Lors d’une rencontre avec les membres du Comité politique, hier jeudi 09 septembre 2021 à a maison du parti à Cocody, le coordonnateur général délégué en charge du monde paysan et celui en charge des élus, ont fait d’importantes communications. Au sortir de cette rencontre, le ministre Allah Kouadio Rémi, coordonnateur général du Comité politique, a bien voulu faire expliquer à la presse l’essentiel de cette action de communication.

« C’est une réunion avec mes collègues membres du Comité politique. Nous avons travaillé aujourd’hui par rapport aux exposés que devaient nous faire deux coordonnateurs généraux délégués dont l’un est en charge des élus et l’autre en charge du monde paysan. Je voudrais simplement rappeler que par rapport à la décision du 23 avril 2021 qui porte création du Comité politique, les activités de ce Comité politique concerne des zones géographiques mais également des activités spécifiques telles que les jeunes, les femmes, le monde paysan, le développement humain, les cadres, le développement économique et j’en passe. Par rapport à cela, le président du parti, le président Henri Konan Bédié a bien voulu nommer des coordonnateurs généraux délégués, en charge de ces activités spécifiques. Il y a donc un coordonnateur général délégué en charge des jeunes, un autre encharges des élu, un autre en charge des femmes, un autre en charge du monde rural, un autre en charge du développement humain, un autre en charge des cadres. Ces coordonnateurs généraux délégués doivent concevoir la stratégie du Pdci par rapport à ces secteurs d’activités. Une fois qu’ils ont conçu cette stratégie, tout en regardant la vision du Pdci par rapport à ces secteurs d’activités, ils doivent également mettre en place un plan d’action pour avoir des activités à mener dans ces secteurs d’activités. Tout cela doit être adopté par le Comité politique. Et ces coordonnateurs généraux en charge de ces activités politiques, doivent veiller à la réalisation de ces activités proposées, en utilisant les moyens appropriés, notamment les ressources humaines qui sont dans les instances du parti. A partir de là il y a un travail de réflexion préalable de chaque coordonnateur général délégué en charge d’une activité spécifique, pour aboutir à ce plan d’action réclamé par la décision qui crée le Comité politique. Ces dernières semaines nous avons travaillé par rapport aux six zones qui ont été décrites. Nous avons donc rencontré le personnel politique de la zone du Grand-Nord, du Grand-Centre, la zone de L’Est, la zone du Grand-Sud, la zone Centre-Ouest et la zone de l’Ouest-montagneux. Aujourd’hui c’est un peu le même exercice, mais cette fois-ci pas par rapport à des zones géographiques, mais par rapport à des activités spécifiques.

J’ai tenu à faire ce rappel pour que les personnes qui nous suivent sachent la démarche que nous sommes en train de terminer dans notre volonté de remplir les missions qui nous ont été données. Nous avons donc rencontré le coordonnateur général délégué en charge du monde paysan, Brédoumy Soumaïla, qui a exposé le plan qui lui est réclamé par la décision portant création du Comité politique. Les discussions ont eu lieu, mais ce qu’il faut savoir c’est que nous reviendrons ici pour la mouture finale. Une fois que la mouture finale sera adoptée, alors le coordonnateur général délégué au monde paysan pourra dérouler son activité telle que prévue par le Comité politique sur le terrain. Nous avons également écouté l’exposé du coordonnateur général délégué en charge des élus. Nous avons fait des observations. Tous les deux vont travailler avec le groupe de travail mis en place par le coordonnateur général, et nous espérons qu’à leur prochain passage le document définitif sera adopté.

