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19 Août
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Eric Kahé (Aird), après son audience avec le président Bédié: «Les démarches, les actions de grande noblesse ont horreur du m’as-tu-vu et des déclarations tapageuses»

Le président du PDCI-RDA, Son Excellence Henri Konan Bédié, qui séjourne actuellement à Paris, a accordé le vendredi 16 aout 2019 plusieurs audiences à différentes associations et divers mouvements de soutien au PDCI-RDA de la diaspora ivoirienne. L’objectif de ces rencontres c’est de: manifester leur soutien et leur reconnaissance à l’endroit du président Bédié eu égard à son engagement et sa détermination à réaliser la réconciliation nationale et à restaurer la vraie démocratie en Côte d’Ivoire, et le remercier et le féliciter pour sa rencontre avec le président Laurent Gbagbo, tout en le soutenant dans son combat qui est d’apporter la paix en Côte d’Ivoire.
A ces audiences, le président Bédié était entouré de certains de ses collaborateurs; dont monsieur Narcisse N’DRI, son Directeur de cabinet, Mme Djenebou Zongo, sa Directrice de communication et M Ehouman Bernard, Secrétaire exécutif chargé des délégations générales.

La deuxième délégation reçue par le président Bédié est L’AIRD (Alliance Ivoirienne Républicaine et Démocratique) conduite par son président le Ministre Kahé Eric. Après l’entretien avec le président du Pdci-Rda, le ministre Eric Kahé s’est prononcé.
‘’Notre visite de ce jour au président Bédié s’inscrit dans la tradition de nos relations avec ce haut responsable politique ivoirien. En Eté 2017, nous étions déjà venus le rencontrer. Nous avons tissé, grâce à sa bienveillance, des relations particulières, depuis 1995. En Eté 2017, donc, lorsqu’il était de passage, ici en France, à cette occasion, nous étions porteur d’un espoir de la jeunesse de Côte d’Ivoire, par rapport au rôle que nous entendions qu’il joue en Côte d’Ivoire. Et donc, après sa rencontre avec le président Laurent Gbagbo, il eut été incongru que nous ne soyons pas là pour lui traduire nos remerciements pour cet acte de grande humilité, pour cet acte de grand courage. Nous avons noté qu’au prix de certains sacrifices, il a engagé certains chantiers assez importants, comme le chantier de la réconciliation, des questions sécuritaires en Côte d’Ivoire, le chantier du retour sécurisé des exilés et la libération des prisonniers politiques. Il s’est inscrit dans un programme assez vaste de l’unité nationale.
Nous sommes donc venus lui dire merci et le saluer pour l’ouverture de tous ces chantiers pour une Côte d’Ivoire unie, réconciliée, prospère où les retombées de la croissance profitent aux couches défavorisées. Pour tous ces grands chantiers, il ne sera pas seul dans le combat. L’Aird, sa direction et ses militants seront avec lui.
Nous, à l’Aird, nous faisons les choses de façon méthodique. Nous disons, en citant Félix Houphouet Boigny qui disait que l’argent a horreur du bruit, que les démarches, les actions de grandes noblesses ont horreur du m’as-tu-vu et des déclarations tapageuses’’.
Propos retranscrits par Dircom Pdci-Rda

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19 Août
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Les audiences parisiennes du président du Pdci-Rda/Abel Naki, depuis Paris: ‘’Le président Henri Konan Bédié est un homme de paix’’

Le président du PDCI-RDA, Son Excellence Henri Konan Bédié, qui séjourne actuellement à Paris, a accordé le vendredi 16 aout 2019 plusieurs audiences à différentes associations et divers mouvements de soutien au PDCI-RDA de la diaspora ivoirienne. L’objectif de ces rencontres c’est de: manifester leur soutien et leur reconnaissance à l’endroit du président Bédié eu égard à son engagement et sa détermination à réaliser la réconciliation nationale et à restaurer la vraie démocratie en Côte d’Ivoire, et le remercier et le féliciter pour sa rencontre avec le président Laurent Gbagbo, tout en le soutenant dans son combat qui est d’apporter la paix en Côte d’Ivoire.
A ces audiences, le président Bédié était entouré de certains de ses collaborateurs; dont monsieur Narcisse N’DRI, son Directeur de cabinet, Mme Djenebou Zongo, sa Directrice de communication et M Ehouman Bernard, Secrétaire exécutif chargé des délégations générales.

La première délégation reçue est celle du Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et panafricaine (CRI PANAFRICAIN) conduite par son président Abel Naki. Il est un allié du PDCI-RDA au sein de la plateforme non idéologique mise en place par le président Henri KONAN Bédié et plusieurs partis politiques de l’opposition ivoirienne.
Cette délégation était composée, outre Monsieur Abel Naki, Président fondateur du Cri-Panafricain, de Messieurs Zapeaud Krasso, vice-président du Cri-Panafricain et Honoré Guipier Gnogbo, Conseiller spécial du président Abel Naki. À sa sortie d’audience, M Abel Naki a fait une déclaration au nom du groupe, en affirmant ce qui suit : «Nous sommes venus, en tant qu’allié du Pdci-Rda dans la plateforme non idéologique initiée par le président Bédié, pour le saluer, dans un premier temps, puis lui apporter notre soutien par rapport au combat qu’il mène depuis longtemps. Mais aussi, par rapport au nouveau combat qu’il a engagé pour permettre aux Ivoiriens de pouvoir accéder à la réconciliation nationale et la démocraties vraies. Nous sommes donc venus lui apporter notre soutien et lui faire quelques propositions, concernant notamment la plateforme au niveau d’Abidjan dont nous sommes signataires, mais aussi par rapport à la diaspora qui est en manque d’informations et qui est en manque d’activité, concernant cette grande mobilisation que nous voulons mettre en place par rapport à ce qui va arriver dans notre pays.
Nous sommes aussi venus lui proposer de pouvoir organiser un grand événement les mois à venir, courant octobre, pour que le président Bédié puisse parler à tous les Ivoiriens et que toute la Côte d’Ivoire soit prête pour ce combat ultime pour la restauration de la démocratie dans notre pays.
A côté de cela, nous l’avons félicité pour la visite qu’il a rendue à son frère, le président Laurent Gbagbo, à Bruxelles. C’est un acte qui a été salué par tous les Ivoiriens, tous les africains et tout le monde entier. Ce qui démontre effectivement que le président Henri Konan Bédié est un homme de paix.’’
Propos retranscrits par Dircom Pdci-Rda

