Bonne performance du Pdci-Rda aux élections législatives du 06 mars 2021. Malgré la fraude, le parti d’Henri Konan Bédié s’honore d’un bon score. Un score collectif de 81 députés pour le Pdci et son allié Eds, c’est prenable. Quand on réalise une telle performance dans la transparence et l’honnêteté, on ne peut qu’être heureux, même si on n’a pas la majorité. Et puis, à quoi bon de vouloir se donner une majorité fondée sur la tricherie ? Une majorité fondée sur le doute et qui ne requiert pas l’assentiment de tous est une majorité factice. C’est bien le cas de ceux d’en face.

Le Rhdp d’Alassane Ouattara accusé par tout et par tous. A Agboville, Yamoussoukro, Dabou, Bouaflé et Gonaté, le hold-up électoral est flagrant. Adama Bictogo, directeur exécutif du Rhdp est accusé, à Agboville,  de « fraude grave ». PV sans stickers, falsifiés, modifiés, des chiffres manipulés. Que c’est humiliant pour un parti qui se targue d’avoir la majorité. On a juste répété le scénario d’octobre 2018 au Plateau, Port-Bouët et Grand-Bassam et dans bien d’autres localités.

L’on se souvient de la violence perpétrée dans différents centres. Des jeunes armés, à bord des mini cars, ont semé la terreur. Des urnes cassées, des représentants de candidats blessés. Même si un parti remportait les 225 sièges et qu’il venait à être accusé de fraude dans une seule localité, on est en droit de douter de sa majorité. Il est donc indécent de lire ceci dans un journal paru, le week-end dernier: « Auréolé de 23 sièges de députés, après les législatives du 06 mars : Pdci, Bédié a tué l’héritage d’Houphouët-Boigny ». Non, Bédié n’a pas tué le Pdci. Ceux qui ont tenté de tuer le Pdci sont connus. Ils sont là, avec les mêmes intentions. Jamais ils n’arriveront à leur fin. Toutes les sales bésognes ne sont pas réalisables.

La transhumance vers d’autres cieux n’a pu tarir le fleuve. Après l’étiage, le fleuve est bel et bien en crue. Le Pdci est un parti en régénérescence. Le personnel politique est reconstitué, après le départ des traîtres. Le judas. Ceux qui ont choisi d’aller diner au banquet du diable. Non, Bédié n’a pas « géré la ruée vers le Rhdp avec l’émotion et l’amateurisme ». Ils sont nombreux, ces cadres du secteur public forcés à rendre « le tabouret ». C’est avec ce régime qu’on a vu des fonctionnaires menacés de limogeage parce qu’ils refusent d’adhérer à un parti politique. Est-ce cela la politique ? Est-ce cela la majorité ?

Bien sûr que non ! Distribuer les ressources du pays à des individus qu’on « achète » au détriment de l’intérêt national, voilà pourquoi l’émergence promise a été un échec cuisant. Retenons bien, après le délibéré du Conseil constitutionnel, ils vont brandir les enveloppes comme des hameçons. Et il y aura sûrement des intéressés. Des affamés qui vont aller y mordre. Bédié n’a pas tué l’héritage d’Houphouët-Boigny. Loin de là. Même des plumitifs ne peuvent pas écrire cela. La Côte d’Ivoire doit sa survie à Henri Konan Bédié. Qui a vu juste, lui qui lutte pour que le pays d’Houphouët-Boigny n’échappe pas aux Ivoiriens. L’histoire rendra témoignage de tout et à tous.

JB KOUADIO

In le nouveau réveil / lundi 15 mars 2021 – N°5712 // www.lereveil.net