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29 Nov
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Le Communiqué final de la signature du Manifeste et du lancement des activités de la CDRP

Le Communiqué final de la signature du Manifeste et du lancement des activités de la CDRP

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP)

CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DES ACTIVITÉS

COMMUNIQUÉ FINAL

La Conférence des Présidents des partis politiques membres de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix(CDRP), s’est réunie ce jeudi 28 novembre 2019, de 17h00 à 18h15, au Siège du PDCI-RDA et sous la présidence effective de SE Henri KONAN BÉDIÉ, Président de ladite Conférence.
Au cours de cette rencontre, il s’est essentiellement agi du lancement officiel des activités de la CDRP.
Dans son adresse d’ouverture de la rencontre, SE Henri KONAN BÉDIÉ, Président du PDCI-RDA, Président de la Conférence des Présidents de la Coalition, a relevé le péril qui guette notre démocratie, comme il l’avait d’ailleurs souligné au cours du 6ème Congrès extraordinaire du PDCI-RDA, en appelant les fils et les filles de notre Pays à s’unir au sein d’une Plateforme non idéologique des Partis politiques, des Organisations de la Société civile et des forces vives de la Nation.
Le Président de la Conférence a ensuite remercié les leaders des dix-sept Partis politiques qui ont répondu à son appel en se regroupant au sein de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix.

Il a salué les personnalités invitées qui ont honoré cette cérémonie de leur présence.

Le Président Henri KONAN BÉDIÉ s’est par la suite appesanti sur le Manifeste de la CDRP, adopté le 20 novembre 2019.
Il a d’abord relevé que ce Manifeste est un document d’analyse de l’environnement socio-politique de notre Pays et de propositions d’engagement auprès du peuple de Côte d’Ivoire, en vue de sauvegarder les acquis démocratiques, restaurer les libertés publiques et l’état de droit.
Ensuite, il a fait l’état des lieux de la gouvernance du pouvoir RHDP Unifié et noté son incapacité à gérer efficacement les secteurs de production nationale, se traduisant par un accroissement de la pauvreté dans les zones rurales et urbaines.
Enfin, le Président Henri KONAN BÉDIÉ a appelé les membres de la Coalition à initier des actions concrètes, en vue de corriger l’ensemble de ces tares, afin de préserver notre pays du chaos.

Ensuite, le Secrétaire Permanent a donné lecture du Manifeste du CDRP.
Ce Manifeste met l’accent sur:
– les dérives du pouvoir Rhdp Unifié qui viole la Constitution et les lois de la République de manière constante et l’absence de dialogue politique avec l’opposition significative sur les grandes questions engageant l’avenir de la Nation. Les discussions sur la réforme de la Commission Électorale Indépendante(CEI)en sont un exemple flagrant.
-les mauvais résultats de la gestion du pouvoir RHDP Unifié, surtout dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité,
-la politique du « Tabouret » du pouvoir RHDP Unifié qui est un système d’injustice sociale, notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’administration.
A travers ce manifeste, le CDRP a lancé un appel au peuple de Côte d’Ivoire afin de préserver notre Grande Nation, notre Grande Nation, Notre belle Patrie, la Côte d’Ivoire.
Enfin les Présidents des Partis Politiques membres de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix ont procédé à la signature du Manifeste qui lance officiellement les activités de la CDRP.
Fait à Abidjan le 28 novembre 2019.
Pour la Conférence des Présidents de la CDRP.
Roselin BLY
Vice-Président du COJEP

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29 Nov
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COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP): LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL ET POLITIQUE

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX (CDRP): LE MANIFESTE POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL ET POLITIQUE

Appel au Peuple de Côte d’Ivoire pour la Restauration nationale, la Réconciliation et la Paix

Les partis politiques de l’opposition ivoirienne, les organisations de la société civile et les personnalités politiques regroupés au sein de la plateforme non idéologique dénommée Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix, en abrégé CDRP, ont produit le présent Manifeste.
Ce document traduit les analyses partagées et les engagements pris par les membres de cette coalition en vue de restaurer et de consolider l’Etat de droit, la démocratie, la bonne gouvernance, la réconciliation et la paix sociale.
En effet, notre pays la Côte d’Ivoire a atteint, à travers la gouvernance du pouvoir actuel, un niveau de régression sans précédent.
La pauvreté s’est accrue. La sécurité des biens et des personnes est régulièrement menacée. Le pouvoir exécutif et le RHDP unifié s’immiscent sans cesse dans le fonctionnement de l‘appareil judiciaire. La gestion du pouvoir RHDP unifié se caractérise par des dérives dans tous les domaines de la vie de la nation.
C’est pourquoi, il est impérieux d’en prendre courageusement conscience pour restaurer l’Etat de droit, la démocratie, la réconciliation et la paix.

I ANALYSE DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE NATIONALE

I.1 DES DERIVES AU PLAN DEMOCRATIQUE
En Côte d’Ivoire, le pouvoir RHDP unifié a brisé progressivement tous les ressorts de la cohésion nationale de la paix sociale et ébranlé l’unité Nationale.
En effet, l’on assiste à une violation constante de la Constitution et des lois de la République.
De nombreux acteurs politiques, civils et militaires sont arbitrairement arrêté et maintenus en détention sans jugement.
Toutes les institutions de la République sont devenues des instruments au service du pouvoir autocratique RHDP unifié.
Ce régime de terreur multiplie les atteintes graves à la démocratie, aux libertés fondamentales, à l’Etat de droit et aux droits humains.
Toutes ces atteintes qui entravent la liberté d’expression individuelle et collective dans l’espace public sont de nature à empêcher une élection présidentielle crédible et transparente en 2020.
Pour illustrer cette affirmation, l’on peut rappeler que les ivoiriens assistent avec indignation à :
– l’incapacité du Gouvernement et des services publics à produire, à bonne date, des cartes nationales d’identité, pièces essentielles pour l’inscription sur la liste électorale des citoyens en âge de voter;
– la mise sous tutelle, de façon arbitraire, de certaines communes remportées par des partis politiques de l’opposition, lors des élections municipales et régionales d’octobre 2018 ;
– des arrestations répétées de citoyens exprimant des opinions sur des faits de la société ivoirienne et d’élus en dépit de leur immunité parlementaire ;
– des procédures judiciaires abusives engagées contre des élus et des anciens membres de gouvernement, au mépris de leurs immunités parlementaires ou de leurs privilèges constitutionnels.
Dans sa farouche volonté de s’assurer un règne sans partage, le régime au pouvoir, lors des élections municipales et régionales d’octobre 2018, n’a pas hésité à recourir à des fraudes massives et systématiques, à des intimidations et à des violences, ayant souvent conduit à des pertes en vies humaines.
Les dernières élections ont surtout été marquées par des inversions éhontées de résultats.
Par ailleurs, après avoir écarté l’Opposition majoritaire des discussions sur la réforme de l’organe en charge des élections, le régime au pouvoir, avec une arrogance intolérable, a installé une nouvelle Commission Electorale totalement à sa dévotion, en flagrante violation des exigences de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui avait, dans son arrêt du 18 novembre 2016, enjoint l’Etat de Côte d’Ivoire d’opérer une réforme profonde de cette Institution afin qu’elle retrouve un caractère impartial, autonome et indépendant.

