettement qui est passé au-dessus de la barre moyenne de 50 % des taux d’endettement des pays africains.
Elle est également caractérisée par un niveau de corruption élevé qui gangrène le tissu économique national.
Au demeurant, la mauvaise gouvernance économique compromet le bien-être des populations ivoiriennes, particulièrement celle du monde rural.

I.4. DES DERIVES AU NIVEAU DE L’EDUCATION-FORMATION
L’école ivoirienne est en profonde régression.
Cette régression est caractérisée par :
– l’inéquation formation-emploi ;
– la massification grandissante due à un financement insuffisant et une gouvernance approximative ;
– la production de manuels scolaires truffés de fautes ;
– la tricherie à grande échelle et le marchandage des épreuves observés lors des examens et concours ;
– la corruption de certains partenaires du système éducatif ;
– la violence et l’insécurité en milieu scolaire et universitaire ;
– le décalage des années universitaires dû aux retards de programmation des examens des années antérieures ;
– la mise en place d’un système d’enrichissement illicite à travers des doubles inscriptions (en ligne et physique).
Ainsi, l’école ivoirienne s’effondre chaque jour sous nos yeux, condamnant la jeunesse ivoirienne à un recul intellectuel et à une incompétence dans l’exercice des charges publiques et privées. Ce qui engendre la perte de la valeur des diplômes universitaires et professionnels ivoiriens.

I.5 DES DERIVES AU NIVEAU DE LA SECURITE
Depuis l’avènement du pouvoir actuel, l’on assiste à une forte dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays. Chaque jour, de nombreux citoyens ivoiriens sont, sous le regard impassible, voire complice des autorités du pays, l’objet d’agressions sauvages perpétrées par des jeunes délinquants surnommés ‘’microbes’’, qui foisonnent et sévissent sans pitié dans une inexplicable impunité dans nos villes.
Dans le même sens, le phénomène de coupeurs de route s’amplifie sur de nombreux axes routiers à l’intérieur du pays, et ce, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.
Tous ces faits regrettables portent sérieusement atteinte à la sécurité intérieure.

I.6 DES DYSFONCTIONNEMENTS AU NIVEAU DE LA SANTE
Dans le domaine de la santé, les hôpitaux, encombrés, avec des plateaux techniques dépassés, subissent un rationnement budgétaire extrême.
Les centres de santé, sous équipés, n’offrent pas les soins de santé primaires propres aux principes de la couverture maladie universelle instaurée par le Gouvernement depuis 2014.
Les hôpitaux sont dégradés et encombrés avec un personnel de santé à bout de souffle.
Ces centres de santé et hôpitaux totalement dépourvus d’une offre de soins digne de la Côte d’Ivoire, apparaissent aujourd’hui comme de véritables antichambres de la mort.