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11 Août
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Tabaski 2019/Le Président Bédié aux musulmans: «Que tous vos actes de piété et de dévotion en ce jour renforcent votre consécration à Allah»

 

Bien aimés frères et sœurs musulmans,
Par la grâce d’Allah, demain dimanche 11 août 2019 (Ndlr, déclaration faite hier samedi 10 aout), toute la communauté musulmane célébrera l’Aïd El-Kebir, la Tabaski.
En ces circonstances heureuses, je voudrais, en mon nom personnel et celui de l’ensemble des militants du PDCI-RDA, souhaiter une joyeuse fête à vous et aux musulmans du monde entier.
Chers frères et sœurs,
L’Aïd el-kebir commémore le sacrifice du prophète Ibrahim et sa totale obéissance à Dieu. Que tous vos actes de piété et de dévotion en ce jour renforcent votre consécration à Allah.
Aussi, comme le disait le Président Félix Houphouët-Boigny, «Ensemble nous pouvons beaucoup avec l’aide de Dieu, divisés nous ne pouvons rien». Qu’Allah agrée vos sacrifices et que vos prières apportent paix et réconciliation dans notre beau pays, la Côte d’Ivoire.
Bonne fête de Tabaski à toutes et à tous !
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.
Henri Konan Bédié
Président du PDCI-RDA

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08 Août
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Les zones Zadi et l’Ouest montagneux (10 régions) demandent au président Bédié de se porter candidat à la présidentielle de 2020

Après la zone Zadi (7 régions), samedi 3 aout à Daloa, c’est la zone Ouest montagneux (3 régions) qui s’est prononcée, le dimanche 4 aout à Duekoué. Les 2 grandes zones demandent au président Henri Konan Bédié de se porter candidat à la présidentielle de 2020.
– Considérant que depuis le 30 avril 1994, Son Excellence Henri Konan Bédié a succédé à feu le Président Felix Houphouët-Boigny à la tête du PDCI-RDA;
– Considérant l’article 39 des statuts du PDCI-RDA qui dispose que le Président du Parti inspire et conduit la politique du Parti;
– Considérant la vision et la clairvoyance de Son Excellence Henri Konan Bédié et son souci impérieux de léguer aux jeunes générations un PDCI-RDA plus fort et capable de faire face aux défis et enjeux du futur;
– Considérant son sens d’anticipation constante des problèmes réels’ qui pourraient embraser de nouveau la vie des Ivoiriennes et des Ivoiriens, telle l’alerte faite sur l’orpaillage clandestin, la fraude sur la nationalité, la Commission Electorale Indépendante (CEl), les préoccupations majeures des jeunes et des femmes, la vie du Parti menacée sur le terrain, la situation d’insécurité des populations ivoiriennes, la volonté de ceux qui disputent la propriété des terres pour spolier les Ivoiriens.
Vu ses actions constantes dans la droite ligne de la pensée du père fondateur de la nation ivoirienne, feu Félix Houphouët-Boigny, le Président Henri Konan Bédié a toujours prôné la paix et le dialogue.
– Soucieux de l’unité des Ivoiriens, à travers la plateforme non idéologique de réconciliation totale de toutes les filles et de tous les fils de la Cote D’Ivoire, Nous militants de l’ouest-montagneux:
– Saluons la rencontre historique et fraternelle du Président Henri Konan Bédié avec le Président Laurent Gbagbo à Bruxelles en BELGIQUE;
– Affirmons à l’attention de tous que le nationalisme n’est ni xénophobie ni racisme. Il est plutôt la manifestation de l’amour inconditionnel que l’on porte à son pays, à son peuple;
– Lançons un appel solennel à tous les militants et sympathisants de notre grand Parti, le PDCI-RDA, ainsi qu’à toutes les filles et tous les fils de notre pays épris de paix, à s’approprier ces déclarations pleines de sagesse qui concourent à la prévention des conflits intercommunautaires récurrents;
– Exprimons notre fidélité et notre indéfectible attachement à Son Excellence Henri Konan Bédié et l’assurons de notre confiance totale dans la conduite de notre grand Parti, le PDCI-RDA ;
– En raison du charisme de Son Excellence Henri Konan Bédié qui fera renaitre une Côte d’Ivoire fraternelle, réconciliée, solidaire, prospère, une Côte d’Ivoire d’espérance pour le progrès pour tous et le bonheur pour chacun, tout l’Ouest-Montagneux, du haut de cette tribune, demande avec force au Président Henri Konan Bédié de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2020.
Fait à Duékoué le 04 août 2019
Les militantes et militants de la zone Ouest-Montagneuse (Cavally, Guémon, Tonpki)
Madame Deon Die Thérèse,
Déléguée départementale Bangolo 4
Vice-Présidente de l’UFPDCI-RDA Rurale

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06 Août
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Le Président Henri Konan BÉDIÉ, ancien Président de la République de Côte d’Ivoire et Président du PDCI-RDA répond aux questions de Pascal Airault, journaliste du journal français l’Opinion

INTERVIEW
Sphinx
Henri Konan Bédié : « Alassane Ouattara a rompu le pacte que nous avions signé pour la présidentielle »
Pascal Airault Pascal Airault 05 août 2019 à 17h45

L’ex-président ivoirien se confie à l’Opinion sur la recomposition du paysage politique à un peu plus d’un an de l’élection

Dix ans après leur dernière entrevue, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se sont rencontrés discrètement dans un hôtel de Bruxelles, le 29 juillet, en présence de quelques proches. Adversaires hier, les deux anciens présidents ivoiriens sont aujourd’hui des alliés pour enrayer les ambitions du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Une recomposition du champ politique qui rebat les cartes à un peu plus d’un an de la présidentielle.

A quatre-vingt-cinq ans, Henri Konan Bédié n’a plus la fougue de ses vingt ans mais son ambition politique est intacte. Même s’il laisse planer le doute sur sa participation à la présidentielle de 2020, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) rêve de reconquérir le palais du plateau à Abidjan. Délogé par des mutins en 1999, il aimerait sortir par la grande porte de l’histoire.

Quelle importance politique a revêtu la rencontre de Bruxelles ?

Pour les deux leaders des deux plus grands partis politiques de Côte d’Ivoire, l’importance politique est dans l’appréciation de la population ivoirienne. Celle-ci attendait cette visite.Vous affirmiez en 2011 : « Laurent Gbagbo doit rendre des comptes pour les crimes et les atrocités qu’il a commis durant la crise post-électorale »…La Cour pénale internationale l’a acquitté. Alors, il doit être libre et libre de ses mouvements !

