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25 Sep
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De retour de Paris, le président Henri Konan Bédié veut ‘’l’empêchement de la modification de la constitution’’

Déclaration de Son Excellence, Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA, à son retour de Paris.
Chers compagnons
C’est avec beaucoup de bonheur et de joie que je vous retrouve ce soir, après un long séjour, de deux (2) mois et demi, passé à Paris.
Je ne puis, donc, m’empêcher de vous remercier pour cette mobilisation et cet accueil, à la fois, fraternel et militant que vous venez de m’offrir dans la pure tradition du PDCI-RDA.
Avant de vous donner les nouvelles de mon séjour en France, je voudrais vous féliciter d’avoir su entretenir la flamme militante au sein de notre grand parti, le PDCI-RDA.
Pour ce qui est de mon séjour en France, je puis vous dire qu’il a été fructueux dans l’ensemble.
A cet effet, je voudrais m’acquitter d’un devoir de remerciements à l’endroit :
-des milieux politiques français qui n’ont pas hésité à me recevoir pour échanger sur divers sujets concernant, à la fois, la marche de notre pays et la coopération entre nos états,
-des médias français et africains qui m’ont offert l’opportunité de m’exprimer sur les sujets touchant à la vie de notre nation, très souvent méconnus de l’opinion internationale
-de nos frères de la diaspora résidant en Europe, tous déterminés à œuvrer pour une réconciliation vraie, par le dialogue, dans l’optique que nous parvenions à une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, j’ai rendu le 29 juillet 2019, une visite de courtoisie et de compassion au Président Laurent GBAGBO à Bruxelles. Cette rencontre fraternelle, au-delà de la charge émotionnelle, a été décisive pour le rapprochement entre le PDCI-RDA et le FPI; en témoigne le meeting tenu conjointement le 14 septembre dernier par nos deux formations politiques.
Dans la même veine, j’ai dépêché, le 21 août 2019 à la Haye, une mission de haut niveau, conduite par le Secrétaire Exécutif, Maurice Kakou GUIKAHUE, pour exprimer ma compassion et celle du PDCI-RDA au Ministre Blé GOUDE, Président du COJEP, membre de notre plateforme.
Revenant à la vie de notre parti, je voudrais vous exprimer la satisfaction que j’ai ressentie pour la parfaite conduite des activités menées:
-d’une part par nos groupes parlementaires à l’assemblée nationale et au sénat,
-d’autre part par toutes les structures et organes opérationnels du PDCI-RDA, sous la supervision du Secrétaire Exécutif en Chef.
En effet, par votre engagement militant, fait de cohésion, de loyauté et de fidélité au parti, vous avez réussi à:
1-organiser, du 20 juillet au 31 août, les missions de sensibilisation et de mobilisation de notre personnel politique dans les six zones politiques.
J’adresse, solennellement, mes vives et chaleureuses félicitations au Secrétaire Exécutif en chef et à l’ensemble du personnel politique de notre parti.
Le succès éclatant de ces missions constitue la preuve évidente que nos structures opérationnelles à la base sont déterminées et prêtes à nous assurer la reconquête effective du pouvoir d’État en octobre 2020; n’en déplaise à ceux qui font croire, à tort, le contraire à l’opinion nationale et internationale,
2-contribuer, efficacement par vos propositions judicieuses, à la reconstitution de l’une de nos instances décisionnelles, qu’est le Bureau Politique. Je voudrais vous informer que le Bureau Politique sera appelé à se réunir, dans les prochains jours, pour la préparation et la convocation de notre prochaine convention de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Oui, Mesdames et Messieurs, ce Bureau Politique est très attendu, préparons-nous à réussir son organisation en nous acquittant tous de nos cotisations individuelles,
3-finaliser les travaux de mise en place de la plateforme non idéologique, dont les actes constitutifs ont fait l’objet de signature par mes soins à Paris.
C’est vous dire, également, que contrairement à ceux qui en doutaient, pour des raisons qui leur sont propres, nous avons réussi à regrouper les partis politiques et les forces vives de la nation, épris de paix, d’équité et d’amour pour notre patrie, pour parvenir à la réconciliation nationale, gage certain pour le retour d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire,
4-tenir le premier meeting de réconciliation nationale, en relation avec l’ensemble de l’opposition politique ivoirienne significative.
Malgré ces succès, Mesdames et Messieurs les membres de nos instances statutaires, ici présents, nous devons demeurer déterminés, car plusieurs sujets, non encore définitivement traités, appellent de notre part une vigilance permanente et des actions de mobilisation sur le terrain pour notre victoire certaine à l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Dès aujourd’hui, il est urgent et crucial que nous nous mobilisons pour obtenir:
• la réforme profonde de la commission électorale indépendante,
• le nouveau découpage électoral fondé sur une répartition équitable des sièges des élus entre les différents ressorts territoriaux en fonction de la densité de la population,
• le démantèlement définitif de tous les sites d’orpaillage clandestin,
• la cessation de tous les trafics illicites concourant à la fraude sur la nationalité ivoirienne,
• l’empêchement de la modification de la constitution ivoirienne votée et promulguée en novembre 2016.

Telles sont, Mesdames et Messieurs, les préoccupations qui doivent retenir notre attention dans la conduite des activités de notre parti, jusqu’à l’élection présidentielle d’octobre 2020.
Notre objectif doit être de parvenir à la réconciliation nationale, par un dialogue politique constructif, à travers la préservation des acquis démocratiques, de l’état de droit, constamment menacé, et de la stabilité de notre nation.
Je vous remercie.
Fait à Abidjan, le 24 septembre 2019
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA

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21 Sep
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Présidentielle 2020, le président Bédié dans ‘’Jeune Afrique’’: «Je ne cours pas après l’argent, je ne cours pas après les honneurs… j’attends Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire» (interview intégrale)

Côte d’Ivoire – Henri Konan Bédié : «Redevenir président ? Ce serait une revanche»
21 septembre 2019 à 16h08Par Anna Sylvestre-Treiner

Une rencontre avec Laurent Gbagbo en juillet, une autre avec Guillaume Soro en septembre… À un an de l’élection, le Sphinx assume les jeux d’alliances et sa rupture consommée avec le RHDP.
Son secret ? Un peu de gymnastique, un bon kiné, pas d’alcool et, de temps en temps, un cigare cubain. À 85 ans, Henri Konan Bédié est en pleine forme. Lorsqu’il nous reçoit, le 10 septembre, dans son luxueux appartement parisien, l’ancien président jubile. À un an de la présidentielle, il vient de rencontrer Guillaume Soro et se délecte encore de cet aller-retour effectué à la fin de juillet à Bruxelles, où il est allé rendre visite à Laurent Gbagbo. Qu’importe si ces deux éléphants sont d’historiques adversaires. Au grand jeu du poker menteur ivoirien, tous les coups sont permis. Son nouvel allié ne sera pas maître de son destin pendant encore de longs mois, condamné au silence et à résider loin d’Abidjan depuis que la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a fait appel de son acquittement, le 16 septembre. Voilà donc Henri Konan Bédié à la tête de la fronde anti-Ouattara.
Après quinze années d’un mariage de raison, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a mis fin à leur union et a retrouvé toute son acrimonie contre le chef de l’État. « Cette rupture lui a redonné goût à la politique », confie l’un de ses proches. Vingt ans exactement après avoir été chassé du pouvoir par les militaires du général Gueï, il semble se prendre à rêver d’un retour au palais présidentiel. Plus qu’une revanche, ce serait une résurrection. Ne l’appelle-t-on pas le Sphinx ?

