Tournée de sensibilisation et d’explication initiée par le Pdci-Rda à travers le pays, législatives, alliance entre le Pdci-Rda et la plateforme Eds pour les législatives. Voici autant de sujets abordés par Professeur Niamkey Koffi, hier vendredi 12 février, lors  des échanges qu’il a eus avec la presse au siège du Pdci- Rda. Le coordonnateur général du comité de suivi et de gestion des législatives a tenu à éclairer la lanterne des journalistes sur ces différentes préoccupations.

TOURNEE DE SENSIBILISATION ET  D’EXPLICATION

Sur cette  question, Professeur Niamkey Koffi a  précisé qu’il s’agit de la deuxième phase des tournées d’explication et de sensibilisation. « Nos tournées se sont effectuées en deux temps. La première avait pour cible le district d’Abidjan, avec ses 12 communes et ces tournées ont connu leur épilogue le lundi dernier. Ce week-end, nous allons lancer les tournées, dans les communes et les circonscriptions de l’intérieur. Il faut indiquer que ce sont des tournées de sensibilisations et d’explication. Quand le Pdci veut sensibiliser ses militants sur un certain nombre de problèmes à résoudre, le Pdci organise des tournées. Quand le Pdci veut expliquer la situation socio-politique,  le Pdci organise des tournées. C’est donc dans cette  perspective d’explication de la situation sociopolitique et de  sensibilisation de nos militants aux enjeux des législatives que le Pdci n’a pas hésité à aller vers ses militants. », a fait remarquer  Niamkey Koffi avant de faire cette précision sur ces missions de sensibilisation « Dans la méthodologie que nous avons mise en place pour cette tournée, le chefs de mission doivent nous faire des rapports de leur mission. Et c’est à partir de  l’analyse de ces rapports que nous établissons un bilan », a-t-il indiqué. Poursuivant dans ces propos, le coordonnateur du comité de suivi des élections législatives a relevé que ces tournés visent aussi à porter le message de la direction du parti septuagénaire aux militants du Pdci qui ont traversé des moments difficiles «  Il est normal que la direction du parti aille indiquer aux militants quelle est l’orientation qu’elle a choisie et vers laquelle le parti veut que tous les militants se orientent », dira-t-il. Cette conférence de presse a permis également au Professeur Niamkey Koffi de se prononcer sur les raisons qui ont motivé le Pdci-Rda à participer aux élections législatives.

POURQUOI  LE PDCI VA AUX LEGISLATIVES ?

 « (…)  Le Pdci avait choisi de ne pas aller à la présidentielle parce que cette présidentielle paraissait anti constitutionnelle. Pis, l’organe chargé  d’organiser les élections était illégal puisque la Cour Africaine des Droits de l’homme l’avait disqualifié en demandant qu’il soit organisé différemment. Aujourd’hui, après le dialogue politique, cet organe a mis en œuvre les recommandations de la Cour Africaine des Droits de l’homme. Aujourd’hui, le Pdci a un représentant  qui est le 4ème vice-président de la Commission électorale  indépendante. Un 5ème membre issu de l’opposition va également  intégrer cette commission. Si nous allons aux élections, ce n’est pas parce que nous avons abdiqué, que nous avions laissé tomber les objectifs que nous poursuivions qui sont la construction d’un Etat de droit en Côte d’Ivoire. Ainsi donc nous devons faire comprendre à nos militants que les pouvoirs en Côte d’Ivoire sont de trois niveaux et séparés. Le pouvoir Exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le Pdci ne peut pas se permettre d’être absent au niveau du pouvoir législatif parce qu’il faut que le Pdci et l’opposition dans son ensemble constituent un contre-pouvoir pour que le pouvoir Exécutif ne monopolise pas le pouvoir Exécutif et le pouvoir législatif. Pour des raisons évidentes, un pouvoir législatif totalement aux mains de l’Exécutif, c’est asseoir clairement une dictature que nous ne pouvons pas accepter en tant que partisans d’un Etat de droit. Nous voulons donc dire à nos militants de se mobiliser pour aller voter pour que le Pdci puisse avoir la commande et les manettes de l’Assemblée Nationale pour que le président de l’Assemblée Nationale soit issu du Pdci et de l’opposition. A partir de ce moment, nous exerçons un pouvoir réel sur la vie de notre pays. Ce sont là des raisons suffisantes pour que nous allions aux élections et que nos militants se mobilisent pour voter pour nos candidats sans état d’âme », a expliqué Niamkey Koffi. Par ailleurs, le conférencier n’a pas manqué de donner des éclairages sur  le partage des  sièges au sein de la coalition de l’opposition.

LE MANQUE DE CONSENSUS DE L’OPPOSITION DANS CERTAINES CIRCONSCRIPTIONS

Le coordonnateur général du comité de suivi des législatives a levé un coin du voile sur la question. « Sur 142 sièges, nous sommes tombés d’accord sur 94 sièges. Ce qui représente près de 80% de réussite au niveau de la coalition de l’opposition. A ce niveau, comme premier essai,  nous pensons que cet essai a été transformé en succès et  que nous pouvons nous en réjouir en espérant pouvoir faire mieux pour les prochaines échéances si la coalition se maintient et si nous faisons tout pour  la maintenir. Les deux grands ténors de la coalition, c’est le Pdci et Eds. Les réglages ont été possibles au niveau de Gagnoa. Dans cette circonscription, les autorités  d’Eds avec le président Gbagbo en tête, vont choisir de laisser le secrétaire Exécutif en Chef du Pdci-Rda, député  sortant de la circonscription de Gagnoa sous-préfecture, être l’unique candidat de la coalition de l’opposition. Et Mme Odette Lorougnon est appelée à retirer sa candidature. Cela est possible, il s’agit pour elle de l’exprimer à la Cei. C’est-à-dire écrire à la Cei  pour dire que je me retire. Sur Gagnoa,  cela est possible. Pour être précis, voici ce que je réponds par rapport à la circonscription de Gagnoa sous-préfecture. Nous avons aussi le cas d’Arrah, il y a un candidat Eds et la coalition a décidé de laisser le candidat Pdci aller seul en compétition. Et le candidat de Eds devra se retirer en suivant les procédures requises c’est-à-dire en adressant un courrier, à la Cei », a noté Professeur Niamkey Koffi qui a indiqué par ailleurs que  le Pdci a retenu  19 femmes sur les 39 candidatures féminines qui ont été déposées.

JEROME N’DRI

In le nouveau réveil / Samedi 12 & Dimanche 13 février 2021 – N°5687 // www.lereveil.net