La 174e Session du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA a eu lieu ce mardi 18 mai 2021. A l’issue de cette session, le Secrétaire exécutif en chef, Pr Maurice Kakou Guikahué s’est prêté aux questions des journalistes présents.

Monsieur le Secrétaire exécutif vous sortez de la 174e  réunion du Secrétariat Exécutif, vous avez lancé un message et après fait votre réunion. Peut-on savoir ce dont vous avez parlé?

Après l’accueil des nouveaux et des anciens, nous avons effectivement fait notre réunion qui a porté sur la finalisation des dossiers des journées de solidarité. Nous avons collecté beaucoup de dons et le jeudi 20 mai 2021 (Ndlr, demain), nous allons organiser une cérémonie officielle de remise des dons aux ex-détenus, aux blessés et aux sinistrés. Ça c’est la première décision que nous avons prise.

Nous avons beaucoup parlé des séminaires éclatés et de leur encadrement. Nous aurons une rencontre avec tous les délégués du District d’Abidjan le jeudi 20 à 17h avec tous les secrétaires généraux de section d’Abidjan, le mardi 25 mai à 16h pour les sensibiliser également sur ces séminaires éclatés.

Nous avons aussi échangé sur le dossier du délestage. Aujourd’hui la crise énergétique que nous vivons en Côte d’Ivoire,  avec le groupe parlementaire, et nos commissions techniques permanentes nous allons étudier le dossier pour donner la position du Pdci-Rda. Voilà un peu les grands dossiers que nous avons abordés.

L’atmosphère était conviviale; les nouveaux étaient très contents d’arriver aux Secrétariat Exécutif. Les uns et les autres ont pris des engagements. Vu le déroulement des travaux, les uns se sont engagés pour que nous puissions aller de l’avant pour faire face aux défis dont les plus immédiats, sont la lutte que  nous menons pour que les derniers prisonniers puissent sortir et aider le président Bédié à réussir.

Il y a 298 personnes qui sont maintenant dehors. Il reste 63 encore en prison. Et l’effort doit être fait pour que personne ne soit en prison. Ça, c’est le premier défi.

Le deuxième, c’est réussir les élections législatives partielles du 12 juin 2021, parce qu’on reprend à Jacqueville, Séguéla et Gueyo.

Et puis le troisième défi, c’est la réussite du colloque qui se déroule en octobre. Et sa réussite dépend d’une bonne organisation du 13ème Congrès.

Enfin nous avons parlé des élections municipales et régionales. Nous avons fait le tour des questions concernant les différents défis que nous devons relever. Nous avons aussi mis en mission certains secrétaires exécutifs par le nouveau Secrétaire de l’innovation, des réformes de la vie du parti de nous faire une réflexions; également le secrétaire exécutif chargé des relations avec les partis politiques nationaux pour voir comment recenser l’opposition, et également le secrétaire exécutif chargé des finances et du patrimoine, pour voir comment accroître nos ressources pour aller dans la droite ligne de la vision du Président Bédié.

A cet effet, nous aurons une journée du Secrétariat Exécutif, c’est-à-dire la 176è session qui ne se fera pas un après-midi. Nous allons la faire sous forme de journée, comme un mini séminaire à la maison du parti de 10h à 17h, pour faire un balayage de toutes les grandes questions et déterminer les grandes actions à mener dans les six mois et douze mois qui viennent.

Monsieur le ministre, au début de la session vous avez fait un discours solennel; était-il nécessaire de faire ce discours préliminaire avant la tenue de la session?

C’est une habitude; à chaque nouveau secrétariat on s’adresse aux uns et aux autres. D’habitude c’est présidé par le président du Pdci-Rda mais qui est en déplacement. Quand il viendra il va présider. On s’adresse aux nouveaux promus pour les accueillir, pour leur dire un peu l’esprit dans lequel le secrétariat travaille.

Parce que c’est au premier séminaire du Secrétariat en janvier 2014 que le président Bédié a mis les balises pour organiser notre travail. Il fallait le rappeler, le dire aux nouveaux entrants et le rappeler aux anciens qui peuvent de temps en temps oublier; et ensuite leur dire qu’il y a eu des évolutions, puisque nous sommes Secrétariat Exécutif mais le Président Bédié a créé trois comités.

Il fallait  dire aux membres du Secrétariat comment tout cela s’insère. Et comment le président lui-même a été clair le 10 mai dernier, en disant que c’était des commissions de réflexions pour faire un cahier des charges qu’il validera afin que son exécution soit mise en œuvre par le secrétariat, il fallait que les membres du Secrétariat sachent qu’il y a d’autres groupes qui travaillent.