Jeune Afrique : Il y a un mois et demi, vous avez rendu visite à Laurent Gbagbo à Bruxelles. Depuis, le PDCI et le FPI [Front populaire ivoirien] ont réussi leur premier pari en organisant un grand meeting commun à Abidjan. Où en est votre alliance ?
Henri Konan Bédié : Ce que nous avons décidé à Bruxelles tient toujours. Le PDCI et le FPI travaillent désormais ensemble au sein d’une même plateforme politique.

Sur le plan idéologique, vos deux partis n’ont pas grand-chose en commun. Quelle forme cette alliance va-t-elle prendre ?
Ils sont socialistes et nous sommes libéraux, notre plateforme n’est donc ni idéologique ni rigide. C’est une entente pour travailler ensemble à des objectifs précis en vue de l’élection présidentielle de 2020.

Vous accorderez-vous sur un candidat commun ?
Non. Chaque parti aura son candidat. Mais au second tour, le mieux placé recevra le soutien de l’autre.

Lorsque vous l’avez vu le 29 juillet, comment se portait Laurent Gbagbo ?
Il allait très bien.

Allez-vous le revoir bientôt ?
Il n’est pas prévu que j’aille à Bruxelles dans l’immédiat. À vrai dire, je l’attends plutôt en Côte d’Ivoire.

Au début de septembre, vous avez aussi revu l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, à Paris. Fera-t-il partie de cette plateforme ?
J’ai de très bonnes relations avec Guillaume, nous avons la même vision, et les mouvements qui le soutiennent font partie de notre alliance.

Vous a-t-il dit s’il sera candidat ?
Nous n’en avons pas parlé.

S’il se présente, soutiendra-t-il au second tour celui d’entre vous qui sera le mieux placé ?
Exactement.

Laurent Gbagbo a-t-il accepté de s’allier à Guillaume Soro ? Leurs relations ont de quoi être
difficiles…
Pourquoi faudrait-il demander l’accord de Laurent Gbagbo ? Il y a d’un côté les mouvements politiques de Guillaume Soro, de l’autre le FPI, de Laurent Gbagbo. Chaque entité n’a pas à avoir l’accord de l’autre pour faire ceci ou cela.

Finalement, le mot d’ordre de cette plateforme, c’est « tout sauf Ouattara » ?
Elle n’est dirigée contre personne. Mais en effet, nous sommes un grand rassemblement d’opposition, et Alassane Ouattara n’en fait pas partie.

Lorsqu’il a commenté votre rencontre, le président ivoirien a dit : « Je sais ce que Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié pensent l’un de l’autre », sous-entendant que vous ne vous teniez pas en grande estime…
Il a des certitudes comme cela, il s’imagine savoir ce que pensent les gens. Alors souvent, quand il comprend qu’il s’est trompé, le réveil est brutal.

EN POLITIQUE, RIEN N’EST DÉFINITIF. MAIS POUR LE MOMENT, MON ALLIANCE AVEC ALASSANE OUATTARA EST ROMPUE.
Concernant vos relations avec Laurent Gbagbo, il se trompe ?
Oui. Quand on a de telles certitudes, on s’expose à des déconvenues.

Votre rupture avec Alassane Ouattara est-elle définitive ?
En politique, rien n’est définitif. Mais pour le moment, notre alliance est rompue. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.

Y a-t-il encore des canaux de discussion entre vous deux ?
Très peu.

Vous ne vous parlez plus ?
Entre nous, il n’y a plus de dialogue. Mais de temps en temps, on se téléphone, comme quand il a perdu sa belle-fille, ou à l’occasion de la fête nationale.

Avant d’être alliés de 2005 à 2018, vous avez été de grands rivaux et vous le redevenez désormais. Les masques sont-ils tombés ?
Oui. Il n’a pas tenu les engagements qu’il avait pris envers moi dans le cadre de l’appel de Daoukro, il n’a pas respecté ses engagements pour l’alternance en 2020 !

LE CANDIDAT DU PDCI POUR 2020, CE N’EST PAS FORCÉMENT BÉDIÉ !

Son entourage dit que vous lui avez demandé de soutenir votre propre candidature. Pour lui, c’est inacceptable…
Mais non ! Moi, c’est le PDCI, le PDCI c’est moi ! Je ne lui ai pas demandé de soutenir Bédié, mais de soutenir le candidat du PDCI. C’est ce qu’il n’a pas voulu faire.

Et le candidat du PDCI pour 2020, ce n’est pas Bédié ?
Ce n’est pas forcément Bédié !

Alassane Ouattara a dit qu’il procéderait prochainement à des modifications de la Constitution. Il pourrait notamment rétablir un âge limite pour se présenter à la magistrature suprême. Qu’en pensez-vous ?
Il y a de graves risques de tripatouillage, et nous combattrons ce projet.

Est-ce que cela pourrait être pour vous exclure de la course ?
On ne peut pas penser à sa place. Mais si j’étais lui, je ne ferais pas cela. La manœuvre serait trop flagrante.

Allez-vous vous présenter à la prochaine présidentielle ?
Vous le saurez au deuxième semestre de 2020, lorsque la convention d’investiture désignera le candidat du PDCI. Par le passé, j’ai été président de la République mais jamais je n’ai été candidat. On est toujours venu me chercher.

Mais en avez-vous envie ?
Si le parti vient me chercher, alors je verrai dans quel état physique et personnel je serai.

Redevenir président, serait-ce pour vous une revanche sur le coup d’État de 1999 qui vous a renversé?
Oui, ce serait une revanche, mais il n’y aurait pas de vengeance. Ce serait me rendre justice.

Serait-ce aussi une revanche sur 2010 ? Considérez-vous toujours que vous auriez dû être au second tour ?
Tout à fait. Ce serait également un facteur de réconciliation.

Pourrait-il y avoir une élection avec Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié comme candidats en 2020 ?
Non, car contrairement à moi il n’a pas le droit de se présenter.

UN TROISIÈME MANDAT D’ALASSANE OUATTARA NE SERAIT PAS ACCEPTABLE, NI POUR MOI NI POUR LE PAYS

Alassane Ouattara dit que la Constitution lui permet de faire un troisième mandat…
S’il fait un tripatouillage, peut-être, mais pas en l’état.

Vous ne considérez pas que les compteurs ont été remis à zéro avec le vote de la nouvelle Loi fondamentale en 2016 ?
Non. La limite, c’est deux mandats, c’est écrit dans la Constitution. Un troisième mandat ne serait pas acceptable, ni pour moi ni pour le pays. S’il le fait, vous entendrez le tapage que cela fera.
Que répondez-vous aux Ivoiriens qui estiment que c’est toujours la même génération qui préside aux destinées du pays et qu’il faut laisser la place aux jeunes ?
Au PDCI, nous n’avons pas ce problème-là. Notre parti est dirigé à 60 % par des jeunes de moins de 45 ans, ils sont des centaines dans nos structures.

Mais c’est vous qui êtes aux commandes…
Je ne suis pas un patron autocrate, je gouverne avec eux.

Après votre rupture avec Alassane Ouattara, des cadres importants de votre parti, comme Patrick Achi ou Jeannot Ahoussou-Kouadio, ont rallié le RHDP. N’est-ce pas un coup dur ?
Non, pas du tout. Nous le voyons, il y a de très fortes attentes vis-à-vis du PDCI, la mobilisation est de plus en plus importante. Ces gens qui nous ont quittés n’ont pas emporté avec eux nos électeurs, ils n’ont même pas emmené les populations de leur village. Ils sont partis tout seuls.