I.2. DES DERIVES AU NIVEAU DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
A l’indignation générale, le chef de l’Etat lui-même, au mépris de son devoir absolu d’équité, a instauré une politique sectaire, faite d’injustices sociales manifestes, perpétrées notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’Administration.
Ces pratiques, jusque-là inconnues dans notre pays, accentuent la fracture sociale et entraînent une sorte de ségrégation entre les citoyens.

I.3. DES DERIVES DE LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE
L’économie du pays, naguère reconnue pour son dynamisme, est aujourd’hui l’objet d’une prédation éhontée.
En effet, elle fonctionne comme un vaste système de captation de ressources et de privilèges, au service d’un cercle fermé proche du pouvoir.
Les forêts ivoiriennes, véritables socles nourriciers des communautés rurales et paysannes sont l’objet de nombreuses expropriations et occupations illicites, provoquant une dangereuse déstructuration sociologique et économique de nos campagnes.
Ce régime d’une autre époque a réussi l’exploit de l’appauvrissement de nos braves paysans par la mévente de certains produits de rente, notamment l’anacarde et l’hévéa ainsi que par l’absence de soutien au prix du cacao.
En outre, pendant que la dette ivoirienne croît de manière exponentielle à travers des emprunts massifs, l’on assiste à des dépenses publiques non productives qui compromettent dangereusement la réduction du coût de la vie et l’avenir des générations futures.
Cette mauvaise gouvernance est visible à travers les statistiques suivantes :
– un taux de chômage de 70 à 90 % de la population en âge de travailler selon la BAD ;
– un PIB de 8 % en 2012 qui est en baisse à 7,7% en 2017 et 7,4% en 2018 selon le Trésor Public français ;
– un classement de 170ème pays sur 189 en 2018 au regard de l’Indice de développement humain ;
– un taux de pauvreté de plus 46 % selon la Banque Mondiale et de 48 % selon la Banque de France ;
– un taux de suicide le plus important en Afrique et le 5èmedans le monde selon l’OMS ;
– un taux d’endettement qui est passé au-dessus de la barre moyenne de 50 % des taux d’endettement des pays africains.
Elle est également caractérisée par un niveau de corruption élevé qui gangrène le tissu économique national.
Au demeurant, la mauvaise gouvernance économique compromet le bien-être des populations ivoiriennes, particulièrement celle du monde rural.

I.4. DES DERIVES AU NIVEAU DE L’EDUCATION-FORMATION
L’école ivoirienne est en profonde régression.
Cette régression est caractérisée par :
– l’inéquation formation-emploi ;
– la massification grandissante due à un financement insuffisant et une gouvernance approximative ;
– la production de manuels scolaires truffés de fautes ;
– la tricherie à grande échelle et le marchandage des épreuves observés lors des examens et concours ;
– la corruption de certains partenaires du système éducatif ;
– la violence et l’insécurité en milieu scolaire et universitaire ;
– le décalage des années universitaires dû aux retards de programmation des examens des années antérieures ;
– la mise en place d’un système d’enrichissement illicite à travers des doubles inscriptions (en ligne et physique).
Ainsi, l’école ivoirienne s’effondre chaque jour sous nos yeux, condamnant la jeunesse ivoirienne à un recul intellectuel et à une incompétence dans l’exercice des charges publiques et privées. Ce qui engendre la perte de la valeur des diplômes universitaires et professionnels ivoiriens.

I.5 DES DERIVES AU NIVEAU DE LA SECURITE
Depuis l’avènement du pouvoir actuel, l’on assiste à une forte dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays. Chaque jour, de nombreux citoyens ivoiriens sont, sous le regard impassible, voire complice des autorités du pays, l’objet d’agressions sauvages perpétrées par des jeunes délinquants surnommés ‘’microbes’’, qui foisonnent et sévissent sans pitié dans une inexplicable impunité dans nos villes.
Dans le même sens, le phénomène de coupeurs de route s’amplifie sur de nombreux axes routiers à l’intérieur du pays, et ce, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.
Tous ces faits regrettables portent sérieusement atteinte à la sécurité intérieure.

I.6 DES DYSFONCTIONNEMENTS AU NIVEAU DE LA SANTE
Dans le domaine de la santé, les hôpitaux, encombrés, avec des plateaux techniques dépassés, subissent un rationnement budgétaire extrême.
Les centres de santé, sous équipés, n’offrent pas les soins de santé primaires propres aux principes de la couverture maladie universelle instaurée par le Gouvernement depuis 2014.
Les hôpitaux sont dégradés et encombrés avec un personnel de santé à bout de souffle.
Ces centres de santé et hôpitaux totalement dépourvus d’une offre de soins digne de la Côte d’Ivoire, apparaissent aujourd’hui comme de véritables antichambres de la mort.

