Rouba Daleba, Magistrat Hors Hiérarchie, Avocat Général près la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat, Secrétaire Exécutif du Conseil des Chefs de Village de la Sous-préfecture de GBOGUHE, neveu de Marie Koré, a fait plusieurs révélations sur sa tante lors de la cérémonie de remerciement du député Jean Likane-Yagui, dimanche 31 octobre à Gokra, village natal de Marie Koré, dont il était le président du comité d’organisation. C’était en présence du Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Pr Maurice Kakou Guikahué qu’accompagnaient plusieurs personnalités de son parti.

Remettant, au nom de sa famille, le flambeau de sa tante Marie Koré à Yasmina Ouégnin, député de la Nation élue de Cocody, pour la similitude de combat, d’engagement et de traits de caractères, Rouba Daléba dira que «(…) Marie KORE n’était pas allée «se chercher» à Abidjan comme une aventurière qui y fut surprise par la lutte politique à laquelle elle a participé. Elle était en mission.»

Il a justifié son propos en ces termes : «Jugée inéluctable par ses parents, cette lutte politique en vue de notre libération du joug colonial avait déjà été subodorée et anticipée par ses parents qui l’y avaient préparée et l’avaient introduite au coeur du dispositif colonial, avec la mission précise de prendre une part active, voire déterminante à ce combat pour notre émancipation. Elle n’était donc pas à Bassam au hasard et ne fut pas surprise par les événements auxquels elle a pris part.»

Elle était donc en mission d’infiltration du dispositif d’oppression des colons français. C’est pourquoi, sa tante a été tuée, selon lui.

«Mais, comme l’a dit Napoléon 1er, « les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle ». ZOGBO SEZA dite GALO ou Marie KORE était cette femme de génie qui, comme un météore, a traversé trop vite le ciel ivoirien, tuée en 1953 par un médecin colon qui, sous prétexte de lui injecter un sérum antitétanique, lui fit une injection létale à l’hôpital de Treichville où elle s’était rendue pour faire soigner une banale blessure au doigt», a révélé le neveu de Marie Koré, Rouba Daléba.

«Cependant, poursuit-il, de sa lumière, elle a éclairé son siècle en indiquant aux femmes ivoiriennes et même à tous les Ivoiriens la voie à suivre, les combats à mener avec poigne et détermination pour notre indépendance véritable».

Le Magistrat Hors Hiérarchie, à la fin de ses révélations sur sa tante a lancé un appel aux Ivoiriens : «Que sa mort ne soit jamais vaine et que sa combativité et son ardent désir de liberté et de justice habitent éternellement la Côte d’Ivoire.»

Gilles Richard OMAEL