Nous avons aussi parlé des rencontres que nous devons avoir avec les instances du parti. Ces rencontres étaient prévues dans notre feuille de route, mais également dans la lettre que le président a adressée au coordonnateur général ; il a insisté sur ces rencontres avec ces instances. Le premier principe c’est que nous devons faire mieux connaitre, comme on l’a fait avec le personnel politique de chaque zone géographique, la stratégie du président Bédié en créant ces trois nouvelles entités ; expliquer, répondre aux questions qui nous seront posées par ces instances. Ces instances aussi, à leur tour, devrons nous faire part de leurs observations actuelles du Pdci, faire des suggestions par rapport à ce qu’ils croient être bon pour le Pdci. Ils pourront même faire des suggestions par rapport à leur mission actuelle, si elles sont devenues inadaptées ou pas. Ce sera donc un travail interactif que nous allons faire avec eux. Sur cette base, le principe changeant un peu, puisque lorsque nous avons rencontré le personnel de chaque zone politique, nous devions nous contenter de leur expliquer la vision du président, sa stratégie et surtout le contenu du politique ; étant entendu que nous devions aller en un deuxième temps sur le terrain pour rencontrer les militants de la manière la plus élargie. Ce qui voulait dire qu’avant de rencontrer les militants de la manière la plus élargie, il fallait que les responsables de ces zones soient eux-mêmes, au fait de la question pour laquelle nous arrivons dans ces zones. Cette fois-ci, une fois que nous rencontrons ces instances, il n’y aura pas d’autres rencontres. C’est pour cela que ces instances vont profiter de ces occasions de rencontre pour nous donner leurs points de vue, de la même manière que les militants sur le terrain donneront leurs points de vue lorsque nous serons sur le terrain. Cette nouvelle manière de faire par rapport à ces instances, méritait que nous puissions avoir des séances de travail de préparation pour travailler de manière utile. La dernière fois vous nous avez vus en conciliabule avec les responsables du Comité des Sages ;c’était pour qu’on s’entende sur un cadrage. On a fait le même exercice avec le corps des inspecteurs du parti. Nous sommes tombés d’accord sur des dates où nous allons rencontrer le Comité des Sages, pour leur expliquer ce qu’est le Comité politique. Eux aussi en retour, nous diront ce qu’ils pensent de la situation globale du Pdci, mais également s’ils ont des suggestions et des observations à faire, ils les feront. Même chose pour les inspecteurs du parti. Ensuite, nous allons passer aux élus, à la Jpdci, à l’Ufpdci en faisant exactement le même exercice.

La réflexion doit forcément précéder l’action si on veut être efficace.

Globalement ça fait quatre (04) mois que nous avons reçu notre feuille de route. Je pense, et les autres membres du Comité politique pensent aussi, que la réflexion doit forcément précéder l’action si on veut être efficace. Bien entendu, la réflexion ne doit pas durer indéfiniment. Mais nous sommes obligés d’appliquer cette méthode. Parce que chaque fois que justement nous préparons des réunions, chaque fois que nous faisons des rencontres à l’extérieur du Comité politique, on se rend compte qu’il y a certainement des aspects qu’on n’avait pas pris en compte mais qui sont pertinents. Nous essayons donc d’aller au plus près de la vérité en utilisant cette méthode, qui dit que la réflexion doit précéder l’action. Prochainement, nous allons rencontrer toutes ces entités, et en principe, on devrait pouvoir tirer quelque chose pour le devenir du Pdci-Rda. Voilà ce que nous avons débattu aujourd’hui. Le mardi prochain, normalement nous rencontrerons le Comité des Sages, le mercredi, nous en feront autant avec les inspecteurs du parti et ainsi de suite. Le programme est donc fait pour tenir dans ce mois de septembre.  Avant la fin du mois de septembre, nous aurons fini de rencontrer les instances pour que nous puissions nous projeter sur le terrain à partir d’octobre, comme nous l’avons promis, avoir après rencontrer les personnels politiques de de chaque zone politique ici même à la maison du parti.Sur instructions du président Henri Konan Bédié, nous irons maintenant dans chacune des zones, délégation par délégation, pour rencontrer les militants. »

Retranscrit par Bertin N’Guessan (Dernière Heure Monde)