Comprenez-vous leur choix ?
Je suppose qu’ils ont agi selon leurs intérêts. Pour les uns, conserver un poste, pour d’autres, parce qu’ils avaient été menacés par le pouvoir.

Certains d’entre eux étaient proches de vous. Vous êtes-vous senti trahi ?
C’est une trahison, mais je n’ai pas de ressentiment. Il y a longtemps que je suis en politique, ce ne sont pas les premiers traîtres que je croise. Ils ne peuvent ni m’affaiblir ni m’affecter outre mesure.

En juin, vous avez été accusé de faire ressurgir le discours sur l’ivoirité. Que répondez-vous ?
Il n’y a pas un seul mot d’ivoirité dans ce que j’ai dit. J’ai dit que les orpailleurs clandestins étaient des étrangers venus de pays voisins et qu’ils opéraient contre les intérêts du pays. Le plus grave, c’est qu’ils viennent armés. Même Alassane Ouattara a reconnu que l’orpaillage clandestin était un fléau pour la Côte d’Ivoire !

Vous avez aussi parlé d’invasion massive des étrangers et de leur enrôlement en vue des élections…
J’ai parlé de fraude sur la nationalité ivoirienne, c’est vrai. Il y a de fausses cartes d’identité qui ont été fabriquées à l’étranger. Des camions et des documents ont été saisis, tout cela a été prouvé par des enquêtes, mais leurs conclusions ont été rangées au fond d’un tiroir. Qu’a-t-on fait de ces faux ? Je ne sais pas, mais des responsables du RHDP [Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, au pouvoir], comme Kobenan Kouassi Adjoumani, ont dit : « Au RHDP, nous n’avons pas peur d’enrôler des étrangers pour les élections. » Il a avoué. Il y a des inscriptions d’étrangers sur les listes électorales en vue des scrutins. C’est comme ça que le RHDP entend gagner en 2020, avec du bétail électoral.

Ce sont des imputations graves, vous les renouvelez donc ?
Oui. Quand une élue RHDP [Mariam Traoré, députée de Tengrela, dans le Nord] dit qu’elle ne souhaite pour rien au monde céder le pouvoir à des non-musulmans, c’est plus grave encore que l’ivoirité. Et cette élue n’a pas été sanctionnée.

Le climat politique en Côte d’Ivoire vous inquiète-t-il ?
Il est préoccupant. Regardez le dernier remaniement ministériel : on vient de composer un cénacle de 54 ministres [Premier ministre inclus]. Maintenant, il faut installer ces gens, leur donner quelques millions pour qu’ils se construisent une maison comme le veut la tradition, il faut qu’ils se constituent un cabinet, il faut leur trouver des locaux, des véhicules… Et tout cela pour faire main basse sur le budget de l’État et faire campagne pour leur patron.

Quel patron ? On évoque le nom du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, comme candidat du RHDP pour 2020. Quel regard portez-vous sur son bilan ?
Ses performances ne sont pas terribles. Il a conduit le pays vers une économie en berne : la croissance ralentit, le chômage explose…

Les grandes institutions internationales applaudissent pourtant les performances de la Côte d’Ivoire, qui a l’un des meilleurs taux de croissance du continent…
Mais notre endettement n’a cessé d’augmenter.

IL N’Y A PAS D’ÂGE LIMITE EN POLITIQUE

Jusqu’à l’année dernière, votre parti était au pouvoir avec celui d’Alassane Ouattara. N’êtes-vous pas vous aussi comptable de ce bilan ?
Non, ces questions sont de la responsabilité du président de la République. Je nommais quelques personnes au gouvernement, c’est tout. Nous n’occupions même pas les postes clés.

Vous avez aujourd’hui 85 ans, vous dirigez votre parti depuis plus de vingt-cinq ans, vous avez déjà été président… Qu’est-ce qui vous anime encore ?
Il n’y a pas d’âge limite en politique. Tant que je suis en bonne santé, tant que le PDCI a besoin de moi, je dois le servir. Je ne cours pas après l’argent, je ne cours pas après les honneurs : je le fais par mission, comme un sacerdoce.
Jeuneafrique.com, interview publiée le 21 septembre 2019 à 16h08
et réalisée par Anna Sylvestre-Treiner

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19 Sep
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Seri Bi N’Guessan (S.E DDCS PDCI-RDA): «La Cei sera ce que voudront les Ivoiriens… Pourquoi le président Bédié n’est pas rentré mardi dernier »

Secrétaire exécutif chargé des Délégations et des sections du Pdci-Rda, Seri Bi N’Guessan a fait, aux médias, le point d’une importante réunion présidée, ce mercredi 18 septembre, par le secrétaire exécutif en chef, Pr Maurice Kakou Guikahué. Le 28 septembre est la date pour achever des diligences au niveau de toutes les délégations. Seri Bi N’Guessan s’est aussi prononcé sur des questions d’actualité.

Après le meeting du Parc des sports, comment préparez-vous l’autre meeting annoncé pour le 19 octobre à Yamoussoukro ?
D’abord pour le meeting du 14 septembre au Parc des sports de Treichville, le secrétaire exécutif en chef a félicité chaleureusement les délégués qui ont été à la base de la grande mobilisation que nous avons vue au cours de ce meeting conjoint avec tous les partis de l’opposition significative. Pour le meeting du 19 octobre, ce point a été remis à une autre réunion, vu que le président du comité d’organisation déjà à pied d’œuvre n’était pas là. La préparation de ce meeting est très importante. Comme vous le savez, c’est un meeting qui sera organisé uniquement par le Pdci-Rda et la barre a été mise vraiment très haut pour que nous ayons le résultat qui est que là où nos adversaires disent que le Pdci a été vidé, on démontre au contraire que le Pdci a rempli les bords et nous attendons à peu près 100 000 militants à Yamoussoukro. En occupant toute la zone de la place Jean Paul II, depuis le bas face au lycée Mamie Adjoua jusqu’en haut face à la préfecture. C’est donc une réunion très importante. Elle a été reportée et le comité d’organisation, en ce moment-là, sera au complet.

Au-delà de l’organisation en interne, avez-vous abordé des sujets au plan national comme la question de la Cei ?
La question de la Cei est en suspens. Vous savez, le Pdci et tous les partis significatifs de l’opposition ont une action en justice au niveau international. Là, en ma connaissance, il n’y a pas encore eu de changement. Et par rapport à ça, le Pdci n’est pas concerné par rapport à toutes les activités administratives qui tournent autour de la Cei telle que proposée par le gouvernement. Avec tout le passage en force que nous avons vu à ce niveau-là, c’est le statu quo.

Toujours est-il que le pouvoir envisage la mise en place de cette Cei qui est imminente. Ne craignez-vous pas que ce statu quo risque… ?
Une Commission électorale indépendante, je ne suis pas un grand spécialiste de ce point, mais vous savez que tout ce que nous avons eu ici en Côte d’Ivoire, toutes les crises ont eu comme point central, la question de la Cei. Je ne pense pas que le gouvernement actuel ne soit pas conscient de cette situation. Ne pas faire aujourd’hui, une Cei qui soit consensuelle, faire un passage en force, je pense qu’aucun parti de l’opposition ne l’acceptera. Les Ivoiriens mêmes ne l’accepteront pas. Parce que vous prenez au plan purement de nos traditions, quand un serpent vous a mordu, quand vous voyez une petite cordelette, vous sautez parce que vous êtes effrayé. Je pense que le gouvernement ne va pas prendre le risque de continuer ce passage en force. Une Cei consensuelle, équitable, une Cei qui fera en sorte que les populations, les partis politiques aient confiance, je pense que c’est celle-là qu’on attend. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Donc le Pdci n’y va pas.

