Avant la restitution nationale dont les membres du Comité de synthèse nationale ont été nommés par le président Henri Konan Bédié, le 30 juillet dernier, les 7 zones politiques (Ouest-Zadi, Ouest Montagneux, Nord, Centre, Est, Sud 1 et Sud 2) ont organisé des cérémonies de restitution des séminaires éclatés, ce samedi 31 juillet. La zone sud 2, avec les régions des Grands ponts, l’Agneby-Tiassa et la Mé, a choisi la ville de Dabou pour abriter l’atelier de restitution.

La prospective. C’est le seul mot à même de donner un sens à tout ce travail de réflexions, initié par le président Henri Konan  Bédié, président du Pdci-Rda. Réfléchir pour préparer l’avenir afin de faire des prévisions judicieuses. C’est ce à quoi le Sphinx de Daoukro a invité cadres et militants de son parti.

En effet, après plusieurs mois de travail d’autocritique, de propositions, de suggestions, d’orientation des activités du parti pour l’horizon 2025-2046, toutes les délégations régionales et départementales du Pdci-Rda ont rendu les conclusions de leurs réflexions le samedi 31 juillet 2021.

Pour la zone Sud II qui regroupe les régions des Grands ponts, l’Agneby-Tiassa et la Mé, c’est la ville de Dabou qui a été choisie pour abriter l’atelier de restitution. Lieu de la rencontre, les locaux du Conseil régional. Président de la cérémonie, Abdoulaye M’bengue Racine par ailleurs vice-président du Pdci-Rda,  secondé par le Prof. Sess Daniel, délégué départemental Dabou 1 et Mme Aminata N’diaye, membre du secrétariat exécutif. Les ministres Albert Kakou Tiapani, Gervais Jean-Marie Kacou, les Prof. Assa Koby et Sess Daniel, par ailleurs président du Conseil régional des Grands-ponts, et bien d’autres têtes fortes du Pdci-Rda étaient présentes à cette séance de travail.

Le discours d’ouverture a été l’œuvre du vice-président M’bengue Racine. De prime abord, il a situé le cadre de la rencontre, rappelé les missions dévolues à ces réflexions prospectives, expliqué le déroulé de la cérémonie de restitution tout en ayant fait auparavant un large tour d’horizon sur la longue, difficile mais glorieuse marche du parti démocratique de Côte d’Ivoire.

Abdoulaye M’bengue Racine a invité les militants du Pdci à la solidarité tout en affirmant : “au Pdci nous avons le respect de nos engagements.”

De son côté, le ministre Gervais Jean-Marie Kacou, a félicité toutes les délégations pour le travail abattu et rappelé à l’intelligence de tous, qu’il “s’agit de moderniser le fonctionnement du parti pour les générations qui viennent. Il ne s’agit pas de faire un travail pour nous-mêmes, mais pour les générations à venir. Et de ce point de vue, je voulais rendre hommage au président Bédié d’avoir intégré cet aspect dans sa vision politique”, a-t-il indiqué.

L’ordre de passage des différentes délégations a été présenté par Mme Aminata N’diaye. Il s’établit comme suit: Dabou, Grand-Lahou, Jacqueville, Agboville, Sikensi, Taabo, Tiassalé, Adzopé, Akoupé et Yakassé-Attobrou.

Que le candidat du Pdci pour la présidentielle de 2025, soit désigné dès à présent

A tour de rôle, chacune des délégations a présenté le résultat de ses réflexions. On retient que Dabou a fait 55 recommandations. Promouvoir plus de femmes et de jeunes, diversifier les sources de financement du parti et lutter pour l’équilibre de la Cei tant au niveau central que local, sont entre autres propositions fortes faites par Dabou.

Jacqueville a félicité le président Bédié “qui s’est battu pour que le Pdci ne se perde pas dans le Rhdp”, tout en appelant à la prudence dans le rapprochement avec les autres formations politiques. Et sur ce terrain-là, le slogan est “Alliance d’accord, mais force à la base d’abord”.

Agboville a invité le Pdci à “mettre en valeur son programme de gouvernance de 2020” que malheureusement la violation du droit constitutionnel n’a pas permis de réaliser. La délégation d’Agboville a aussi plaidé pour que le parti dispose “d’une base de données fiables des militants, la mise en place d’une mutuelle qui pourrait prendre en charge les personnes du 3è âge. »

Quant au délégué de Yakassé, il a souhaité que sa délégation trop vaste, soit scindée en trois et que par ailleurs, “le candidat du Pdci pour la présidentielle de 2025, soit désigné dès à présent afin de communiquer sur lui”.

Le Prof. Assa Koby a abondé dans le même sens, en affirmant : “il faut dès à présent trouver les termes de campagne de 2025 et commencer la communication.”

Il faut diversifier les sources de financement du Pdci

A la fin de toutes les communications, le Prof. Sess Daniel (délégué départemental Dabou 1), a bien voulu donner son sentiment : “C’est dans une ambiance bon enfant, fraternelle, cordiale, militante que nous avons écouté les uns et les autres. Ce qui ressort de tous les débats et qu’il faut retenir, c’est qu’il faut former la jeunesse, former les militants en matière politique. Il faut aussi donner au Pdci-Rda la possibilité de s’autofinancer. Pour cela il faut diversifier les sources de financement. En dehors des cotisations des militants et cadres du parti, il faut faire en sorte qu’il y ait d’autres sources qui permettent au Pdci de vivre et de survivre. Il s’agit notamment de valoriser le patrimoine et permettre à ce patrimoine d’être de temps en temps occupé et donner l’argent au Pdci. Il faut également, d’après les militants, faire en sorte que d’autres ne nous imposent pas leurs actes… Il y a également des leviers qu’il faut lever. C’est le problème du fichier électoral, du découpage électoral et j’en passe.

En dehors de cela, il faut aussi que les jeunes aient la culture des aînés et des règles. Il ne faut pas vouloir à tout prix être quelqu’un sans avoir fait quelque chose, comme disait Félix Houphouët-Boigny. Il faut faire ses classes, c’est-à-dire on commence par la base et progressivement on monte. Moi j’ai attendu 34 ans avant d’être nommé au bureau politique. J’ai fait mes classes.  Je voudrais remercier le Secrétariat exécutif et la haute direction du parti, qui ont bien voulu que cette restitution se fasse à Dabou. Notre souhait c’est que le parti soit redynamisé et que la conquête du pouvoir en 2025 devienne une réalité et que nous allions plus loin que 2025.”

GRO avec Bertin N’Guessan