Quelle place devra-t-il reprendre en Côte d’Ivoire ?

C’est la place que le FPI s’est assigné. C’est-à-dire, celle de représenter les intérêts du peuple comme le font les partis politiques.
Vous avez rejoint l’opposition après avoir collaboré avec le président Ouattara.

Quelles sont vos relations aujourd’hui ?

Je faisais partie de la dynamique de l’alliance des Houphouetistes (Ndlr : coalition de l’opposition créée en 2005 qui a remporté la présidentielle de 2010). Mais depuis qu’il a fait de cette alliance un parti unifié (le RHDP) pour le soutenir, en dehors du PDCI, il n’y a plus de collaboration politique entre nous. Mais nous nous parlons à chaque grande occasion.

Vous avez appelé à voter pour donner à Ouattara un deuxième mandat en 2015. S’était-il engagé à vous soutenir en 2020 ?

Absolument. Il a rompu le pacte. Nous attendons de voir s’il se représentera en 2020.

Vous dénoncez le maintien en détention de prisonniers politiques. Combien sont-ils ?

Il en reste quelques centaines. Je demande au président Ouattara de leur accorder la grâce que prévoit la constitution.
« C’est le rôle des pouvoirs en place de se targuer d’un bilan flatteur. Mon jugement est moins euphorique et triomphaliste »
Le président Ouattara se targue d’un bilan économique très flatteur avec une croissance moyenne de plus de 8 %…

C’est le rôle des pouvoirs en place de se targuer d’un bilan flatteur. Mon jugement est moins euphorique et triomphaliste. Depuis 2017, notre croissance évolue à la baisse, à 7,4 %. Elle doit être relativisée en raison de la pression démographique et de l’immigration très importante. La majorité des entreprises sont dans l’informel. L’économie est sous-fiscalisée, ce qui minimise le budget de l’Etat. Les cours des matières premières sont à la baisse. Plus d’un Ivoirien sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté. Il y a eu quelques efforts d’augmentation du smig mais les grèves à répétition dans l’armée et la fonction publique prouvent que les efforts n’ont pas été suffisants au plan du social.

Comment va s’organiser le PDCI pour la bataille de 2020 ?

Une convention du PDCI est prévue au plus tard au deuxième semestre de 2020. Celle-ci va désigner le candidat de notre parti.

Si vous sentez un appel des militants, serez-vous candidat ?

J’aviserai. J’ai toujours été un partisan du don de soi.

N’est-il pas temps de transmettre le flambeau à une nouvelle génération ?

Nous n’avons pas de conflit générationnel. Plus de 60 % des dirigeants de notre parti sont jeunes et participent à la direction de notre mouvement. Ceux qui ont mis en avant ce sujet veulent s’opposer à ma candidature ou à celle de Daniel Kablan Duncan (l’actuel vice-président du pays) et d’autres au PDCI.

Pensez-vous à Jean-Louis Billon ou Thierry Tanoh, deux candidats potentiels à l’investiture ?

Non, je parle plutôt de jeunes gens qui dépendent d’eux et qui voudraient assurer « leurs arrières ». Certains ont atteint l’âge d’être candidat à la magistrature suprême. Ils ont l’expérience et n’ont pas besoin d’alléguer leur jeunesse.

Quel est le projet de société porté par le PDCI ?

Nous souhaitons consolider la nation ivoirienne au sein d’une union régionale (Cedeao) déjà établie et dont il faut conforter les assises. Il faut aussi renforcer la cohésion sociale par un dialogue permanent et une réconciliation nationale, poursuivre le développement à vie du pays.

Le PDCI et le FPI demandent une nouvelle réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) alors que le Parlement vient d’adopter sa révision. Pourquoi ?

La Commission électorale indépendante (CEI) n’est pas conforme à la réforme que nous attendions et à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La CEI ne doit pas être réformée seulement dans sa composition. Elle doit devenir une institution qui organise les élections avec une autonomie, notamment financière. Nous demandons aussi que l’opposition et la société civile aient le même nombre de représentants en son sein que le pouvoir. Pour l’instant, la majorité des membres de cette commission est nommée par le pouvoir en place. Elle n’est pas indépendante et est aux ordres du régime en place. Or, cette réforme devait garantir l’impartialité de la CEI. Pour nous, la loi votée n’est pas acceptable. Les discussions doivent reprendre. Nous avons cherché un médiateur et avons saisi l’Union européenne et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Si vous n’obtenez pas satisfaction, pourriez-vous boycotter la présidentielle ?

Nous espérons que le gouvernement se rendra à la raison pour que les choses se fassent de manière consensuelle. Autrement, les élections seront contestées d’avance. Et le prochain chef de l’Etat aura des difficultés à gouverner.

Le PDCI est l’initiateur d’une nouvelle plateforme politique regroupant seize partis et mouvements. S’agit-il d’une coalition électorale pour le soutien à un candidat d’opposition au deuxième tour ?

La rupture est consommée entre le PDCI et le RHDP en raison de la création de ce parti unifié par Alassane Ouattara. En lançant une nouvelle plateforme, l’opposition se restructure et se fortifie. Cette plateforme, en cours de signature, regroupe des formations et mouvements ayant le même désir de voir une Côte d’Ivoire réconciliée et en paix. Elle n’a pas seulement une vocation électorale. Nous avons prévu de nous concerter sur tous les sujets de la nation.

Guillaume Soro, l’ex-président de l’Assemblée nationale, est à actuellement à Paris. Ses mouvements de soutien adhéreront-ils à cette plateforme ?

Il m’a fait savoir que ses mouvements de soutien rejoindraient la plateforme.

Avec le recul, l’intervention française en Côte d’Ivoire était-elle justifiée en 2011 ?

Bien entendu. La France avait été sollicitée par celui qui avait gagné la présidentielle (Ndlr : Ouattara). Cela fait partie des accords qui régissent nos deux pays.

Craignez-vous des interférences politiques françaises durant la campagne ?

Non. Des observateurs de l’Union européenne dont la France viendront seulement superviser le scrutin et témoigner de sa sincérité et de sa transparence.

Etes-vous favorable au projet de création d’une monnaie ouest-africaine ?

Le franc CFA existe depuis les indépendances pour les pays d’Afrique de l’ouest et centrale. Ce débat n’est pas nouveau. J’y ai participé lorsque j’étais chef d’Etat (1994-1999). Tant que nos Etats n’auront pas réalisé la convergence fiscale et économique, je ne vois pas comment on pourrait changer de monnaie. Nous sommes encore loin de l’objectif !