II-APPEL DE LA CDRP POUR LE SURSAUT NATIONAL

Au regard des graves dérives de tous ordres que vivent les Institutions de la République, l’Economie nationale et les populations, la Côte d’Ivoire est défigurée et méconnaissable. Elle vit dans l’angoisse et la peur à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Ainsi :
• vu les atteintes graves aux droits humains, à l’Etat de droit, aux libertés fondamentales, à la démocratie et à la violation permanente de la Constitution et des lois, perpétrées par le régime au pouvoir ;
• vu les entraves permanentes et violentes aux activités de l’Opposition politique ivoirienne, les emprisonnements et détentions arbitraires ainsi que les décisions de justice en faveur du régime RHDP unifié, au mépris de l’ordre démocratique républicain ;
• vu la mauvaise gestion des ressources publiques au sommet de l’Etat, source de fragilisation de l’équilibre budgétaire et macroéconomique ;
• vu le taux de chômage élevé ainsi que les atteintes graves au patrimoine forestier et foncier national, si vital pour nos masses paysannes ;
• vu la paupérisation grandissante des masses laborieuses, aggravée par une politique discriminatoire qui alimente et creuse dangereusement les inégalités sociales en Côte d’Ivoire ;
• vu le recours systématique du régime au pouvoir à l’instrumentalisation des Institutions de la République, des forces de défense et de sécurité et de la Commission Electorale, pour servir la fraude et l’inversion des résultats à toutes les élections ;
• convaincus de l’impérieuse nécessité de restaurer l’unité nationale et la cohésion sociale gravement mises à mal, en vue de l’instauration d’une paix sociale durable, seul gage de la stabilité du pays ;
• convaincus que tous les citoyens de notre pays, dans un sursaut énergique et salutaire, ont le devoir de se rassembler pour réaliser l’Union Sacrée, autour de la Nation menacée dans ses fondements, en vue de la restauration nationale, la réconciliation, la paix et la stabilité du pays.
Nous, Partis Politiques de l’opposition, Organisations de la Société Civile et Personnalités politiques, signataires de la Charte et du présent Manifeste, refusons avec le Peuple de Côte d’Ivoire, de nous faire complices de la gouvernance sectaire et destructrice du régime en place :
– sommes déterminés à prendre devant l’Histoire, toutes nos responsabilités pour restaurer notre Nation en péril ;
– sommes farouchement résolus à préserver les acquis démocratiques, l’Etat de droit et l’exercice effectif de nos libertés ;
– sommes résolument engagés à rendre aux ivoiriens, le prestige, la fierté de leur Nation et la volonté de la défendre.
En conséquence, nous lançons un appel solennel et patriotique à toutes les forces vives de notre pays, dans toutes leurs composantes à :
– se rassembler pour faire échec au régime du RHDP unifié, dans son projet inique de démantèlement des fondamentaux de notre pays, la Côte d’Ivoire ;
– s’unir solidaires et déterminés, pour faire face à l’adversité qui nous est imposée ;
– réussir par une lutte résolue, à préserver notre pays du chaos et lui rendre l’assurance de l’avenir radieux que lui ont promis nos devanciers, ceux-là même qui, par les sacrifices immenses consentis, nous ont légué une Grande Nation, notre belle Patrie, La Côte d’Ivoire.
Peuple de Côte d’ivoire, sauvons notre Nation et unissons-nous pour un nouveau contrat politique, Economique et social.

Proclamée à Abidjan, le 28 novembre 2019.

ONT SIGNE

Parti Démocratique de Côte d’Ivoire
(PDCI-RDA)

Henri Konan BEDIE Rassemblement pour la Côte d’Ivoire
(RACI)

SORO KAGNIGUI

La Nouvelle Côte d’Ivoire (LNCI)

GNAMIEN KONAN Mouvement pour la Promotion des Valeurs Nouvelles en Côte d’Ivoire
(MVCI)

SEKONGO Félicien

Union Pour la Côte d’Ivoire
(UPCI)

Me SORO Brahima Rassemblement pour la Paix, le progrès et le Partage (RPPP)

OUATTARA GNONZIE

Rassemblement du Peuple de Côte d’Ivoire (RPCI)

Pr. BAMBA Moriferé
Union des Socio Démocrates
(U.S.D)

Henri NIAVA
Parti Ivoirien des Travailleurs
(PIT)

AHIZI AKA Daniel Mouvement des Forces d’Avenir
(MFA)

Azoumana MOUTAYE

Sursaut National-Côte d’Ivoire
(SN-CI)

KOUAME Marcellin Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et Panafricaine
(CRI-PANAFRICAIN)

Abel NAKI

Parti Ivoirien du Peuple (PIP)

TANOH ABIZI
Parti Communiste Révolutionnaire
de Côte d’Ivoire (PCRCI)

EKISSY ACHI

Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples
(COJEP)

BLY ROSELIN
Parti des Agriculteurs et Artisans de Côte d’Ivoire (PAACI)

DIEBI ATTOBRA

Alternative Africaine pour la Social-Démocratie (AAPSD-CI)

Jean GUEI MOUHO

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29 Nov
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Le président Bédié à la signature du Manifeste de la Cdrp: «Notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines…»

Le président Bédié à la signature du Manifeste de la Cdrp: «Notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines…»

Discours du Président Henri Konan BEDIE, Président de la plateforme CDRP

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX(CDRP)

LANCEMENT DES ACTIVITÉS DE LA CDRP

JEUDI 28 NOVEMBRE 2019 A 17H00-
SIEGE DU PDCI-RDA À COCDY

ADRESSE D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE Henri Konan BEDIE, PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS

Messieurs les Présidents de la Conférence des Présidents de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix ;
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et représentants des organisations internationales ;
Monsieur le Maire de la Commune de Cocody ;
Mesdames et Messieurs les Elus ;
Chères militantes, chers militants des partis politiques membres de la CDRP ;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs.

C’est avec beaucoup de bonheur que je vous retrouve, à nouveau, ce jour au siège du PDCI-RDA, après notre précédente séance de travail du mercredi 20 novembre dernier, tenue à mon domicile et consacrée à :
-la finalisation du cadre opérationnel de notre plateforme sanctionnée par la désignation des deux secrétaires permanents adjoints ; que je félicite une fois encore ;
-l’adoption du projet de manifeste de notre engagement à agir, efficacement et collectivement, dans l’intérêt de la sauvegarde des libertés publiques et de l’état de droit en Côte d’Ivoire.

Avant tout autre propos, Militantes et Militants de nos partis respectifs, permettez-moi de vous adresser mes chaleureuses salutations pour votre mobilisation pour le lancement des activités de notre plateforme politique, non idéologique, dénommée la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix, en abrégé CDRP.

Je voudrais, également, exprimer tout particulièrement notre gratitude à tous nos invités, dont la présence distinguée rehausse l’éclat et la portée de notre cérémonie.
Vous démontrez, ainsi, Chers invités, l’amour et le grand intérêt que vous portez pour notre cher pays, la Cote d’Ivoire.
Recevez, en retour, nos vifs et sincères remerciements.

Mesdames et Messieurs
La rencontre de ce jeudi 28 novembre 2019 a pour objet la signature du manifeste adopté la semaine dernière par les partis politiques membres de notre plateforme ; la Coalition pour la Démocratie, Réconciliation et la Paix, et le lancement officiel de ses activités.