II-APPEL DE LA CDRP POUR LE SURSAUT NATIONAL

Au regard des graves dérives de tous ordres que vivent les Institutions de la République, l’Economie nationale et les populations, la Côte d’Ivoire est défigurée et méconnaissable. Elle vit dans l’angoisse et la peur à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Ainsi :
• vu les atteintes graves aux droits humains, à l’Etat de droit, aux libertés fondamentales, à la démocratie et à la violation permanente de la Constitution et des lois, perpétrées par le régime au pouvoir ;
• vu les entraves permanentes et violentes aux activités de l’Opposition politique ivoirienne, les emprisonnements et détentions arbitraires ainsi que les décisions de justice en faveur du régime RHDP unifié, au mépris de l’ordre démocratique républicain ;
• vu la mauvaise gestion des ressources publiques au sommet de l’Etat, source de fragilisation de l’équilibre budgétaire et macroéconomique ;
• vu le taux de chômage élevé ainsi que les atteintes graves au patrimoine forestier et foncier national, si vital pour nos masses paysannes ;
• vu la paupérisation grandissante des masses laborieuses, aggravée par une politique discriminatoire qui alimente et creuse dangereusement les inégalités sociales en Côte d’Ivoire ;
• vu le recours systématique du régime au pouvoir à l’instrumentalisation des Institutions de la République, des forces de défense et de sécurité et de la Commission Electorale, pour servir la fraude et l’inversion des résultats à toutes les élections ;
• convaincus de l’impérieuse nécessité de restaurer l’unité nationale et la cohésion sociale gravement mises à mal, en vue de l’instauration d’une paix sociale durable, seul gage de la stabilité du pays ;
• convaincus que tous les citoyens de notre pays, dans un sursaut énergique et salutaire, ont le devoir de se rassembler pour réaliser l’Union Sacrée, autour de la Nation menacée dans ses fondements, en vue de la restauration nationale, la réconciliation, la paix et la stabilité du pays.
Nous, Partis Politiques de l’opposition, Organisations de la Société Civile et Personnalités politiques, signataires de la Charte et du présent Manifeste, refusons avec le Peuple de Côte d’Ivoire, de nous faire complices de la gouvernance sectaire et destructrice du régime en place :
– sommes déterminés à prendre devant l’Histoire, toutes nos responsabilités pour restaurer notre Nation en péril ;
– sommes farouchement résolus à préserver les acquis démocratiques, l’Etat de droit et l’exercice effectif de nos libertés ;
– sommes résolument engagés à rendre aux ivoiriens, le prestige, la fierté de leur Nation et la volonté de la défendre.
En conséquence, nous lançons un appel solennel et patriotique à toutes les forces vives de notre pays, dans toutes leurs composantes à :
– se rassembler pour faire échec au régime du RHDP unifié, dans son projet inique de démantèlement des fondamentaux de notre pays, la Côte d’Ivoire ;
– s’unir solidaires et déterminés, pour faire face à l’adversité qui nous est imposée ;
– réussir par une lutte résolue, à préserver notre pays du chaos et lui rendre l’assurance de l’avenir radieux que lui ont promis nos devanciers, ceux-là même qui, par les sacrifices immenses consentis, nous ont légué une Grande Nation, notre belle Patrie, La Côte d’Ivoire.
Peuple de Côte d’ivoire, sauvons notre Nation et unissons-nous pour un nouveau contrat politique, Economique et social.

Proclamée à Abidjan, le 28 novembre 2019.

ONT SIGNE

Parti Démocratique de Côte d’Ivoire
(PDCI-RDA)

Henri Konan BEDIE Rassemblement pour la Côte d’Ivoire
(RACI)

SORO KAGNIGUI

La Nouvelle Côte d’Ivoire (LNCI)

GNAMIEN KONAN Mouvement pour la Promotion des Valeurs Nouvelles en Côte d’Ivoire
(MVCI)

SEKONGO Félicien

Union Pour la Côte d’Ivoire
(UPCI)

Me SORO Brahima Rassemblement pour la Paix, le progrès et le Partage (RPPP)

OUATTARA GNONZIE

Rassemblement du Peuple de Côte d’Ivoire (RPCI)

Pr. BAMBA Moriferé
Union des Socio Démocrates
(U.S.D)

Henri NIAVA
Parti Ivoirien des Travailleurs
(PIT)

AHIZI AKA Daniel Mouvement des Forces d’Avenir
(MFA)

Azoumana MOUTAYE

Sursaut National-Côte d’Ivoire
(SN-CI)

KOUAME Marcellin Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et Panafricaine
(CRI-PANAFRICAIN)

Abel NAKI

Parti Ivoirien du Peuple (PIP)

TANOH ABIZI
Parti Communiste Révolutionnaire
de Côte d’Ivoire (PCRCI)

EKISSY ACHI

Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples
(COJEP)

BLY ROSELIN
Parti des Agriculteurs et Artisans de Côte d’Ivoire (PAACI)

DIEBI ATTOBRA

Alternative Africaine pour la Social-Démocratie (AAPSD-CI)

Jean GUEI MOUHO

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29 Nov
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Le président Bédié à la signature du Manifeste de la Cdrp: «Notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines…»

Le président Bédié à la signature du Manifeste de la Cdrp: «Notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines…»

Discours du Président Henri Konan BEDIE, Président de la plateforme CDRP

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX(CDRP)

LANCEMENT DES ACTIVITÉS DE LA CDRP

JEUDI 28 NOVEMBRE 2019 A 17H00-
SIEGE DU PDCI-RDA À COCDY

ADRESSE D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE Henri Konan BEDIE, PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS

Messieurs les Présidents de la Conférence des Présidents de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix ;
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et représentants des organisations internationales ;
Monsieur le Maire de la Commune de Cocody ;
Mesdames et Messieurs les Elus ;
Chères militantes, chers militants des partis politiques membres de la CDRP ;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs.