Vous dénoncez la présence massive d’orpailleurs étrangers dans votre pays. La Côte d’Ivoire est-elle trop accueillante ?

Oui. L’immigration massive, incontrôlée avec des éléments armés, sort du canon de l’hospitalité régulière des États. L’orpaillage est un désastre pour l’économie et l’écologie. C’est une entrave à la sécurité nationale. Le président Ouattara m’a rejoint sur ce point lors de son intervention, la semaine dernière, à Ouagadougou. Il faut se concerter et coordonner les efforts avec les pays voisins pour résoudre ce problème, a-t-il dit, lui qui m’a traité de xénophobe pour avoir dénoncé ces dangereux clandestins.

Comment agir alors que la Côte d’Ivoire a signé les textes relatifs à la libre circulation des personnes et des biens ?

Ces textes excluent tout transfert massif des populations avec des armes non autorisées. La libre circulation est mal appliquée sur le terrain en raison d’un manque de volonté politique des Etats.

Comment mettre fin aux litiges fonciers, omniprésents devant les tribunaux ivoiriens ?

La réforme foncière avait abouti en 1998. La loi avait été approuvée de manière consensuelle par tous les partis politiques. Sa mise en œuvre, après mon départ des affaires, n’a pas été suffisante. Il y a des conflits fonciers à n’en point finir.
Selon vous, la Côte d’Ivoire n’est pas réconciliée, huit ans après la crise post-électorale. C’est pourtant vous qui avez choisi, avec le président Ouattara, le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation à l’époque…

Cette commission n’est pas parvenue à ses fins. Il y a eu des changements à la tête de cette commission. Ces changements relevaient des prérogatives du Président Ouattara.

Quel serait, selon vous, le regard de feu le président Félix Houphouët-Boigny sur l’évolution actuelle de la Côte d’Ivoire ?

S’il était vivant et revenait au pouvoir, il redresserait beaucoup de choses. Sa sagesse manque, même-si nous vivons à une autre époque et des réalités différentes.

Avez-vous l’intention de publier un jour vos mémoires ?

Beaucoup d’auteurs ont déjà écrit. D’autres continuent d’écrire. Comme le disait Félix Houphouët-Boigny : « Ni Mahomet, ni Jésus n’ont écrit leurs mémoires ». Mes paroles et mes actes contiendront le testament que je laisserai à la postérité.


Pascal Airault, journaliste

L’Opinion

Adresse : 14 rue de Bassano, 75016 Paris.

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06 Août
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Désigné président de la zone Zadi: Djédjé Mady parle, fait des confidences, des révélations et met les responsables politiques en mission…

Après la zone Sud, le Chef du Secrétariat du Pdci-Rda, Pr Maurice Kakou Guikahué était, samedi dans la zone Zadi (entendez Marcel Zadi Kessy), pour une séance de travail avec les responsables politiques de cette zone qui comprend les régions du Haut-Sassandra, du Gôh, de la Marahoué, du Lôh-Djiboua, de la Nawa, du Gbôklè et de San Pedro. Cette 2e étape des rencontres à vu la désignation de l’ex-Secrétaire général du parti, Pr Alphonse Djédjé Mady, vice-président du Pdci-Rda, au poste de président de la zone Zadi, en remplacement du vice-président Charles Diby Koffi qui assurait la présidence de cette zone et qui a viré au Rhdp. Devant plus de 2000 responsables politiques venus des 7 régions de la zone Zadi, Pr Alphonse Djédjé Mady a parlé, fait des confidences et mis les militants du Pdci en missions. Propos.


«Je voudrais dire merci au président Henri Konan Bédié qui a accepté de me confier l’animation de notre vaste zone. Merci à notre frère Zadi Kessy, l’un des symboles du pays Bété que j’ai appris à fréquenter depuis mes temps d’université, en qui j’ai trouvé un grand frère au sens humain du terme. Il m’a donné les conseils qu’il pouvait me donner quand j’étais petit. Aujourd’hui nous savons dans quel état physique il est. Eu égard aux relations auxquelles je faisais allusion, je dois continuer l’œuvre qu’il a commencé. Cela n’est pas agréable mais je considère cela comme un devoir, une charge, une obligation ayant la conviction que je ne ferai jamais aussi bien que lui. Mais la vie est ainsi faite que quand quelqu’un commence, quelqu’un d’autre continuer. Fasse Dieu qu’il soit là avec nous aussi longtemps. J’ai connu le cas Koffi Diby Charles. C’est un jeune frère qui a toutes ses charges nationales et internationales et les a toujours assumés. Mais la vie est faite d’évolution. S’il y a quelque chose à dire sur la situation actuelle c’est lui-même qui pourra nous le dire. Mais pour la circonstance, ce que je suis obligé de dire, c’est que moralement, compte tenu des relations qui nous liaient, je me suis cru obligé d’aller lui dire qu’ici à Daloa, aujourd’hui la zone ouest dont il a la responsabilité allait tenir une réunion. Je suis allé à la maison pour le lui dire et je sais ce qu’il m’a dit. Mais je ne le dirait pas. Je sais ce qu’il a fait mais je ne le dirai pas. A la place de ces deux personnalités vous me demandez d’essayer. Je n’ai pas le droit de vous donner une autre réponse que celle d’accepter. Mais j’accepte en reconnaissant que je ne suis ni l’un ni l’autre de mes prédécesseurs. Je me tourne vers vous pour que la charge soit commune et partagée. Mais comme il faut quelqu’un devant, vous m’avez mis devant, cependant si vous n’êtes pas derrière je ne pourrai pas être devant (…) Je suis votre aîné et vous m’appelez à une tâche compliquée à un moment compliqué. Et je comprends aisément ce que dit l’écriture. Qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Hier la Côte d’Ivoire était en peine et la Cote d’Ivoire était sous le joug colonial. Et les Ivoiriens cherchaient quelqu’un qui puisse au mieux gérer leurs intérêts. Et comme par hasard, de ce que nous dit l’histoire de ce temps-à, il y avait un seul grand groupe organisé, ce sont les six cercles de l’ouest. Que nous représentons aujourd’hui et que nous appelons zone Zadi et grâce à l’adaptation que nous avons donné. Et ces six cercles de l’ouest cherchaient un leader, quelqu’un qui puisse harmonieusement conduire le fruit de leur réflexion. L’un de nous beaucoup connu, Marcel Lobouet , qui nous a quitté, leur a dit qu’il connaissait un jeune Baoulé, qu’il disait avoir les qualités de conduire une telle action. Et que ce jeune Baoulé s’appelle Djah. Et ce jeune Djah n’était pas ressortissant des six cercles de l’ouest. Et Djah est venu et a pris le devant des chose et il a conduit le Syndicat agricole africain. Et Djah a mené le Pdci et il a rassemblé les Ivoiriens en 1958 sans la force. Et Djah nous a donné l’indépendance unis en 1960. Ce que nous demandons aujourd’hui, ce n’est pas le Rhdp qui va se presser de le faire. Nous le faisons pour que si le Pdci revient au pouvoir, il y pense. La question, aujourd’hui, c’est comment faire pour amener le Pdci qui est dans l’opposition, comme à l’époque coloniale, au pouvoir. Cela ne dépendra pas du coordonnateur de la zone Zadi, mais de chacun d’entre nous. Guikahué, en me désignant à ce poste, avec l’accord du président Bédié et avec votre accord, nous demande ensemble d’aller convaincre nos parents pour que dans quelque mois, en 2020, nous puissions ramener le Pdci au pouvoir. Nous avons une mission commune. Mais le plus important c’est le bulletin. Donc la toute première mission qui s’impose à nous, c’est de nous arranger en partant d’ici pour que dans chaque comité de village et de quartier nous commencions le chapitre le plus important quand nous sommes dans l’opposition. C’est le chapitre de la propagande. Il faut réussir à convaincre ceux qui ne sont pas avec nous à accepter notre choix, nos idéaux, nos perspectives d’avenir. Faisons en sorte que ceux qui sont avec nous qui sont près du découragement reprennent courage et se mettent au travail. Si le Pdci veut être celui auquel nous adhérons, la victoire se trouve dans les urnes. Et dans les urnes, toutes les voix se valent. Plus nous amènerons de nouveaux électeurs et d’anciens électeurs dans les conditions de voter à voter pour nous, ce jour-là le candidat du Pdci que nous allons choisir à la Convention gagnera. Nous du grand ouest prenons nos dispositions pour fournir au candidat du Pdci quand on l’aura désigné le maximum de voix. Il faut être inscrit sur la liste électorale. Allons contacter tous les ivoiriens qui ont leurs cartes d’identité et qui sont inscrits sur la liste électorale. C’est le travail qui m’est confié. Et sans avoir les moyens matériels et financier mais en ne comptant que sur les moyens moraux et sur vous. Je commencerez très tôt à venir vous visiter région par région et département par département pour que nous voyons ce qui se fait sur le terrain. Merci pour la charge et je l’affirme du fond du cœur que c’est un devoir, il sera léger si vous ne me laissez pas seul.»
Propos recueillis à Daloa par Gilles Richard OMAEL