Mardi, le président Bédié devrait rentrer en Côte d’Ivoire, que s’est-il passé pour qu’il reporte son voyage. Des militants s’interrogent. Est-ce une question de santé? Qu’est-ce qui explique qu’il ne soit pas venu ?
Déjà sans sortir de secret, lors de la réunion préparatoire du Secrétariat exécutif qui a été élargi, lundi dernier, aux délégués du district d’Abidjan, le secrétaire exécutif avait clairement dit : « prenons les dispositions et quand la date exacte sera fixée, nous mettrons donc en œuvre tout ce qu’on aura décidé comme actions à mener. Notamment, actions de mobilisation etc. Et quand nous sommes sortis, compte tenu de ce que nous avons comme outils de communication entre les délégués, on a quand même décidé de ne pas enclencher l’action de communication. Ça veut dire que c’était prévisible certainement qu’au niveau du programme du président Henri Konan Bédié, il pourrait avoir quelques contraintes. Donc, ce n’est pas une question de santé, c’est un problème de calendrier. Vous voulez que je rêve ? Pourquoi pas, le fait de la décision de La Haye qui vient de tomber. Pourquoi pas, le président (Ndlr: Bédié) ne pourrait pas attendre et aller voir un peu son cadet Gbagbo, voir son moral avant de venir, par exemple ? Je ne dis pas que c’est une position… mais loin de penser que c’est une question de santé etc. Il peut y avoir beaucoup d’autres paramètres, mais dans tous les cas, le président Henri Konan Bédié viendra. Nous, nous avons déjà arrêté toutes les actions potentielles à mener. Il a été absent pendant 3 mois, il a eu un calendrier chargé, pendant que nous croyions qu’il était en vacances. C’était un calendrier politique et diplomatique très chargé. Vous avez en mémoire toutes les interviews qu’il a accordées aux médias internationaux, les rendez-vous et autres audiences qu’il a eus. Nous l’attendons pour qu’il puisse nous donner les bonnes nouvelles. Je pense que chaque fois qu’il va, il revient toujours bien requinqué et 2020, c’est maintenant.

Après l’appel de la procureure Fatou Bensouda, l’opinion s’attend à une déclaration du Pdci-Rda. Mais depuis rien. Peut-on savoir ce qui se passe ?
Par rapport à l’appel de Bensouda. J’ai cru que vous alliez me dire : est-ce que le fait que le président Henri Konan Bédié n’est pas venu, n’est pas en relation avec cet appel. Vous savez, les actions de justice, il faut être très prudent. Aujourd’hui, le président Bédié l’a dit, son souhait, c’est que le président Laurent Gbagbo rentre en Côte d’Ivoire, qu’il ne reste pas à l’étranger. Sa place est ici en Côte d’Ivoire. Il a même été très heureux de le voir toujours combatif, toujours en bonne santé. Quand ce genre de décision tombe, on marque un pas, on réfléchit avant de faire une déclaration.

Dans l’éventualité où la Cei ne serait pas consensuelle, est-ce que le Pdci est prêt à aller aux élections en 2020 ?
Vous pensez vraiment que le Pdci est aussi masochiste en sachant qu’avec une Cei non équitable, non consensuelle, avec ce que nous avons vu comme historique des crises, avec ce que nous avons eu comme la petite élection d’octobre 2018, au niveau local avec des morts, pensez-vous véritablement que le Pdci est un parti qui se fait hara-kiri en sachant qu’il y va pour en ajouter aux crises ? Moi, je pense qu’il ne faut même pas envisager cela. Dans tous les cas, le parti au pouvoir, aujourd’hui, ne prendra pas le risque d’un passage en force avec une Cei qui n’est pas consensuelle. Donc, ne posez-même pas cette question de voir que le Pdci participera ou pas. La Cei sera ce que voudront les Ivoiriens, la Cei sera ce que les partis politiques voudront, la Cei sera ce que les acteurs politiques voudront, elle sera la Cei consensuelle, équitable pour une élection juste et transparente.

Cette position est-elle de mise pour la révision de la Constitution que le pouvoir envisage de faire ?
Je n’ai pas de position particulière, mais je voulais simplement vous dire que le président Bédié a dit que le tripatouillage d’une Constitution est un grand risque pour la stabilité. Je m’arrête là.

Avez-vous un appel à lancer aux délégués ?
Mon appel est qu’il faut rapidement que les délégués puissent véritablement clore cette activité administrative qui leur est dévolue au niveau de leur feuille de route, en ce qui concerne les diligences.
Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL et D. Sory

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17 Sep
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Arrivée hier de Paris, Mme Henriette Konan-Bédié révèle : «La Côte d’Ivoire est toujours débout à l’étranger…»

Le Gala de  » Servir » aura-t-il lieu cette année ? Arrivée hier lundi 16 septembre d’un long séjour parisien, Mme Henriette Bédié, dans cet entretien, donne la réponse.

Quelles sont les activités que vous avez menées durant votre séjour ?
J’ai profité de mon séjour en France pour mener plusieurs activités sociales. On peut citer la fête des mères de la diaspora que j’ai parrainée, le concours Awoulaba, etc. J’ai été très heureuse de retrouver toutes mes filles en Europe. J’ai été une fois de plus heureuse de savoir que la Côte d’Ivoire est toujours débout à l’étranger. La mobilisation était totale et la fête très belle. J’ai aussi mis à profit ce séjour pour le compte de la Fondation  » Servir ».

Le traditionnel Gala de  » Servir  » aura-t-il lieu cette année ?
Je vais rapidement réunir mon équipe et après, on verra.

Quelles sont les nouvelles fraîches du président Bédié, votre époux ?
Le président Bédié va très bien. Il sera parmi vous très bientôt.
Avec Le Nouveau Réveil

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15 Sep
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Samedi 14 septembre-Giga meeting de l’opposition significative au parc des sports : Voici l’intégralité du discours de Maurice Kakou Guikahué

 