C’est avec beaucoup de bonheur que je vous retrouve, à nouveau, ce jour au siège du PDCI-RDA, après notre précédente séance de travail du mercredi 20 novembre dernier, tenue à mon domicile et consacrée à :
-la finalisation du cadre opérationnel de notre plateforme sanctionnée par la désignation des deux secrétaires permanents adjoints ; que je félicite une fois encore ;
-l’adoption du projet de manifeste de notre engagement à agir, efficacement et collectivement, dans l’intérêt de la sauvegarde des libertés publiques et de l’état de droit en Côte d’Ivoire.

Avant tout autre propos, Militantes et Militants de nos partis respectifs, permettez-moi de vous adresser mes chaleureuses salutations pour votre mobilisation pour le lancement des activités de notre plateforme politique, non idéologique, dénommée la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix, en abrégé CDRP.

Je voudrais, également, exprimer tout particulièrement notre gratitude à tous nos invités, dont la présence distinguée rehausse l’éclat et la portée de notre cérémonie.
Vous démontrez, ainsi, Chers invités, l’amour et le grand intérêt que vous portez pour notre cher pays, la Cote d’Ivoire.
Recevez, en retour, nos vifs et sincères remerciements.

Mesdames et Messieurs
La rencontre de ce jeudi 28 novembre 2019 a pour objet la signature du manifeste adopté la semaine dernière par les partis politiques membres de notre plateforme ; la Coalition pour la Démocratie, Réconciliation et la Paix, et le lancement officiel de ses activités.

En effet, le 15 octobre 2018, devant les périls que j’avais pressentis de notre démocratie, j’ai appelé, au cours du 6ème congrès extraordinaire de mon parti, le PDCI-RDA, les fils et filles de notre pays, épris de paix, d’équité et aspirant à une vraie réconciliation nationale pour une paix définitive et durable, à se regrouper au sein d’une plateforme non idéologique des partis politiques, des organisations de la société civile et des forces vives de la nation.
Cet appel patriotique a été entendu et partagé par chacun d’entre vous ; en témoigne l’affirmation de votre engagement à cette cause nationale, lors des visites fraternelles et d’amitié que vous m’avez rendues régulièrement à Daoukro.
Je vous en remercie.

En conséquence, jour après jour, examinant, conjointement au sein d’une structure ad’hoc, certaines préoccupations d’enjeu national, telle que la réforme de la CEI, nous sommes parvenus à constituer la présente plateforme ; laquelle est attendue par nombre de nos concitoyens.
Vous convenez avec moi que la réussite d’une telle œuvre, conçue avec patience et une approche méthodique et consensuelle ne peut que chagriner les fossoyeurs de notre démocratie ; adeptes de l’intimidation et de la violation des libertés publiques et des droits humains.
Que n’avaient-ils pas prédit en termes d’échec pour la création de notre union ?

Malgré leurs veines incantations, notre Coalition Politique, la CDRP, est bien là, comme vous le constatez vous-même.

Votre présence massive à cette cérémonie est le témoignage éloquent que la majorité des ivoiriens, dans toute leur composante sociale, aspire à la paix et à la réconciliation nationale pour une Côte d’Ivoire unie et prospère.

Il revient aux tenants du parti unifié RHDP unifié, exerçant le pouvoir d’Etat, de s’y résoudre désormais et d’admettre la réalité de l’existence de la Coalition pour la Démocratie la Réconciliation et la Paix, notre Coalition.

Les ivoiriens aiment la paix et désirent ardemment retrouver tous les ressorts sociaux indispensables à une vie harmonieuse et paisible.