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06 Août
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Kakou Guikahué (S.E en chef), depuis Daloa: «Tous ceux qui se disent militants du Pdci qui sont partis au Rhdp, ne sont que les nouvelles recrues du Rdr»

La tournée du Chef du Secrétariat Exécutif, Maurice Kakou Guikahué, était à sa 2e étape dans la zone Ouest dite zone Zadi, après la zone sud à Abidjan, le mois dernier. Les responsables politiques (2036 personnes) de cette zone se sont rassemblés à Daloa pour recevoir et écouter leur ‘’capitaine courage’’. Ainsi, après avoir donné la feuille de route de toutes les délégations et sections, il s’est exprimé sur l’actualité pour que ces responsables à la base soient au même niveau de l’information. Propos recueillis.

«Apres des péripéties et malgré sa puissance dans les années 70, Houphouët Boigny a cru nécessaire de créer une école du PDCI-RDA. On crée une ecole pour que ce qui existe aujourd’hui se perpétue. On continue d’étudier la médecine parce qu’une école de médecine a été créée. Donc si le Meeci a été créé, c’est pour que le PDCI-RDA ne disparaisse jamais. Le premier president du Meeci, Tano Brou Antoine n’est plus avec nous. Professeur Alphonse Djédjé Mady, président du Meeci est resté Pdci, Kouassi Dongo president du Meeci est resté Pdci, il est avec nous, votre serviteur, Maurice Kakou Guikahué, president du Meeci, est resté Pdci. Véhi Bernard, président du Meeci, est resté Pdci et Keita Aboubacar, le dernier président du Meeci, est banquier au Usa et il anime le Pdci au Aux États-Unis. Ceci pour vous dire que vous ne devriez pas avoir peur car ceux qui ont été formés et qui ont dirigé l’école du parti pour ne pas que le Pdci disparaisse sont tous restés Pdci. Donc la racine qui a été planté est là. Si vous apprenez que Guikahué ou Djedje Mady a viré au Rhdp, c’est la que vous devrez avoir peur car cela allait être une catastrophique. Ehui Bernard, c’est vrai que vous l’avez vu, mais il n’a jamais été president du Meeci donc s’il s’en va c’est pas grave. Tous les gands noms de ministres ou de cadres que vous connaissez et qui sont partis au Rhdp, sont des gens que nous avons ramassés sur la route en marchand pour augmenter le nombre des militants du parti. Car le noyau du Pdci c’est Guikahué, c’est Djedje Mady, c’est Dongo, c’est Vehi Bernard. Mais si chemin faisant, ceux que nous avons ramassés disparaissent, nous ramasserons de nouveaux jeunes pour partir pour que Pdci continue de vivre car nous qui les avons ramassés nous sommes encore là. (…) Demeurez vigilants à tous les niveaux pour décourager toutes les tentatives de fraudes, car la fraude sur la nationalité est le seul espoir du Rhdp. Car le Rdr sans le Pdci ne peut pas gagner les elections. Et Djédjé Mady qui a été longtemps president du directoire du Rhdp ne peut pas me contredire. Maintenat que le Pdci ne fait plus partie de cette coalition, le Rdr est seul dans ce Rhdp. Le président du Rhdp est du Rdr, le président directoire du Rhdp Amadou Gon est du Rdr, la président de la direction executive du rhdp, Adama Bictogo, est du Rdr. President Rdr, directoire Rdr, direction exécutive Rdr. Donc le Rhdp unifié est égal au Rdr renforcé. Tous ceux qui se disent militants du Pdci qui sont partis au Rhdp, ne sont que les nouvelles recrues du Rdr. Depuis le 18 juillet 2019, le récépissé du Rhdp parti unifié est sorti. Donc le Rhdp est un parti politique. La loi de 1993 interdit à un individu d’être militant de plusieurs partis politiques. Cela voudrait dire que l’Udpci, le Rdr, la branche Pit, Updci et la branche Mfa qui sont au Rhdp sont tous dissous. Donc, que les gens ne vous trompes pas. Tous les partis et mouvements qui sont au Rhdp ont été tous dissous. C’est maintenant le Rhdp seul qui existe. Donc s’il y a des gens qui sont au sein de ces partis qui ont été dissous et qui ne se sentent pas dans cette dissolution, faites leur la cour pour qu’ils reviennent au Pdci où ils étaient tous avant. C’est le combat du recrutement qui est engagé (…) Je voudrais vous rassurer que les travaux de réflexion pour la mise en place de la plateforme non idéologique initiée par le president Bédié sont achevés et la charte de cette plateforme a été signée depuis le jeudi 1er aout 2019. Ensuite, je voudrais vous dire que la visite que le president Henri Konan Bedié a rendu au président Laurent Gbagbo a renforcé le rapprochement entre le PDCI-RDA et le Fpi. Notre plateforme a été engagée de travailler en partenariat avec la plateforme de Gbgabo qui s’appelle Eds. Le president Gbgabo me l’avait dit et il l’a répété au président Bédié. Il demande au Pdci de prendre autour de lui les autres partis politiques pour faire une plateforme. Et lui Gbagbo prendra aussi des partis politiques pour créer une plateforme et nos deux plateformes travailleront ensemble. C’est ce qui vient d’être fait. Eds existe, notre plateforme existe pour que nous travaillons ensemble. Donc ne soyez par surpris que dans les jours à venir vous voyez Guikahué, Assoa Adou, Mady en train de sillonner le pays dans le cadre d’une tournée conjointe des cadres du Pdci et du Fpi. En général en politique, on dit que c’est la tête qui tire la base, mais parfois la base peut prendre des initiatives pour imposer dans les faits sa volonte d’unité d’action à