Je ne vais pas vous faire un long discours. Je vous dis merci au nom du président Henri Konan Bédié et du président Laurent Gbagbo qui sont les initiateurs de cette rencontre. D’habitude, vous nous appelez pour nous reprocher qu’on est dans les bureaux pour faire des discours. Cela remonte à hier. À partir d’aujour’hui, on reste debout. Cette rencontre est un meeting de préparation et d’introduction. Vous nous avez honorés, en venant nombreux. Même si vous n’étiez pas nombreux, le fait que des militants du Pdci et ceux du Fpi font un meeting ensemble, c’est historique, c’est déjà gagné. A cela, vous avez ajouté la mobilisation. Félicitations ! Nous, nous consommons local. Nous avons voulu parler aux gens d’Abidjan. Des gens voulaient venir de l’intérieur, nous leur avons demandé de rester sur place là-bas car nous irons dans ces zones. Nous voulons voir ce que vaut Abidjan, en termes de mobilisation. C’est un entraînement. On ne vous a pas transportés pour vous rendre ici. Il n’y a pas d’eau, pas de sardines, pas de riz, pas de pain, sans argent mais vous êtes venus. Vous êtes venus parce que vous voulez le changement en Côte d’Ivoire. La Cei doit changer. La Carte nationale d’identité doit être gratuite. On ne doit plus emprisonnez de député en Côte d’Ivoire sans que l’immunité parlementaire ne soit levée. On ne doit plus envoyer de gens encagoulés pour arrêter des dirigeants politiques. On ne doit plus interdire à un homme politique de faire des discours en public. Etes-vous d’accord ? (Applaudissements dans la foule). C’est pour cela que nous vous avons appelés. Vous avez réalisé une prouesse. En une semaine, on vous a annoncé la tenue du meeting et voilà, vous êtes venus nombreux. On vous a dit que la sécurité ne serait pas garantie. Certains ont hésité mais aujourd’hui, ils ont vu la réalité. Comme ceux qui m’ont devancé à ce pupitre l’ont développé, dans ce pays, il faut qu’il y ait la réconciliation. Un président vient au pouvoir pour gérer les hommes. Houphouët nous a toujours dit qu’«il n’y a de richesses que d’hommes ». Tu vas faire des ponts, des gratte-ciels, des Chu, réparer tous les puits, offrir des millions aux gens mais si les cœurs sont noirs, rien ne pourra marcher. Il nous faut donc aller à la réconciliation. C’est pour cela que nous sommes venus à ce meeting pour vous dire que les présidents Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, l’ex président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro et le ministre Charles Blé Goudé ont opté pour cette posture identique de réconcilier les Ivoirines. Il est donc clair que cette posture d’annoncer la réconciliation est dans l’intérêt de tous les fils et toutes les filles de notre pays. Il faut se réconcilier pour que la paix véritable arrive. Sans stabilité, sans paix, il n’y a pas de développement. La restauration de la réconciliation est facteur de l’instauration d’un climat apaisé. Chers militants, chers compatriotes, il est plus que nécessaire de se libérer des entraves du passé. Ce qui est passé est passé. Nous devons regarder l’avenir, en posant deux actes pour lesquels, je vous demande déjà de vous mobiliser.
Le premier acte, c’est la libération complète de tous les prisonniers de la crise postélectorale. La loi d’amnistie qui a été promulguée le 06 août 2018, à la veille de la fête de l’Indépendance par le président Alassane Ouattara, en faveur des personnes poursuivies pour des infractions commises en lien avec la crise postélectorale, qu’elle soit appliquée également aux militaires. Ce ne sont pas les individus qu’on amnistie, c’est un fait qu’on amnistie. L’amnistie, c’est de tout effacer, tout oublier. Si tu enlèves certains que tu laisses d’autres, c’est que tu n’as rien oublié. L’amnistie doit être complète pour que tout le monde puisse être libéré.
Le second acte à poser dans l’optique de la réconciliation, est que le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé qui ont été acquittés de crime contre l’humanité reviennent en Côte d’Ivoire. Et avec eux, tous les exilés parce que l’article 22 de la Constitution interdit à tout Ivoirien d’être en exil. Il faut que les procès politiques contre des adversaires politiques prennent fin. Houphouët-Boigny a dit qu’on fait la politique pour vivre. C’est pour cela qu’il faut se réconcilier. Quand vous avez un adversaire, il faut prier tous les matins pour qu’il vive pour voir comment vous agissez afin qu’il vous donne raison. S’il est mort, qui viendra vous juger ? Ce meeting est le premier du genre. Il y en aura d’autres. Prochainement, c’est “Opération inondation’’ du Plateau avec le stade Félix Houphouët-Boigny. La réconciliation vraie et la paix qui constituent la seconde religion pour la Côte d’Ivoire prônée par le président Houphouët-Boigny sont à ce prix. Au nom de tous les organisateurs, je voudrais vous dire merci d’être venus, d’avoir bravé la pluie. Quand vous avez renversé les chaises sur vos têtes, à partir de la tribune, c’est un spectacle fabuleux dont on peut faire un film.
Sercom Pdci-Rda

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15 Sep
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Après la mobilisation extraordinaire du Parc des sports: Guikahué annonce l’‘’Opération inondation du Plateau’’…

Combien étaient-ils, les militants du Pdci-Rda et du Fpi, ce samedi 14 septembre 2019, au Parc des Sports d’Abidjan Treichville ? Difficile de le dire. Toujours est-il que ce lieu choisi pour le meeting historique de l’opposition réunie au sein de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et pour la Paix (CDRP) a refusé du monde. Les militants du Pdci-Rda et du Fpi et leurs alliés ont effectué nombreux le déplacement. Un public honorable auquel les dirigeants de la nouvelle coalition en gestation ont eu l’éloquence de s’adresser pendant des heures.
Le dernier à prendre la parole, à cette tribune, le chef du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué traduira toute sa satisfaction pour la mobilisation réussie non sans insister sur le rapprochement que le Fpi et son parti sont en train de construire. « Même si vous n’étiez pas nombreux, le fait que des militants du Pdci et du Fpi fassent ensemble un meeting, c’est historique et c’était déjà gagné. Mais, à ce CV historique, vous avez ajouté la mobilisation. Félicitation », indiquera le plus proche collaborateur du président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, avant d’ajouter plus loin, à l’endroit de ces militants en symbiose : « Il est plus que nécessaire de se libérer des entraves du passé. Ce qui est passé est passé. Nous devons regarder l’avenir en posant des actes pour lesquels je vous demande déjà de vous mobiliser parce qu’on doit l’obtenir ».
A propos, le premier défi que le N°2 actuel du Pdci appelle à relever, c’est la libération complète de tous les prisonniers de la crise post-électorale. Pour lui, en effet, la loi d’amnistie du 6 août 2018 devra s’appliquer également aux militaires. Parce que, justifie-t-il, « ce ne sont pas des individus qu’on amnistie, c’est un fait qu’on amnistie ».
Ensuite, Maurice Kakou Guikahué exige le retour au pays de l’ex-président, Laurent Gbagbo et son dernier ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, acquittés de tous les crimes dont ils ont été accusés devant la Cour pénale internationale. Avec ces deux personnalités, le chef du Secrétariat exécutif du Pdci appelle à la création de conditions idoines devant permettre à tous les autres exilés de regagner leur pays.
Au niveau des batailles que le Pdci compte mener ensemble avec son nouvel allié du Fpi et les autres, Guikahué a mis l’accent sur le changement de la Commission électorale indépendante (Cei), la gratuité de la Carte nationale d’identité (Cni), mais aussi la lutte pour les libertés individuelles afin, souligne-t-il que plus jamais aucun député n’aille en prison sans la levée de son immunité ou qu’aucun dirigeant politique ne soit arrêté ou interdit de faire des discours publics.
‘’Opération inondation du Plateau’’
Parlant de la réconciliation, le thème central du rassemblement du jour, le ministre Guikahué tout l’intérêt que représente ce chantier pour la Côte d’Ivoire. Toute chose qui fonde le rapprochement entre les grands leaders de l’opposition qui forment aujourd’hui la CDRP. «Dans ce pays, pour que les choses se passent, il faut qu’il y ait la réconciliation. Tu vas tout construire, mais si les cœurs sont noirs, ça ne peut pas marcher. Nous sommes venus vous dire que les présidents Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et Charles Blé Goudé ont été pour cette posture identique de réconcilier les Ivoiriens. Cette perspective est l’intérêt de toutes les filles et les fils dans ce pays. Sans stabilité, sans paix, il n’y a pas de développement », a lancé le député de Gagnoa sous-préfecture qui annonce des challenge plus importants encore à venir, en terme de mobilisation de l’opposition. « Ce meeting, c’est un entrainement. C’est un meeting de préparation, d’introduction. On ne vous a pas transporté, il n’y a pas eu de l’eau, du riz, rien (…). A partir d’aujourd’hui, on reste debout. Prochainement, on sera 10 fois plus nombreux. Prochainement, ce sera ‘’Opération inondation du Plateau’’ avec le Stade Félix Houphouët-Boigny’’ », a annoncé le ministre Guikahué, pour qui la réconciliation et la paix prônées par le président Houphouët-Boigny passent par cette mobilisation.
Avec F.D.BONY (abidjan.net)