Et comme surtout que nous sommes une cellule d’exécution des décisions du président Bédié, j’ai insisté sur les six points du discours du 10 avril 2021. En fait, c’est le programme du président jusqu’au prochain Congrès. Mobiliser toutes les composantes, responsabiliser beaucoup de cadres, approfondir la démocratie, avoir des stratégies novatrices avec l’opposition; c’est ce que le président Bédié a dit. Même les comités qu’il a mis en place vont aller dans ce sens, parce que c’est sa vision jusqu’au prochain Congrès. J’ai donc dit au Secrétariat que notre mission actuelle était de préparer et de réussir un bon 13ème Congrès du Pdci-Rda.

Après cette mise au point du Président Bédié, peut-on encore dire que le Secrétariat Exécutif est sous tutelle?

Oui, le secrétariat exécutif est sous tutelle du président Bédié. Nous sommes sous la tutelle directe du président Bédié et par extension du Bureau politique et du congrès. Prenez nos statuts, le Secrétariat est l’organe d’exécution des décisions du président du parti, pas une autre personne.

Il y a même un article qui dit que le président présente son rapport moral au Congrès et son rapport d’activités est présenté par le chef du Secrétariat exécutif. Donc tout ce qui se passe au Pdci, à un moment donné, tout le monde doit me faire un rapport pour que je fasse ce rapport au Congrès.

Si nous comprenons bien, monsieur le ministre le Comité politique n’est pas au-dessus du Secrétariat exécutif?

Non, le Comité politique a été créé par le président pour réfléchir. Il n’existe pas de hiérarchie entre le Comité politique et le Secrétariat exécutif. Notre hiérarchie c’est au Pdci. Au Pdci, le Secrétaire exécutif en chef n’obéit qu’aux décisions du président du parti et non à autre chose. 

Monsieur le Secrétaire exécutif, est-ce que vous avez abordé le retour du président Laurent Gbagbo?

Nous avons donné la parole au secrétaire exécutif chargé des relations avec les partis politiques nationaux, qui est membre du comité opérationnel du retour de Gbagbo de nous faire le point. Il y a eu des réunions, il y en aura d’autres. Il nous a fait un bon rapport. Le Fpi compte beaucoup sur le Pdci-Rda pour la réussite de cet acte.

Votre mot de fin!

A l’endroit des délégués et des secrétaires, je voudrais dire que la phase actuelle que nous avons commencée depuis le 10 mai jusqu’au 11 juillet est une phase capitale. Et c’est en application d’une des instructions du président Henri Konan Bédié, ‘’renforcer et aider au développement de la démocratie interne”, que la parole soit donnée à la base à travers des séminaires éclatés.

A partir de la conférence de Pr Koby Assa, nous avons fait un document de feuille de route en 19 sous-thèmes assortis sous forme de 128 questions auxquelles ils doivent répondre. Il faut que ce soit fait et que toutes les délégations fassent leur séminaire éclaté. De telle sorte que sur toute l’étendue du territoire national on ait les aspirations des populations.

Parce que le président du parti veut savoir ce que pense réellement la base du Pdci-Rda. A travers ce document nous allons vers un Pdci nouveau et prendre en compte les aspirations de la base.

C’est vraiment l’expression démocratique; l’exécution d’un des six points du discours du 10 avril 2021 du président Bédié. Nous tenons vraiment à ces séminaires locaux. Il ne faudrait pas que les délégués et les secrétaires de section minimisent ces séminaires locaux. C’est pourquoi je reçois les délégués d’Abidjan et les secrétaires de section pour parler à tous les délégués et les secrétaires de section à travers ces deux groupes pour montrer à quel point nous tenons à la réussite de ce séminaire. C’est capital.

Si ça ne se passe pas bien, on va être dans le décor. On aurait pu prendre un groupe de 10 à 30 personnes et réfléchir au Pdci! Mais le président a pensé que ce n’était pas suffisant.  Il fallait ramener le débat à la base, parce qu’il a dit que le débat est notre oxygène. Aujourd’hui le débat à la base. Il ne faudrait pas que demain la base dise qu’on ne tient pas compte d’elle. On lui donne la parole pour qu’elle nous dise ce qu’elle attend de nous. C’est pourquoi on compte sur les bases pour les séminaires éclatés.

Propos recueillis par GRO et DS