la tête. Si vous avez des opportunités de vous assister mutuellement à la base, dans l’exercice de vos activités politiques, nous vous y encourageons. Si vous êtes délégué que les responsables à la base du Fpi, du Raci vous approchent pour des activités sur le terrain allez-y car nous sommes ensemble. Depuis que le president Bédié a annoncé que le Pdci est sorti du Rhdp les militants sont très heureux. Il faut le dire, nous avions eu d’énormes difficultés à imposer le Rhdp à la base. Cette fois-ci, depuis que les gens ont vu Gbagbo et Bedié à Bruxelles, ce sont les militants eux-mêmes qui nous poussent à aller aux rapprochement avec le Fpi. Cela voudrait dire que c’est déjà gagné, car la base est partante. En ce qui concerne la commission électorale indépendante dont la Cour afeicaine des droits de l’homme a ordonné sa modification, le gouvernement n’a pas consenti et a parlé de la recomposition. Nous avons voté contre loi par 84 voix à l’Assemblée Nationale et par 17 voix au Senat. On dit que le doigt ne s’enfle que par sa taille. Donc nous avons 100% des élus du Pdci à l’Assemblée Nationale et au Senat. Momentanément les autres sont plus nombreux que nous, donc ils ont voté oui pour ce projet de loi. Nous avons donc utilisé les voies democratiques pour contre-attaquer. Nous avons donc déposer un recours au Conseil constitutionnel pour ne pas que cette loi soit promulguée. Car sur 300 députés et senateurs, il y a 101 qui ont voté contre ce projet de loi et cela fait 34% de voix contre. Donc cette loi n’est pas consensuelle alors que nous voulons une loi consensuelle. Ensuite notre avocat, après avoir déposé ce recours, est parti à Abuja devant la Cour Africaine des Droits de l’homme et des peuples pour le dépôt d’une plainte contre l’Etat de Côte d’Ivoire. Ensuite en ma qualité de secrétaire exécutif du Pdci, j’ai écrit au president de la commission de l’Union africaine qui m’a envoyé un accusé de recption et le president du parti a écrit au president Égyptien qui est le président de l’Union Africaine. Donc nous allons nous donner les moyens pour que cette loi revienne en seconde lecture à l’Assemblée Nationale. Enfin en ce qui concerne le logo du Pdci. Il faut savoir que le logo que le Rhdp utilise aujourd’hui est la propriété du Pdci, car il y a quelques années nous avions déposé des dossiers pour avoir cette propriété. Donc le Rhdp étant un parti, il ne peut plus utiliser ce logo d’un autre parti politique. Donc nos avocats internationaux ont été saisis pour que notre logo nous revienne. Donc nous sommes sur la bonne voie.»
Propos recueillis à Daloa par Gilles Richard OMAEL

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02 Août
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«La rencontre de Bruxelles, soutenue par la volonté commune de BEDIE et GBAGBO, redonne de l’espoir, de l’espérance…» (PDCI RDA PARIS LA FAYETTE)

«La rencontre de Bruxelles, soutenue par la volonté commune de BEDIE et GBAGBO, redonne de l’espoir, de l’espérance…» (PDCI RDA PARIS LA FAYETTE)

LA COORDINATION PDCI RDA PARIS LA FAYETTE analysant l’actualité socio politique et la visite historique de SEM H. K. BEDIE, Président du PDCI RDA au Président Laurent GBAGBO, fondateur du FPI, à Bruxelles en Belgique le 29 juillet 2019, se réjouit de cette noble et sage initiative.
LA COORDINATION PDCI RDA PARIS LA FAYETTE adresse ses vives félicitations et son soutien total aux deux Présidents pour cet acte au sommet de responsabilité devant l’histoire, dans la convivialité et la fraternité.
Le SEIGNEUR est merveilleux. Il a permis cette rencontre après une si longue et difficile période de séparation, dans le contexte actuel où l’injustice, le recul de la démocratie, l’orpaillage clandestin, le chômage, les menaces et les arrestations arbitraires sont le lot quotidien des ivoiriens qui se regardent en chiens de faïence. Cette visite pleine de symboles et de spiritualité est un grand pas pour ces deux hautes personnalités et pour les ivoiriens, dans le sens de la réconciliation nationale, de la concorde civile et de la paix.
LA COORDINATION PDCI RDA PARIS LA FAYETTE se félicite de ce rapprochement fraternel pour sauver la Côte d’ivoire et rassembler les ivoiriens autour d’un idéal commun: une nation ivoirienne unie, forte et des ivoiriens réconciliés dans une politique de développement concertée et non idéologique, passant par le retour sans délai de Laurent GBAGBO dans son pays.
La rencontre de Bruxelles, soutenue par la volonté commune de HK. BEDIE et LK. GBAGBO, redonne de l’espoir, de l’espérance et trace les sillons d’un changement politique et social inéluctable attendu en Côte d’Ivoire.
LA COORDINATION PDCI RDA PARIS LA FAYETTE
Salue et réitère ses félicitations aux Présidents BEDIE et GBAGBO et remercie les sherpas de cette rencontre, entre autres, Dr. ASSOA ADOU et Pr. Maurice Kakou GUIKAHUE.
Nous restons mobilisés pour la suite et invitons tous les ivoiriens et toutes les ivoiriennes à rejoindre la dynamique amorcée et à s’approprier l’esprit de cet acte posé par ces deux illustres fils du pays, ayant à cœur la Côte d’Ivoire.
Fait à Paris le 1 août 2019
Pour la COORDINATION PDCI RDA PARIS LA FAYETTE
DIOMANDE Youdé A, HUE V. Bertin, D. KOUAKOU, P. BALLY, B. SENY (Mme), M. GNAKALE, E. GREBE, V. OPOKOU, S. BLAHOUA, E. DADIE (Mme), F. AMANI.