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13 Sep
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Le S.E Maurice Kakou Guikahué parle aux militants et aux Ivoiriens : «Ce samedi 14 septembre, ce sera un meeting fondateur de la vraie réconciliation, le pays nous appelle»

Dans le cadre des visites aux délégations départementales et communales, le chef du Secrétariat exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué a échangé, ce jeudi 12 septembre au quartier Maroc avec le personnel politique de Yopougon-Cité verte et de Yopougon Niangon.
Les délégués Kouassi Kangah Léo (Yopougon-Cité verte) et Doumbia Dramane (Yopougon Niangon) ont fait le plein de leurs Secrétaires de section et des présidents de comité de base pour écouter et échanger pendant près de 2h, l’envoyé du président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA.
Après avoir traités tous les sujets d’actualité du parti et de la nation ivoirienne, avec en ligne de mire la présidentielle de 2020, le S.E en chef a lancé un appel à la grande mobilisation des militants de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP, plateforme non idéologique du président du Pdci-Rda) et d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS du Fpi de Laurent Gbagbo) pour le meeting conjoint PDCI/FPI au Parc des sports à Treichville, le samedi 14 septembre 2019 dès 9h. Intégralité du message de son appel aux Ivoiriens.
«Chères militantes, chers militants, je voudrais vous dire merci pour cette séance de travail que nous venons d’avoir, ici, dans la 3e phase de Yopougon 3 qui comporte les délégations de Niangon et de Cité verte. Vous êtes sortis massivement, nous voudrions vous dire merci.
Nous avons abordé, dans les échanges, des questions importantes de la Nation. Souvent, vous dites que fait notre parti, que fait l’opposition? Tout à l’heure, je vous ai dit que le président Bédié a rendu visite au président Laurent Gbagbo, dans le cadre de la réconciliation nationale. Et nous-mêmes, nous avons rendu visite à Blé Goudé. Et le PDCI-RDA, le FPI avec les plateformes, c’est-à-dire, la plateforme de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp), c’est cette plateforme qui est non idéologique initiée par le président Henri Konan Bédié où se trouvent des partis comme le Raci de Soro Guillaume, l’Urd, le Rpci de Bamba Moriféré, le Rpp de Ouattara Gnonzié, le Pit d’Akoi Ahizi, l’Upci de Soro Brahima, le Mfa de Moutayé, le Cojep de Charles Blé Goudé est avec nous, La Nouvelle Côte d’Ivoire de Gnamien Konan, le Mvci de Sékongo Félicien un mouvement de la nouvelle génération pro-Soro est avec nous, plusieurs autres partis sont avec nous. Et de l’autre côté, il y a l’EDS qui est la plateforme des mouvements et partis politiques proches de Laurent Gbagbo. En fait, nous sommes dans un rapprochement avec le FPI, chaque parti politique avec des plateformes où se trouve chaque parti. Le PDCI est dans la plateforme Cdrp et le Fpi de Gbagbo est dans le plateforme qui s’appelle EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté). En général, la presse nous appelle ‘’l’opposition significative’’. Et c’est cette opposition significative qui a décidé de se retrouver le samedi 14 septembre 2019, dès 9h au Parc des sports de Treichville. C’est un meeting pour la vraie réconciliation nationale, mais au cours duquel nous allons dénoncer ce qui ne nous plait. Donc, je voudrais lancer un appel aux militants du Pdci-Rda, aux autres militants des partis membres de la CDRP pour venir nombreux. Pour les militants du Pdci-Rda, venez en pagne et tenues Pdci pour qu’on sache votre nombre et on verra votre degré de mobilisation. Venez remplir le Parc des sports de Treichville. Avec le concours des autres partis, le Fpi viendra aussi, le Raci viendra aussi. Aujourd’hui, il y a 3 grands leaders qui sont les présidents Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, auxquels s’ajoute Charles Blé Goudé qui vient de créer un parti politique, le Cojep. C’est donc l’ensemble des partis qui soutiennent ces grands leaders qui se retrouve au Parc des sports. Montrez à la Communauté internationale, au monde entier que nous sommes les plus nombreux contrairement à ce qui se raconte et que les gens disent. Les gens racontent partout que le Pdci est désossé, qu’il n’y plus rien au Pdci, il faut les faire mentir. Si vous ne sortez pas massivement, c’est que vous leur donnez raison. Rien que pour ces allégations mensongères, sortez massivement, comme je le dis, à pieds, à moto, en woro-woro, en taxi, en Gbaka, en bus, en pinasse, les amis soyez généreux, vous avez une voiture, au lieu d’aller seul mettez 4 personnes avec vous et vous aurez transporté 5 personnes. Tous ceux qui ont les moyens, aidez ceux qui n’en ont pas et qui voudraient franchement participer à cette mobilisation, pour qu’on aille montrer à la face du monde que le Pdci est toujours le Pdci et que le président Bédié tient les rênes. Et que le rapprochement Pdci/Fpi dans les plateformes Cdrp et Eds avec les concours de Soro Guillaume et Blé Goudé, tout cela représente une alternative crédible pour la Côte d’Ivoire. Donc je vous lance un appel à tous ceux qui parlent de carte d’identité, qui parlent de CEI, de tripatouillages d’élections, de bâillonnement de l’opposition, le cas Kouassi Valentin de la Jpdci urbaine, etc. C’est pour tout ça qu’on organise le meeting pour dénoncer tout ça, pour dénoncer le recul démocratique et la confiscation des liberté. Donc on vous attend, demain samedi 14 septembre 2019 au Parc des sports de Treichville. Ce samedi 14 septembre, ce sera un meeting fondateur de la vraie réconciliation, voici les sujets qui seront traités…le pays nous appelle. Venez nombreux. Je vous remercie.»
Guy TRESSIA

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11 Sep
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10 personnes priées de prendre contact de toute urgence avec le secrétariat du S.E

Les Personnalités dont les noms suivent sont priées de prendre contact de toute urgence avec le Secrétariat du Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA. Ce sont:

1- BOUAMAN TEHE Bernadette (Mme)
2- DOUA BI Toui Roger
3- KONATÉ Issouf
4- LANCINE Sylla
5- YAO Nguessan Alfred
6- GOMI BI Zaouli
7- KOFFI LUC
8- HIEN Martine (Mme)
9- KAMBOU Tilka
10- NGALA Martine (Mme)
Fait à Abidjan, le 8 septembre 2019

Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

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11 Sep
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Le S.E Guikahué à propos du meeting de ce samedi 14 septembre: «Quel que soit le lieu qu’on va choisir, il faut que ce lieu-là soit rempli»

Au sortir de la 139ème session du secrétariat exécutif qu’il a présidée, ce mardi 10 septembre 2019, au siège du Pdci à Cocody, Pr Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, s’est confié aux journalistes.