Notre coalition s’engage à satisfaire ce noble idéal.

En conséquence, le Manifeste de la CDRP que nous proposons au peuple de côte d’Ivoire et dont lecture vous sera faite, tout à l’heure, par le Secrétaire Permanent de notre coalition, est un document :
– d’analyse de l’environnement socio-politique de notre pays ;
– de propositions d’engagement que prend la CDRP auprès du peuple de Côte d’Ivoire en vue de sauvegarder les acquis démocratiques et restaurer les libertés publiques et l’état de droit dans notre pays.

Mesdames et Messieurs.
Cette lutte est plus que nécessaire, car c’est une œuvre de salut public qui s’impose aux citoyens, amoureux de paix et de libertés que nous sommes.

C’est, donc, un véritable Contrat Politique et social que nous souhaitons établir avec le peuple souverain de Côte d’Ivoire !

Comme je l’ai affirmé au cours de ces derniers mois, notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines de la vie de la nation.

La pauvreté s’est accrue dans les zones urbaines et rurales.
Cette paupérisation provient de l’incapacité du gouvernement à gérer efficacement les secteurs de production nationale.
Cela s’est traduit par :
-la mévente de certains produits de rente.
– l’absence de soutien du prix du café et du cacao, mettant nos braves populations paysannes, dans une situation d’extrême pauvreté.

Au plan de la démocratie.
Le Pouvoir du RHDP Unifié viole la Constitution et les lois de la République de manière constante.
Ainsi :
– de nombreux prisonniers politiques et militaires sont illégalement en détention ;
– des citoyens exprimant des opinions sur des faits de la société ivoirienne sont arrêtés de même que des élus, en dépit de leur immunité parlementaire ;
– des procédures judiciaires abusives sont engagées contre des anciens membres de gouvernement, au mépris des dispositions constitutionnelles ;
-la justice est instrumentalisée pour des procès politiques contre des élus sans égard de leur statut ;
– les institutions de la République sont devenues des caisses de résonnance au service du pouvoir autocratique RHDP unifié ;
– aux élections d’octobre 2018, certaines communes gagnées par l’opposition ont été mises sous tutelle de façon arbitraire, de même, des inversions éhontées de résultats ont été opérées dans d’autres communes.
Ces entraves à la liberté d’expression individuelle et collective sont des freins à l’exercice de la démocratie.

Par ailleurs, après avoir écartée l’opposition majoritaire comprenant la Coalition PDCI/CDRP et le FPI/ EDS des discussions sur la réforme de la CEI, le régime en place a installé, comme vous le savez, une nouvelle Commission Electorale aux ordres, malgré l’injonction de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui demandait à l’Etat de Côte d’Ivoire, dans son arrêt du 18 novembre 2016, d’opérer une réforme profonde de l’Institution.
La Commission électorale mise en place est confligène et incapable d’organiser des élections justes, libres, transparentes et crédibles en 2020.
Au plan de la gouvernance économique.
L’économie de notre pays, est aujourd’hui l’objet d’une prédation systématique au profit d’un cercle fermé proche du pouvoir.
Nos forêts font l’objet de nombreuses expropriations et occupations illicites, au détriment de nos braves populations.
La dette ivoirienne croît de manière exponentielle suite à des emprunts massifs sur les marchés des euro obligations. Les ressources issues de ces emprunts ne sont pas affectées à des dépenses d’investissements productifs.

Malgré la propagande des tenants du pouvoir, pour faire croire que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes », les résultats de la mauvaise gouvernance transparaissent dans les statistiques suivantes :
– un taux de chômage de 70 à 90 % de la population en âge de travailler, selon la Banque Africaine de Développement (BAD) ;
– un classement mondial de 170ème pays sur 189 et continental de 35ème sur 53, derrière le Ghana, le Togo et le Benin, en 2018, au regard de l’Indice de développement humain ;
– un taux de pauvreté de plus 46 % selon la Banque Mondiale et de 48 % selon la Banque de France ;
– un taux d’endettement qui est passé au-dessus de la barre moyenne de 50 % des taux d’endettement des pays africains.
La mauvaise gouvernance est également visible dans le niveau de corruption élevé observée lors de l’attribution de marchés publics par la procédure du gré à gré.