En effet, le 15 octobre 2018, devant les périls que j’avais pressentis de notre démocratie, j’ai appelé, au cours du 6ème congrès extraordinaire de mon parti, le PDCI-RDA, les fils et filles de notre pays, épris de paix, d’équité et aspirant à une vraie réconciliation nationale pour une paix définitive et durable, à se regrouper au sein d’une plateforme non idéologique des partis politiques, des organisations de la société civile et des forces vives de la nation.
Cet appel patriotique a été entendu et partagé par chacun d’entre vous ; en témoigne l’affirmation de votre engagement à cette cause nationale, lors des visites fraternelles et d’amitié que vous m’avez rendues régulièrement à Daoukro.
Je vous en remercie.

En conséquence, jour après jour, examinant, conjointement au sein d’une structure ad’hoc, certaines préoccupations d’enjeu national, telle que la réforme de la CEI, nous sommes parvenus à constituer la présente plateforme ; laquelle est attendue par nombre de nos concitoyens.
Vous convenez avec moi que la réussite d’une telle œuvre, conçue avec patience et une approche méthodique et consensuelle ne peut que chagriner les fossoyeurs de notre démocratie ; adeptes de l’intimidation et de la violation des libertés publiques et des droits humains.
Que n’avaient-ils pas prédit en termes d’échec pour la création de notre union ?

Malgré leurs veines incantations, notre Coalition Politique, la CDRP, est bien là, comme vous le constatez vous-même.

Votre présence massive à cette cérémonie est le témoignage éloquent que la majorité des ivoiriens, dans toute leur composante sociale, aspire à la paix et à la réconciliation nationale pour une Côte d’Ivoire unie et prospère.

Il revient aux tenants du parti unifié RHDP unifié, exerçant le pouvoir d’Etat, de s’y résoudre désormais et d’admettre la réalité de l’existence de la Coalition pour la Démocratie la Réconciliation et la Paix, notre Coalition.

Les ivoiriens aiment la paix et désirent ardemment retrouver tous les ressorts sociaux indispensables à une vie harmonieuse et paisible.

Notre coalition s’engage à satisfaire ce noble idéal.

En conséquence, le Manifeste de la CDRP que nous proposons au peuple de côte d’Ivoire et dont lecture vous sera faite, tout à l’heure, par le Secrétaire Permanent de notre coalition, est un document :
– d’analyse de l’environnement socio-politique de notre pays ;
– de propositions d’engagement que prend la CDRP auprès du peuple de Côte d’Ivoire en vue de sauvegarder les acquis démocratiques et restaurer les libertés publiques et l’état de droit dans notre pays.

Mesdames et Messieurs.
Cette lutte est plus que nécessaire, car c’est une œuvre de salut public qui s’impose aux citoyens, amoureux de paix et de libertés que nous sommes.

C’est, donc, un véritable Contrat Politique et social que nous souhaitons établir avec le peuple souverain de Côte d’Ivoire !

Comme je l’ai affirmé au cours de ces derniers mois, notre pays a atteint, sous le pouvoir du RHDP Unifié, un niveau de régression sans précédent, dans tous les domaines de la vie de la nation.

La pauvreté s’est accrue dans les zones urbaines et rurales.
Cette paupérisation provient de l’incapacité du gouvernement à gérer efficacement les secteurs de production nationale.
Cela s’est traduit par :
-la mévente de certains produits de rente.
– l’absence de soutien du prix du café et du cacao, mettant nos braves populations paysannes, dans une situation d’extrême pauvreté.

Au plan de la démocratie.
Le Pouvoir du RHDP Unifié viole la Constitution et les lois de la République de manière constante.
Ainsi :
– de nombreux prisonniers politiques et militaires sont illégalement en détention ;
– des citoyens exprimant des opinions sur des faits de la société ivoirienne sont arrêtés de même que des élus, en dépit de leur immunité parlementaire ;
– des procédures judiciaires abusives sont engagées contre des anciens membres de gouvernement, au mépris des dispositions constitutionnelles ;
-la justice est instrumentalisée pour des procès politiques contre des élus sans égard de leur statut ;
– les institutions de la République sont devenues des caisses de résonnance au service du pouvoir autocratique RHDP unifié ;
– aux élections d’octobre 2018, certaines communes gagnées par l’opposition ont été mises sous tutelle de façon arbitraire, de même, des inversions éhontées de résultats ont été opérées dans d’autres communes.
Ces entraves à la liberté d’expression individuelle et collective sont des freins à l’exercice de la démocratie.

Par ailleurs, après avoir écartée l’opposition majoritaire comprenant la Coalition PDCI/CDRP et le FPI/ EDS des discussions sur la réforme de la CEI, le régime en place a installé, comme vous le savez, une nouvelle Commission Electorale aux ordres, malgré l’injonction de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui demandait à l’Etat de Côte d’Ivoire, dans son arrêt du 18 novembre 2016, d’opérer une réforme profonde de l’Institution.
La Commission électorale mise en place est confligène et incapable d’organiser des élections justes, libres, transparentes et crédibles en 2020.
Au plan de la gouvernance économique.
L’économie de notre pays, est aujourd’hui l’objet d’une prédation systématique au profit d’un cercle fermé proche du pouvoir.
Nos forêts font l’objet de nombreuses expropriations et occupations illicites, au détriment de nos braves populations.
La dette ivoirienne croît de manière exponentielle suite à des emprunts massifs sur les marchés des euro obligations. Les ressources issues de ces emprunts ne sont pas affectées à des dépenses d’investissements productifs.

Malgré la propagande des tenants du pouvoir, pour faire croire que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes », les résultats de la mauvaise gouvernance transparaissent dans les statistiques suivantes :
– un taux de chômage de 70 à 90 % de la population en âge de travailler, selon la Banque Africaine de Développement (BAD) ;
– un classement mondial de 170ème pays sur 189 et continental de 35ème sur 53, derrière le Ghana, le Togo et le Benin, en 2018, au regard de l’Indice de développement humain ;
– un taux de pauvreté de plus 46 % selon la Banque Mondiale et de 48 % selon la Banque de France ;
– un taux d’endettement qui est passé au-dessus de la barre moyenne de 50 % des taux d’endettement des pays africains.
La mauvaise gouvernance est également visible dans le niveau de corruption élevé observée lors de l’attribution de marchés publics par la procédure du gré à gré.

Au plan de l’éducation.
L’école ivoirienne, jadis une référence dans la sous-région, est en profonde déliquescence.
En témoignent entre autres :
– la production de manuels scolaires truffés de fautes ;
– le désorganisation des années universitaires dû aux retards de programmation des examens ;
– la mise en place d’un système d’enrichissement illicite à travers des doubles inscriptions (en ligne et physique).
L’école ivoirienne s’effondre sous nos yeux, condamnant ainsi notre jeunesse à un recul intellectuel inéluctable.