Monsieur le secrétaire exécutif en chef, vous venez de présider la 139ème session du secrétariat exécutif, de quoi avez-vous parlé ?
Nous avons parlé de deux principaux points, le meeting du 14 septembre 2019 et le rapport des rencontres de zones du secrétaire exécutif avec les responsables de base. Sur ce deuxième point, nous avons adopté ce rapport pour qu’un compte rendu précis et exhaustif soit fait au président du parti. Ensuite, nous avons constitué des équipes pour préparer le Bureau politique de novembre, qui va décider de la convocation de la convention qui va décider du choix du candidat du Pdci-Rda à l’élection présidentielle de 2020. La convention doit avoir un thème, des dates, un lieu et des commissions de travail. Donc, nous avons mis en place les équipes préparatoires.
Enfin, nous avons longuement discuté du meeting du 14 septembre 2019. Il y aura un meeting conjoint le samedi 14 septembre qui émane de la rencontre entre le président Bédié et le président Gbagbo à Bruxelles. C’est un meeting conjoint organisé par le Pdci et le Fpi avec leurs alliés à savoir les deux plateformes : la plateforme du Fpi qui s’appelle EDS et la plateforme initiée par le président Henri Konan Bédié qui s’appelle la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix. Donc c’est l’ensemble de partis politiques qui organise ce meeting. Mais on met souvent en avant le Pdci et le Fpi, sinon, c’est l’ensemble des partis des deux plateformes qui, en collaboration, organise ce meeting conjoint. Nous avons choisi la commune de Marcory pour tenir ce meeting et ensuite nous avons choisi le stade Robert Champroux pour abriter cette manifestation. Nous avons écrit au ministre des Sports en bonne et due forme et après analyse, le ministre des Sports nous a répondu qu’il a fermé le stade Robert Champroux depuis le mois de juin pour travaux et qu’il ne pouvait pas le recouvrir pour nous le donner pour faire des manifestations. Cependant, il faut être objectif, dans sa réponse, le ministre nous a écrit qu’il restait ouvert pour analyser toute autre demande d’infrastructure relevant de sa responsabilité. C’est ainsi que nous avons demandé le stade de l’Injs. Donc, cette demande est à l’étude et le ministre a élargi l’éventail des structures qui sont sous sa responsabilité, nous demandant s’il nous proposait d’autres structures qui sont hors de Marcory, nous serions d’accords. Nous sommes donc en train d’analyser la situation et demain (Ndlr, ce mercredi 11 septembre, entretien réalisé avant la confirmation du Parc des sports), au plus tard à midi, nous serons capables de dire à nos militants, le lieu où nous organisons cette manifestation. Voici donc, la décision qui a été prise.

Des informations annoncent que la manifestation aura finalement lieu au Parc des sports à Treichville ?
Ce qui est formel, c’est que ce n’est plus au Champroux parce que le ministre des Sports dit que le Champroux est fermé. Cependant, il dit qu’il est ouvert à toute autre demande concernant toute autre structure. C’est pourquoi, je vous dis qu’aujourd’hui, au plus tard à midi, nous serons en mesure de vous dire exactement et de façon définitive, le lieu qui abritera le meeting. Mais, le meeting aura lieu le 14 septembre quoiqu’il en soit.

A part le stade Champroux, est-ce qu’un autre espace au niveau d’Abidjan sud pourrait faire votre affaire ?
Je suis en train de vous dire que le ministre dit qu’il y a un certains nombres d’infrastructures sous sa responsabilité. Et il est ouvert. C’est pour cela que je dis qu’aujourd’hui à midi, on vous en parlera parce que nous allons apprécier toutes les propositions qui vont être faites. Mais ce qu’on remarque, ils nous ont refusé le Champroux, mais on aura d’autre infrastructure. Mais même si on n’avait pas d’infrastructure, on fera notre meeting.

Au niveau de l’actualité, avez-vous parlez de la Cei. Les militants veulent savoir à quel niveau les choses avancent ?
Pour la Cei, on a déjà dit qu’on ne rentrait pas dans la Cei. Et qu’on a porté plainte devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Donc, on attend les résultats.

Aucune réponse n’est venue de la Cour ?
Pour l’instant, non. Quand ça viendra, vous serez les premiers à être convoqués.

Monsieur le ministre, il y a un journal qui a choisi de prendre votre nom pour faire sa ligne éditoriale. Chaque jour ou chaque deux jours, vous êtes à la Une de ce journal-là ?
Ce journal a été créé par des transfuges du Pdci. Ils ont pris des mercenaires. Ils pensent qu’en intoxiquant le lectorat sur la personne du ministre Guikahué, ils peuvent atteindre leurs objectifs. Mais, ils se rendent compte que malgré tout ce qu’ils font, nous, on avance. Ils ont échoué sur le terrain. Ils voulaient voir le président Bédié allé au Rhdp. Ils ont échoué. On a gagné la victoire. Maintenant, comment faire pour décrédibiliser celui qui est le porte-parole, c’est tout.

Donc pour eux, vous êtes un homme à abattre ?
Non pas un homme à abattre, c’est un homme déjà abattu. C’est-à-dire que leur journal a été créé pour salir le secrétaire exécutif du Pdci-Rda. Donc, vous me donnez l’occasion de dire à nos militants que le journal Le Matin a été créé par Pdci Renaissance pour salir tous les matins, le ministre Guikahué qu’ils ne peuvent pas battre sur le terrain. Parce qu’on les a battus à plate couture, leur Rhdp dans nos rangs n’ira nulle part. Je reviens du terrain, ce n’est pas de la science-fiction, ce sont des réalités. Les 175 personnes qu’ils ont prises, ça s’arrête là. Aujourd’hui, des gens tapent à nos portes. Si aujourd’hui, le président Bédié ouvrait encore le Bureau politique, cette instance allait compter 4500 membres. Parce que si on considère toutes les demandes que j’ai en ce moment ça fait 4500 membres. Mais, c’est de façon volontaire que le président Bédié a fait une taille standard d’un Bureau politique, parce que c’est un organe de décision qui doit quand même avoir une taille raisonnable. Donc, les militants, les jeunes cadres, on en a plein. Donc, c’est peine perdu, ils peuvent continuer de salir les pages de leur journal, mais ça n’aura aucun impact sur moi. Au contraire, plus, ils me critiquent plus je prends du poids et plus, je suis réconforté. Parce que, s’ils écrivaient que je travaille bien, c’est que je ne travaille pas bien. Parce que je suis leur adversaire N°1. On ne peut pas encenser un adversaire. On ne peut que le décrire de façon négative. Donc, plus ils me décrivent de façon négative, plus je travaille mieux.

Quand on regarde la composition de ce journal, ce sont deux éléments forts du Nouveau Réveil avec qui vous avez dû échangés par le passé en aparté. Ne craignez-vous pas qu’ils publient certaines confidences ?
Quelle confidence ? Moi, je suis transparent. Mon « devant, mon derrière », c’est la même chose. S’ils avaient des confidences, ils les auraient déjà publiées puisque cela fait un bon moment qu’ils sont sur le marché. Quelles confidences peuvent-ils publier, je ne suis pas un homme d’intrigues. Ce que je pense, je le dis, ce que je n’ai pas dit c’est que je ne le pense pas. Il y en a qui avait dit que Guikahué avait des plans B. Eux-mêmes sont arrivés maintenant au plan F. Moi, je suis toujours-là. En fait, c’est dommage que ces jeunes gens qu’on connait se soient transformés en mercenaires de la plume. C’est dommage. Mais ce que je peux leur conseiller, ils n’ont qu’à faire attention, parce qu’il ne faut jamais insulter l’avenir.

Pouvez-vous nous dire un mot sur l’agenda du président Bédié en France ?
Vous avez vu qu’il a reçu Soro, il a parlé sur France24, hier à 19h. Il travaille jusqu’à ce qu’il revienne en Côte d’Ivoire. Il n’y a pas de problème.

Interviendra-t-il en direct pendant le meeting de samedi ?
Non, le président Bédié, on l’a réservé pour le 19 octobre à Yamoussoukro. Pour ce meeting, c’est nous. On va faire une mise en forme des stars américaines. Lui, c’est le lourd. Donc c’est le 19 octobre, donc on le préserve.

