Après les législatives du 6 mars dernier, plusieurs candidats n’ont pas été satisfaits des résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI). Ils ont donc fait recours auprès du juge des élections. L’on parle de plus d’une centaine de recours.

Le Conseil constitutionnel tient ses audiences dans le cadre du contentieux électoral des législatives du 6 mars 2021. Le site internet de l’institution affiche de nombreux cas de saisine qui sont sur la table des juges. Les candidats à l’initiative des plaintes et ceux qui sont visés par les procédures manquent sans nulle doute de sérénité en ce moment. Surtout que cette semaine est décisive.

Selon Me Suy Bi Gohoré, avocat du Pdci-Rda que nous avons joint, lundi 22 mars au téléphone, « les décisions des recours sont attendues cette semaine. Certains dossiers ont été traités dont celui de Yamoussoukro (Ndlr : hier lundi), d’autres suivront demain (Ndlr : aujourd’hui) mais la grande partie, ce sera mercredi et jeudi. »

L’avocat du Pdci-Rda précise que lui et ses pairs ont introduit plusieurs dossiers de recours au Conseil constitutionnel pour le compte des candidats dudit parti, mais qu’en dehors des avocats, plusieurs autres candidats du Pdci ont déposé des dossiers par eux-mêmes.

Cependant, il y a aussi de nombreux recours contre des candidats du parti sis au quartier Cocody Sainte-Marie. Pour ce qui est de l’issue heureuse de ces plaintes en faveur des cadres de son parti, Me Suy Bi Gohoré, qui est également secrétaire exécutif du Pdci-Rda, se veut prudent. « Ce sont des procédures en justice. Il est toujours difficile d’en présager l’issue. »

Sinon, soutient-il, « pour les cas que nous avons déposés, on avait des arguments suffisants, solides». En d’autres termes, des « dossiers en béton ». Par ailleurs pour les victoires attaquées par l’adversaire, Me Suy Bi Gohoré fait savoir qu’«on a déposé des mémoires pour les protéger. On espère qu’on aura gain de cause ».

L’allusion faite aux cas jugés difficiles comme le recours formulé par Fleur Aké M’bo contre Adama Bictogo, Directeur exécutif du Rhdp à Agboville, a permis à l’homme de droit de dire ceci : « Il n’y a pas d’inquiétude particulière. Nous attendons du juge qu’il dise le droit. La présence de personnalités dans le jeu démocratique ne doit pas être un obstacle. Nous comptons sur l’égalité de tous les candidats. Il ne doit pas y avoir de traitement de faveur. Nous espérons et nous comptons sur le Conseil constitutionnel pour qu’il reste dans son rôle de juge des élections qui a en face de lui des candidats tout court et non des personnalités ou des partis qui les parrainent. Le politique ne devrait pas prendre le pas sur la loi. »

GRO  avec Le Nouveau Réveil