Au niveau de l’administration publique.
Le pouvoir, par la politique du « Tabouret », a instauré un système sectaire fait d’injustices sociales manifestes, perpétrées notamment dans les nominations aux hautes fonctions de l’Administration.

Au niveau de la Sécurité.
L’on assiste à une forte dégradation de la situation sécuritaire.
De nombreux citoyens ivoiriens sont, sous le regard impassible, des autorités du pays, l’objet d’agressions sauvages, causées par des jeunes délinquants surnommés ‘’microbes’’, qui sévissent dans nos villes.
Dans nos campagnes, le phénomène de coupeurs de route s’amplifie sur de nombreux axes routiers, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.

Dans le domaine de la santé.
La situation est dramatique. Notre système sanitaire est très malade avec la résurgence des maladies jadis maîtrisées comme la fièvre jaune et la Dingue qui font des ravages en plein 21ème siècle dans notre pays.
Je n’en dirai pas plus.

Malgré les promesses faites par le gouvernement d’offrir un environnement apaisé aux ivoiriens, celles-ci vivent dans l’angoisse et la peur à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020.

C’est dire Mesdames et Messieurs que la Recherche de la Paix et l’obtention d’une vie harmonieuse requièrent, des acteurs que nous sommes, beaucoup d’engagements et de détermination pour donner vie et espoir à nos concitoyens.
La CDRP et les Personnalités politiques, signataires de notre Charte, refusent donc avec le Peuple de Côte d’Ivoire, d’être complices de la gouvernance sectaire, autoritaire et destructrice du régime du RHDP Unifié.

C’est pourquoi, notre coalition s’engage à :
1-prendre, devant l’Histoire, toutes ses responsabilités pour restaurer notre Nation en péril ;
2-préserver les acquis démocratiques, l’Etat de droit et l’exercice effectif de nos libertés ;
3-rendre aux ivoiriens le prestige et la fierté de leur Nation ;
4-maintenir ses actions pour aboutir à une réforme profonde de la CEI ;
5-agir par des actions concrètes pour corriger les tares de notre système éducatif ;
6-mettre en œuvre les actions et mesures propices à l’amélioration significative de notre système sanitaire.

En conséquence, notre coalition lance un appel solennel et patriotique à toutes les forces vives de notre pays, pour :
1-faire échec au régime du RHDP unifié, dans son funeste projet de démantèlement des ressorts de l’unité nationale et de la cohésion sociale.
2-préserver notre pays du chaos et lui rendre l’assurance d’un avenir radieux.

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 28 novembre 2019

Henri KONAN BÉDIÉ
Président de la Conférence des Présidents
des Partis Politiques membres de la CDRP

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27 Nov
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Lancement, ce jeudi 28 novembre, des activités et signature du manifeste de la Cdrp : Guikahué (Secrétaire permanent) explique…

Lancement, ce jeudi 28 novembre, des activités et signature du manifeste de la Cdrp : Guikahué (Secrétaire permanent) explique…

Les 17 partis membres de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp) vont, ce jeudi 28 novembre 2019, procéder au lancement des activités de leur plateforme non idéologique. Ce sera à 17 heures au siège du Pdci-Rda à Cocody. A l’occasion, les présidents des 17 partis politiques vont signer solennellement le manifeste de la Cdrp en présence du président de la Conférence des président Henri Konan Bédié.
Approché, le Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, Pr Maurice Kakou Guikahué, a d’abord fait un rappel. «Le mercredi 20 novembre dernier, la Conférence des présidents s’est retrouvée pour donner le planning des activités de la Cdrp. La Conférence des présidents, au cours de sa réunion du 6 novembre, avait désigné le président Bédié, en tant que président de la Conférence et moi-même, Secrétaire permanent de la Cdrp. Donc, la réunion du 20 novembre a mis en place toutes les structures et a décidé que le jeudi 28 novembre 2019, il y ait le lancement officiel des activités qui va se résumer essentiellement par la signature du manifeste qui est un appel politique que la Cdrp fait à la Côte d’Ivoire», a-t-il dit. Guikahué a, ensuite, indiqué les personnalités invitées. «Nous avons invité les directions des 17 partis politiques membres de la Cdrp, d’autres personnalités extérieures et les militants des partis peuvent venir parce que dans la cour, nous avons pris des dispositions pratiques pour accueillir tout le monde. Cependant, la réunion est solennelle parce qu’il s’agit de la signature d’un document. Donc, elle va se faire dans la salle de l’Auditorium du siège du Pdci-Rda. Ce n’est pas un meeting. Nous avons donné des quotas. Pour le Pdci, nous invitons particulièrement tous les délégués du district d’Abidjan, tous les élus, députés, maires, sénateurs, présidents de régions qui vont se joindre aux vice-présidents du Pdci et aux membres du Secrétariat exécutif. Nous invitons aussi les militants de Cocody où la cérémonie se passe. Notamment les secrétaires de section et les présidents de comité de base. C’est une cérémonie solennelle, mais on a besoin de témoins, donc nous avons ciblés, et nous attendons 1000 personnes puisque nous voulons remplir l’auditorium qui peut contenir 1000 personnes. Toutefois, c’est ouvert à tous les militants qui veulent venir voir», a ajouté le Secrétaire permanent de la Cdrp.
Enfin, il a fait cette recommandation: «Nous demandons à nos militants de venir en tenue Pdci tout comme les militants des autres partis des tenues qui pourraient les distingués des autres militants des autres partis».
Gilles R. O. et D. Sory

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24 Nov
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Pdci-Rda: Les Inspecteurs réactualisent leur feuille de route pour la victoire du parti à la présidentielle de 2020