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01 Août
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Henri Konan Bédié, ex-président de Côte d’Ivoire, prêt à se représenter en 2020 « si le parti me le demande »

Aujourd’hui âgé de 85 ans, celui qui a dirigé le pays entre 1993 et 1999 n’a pas enterré toutes ses ambitions politiques et s’en explique au « Monde Afrique ».

Ce n’est pas une déclaration de candidature formelle, mais à 85 ans, et 86 ans quand aura lieu de la présidentielle prévue en octobre 2020, Henri Konan Bédié n’a pas enterré son ambition de revenir aux commandes de la Côte d’Ivoire. Dans un entretien accordé au Monde Afrique, jeudi 1er août, l’ancien chef de l’Etat ivoirien (1993-1999), actuellement à Paris, envisage de se présenter à la magistrature suprême… si les militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) le sollicitent.

En rupture avec le président Alassane Ouattara, avec lequel il avait fait alliance entre 2005 et 2018, le « Sphinx de Daoukro » est allé, lundi, rencontrer Laurent Gbagbo à Bruxelles avec lequel il tente d’opérer un rapprochement politique. En Côte d’Ivoire, les alliances se font et se défont, mais toujours autour des mêmes acteurs.

Rencontre avec le plus âgé mais pas le moins virulent d’entre eux. Un homme qui fut au milieu des années 1990 le promoteur de l’ivoirité, un concept proche de la préférence nationale, qui permit d’écarter Alassane Ouattara de la course à la présidence et contribua à la crise politique des années 2000. Aujourd’hui, Henri Konan Bédié ne regrette rien et reprend les thèmes qu’il avait un temps délaissés.

Vous avez 85 ans aujourd’hui. Qu’est-ce qui anime encore votre engagement politique ?

Henri Konan Bédié J’estime que quand on est un homme politique, on ne s’appartient pas, on appartient à la communauté dont on gère la destinée. Je suis président du PDCI-RDA. Ce parti a survécu à toutes les épreuves et vit encore. Par conséquent, tant qu’il me reste les forces physiques et intellectuelles, je continue le travail.

Quelles sont vos intentions pour la présidentielle d’octobre 2020 ?

Toute intention de militant doit être raisonnable et soumise aux instances dirigeantes du parti. C’est le PDCI qui désigne le candidat. Dans la tradition du PDCI, on ne sollicite pas, ce sont les militants qui le font. Le parti décidera entre octobre et le premier semestre 2020.

Votre parti se prononcera dans quelques mois mais, en votre for intérieur, souhaitez-vous briguer la présidence de la République ?

Si on me le demande, je suis un homme de service, un homme qui a suivi une tradition de don de soi, mais nous n’en sommes pas encore là.

Vous aurez 86 ans au moment de la prochaine élection. Est-ce encore un âge pour briguer la présidence de la République ?

Je suis un jeune parmi d’autres. En Afrique, il y a des présidents plus âgés que moi et si vous regardez à l’échelle du monde, ils sont encore plus nombreux. Le dirigeant de la Malaisie a plus de 90 ans. Tant que l’on a les ressources intellectuelles et physiques, je crois qu’il n’y a pas d’âge pour diriger un pays.

Etes-vous inquiet pour l’échéance de 2020 ?

Nous avons de sérieuses appréhensions compte tenu de ce qui s’est passé lors des récentes municipales et régionales (en octobre 2018) où il y a eu morts d’hommes (au moins 5) et trop de violences de la part de ceux qui sont au pouvoir actuellement. La tentation de la tricherie est telle que l’on peut craindre des élections calamiteuses.

Lundi, vous avez rencontré Laurent Gbagbo à Bruxelles. Quel homme avez-vous retrouvé ?

J’ai retrouvé en Laurent Gbagbo le combattant que j’ai toujours connu. Il est en bonne santé et je crois qu’il a encore des projets pour l’avenir.

Vous aviez eu tous les deux par le passé des mots très durs l’un envers l’autre. Tout est oublié aujourd’hui ?

Il faut bien que la vie se fasse. On ne peut pas toujours s’arc-bouter sur le passé. J’étais au pouvoir et lui dans l’opposition, puis il a été au pouvoir pendant que j’étais en exil à Paris, nos échanges ne pouvaient donc pas être mielleux. Aujourd’hui, les choses ont changé, nous ne sommes plus au pouvoir et donc toutes les raisons sont réunies pour que, selon la tradition ivoirienne, nous échangions, sympathisions.

Pourriez-vous nous livrer quelques informations sur votre tête-à-tête ?

Ce n’est pas encore le moment, mais sachez que nous avons décidé de commencer à travailler ensemble sur le terrain.

Vous souhaitez aujourd’hui que vos deux partis partent alliés à l’élection de 2020 mais sous quelle formule ?

Nous n’avons pas parlé de cela mais nous estimons que, dans la perspective de 2020, chaque parti doit avoir un candidat et en cas de second tour les autres se rangeront derrière le mieux placé. C’est la formule qui convient lorsque l’on est plusieurs partis à se présenter.

Que répondez-vous à ceux qui jugent que votre rapprochement avec M. Gbagbo comme votre dénonciation actuelle du régime sont purement opportunistes ?

Ce que je dis a trait à des réalités vécues en Côte d’Ivoire. Par le passé, je n’étais pas dans l’opposition et forcément, dans une alliance, on est astreint à certaines choses. Cependant, tous ces problèmes qui menacent aujourd’hui la vie des Ivoiriens n’étaient pas aussi manifestes quand j’étais dans l’alliance [avec le pouvoir en place].