Au plan de l’éducation.
L’école ivoirienne, jadis une référence dans la sous-région, est en profonde déliquescence.
En témoignent entre autres :
– la production de manuels scolaires truffés de fautes ;
– le désorganisation des années universitaires dû aux retards de programmation des examens ;
– la mise en place d’un système d’enrichissement illicite à travers des doubles inscriptions (en ligne et physique).
L’école ivoirienne s’effondre sous nos yeux, condamnant ainsi notre jeunesse à un recul intellectuel inéluctable.

Au niveau de l’administration publique.
Le pouvoir, par la politique du « Tabouret », a instauré un système sectaire fait d’injustices sociales manifestes, perpétrées notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’Administration.

Au niveau de la Sécurité.
L’on assiste à une forte dégradation de la situation sécuritaire.
De nombreux citoyens ivoiriens sont, sous le regard impassible, des autorités du pays, l’objet d’agressions sauvages, causées par des jeunes délinquants surnommés ‘’microbes’’, qui sévissent dans nos villes.
Dans nos campagnes, le phénomène de coupeurs de route s’amplifie sur de nombreux axes routiers, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.

Dans le domaine de la santé.
La situation est dramatique. Notre système sanitaire est très malade avec la résurgence des maladies jadis maîtrisées comme la fièvre jaune et la Dingue qui font des ravages en plein 21ème siècle dans notre pays.
Je n’en dirai pas plus.

Malgré les promesses faites par le gouvernement d’offrir un environnement apaisé aux ivoiriens, celles-ci vivent dans l’angoisse et la peur à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020.

C’est dire Mesdames et Messieurs que la Recherche de la Paix et l’obtention d’une vie harmonieuse requièrent, des acteurs que nous sommes, beaucoup d’engagements et de détermination pour donner vie et espoir à nos concitoyens.
La CDRP et les Personnalités politiques, signataires de notre Charte, refusent donc avec le Peuple de Côte d’Ivoire, d’être complices de la gouvernance sectaire, autoritaire et destructrice du régime du RHDP Unifié.

C’est pourquoi, notre coalition s’engage à :
1-prendre, devant l’Histoire, toutes ses responsabilités pour restaurer notre Nation en péril ;
2-préserver les acquis démocratiques, l’Etat de droit et l’exercice effectif de nos libertés ;
3-rendre aux ivoiriens le prestige et la fierté de leur Nation ;
4-maintenir ses actions pour aboutir à une réforme profonde de la CEI ;
5-agir par des actions concrètes pour corriger les tares de notre système éducatif ;
6-mettre en œuvre les actions et mesures propices à l’amélioration significative de notre système sanitaire.

En conséquence, notre coalition lance un appel solennel et patriotique à toutes les forces vives de notre pays, pour :
1-faire échec au régime du RHDP unifié, dans son funeste projet de démantèlement des ressorts de l’unité nationale et de la cohésion sociale.
2-préserver notre pays du chaos et lui rendre l’assurance d’un avenir radieux.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 28 novembre 2019

Henri KONAN BÉDIÉ
Président de la Conférence des Présidents
des Partis Politiques membres de la CDRP

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27 Nov
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Lancement, ce jeudi 28 novembre, des activités et signature du manifeste de la Cdrp : Guikahué (Secrétaire permanent) explique…

Lancement, ce jeudi 28 novembre, des activités et signature du manifeste de la Cdrp : Guikahué (Secrétaire permanent) explique…