Les inspecteurs du Pdci-Rda ont tenu leur rentrée politique, jeudi, à la Permanence du Plateau. C’était une réunion de prise de contact qui a pris l’allure d’une séance de travail.
Cet organe qui comprend désormais 101 personnes entend travailler à la mise en place d’un plan d’action efficace. D’où la mise en place d’un Comité ad hoc, au cours de cette réunion, pour travailler à la réactualisation de la feuille de route de l’Inspection, au regard des nouvelles orientations impulsées par le président du parti. « Nous sortons d’une restructuration du parti. L’Inspection n’a pas échappé à cette restructuration. Nous sommes à 101 inspecteurs aujourd’hui.
C’est une réunion de rentrée politique, essentiellement d’informations et de prise de contact. L’inspection a une feuille de route qui est en train d’être réaménagée pour la mettre au goût du jour. Nous avons mis sur pied un Comité ad ‘hoc qui va réfléchir sur le plan d’actions de l’Inspection. Nous allons faire une prochaine réunion. À la fin de cette réunion, le Comité ad ’hoc va nous présenter ses travaux de validation. Ces résolutions seront appliquées » a déclaré Akué Georges Aimé, vice-coordonnateur, porte-parole et secrétaire permanent du Bureau de la Coordination de l’Inspection du parti.
Qui a rappelé que l’’inspecteur est « chargé du suivi et de l’évaluation des organes du parti, de veiller au bon fonctionnement de ces organes-là et de veiller aussi au bon rayonnement du parti au plan national et partout où besoin est. »
Cette réunion qui a duré de 16h à 18h30 a enregistré l’arrivée de nouveaux inspecteurs qui ont été chaleureusement accueillis par leurs collègues. La réunion était présidée par le ministre Albert Kacou Tiapani, Coordonnateur.
JB.K (Le Nouveau Réveil)

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21 Nov
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Communiqué final de la réunion de la Conférence des présidents des partis membres de la Cdrp

Communiqué final de la réunion de la Conférence des présidents des partis membres de la Cdrp

COALITION POUR LA DÉMOCRATIE, LA RÉCONCILIATION ET LA PAIX(CDRP)

RÉUNION DE LA CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS DU 20 NOVEMBRE 2019
COMMUNIQUÉ FINAL

La Conférence des Présidents des Partis politiques membres de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP), s’est tenue, ce mercredi 20 novembre 2019, de 17h00 à 19h00, en la Résidence et sous la présidence effective de SE Henri KONAN BÉDIÉ, Président de ladite Conférence.

Cette rencontre qui fait suite à celle tenue, le mercredi 06 novembre 2019, à Daoukro, avait pour points à l’ordre du jour :
1- Informations
2- Validation de la nomination des Secrétaires Adjoints
3- Adoption du Manifeste de la CDRP
4- Fixation de la date de lancement officiel de la CDRP
5- Deuxième meeting conjoint de l’opposition
6- Divers

1- Au chapitre des informations.
Le Président de la conférence a fait le point de sa rencontre avec la mission de l’ONU chargée de l’évaluation du processus électoral. Au cours de cette rencontre, le Président Henri KONAN BÉDIÉ a réitéré la ferme volonté de l’opposition de la mise en place d’une CEI neutre, indépendante et impartiale, capable de garantir des élections pacifiques, justes, crédibles et transparentes.
Le Président Henri KONAN BÉDIÉ a également mentionné à ses hôtes les nombreuses dérives de gouvernance du régime RHDP, Parti Unifié.

2- En ce qui concerne la nomination des Secrétaires Adjoints de la CDRP.
Sur proposition du Secrétaire Permanent, Messieurs KOSSONOU Georges ADOU KOFFI et TIBE BI Raymond, respectivement Secrétaires Généraux du MFA et du RPP, ont été nommés Secrétaires Adjoints de la CDRP.

3- De l’adoption du Manifeste de la CDRP
Sur rapport du Secrétaire Permanent et après délibérations, les Présidents des Partis politiques membres de la CDRP, ont adopté le Manifeste de la CDRP.

4- Pour ce qui est de la fixation de la date du lancement des activités de la CDRP.
Après délibérations, la date du jeudi 28 novembre 2019 a été retenue pour le lancement officiel des activités de la CDRP. La cérémonie se tiendra au Siège du PDCI-RDA, à COCODY.

5- Du deuxième meeting conjoint de l’opposition
Après le franc succès du premier meeting de l’opposition ivoirienne organisé le 14 septembre 2019, au Parc des Sports de Treichville, la conférence des Présidents de la CDRP a décidé de l’organisation d’un second meeting de l’opposition, dans les jours à venir sur les thématiques relatives à la CEI consensuelle et à la gratuité des cartes nationales d’identité.
À cet effet, instructions ont été données au Secrétaire Permanent de préparer cette rencontre avec toutes les forces vives de la nation et en liaison avec EDS.

Avant de lever la séance, les Présidents des Partis politiques membres de la CDRP, ont adressé leurs condoléances les plus attristées au Président et aux militants du CRI PANAFRICAIN, pour la perte cruelle de leur Secrétaire Général, Monsieur Boniface TRA BI.
Les Présidents ont manifesté leur soutien en cette douloureuse circonstance.

Les Présidents de la Conférence des Présidents des Partis politiques membres de la CDRP, demandent à leurs militantes, militants, sympathisants et sympathisantes de se mobiliser et de rester à l’écoute des mots d’ordre de la Conférence des Présidents.

Fait à Abidjan, le 20 novembre 2019

Pour la conférence des Présidents des
Partis politiques membres de la CDRP

Monsieur GNAMIEN KONAN
Porte-parole.

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19 Nov
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Etat civil de Côte d’Ivoire-Plus de 3.000. 000 de personnes n’ont pas d’actes de naissance: Le groupe parlementaire Pdci-Rda lance un appel pressant au gouvernement…

Etat civil de Côte d’Ivoire-Plus de 3.000. 000 de personnes n’ont pas d’actes de naissance: Le groupe parlementaire Pdci-Rda lance un appel pressant au gouvernement…

DECLARATION RELATIVE A LA LOI N° 2018-863 DU 19 NOVEMBRE 2018 INSTITUANT UNE PROCÉDURE SPÉCIALE DE DÉCLARATION DE NAISSANCE, DE RÉTABLISSEMENT D’IDENTITÉ ET DE TRANSCRIPTION D’ACTE DE NAISSANCE