Des militants s’interrogent. Quand il rentre au pays ?
Il va revenir. En 2018, il n’a pas bougé. Déjà en 2017, c’était difficile. Il n’a pas trop bougé. Donc, en 2019, il est parti se reposer un peu. Il va revenir très bientôt. Son retour est proche. Je vous appellerai pour vous dire quand est ce qu’il revient.

Quel est votre message à l’endroit des militants en ce qui concerne le meeting de samedi 14 septembre?
Je profite de l’interview pour dire à nos militants et aux militants du Fpi de s’encourager. Le fait qu’on nous ait refusé le stade Champroux ne doit pas nous décourager. Bien au contraire, c’est maintenant qu’on doit être plus nombreux. Quel que soit le lieu qu’on va choisir aujourd’hui, il faut que ce lieu-là soit rempli. A Abidjan, quand on dit Pdci/Fpi, vraiment on ne devrait pas faire de grands efforts surtout que c’est un meeting important. C’est notre premier meeting, c’est un meeting fondateur, il doit être populaire. Donc, il doit y avoir du monde. On doit être nombreux et on doit délivrer des messages de qualité. C’est garanti que tout le monde vienne : Pdci, Fpi, qu’on soit dans la plateforme Eds, même qu’on soit au-delà, c’est-à-dire société civile, simple ivoirien, venez écouter ce qu’on va dire. Venez parce que la télévision va nous censurer. Donc venez pour être les témoins privilégiés pour ne pas qu’on vous raconte les choses après. Tous les Ivoiriens sont invités.
Propos recueillis par Gilles Richard Omael et D. Sory

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10 Sep
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Meeting du 14 septembre, déclaration conjointe PDCI-FPI: «Plus qu’une urgence, la réconciliation nationale est devenue aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays…»

CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE FPI/PDCI
MARDI 14 SEPTEMBRE 2019
DECLARATION LIMINAIRE

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs les professionnels de la communication,
Nous voudrions, au nom des directions du Front Populaire Ivoirien (FPI), du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) et des plates formes CDRP et EDS, vous remercier pour avoir répondu si nombreux à notre invitation. Nous voudrions surtout vous exprimer toute la gratitude des grandes familles PDCI et FPI pour le soutien incommensurable que vous apportez, chaque jour, aux partis politiques et organisations sociales en lutte pour l’encrage de la démocratie dans notre pays.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Le 07 mai 2019, sur instruction de Son Excellence le président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, une délégation de haut niveau de son parti, conduite par le Secrétaire Exécutif en chef, le professeur Maurice Kacou Guikahué, a rendu une visite de courtoisie à Son Excellence le président Laurent Gbagbo, président du FPI à Bruxelles.
Le 23 mai 2019, conformément à la tradition africaine, une délégation du FPI, conduite par le docteur Assoa Adou, Secrétaire Général du Parti, s’est rendue à Daoukro pour remercier le président Bédié et lui exprimer la reconnaissance du président Gbagbo.
Le 29 juillet 2019, Son Excellence, le président Henri Konan Bédié, accompagné de son épouse s’est rendu personnellement à Bruxelles où il a exprimé, de vive voix, sa compassion et son soutien à son jeune frère, Son Excellence le président Laurent Gbagbo pour toutes les épreuves subies depuis la fin de la crise poste électorale de 2011.
Au cours de leurs échanges à Bruxelles, les deux personnalités ont tenu à exprimer « leur compassion et leur solidarité au peuple de Côte d’Ivoire pour les traumatismes et les nombreux préjudices subis pendant cette crise ». Les deux anciens chefs d’Etat, après avoir déploré les graves atteintes portées aux acquis démocratiques, ont non seulement convenu de « l’urgente nécessité d’œuvrer pour le retour d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire », mais ils ont lancé « un vibrant appel à tous les partis politiques, aux associations, à toutes les organisations de la société civile et à toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire à s’engager résolument dans la voie de la Réconciliation Nationale pour asseoir une paix sociale durable et définitive, facteur de développement, de prospérité et de vie harmonieuse entre toutes les composantes de la Nation ivoirienne ».
Mesdames et messieurs les journalistes,
C’est dans la mise en œuvre de cet appel conjoint, bien compris par le FPI, le PDCI et tous les partis et organisations membres des plates formes Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) et la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP), que ces partis ont entrepris depuis quelques temps de mener des actions communes sur le terrain et de se soutenir mutuellement dans le combat pour l’avènement d’une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.
Plus qu’une urgence, la réconciliation nationale est devenue aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays, comme l’oxygène l’est pour le corps humain ; tant la Côte d’Ivoire est sinistrée et gravement malade de la gouvernance des dirigeants actuels. Conséquence : Les ivoiriens vivent au quotidien dans un environnement d’insécurité, caractérisé par des agressions répétées menées par des enfants, des délinquants de la rue appelés « microbes », des bandits et autres coupeurs de route qui opèrent avec des armes de guerre.
La récurrence des affrontements intercommunautaires qui se soldent par des dizaines de morts, de nombreux dégâts matériels et des déplacements massifs de populations, nous interpelle sur la gravité de la fracture sociale et sur les factures qui exposent notre pays à une situation sociale potentiellement explosive.
De la décrépitude de notre système éducatif au fardeau de la dette qui aliène davantage la Côte d’Ivoire en passant par la déliquescence du système sanitaire, la détérioration continuelle de notre écosystème aggravée par le phénomène de l’orpaillage clandestin et l’adoption, au forceps, d’une commission électorale non consensuelle, ce sont autant d’indicateurs sociopolitiques qui plantent un lugubre décor d’une nouvelle crise, peut être plus grave, à l’horizon 2020, si rien n’est fait avant.
Mesdames et messieurs les journalistes,
Vous conviendrez avec nous que devant un tableau aussi sombre qu’inquiétant que présente l’état de la Nation, il n’y a qu’un seul remède qui convienne aujourd’hui pour redresser la situation et préserver les ivoiriens du gouffre certain dans lequel le pouvoir Ouattara veut les conduire : C’est la Réconciliation Nationale.
Dans ces conditions, l’appel de Bruxelles lancé par les présidents Bédié et Gbagbo sonne pour nous comme une interpellation de notre conscience individuelle et collective sur les enjeux pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, notre patrimoine commun.
Le meeting du 14 septembre prochain, à Abidjan Sud, est donc une occasion solennelle d’un nouveau départ que nous voulons prendre ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire du chao dans lequel les gouvernants actuels veulent l’enfermer. Il s’agit de nous engager avec courage, détermination, amour pour la patrie et sans calcul politicien dans un sursaut national pour l’avènement d’une réconciliation qui brise définitivement la glace de méfiance, artificiellement installée entre les filles et les fils de ce pays du fait de la politique de rattrapage ethnique. Les ivoiriens doivent retrouver le sourire et cesser de se regarder en chien de faïence dans une Côte d’Ivoire réconciliée sans faux fuyant, qui passe par un dialogue constructif entre tous les acteurs de la scène sociopolitique.
C’est à cette réconciliation que les présidents Bédié et Gbagbo appellent instamment les gouvernants, les partis politiques, les organisations de la société civile, les responsables religieux et coutumiers, bref, toutes les composantes de la société ivoirienne sans exclusive. Nous n’avons pas le droit de décevoir ce grand espoir suscité par ces deux hommes d’Etat qui ont su remonter, avec courage et détermination, le cours de l’histoire pour une Cote d’Ivoire réconciliée, solidaire et prospère. Tous à Abidjan Sud, le samedi 14 septembre 2019.
Nous vous remercions
Déclaration lue par Koné Boubacar, Vice-président du Fpi

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