Les 17 partis membres de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp) vont, ce jeudi 28 novembre 2019, procéder au lancement des activités de leur plateforme non idéologique. Ce sera à 17 heures au siège du Pdci-Rda à Cocody. A l’occasion, les présidents des 17 partis politiques vont signer solennellement le manifeste de la Cdrp en présence du président de la Conférence des président Henri Konan Bédié.
Approché, le Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, Pr Maurice Kakou Guikahué, a d’abord fait un rappel. «Le mercredi 20 novembre dernier, la Conférence des présidents s’est retrouvée pour donner le planning des activités de la Cdrp. La Conférence des présidents, au cours de sa réunion du 6 novembre, avait désigné le président Bédié, en tant que président de la Conférence et moi-même, Secrétaire permanent de la Cdrp. Donc, la réunion du 20 novembre a mis en place toutes les structures et a décidé que le jeudi 28 novembre 2019, il y ait le lancement officiel des activités qui va se résumer essentiellement par la signature du manifeste qui est un appel politique que la Cdrp fait à la Côte d’Ivoire», a-t-il dit. Guikahué a, ensuite, indiqué les personnalités invitées. «Nous avons invité les directions des 17 partis politiques membres de la Cdrp, d’autres personnalités extérieures et les militants des partis peuvent venir parce que dans la cour, nous avons pris des dispositions pratiques pour accueillir tout le monde. Cependant, la réunion est solennelle parce qu’il s’agit de la signature d’un document. Donc, elle va se faire dans la salle de l’Auditorium du siège du Pdci-Rda. Ce n’est pas un meeting. Nous avons donné des quotas. Pour le Pdci, nous invitons particulièrement tous les délégués du district d’Abidjan, tous les élus, députés, maires, sénateurs, présidents de régions qui vont se joindre aux vice-présidents du Pdci et aux membres du Secrétariat exécutif. Nous invitons aussi les militants de Cocody où la cérémonie se passe. Notamment les secrétaires de section et les présidents de comité de base. C’est une cérémonie solennelle, mais on a besoin de témoins, donc nous avons ciblés, et nous attendons 1000 personnes puisque nous voulons remplir l’auditorium qui peut contenir 1000 personnes. Toutefois, c’est ouvert à tous les militants qui veulent venir voir», a ajouté le Secrétaire permanent de la Cdrp.
Enfin, il a fait cette recommandation: «Nous demandons à nos militants de venir en tenue Pdci tout comme les militants des autres partis des tenues qui pourraient les distingués des autres militants des autres partis».
Gilles R. O. et D. Sory

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24 Nov
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Pdci-Rda: Les Inspecteurs réactualisent leur feuille de route pour la victoire du parti à la présidentielle de 2020

Les inspecteurs du Pdci-Rda ont tenu leur rentrée politique, jeudi, à la Permanence du Plateau. C’était une réunion de prise de contact qui a pris l’allure d’une séance de travail.
Cet organe qui comprend désormais 101 personnes entend travailler à la mise en place d’un plan d’action efficace. D’où la mise en place d’un Comité ad hoc, au cours de cette réunion, pour travailler à la réactualisation de la feuille de route de l’Inspection, au regard des nouvelles orientations impulsées par le président du parti. « Nous sortons d’une restructuration du parti. L’Inspection n’a pas échappé à cette restructuration. Nous sommes à 101 inspecteurs aujourd’hui.
C’est une réunion de rentrée politique, essentiellement d’informations et de prise de contact. L’inspection a une feuille de route qui est en train d’être réaménagée pour la mettre au goût du jour. Nous avons mis sur pied un Comité ad ‘hoc qui va réfléchir sur le plan d’actions de l’Inspection. Nous allons faire une prochaine réunion. À la fin de cette réunion, le Comité ad ’hoc va nous présenter ses travaux de validation. Ces résolutions seront appliquées » a déclaré Akué Georges Aimé, vice-coordonnateur, porte-parole et secrétaire permanent du Bureau de la Coordination de l’Inspection du parti.
Qui a rappelé que l’’inspecteur est « chargé du suivi et de l’évaluation des organes du parti, de veiller au bon fonctionnement de ces organes-là et de veiller aussi au bon rayonnement du parti au plan national et partout où besoin est. »
Cette réunion qui a duré de 16h à 18h30 a enregistré l’arrivée de nouveaux inspecteurs qui ont été chaleureusement accueillis par leurs collègues. La réunion était présidée par le ministre Albert Kacou Tiapani, Coordonnateur.
JB.K (Le Nouveau Réveil)

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