Quels sont, selon vous, les dangers les plus graves qui planent sur votre pays ?

L’invasion massive de toute la Côte d’Ivoire par de soi-disant orpailleurs armés, la fraude massive sur la nationalité ivoirienne sur laquelle le gouvernement ne mène aucune enquête pour arrêter le phénomène, le refus de réformer la Commission électorale indépendante pour que celle-ci soit impartiale, autonome et disposant d’une police pour appliquer ses décisions.

Vous considérez que, par le biais de l’orpaillage clandestin, la présidence d’Alassane Ouattara permet une colonisation de la Côte d’Ivoire par des ressortissants de la région ?
La Côte d’Ivoire subit une invasion massive, incontrôlée, de gens venus principalement des pays environnants. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter cela. Ces problèmes dus à l’orpaillage sont répandus sur tout le territoire et bénéficient de complicités locales. A Ouagadougou, le président Ouattara a d’ailleurs reconnu jeudi que l’orpaillage est un vrai problème pour notre pays.

Quand vous dites en juin qu’il faudra agir « pour empêcher un hold-up sur la Côte d’Ivoire » ou bien encore qu’« il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas des étrangers chez eux », ne risquez-vous pas de mettre le feu aux poudres ?

Pourquoi voulez-vous que cela mette le feu aux poudres ? Nous n’avons pas dit cela pour exclure qui que ce soit. Nous le faisons pour que ceux qui veulent vivre en Côte d’Ivoire et même prendre la nationalité ivoirienne fassent cela en suivant les procédures. J’ai été le chef de l’Etat ivoirien qui a naturalisé le plus d’étrangers, particulièrement des Burkinabés et des Maliens. Mais il vaut mieux que l’on parle de ce qui se passe dans le pays. La population autochtone est d’accord avec ce que je dis. C’est si l’on n’en parle pas qu’il pourrait y avoir un jour une réaction contre ces étrangers.

Vous ne craignez pas que vos propos réveillent les vieux démons de la division apparus avec l’ivoirité ?

Le mieux est déjà de se charger du démon actuel qui rôde autour des Ivoiriens. Pourquoi cette immigration massive, incontrôlée, armée, menacerait-elle la sécurité des Ivoiriens sans que l’on puisse rien dire ? En quoi l’ivoirité est-elle un démon ? Vous ne parlez pas de francité ? D’arabité ? D’american way of life ? Quel pays n’a pas d’identité ? Laissons là ce débat de mauvaise foi qui ne prospère plus. Pendant un temps, on s’est servi de notions émotionnelles en parlant de xénophobie, de haine des étrangers. Cela ne prend plus en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens sont mûrs.

Un certain nombre de cadres importants du PDCI vous ont tourné le dos pour rejoindre la formation voulue par Alassane Ouattara. N’êtes-vous pas politiquement affaibli ?

Le PDCI, depuis sa création en 1946, a vu bien des départs et des trahisons. Au temps colonial, il y avait déjà le groupe des partis alliés à la puissance coloniale qui se présentaient comme les « progressistes ». Plus tard, en dehors du Front populaire ivoirien, tous les partis qui sont apparus avec l’arrivée du multipartisme sont issus du PDCI. Le départ de quelques éléments ne peut donc pas nous inquiéter. Pour dix qui partent, nous en avons 10 000 qui entrent.

Avez-vous tiré un trait sur le coup d’Etat du 24 décembre 1999 qui vous a chassé du pouvoir ?

Oui bien sûr, depuis longtemps.

Qui en étaient les commanditaires ?

Les responsables se connaissent et je les connais aussi. Je leur ai pardonné et je leur laisse le temps de demander pardon à la nation. Ils m’ont personnellement demandé pardon. Il leur reviendra de le faire publiquement lors des séances de Réconciliation nationale que nous souhaitons organiser si nous gagnons les élections.

Depuis le milieu des années 1990, la Côte d’Ivoire a connu de violentes crises. Avez-vous des regrets ?

Je ne regrette rien, sauf ce que je n’ai pas pu faire. Je n’ai pas de sang sur les mains. Parmi les dirigeants de Côte d’Ivoire et même au monde, je suis l’un des rares à ne pas avoir versé le sang d’autrui. Je n’ai pas de sang sur les mains. Je ne suis pas riche. Je ne me suis pas « servi » lorsque j’étais au pouvoir. Je suis donc en paix avec ma conscience.

La rupture avec le président Ouattara est-elle définitive ?

Avec son parti oui, mais nous nous parlons toujours, entre hommes. D’ailleurs, il me considère toujours comme le chef de sa famille, ce qui signifie que nous n’avons pas d’inimitiés personnelles.

Cyril Bensimon source Journal Le Monde

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01 Août
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Le président Bédié depuis Paris: «La plateforme est déjà entrée dans les faits…»

Une poignée de main et deux heures de discussion. Ce lundi 29 juillet, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ont échangé sur la situation politique et sociale de leur pays. C’était la première fois que les deux anciens chef d’État se rencontraient depuis dix ans. Les deux poids lourds de la vie politique ivoirienne ont évoqué leur volonté de faire aboutir la réconciliation nationale. Pour cela, ils comptent inaugurer une plateforme de l’opposition, qui sera un cadre d’échanges concret entre eux, comme l’explique Henri Konan Bédié, le patron du PDCI-RDA. Il sera l’invité Afrique de ce vendredi 2 août.
Dans un entretien accordé à RFI à Paris ce jeudi 1er août, Henri Konan Bédié s’explique sur la prochaine plateforme de l’opposition ivoirienne. « La plateforme est déjà entrée dans les faits. Nous travaillons ensemble, le PDCI comme le FPI et d’autres partis qui y adhèrent. Si [Laurent Gbagbo] rentre, il prend sa place dans tout cet ensemble. Nous menons ensemble le combat pour une réconciliation nationale complète, totale.»
La nouvelle organisation devrait inclure Guillaume Soro. «Nos relations sont bonnes, confirme Henri Konan Bédié. Bien entendu, nous travaillons ensemble dans le cadre de cette plateforme des partis de l’opposition.»
Officiellement, Guillaume Soro n’a pas encore dit qu’il faisait un pas vers cette plateforme de l’opposition. Mais l’ancien président de la Côte d’Ivoire affirme avoir son accord de principe « depuis longtemps » pour y participer.
L’accord sur la plateforme sera signé « cette semaine », promet le chef du PDCI-RCA.
Rfi.fr

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