Mesdames et messieurs,
L’Assemblée nationale a adopté le 14 novembre 2018, la loi instituant une procédure spéciale de déclaration de naissance, de rétablissement d’identité et de transcription d’acte de naissance.
Il s’agit d’une loi d’urgence qui a pour but d’instituer, par dérogation aux dispositions de la loi n°64-374 du 07 octobre 1964 sur l’état civil, une procédure spéciale et accélérée de déclaration hors délai de naissance, de rétablissement d’identité et de transcription d’actes de naissance.
En effet malgré les efforts réalisés par l’Etat de Côte d’Ivoire depuis plusieurs décennies, de nombreuses préoccupations sont à relever en ce qui concerne les actes de naissance, dont notamment :
1. Le nombre élevé de personnes non déclarées à l’état civil :
– Plus de 3.000. 000 de personnes n’ont pas d’actes de naissance (RGPH 2014) ;
– Au moins 809. 000 élèves dans le système scolaire sont dépourvus d’actes de naissance.
2. Le nombre élevé d’actes d’état civil détruits et non reconstituées en raison :
– Des crises sociopolitiques qu’a connues la Côte d’Ivoire ;
– Des mauvaises conditions de conservation.
3. Les difficultés d’accès aux services de l’état civil dues notamment :
– À l’éloignement des centres d’état civil ;
– Au coût des actes de l’état civil.
Aussi, la loi vise-t-elle les objectifs suivants :
– Doter en urgence les personnes dépourvues d’actes, en actes d’état civil, rétablir les identités;
– Encourager la dénonciation des faux et usage de faux en matière d’état civil en vue de leur annulation et de l’établissement d’actes réguliers ;
– Faire échec à l’établissement de nouveaux faux ;
– Régler de manière définitive les cas d’utilisation d’acte de naissance par des personnes qui n’en sont pas les réels attributaires ;
– Transcrire les actes d’état civil détruits.
A cet égard, la loi a institué une procédure gratuite pour régler la situation des personnes se trouvant dans les cas ci-après :
1. La personne dont la naissance n’a pas été enregistrée à l’état civil ou suppléée par un jugement régulièrement transcrit sur les registres de l’état civil ;
2. La personne qui fait usage d’un faux acte de naissance ou de l’acte de naissance d’un proche et possède ainsi l’identité de ce dernier ;
3. La personne qui détient un acte de naissance qui figurait sur les registres d’état civil dont les deux exemplaires sont détruits, détériorés ou ont disparu.
Il faut préciser que la loi a été prévue pour être appliquée sur une période d’un an à partir de son entrée en vigueur.
Ainsi, selon le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme qui répondait à une question du Centre d’information et de Communication Gouvernementale (CICG) « Cette loi est applicable pendant 12 mois, à compter de sa promulgation intervenue le 19 novembre 2018 ».
En effet, la loi instituant une procédure spéciale de déclaration de naissance, de rétablissement d’identité et de transcription d’acte de naissance a été promulguée le 19 novembre 2018 par le Président de la République sous le n°2018-863. Elle doit donc s’appliquer jusqu’au 19 novembre 2019, c’est-à-dire jusqu’à demain.
Malheureusement à quelques heures de cette échéance, nous sommes au regret de constater que cette loi, sur laquelle de nombreux Ivoiriens avaient fondé un réel espoir de voir régulariser leur situation à l’état civil, n’est pas encore appliqué.
Selon les informations collectées auprès des Administrations concernées par la mise en œuvre de cette loi, il ressort que les décrets nécessaires à son application n’ont jamais été pris, ouvrant ainsi la porte à toutes sortes d’interprétations de la loi, de nature à favoriser la délivrance frauduleuse d’extraits de naissance.
Au demeurant, même si la date de publication de la loi, intervenue le 17 décembre 2018 dans le Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire, devait être retenue comme point de départ de son entrée en vigueur, il ne resterait qu’un seul mois au Gouvernement pour réaliser toutes les opérations nécessaires. Ce qui serait impossible.
Face à cette situation préoccupante, au regard du nombre important de personnes nées en Côte d’Ivoire qui auraient dû bénéficier des dispositions de cette loi et du contexte politique caractérisé par les échéances électorales de 2020, le Groupe parlementaire PDCI-RDA :
• Dénonce l’inertie du Gouvernement dans la mise en œuvre de cette loi qui a pourtant fait l’objet de plusieurs actions de sensibilisation aussi bien du Ministère de la Justice, de l’Office National de l’Etat Civil (ONECI), de certains partenaires au développement comme l’UNICEF que des Députés, à l’occasion des rencontres d’informations qu’ils organisent régulièrement avec les populations ;
• Invite le Gouvernement à prendre rapidement toutes les dispositions utiles pour la reconstitution des registres d’état civil perdus, détériorés ou détruits ;
• Demande au Gouvernement l’organisation urgente d’une opération d’audiences foraines gratuite sur l’ensemble du territoire national, pour permettre à toutes les personnes concernées de se faire établir publiquement un acte de naissance et pour les Ivoiriens de bénéficier en plus, d’un certificat de nationalité leur permettant de se faire établir une Carte Nationale d’identité et de s’inscrire sur la liste électorale ;
• Appelle les populations à la vigilance sur les risques de fraude à l’état civil et les invite à se tenir prêtes à prendre part, le moment venu, à toutes les opérations d’audiences foraines.
Fait à Abidjan, le 17 novembre 2019
Pour le Groupe parlementaire PDCI-RDA
Le Porte-parole
M. AKOTO KOUASSI OLIVIER
Député de Daoukro-N’Gattakro

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18 Nov
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Revue de presse du lundi 18 novembre 2019

Aucune convergence dans les manchettes des journaux de ce. Toutefois, l’on enregistre des piques lancées contre le Président Bédié relativement à son discours tenu lors du Bureau politique.

 Politique nationale

 Le Nouveau Réveil

 11èmeréunion du Bureau politique du 14 novembre

Bédié dribble tout le monde

  • Guikahué (S.e en chef) :

« M. le président, nous vous confions notre destin. Conduisez-nous sur les beaux rivages en 2020 »

Le quotidien fidèle au Pdci fait un large écho du 11eme Bureau politique du Pdci tenu le jeudi dernier au siège du Pdci à Cocody. Selon ce quotidien, le président Bédié a démontré une fois de plus qu’il est un fin stratège, car écrit « Le Nouveau Réveil », le président Bédié a réussi à mettre ses adversaires en déroute. Ledit journal explique qu’en lieu et place de la date de la Convention d’investiture du candidat du Pdci à laquelle tous s’attendaient, un autre rendez-vous leur est fixé au 19 décembre prochain. Laissant ainsi le suspens entier planer encore. Aussi faut-il relever que « Le Nouveau Réveil » a publié en intégralité les discours du président Bédié et du Secrétaire exécutif du Pdci, Maurice Kakou Guikahué. Concernant le discours du président, les militants du Pdci ont été invités à demeurer mobilisés, soudés, unis et solidaires dans l’exécution des tâches.

Par ailleurs, « Le Nouveau Réveil » a rendu compte de la tournée politique qu’effectue Thierry Tanoh à Tiébissou. Occasion saisie par Thierry Tanoh de transmettre aux militants le message du président Bédié : celui de rester vigilant et mobilisé, d’avoir leurs documents administratifs…

Les quotidiens Soir info, L’Inter, Le Temps, Le Quotidien d’Abidjan ont fait un large écho du bureau politique du PDCI.

  • Le Matin

 Exaltation de la haine et de la xénophobie

Bédié veut-il embraser la Côte d’Ivoire 

  • Les graves dérapages du président du Pdci contre le peuple malien

Ce quotidien s’appuie sur le discours du président Bédié lors du bureau politique. Selon ce quotidien, « le président Bédié est toujours dans son élément et y vas avec son thème favori : la stigmatisation de l’étranger ». Pour ce quotidien, le président Bédié a tenu des propos inamicaux, gravissimes et méprisants. Car en parlant des Maliens, le président Bédié, selon ledit quotidien, affirme que les Maliens sont inférieurs aux Ivoiriens. A la vérité, poursuit « Le Matin », « le président Bédié a peur et est tourmenté par le Rhdp qui monte et gagne en puissance ». Toujours commentant les propos du président Bédié, ledit quotidien écrit que : « Quand cela vient d’un ancien président de la République, c’est le comble. Et quand vient de quelqu’un qui se déclare héritier légitime d’Houphouët-Boigny, c’est le comble du ridicule, car Bédié se comporte comme une telle insouciance, un tel mépris et vulgarité qu’on peut avoir le sentiment que la stabilité et la paix dans ce pays ne sont pas vraiment sa tasse de thé. Le pays peut s’embraser, il n’en a cure. Ce qui compte à ses yeux, c’est sa royauté qui doit être rétablie, son titre de prince héritier qui doit être restauré ».

  • L’Expression

 Injures au Mali et aux Maliens de Paris

 Henri Konan Bédié : l’autre nom de l’ignorance

 Ce quotidien réagit également sur les propos du président relatifs à l’affaire « Maliens au meeting du Rhdp ». Selon ce journal, à travers ses propos, « le président Bédié estime que les Maliens où qu’ils se trouvent, sont des corrompus ». Et ledit quotidien de poursuivre : « Bédié jette l’anathème sur la communauté musulmane qui utiliseraient les lieux de culte comme des moyens de mobilisation au service des partis politiques ». Et ledit journal de s’interroger : « Est-ce que cet homme est sérieux ? De quelle preuve dispose Bédié pour affirmer du haut du Bureau politique du Pdci ? ». L’Expression va plus loin pour dire qu’à l’analyse, l’on peut dire que cette sortie de Bédié frise l’ignorance d’un homme qui ne sait rien de l’homme à qui il a succédé au pouvoir et de l’histoire même de son parti, le Pdci-Rda ».

  • Le Rassemblement

 Transition politique en Côte d’Ivoire ?

Voici ce que cache le nouveau combat de l’opposition

Ce quotidien proche du Rhdp ouvre sa manchette avec une photo du président Bédié qu’il présente comme le leader de l’opposition. Selon ce quotidien, l’opposition travaille pour créer le chaos pour qu’il ait une transition politique en Côte d’Ivoire.

  • L’Inter

 Gestion des affaires de l’Etat

 Une importante révélation livrée sur les conseils des ministres

  • Comment Ouattara gère certains dossiers

Ce quotidien indépendant rend compte des propos du ministre Mamadou Sanogo qui était à Daoukro pour l’investiture du bureau régional du Rhdp. « Moi je suis présent tous les jours au conseil des ministres. (…) Chaque fois que le président de la République a vu les patronymes d’une même région à propos de documents envoyés par des ministres, il les a refusés. Si vous envoyez un document où on voit Touré une fois, Bamba deux fois, Sanogo trois fois, on vous rejette le document lors des décisions de nomination ou de validation ». Révélation faite par Mamadou Sanogo.

 

 

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17 Nov
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Le suppléant de Guikahué a-t-il viré au Rhdp ? Le Colonel-Major, Yoboué Kouakou, suppléant du député Guikahué réagit…

Le suppléant de Guikahué a-t-il viré au Rhdp ? Le Colonel-Major, Yoboué Kouakou, suppléant du député Guikahué réagit…

Objet : Rectificatif
A messieurs les directeurs de la Rti et de abidjan.net
Messieurs les directeurs,
Je suis Colonel-Major Yoboué Kouakou, à la retraite, député suppléant de l’honorable Maurice Kakou Guikahué, député de Gagnoa sous-préfecture. Je suis tombé des nues en apprenant l’information, j’en tremble encore d’effrois et d’inquiétudes pour mon pays la Côte d’Ivoire. De quoi s’agit-il ?
Au cours d’une cérémonie des Grin du Rhdp organisée au Palais du carnaval de Bouaké et diffusée au journal de 20h de la Rti du 16 novembre 2019, le ministre Amadou Koné a présenté un individu comme étant le suppléant du député Maurice Kakou Guikahué de la sous préfecture de Gagnoa et par ailleurs Chef du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda, sans citer le nom de ce suppléant et présentant un jeune homme, sans le minimiser, qui n’est pas moi.
Je dénonce avec force et dernière énergie cette façon de manipuler l’information à l’endroit des populations.
Je suis natif de Gagnoa et ressortissant de par mon père du village d’Affotobo dans le département de Béoumi, région du Gbèkê, mais je n’ai jamais participé à une quelconque cérémonie politique dans la région encore moins une cérémonie du Rhdp. Même si je devrais trahir mon parti pour militer au Rhdp, je n’aurais pas choisi Bouaké, puisque je suis un élu de Gagnoa, j’aurais préféré militer au Rhdp de Gagnoa pour que cela ait plus de poids. Désolé, je ne mange pas de ce pain de trahison.
Je suis Pdci-Rda, Pdci-Rda je reste.
Dans l’attente d’un rectificatif, je vous prie de recevoir mes sentiments de considération.
Colonel-Major Yoboué Kouakou
Député suppléant de l’honorable Maurice Kakou Guikahué,
Député de Gagnoa sous-préfecture et Chef du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda.

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17 Nov
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RÉUNION DES DÉLÉGUÉS DEPARTEMENTAUX, COMMUNAUX ET DES COORDONNATEURS DU GRAND CONSEIL REGIONAL

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUÉ, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, convie Mesdames et Messieurs les Délégués Départementaux, Communaux et les Coordonnateurs du Grand Conseil Régional du PDCI-RDA, à une séance de travail, le jeudi 21 novembre 2019, à 17h00, au Siège du Parti, à Cocody.

Fait à Abidjan, le 17 octobre 2019

Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

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