La CEI a rencontré les partis et groupements politiques, ainsi que la société civile, ce jeudi 14 janvier 2021. Au sortir de cette réunion, François-Roland ADIKO, Secrétaire chargé des élections du Pdci-Rda, s’est entretenu avec les journalistes.

François-Roland Adiko a d’abord tenu à souligner que le PDCI n’a pas ratifié les accords issus du dialogue politique. « Vous savez que nous n’avons pas signé le protocole d’accords parce qu’il y a certains dossiers qui n’avaient pas été pris en compte mais ce n’est pas pour autant que nous n’allons pas partir à ces élections, puisqu’il est question de poursuivre le dialogue. Nous attendons que les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara puissent se rencontrer», a-t-il soutenu.

Il s’est, par la suite, penché sur le chronogramme. Pour lui et son parti, «se conformer au chronogramme établi va être difficile parce que nous sommes sortis du dialogue politique et au lendemain, on espérait souffler un peu lorsqu’ils ont lancé le chronogramme. Ce chronogramme est difficile à appliquer parce que les années passées, 2016 ; 2018 on a eu environ 80 jours pour prépayer les élections, alors que cette fois-ci, nous avons une vingtaine de jours. Il faut déposer les dossiers, les traiter et les envoyer à la Cei, c’est tout ça qui va être difficile. On a déjà discuté, lors du dialogue politique où on a demandé de repousser la date. Il aurait été intéressant, dans le cadre du dialogue politique, qu’il repousse la date de quelques jours. On aurait pu fixer les élections à la fin du mois de mars par exemple, ça nous aurait donné une vingtaine de jours».

Parlant de la parité homme-femme, il dira : «Pour la participation des femmes, il n’y a pas de problèmes à notre niveau. Le problème, c’est que nous faisons appel à candidature. Celui qui veut aller aux élections, on ne peut pas l’obliger. C’est la personne même qui décide d’aller aux élections. Quand on fait appel à candidature, si une femme vient, on regarde et puis on fait. Au Secrétariat exécutif du Pdci-Rda, il y a plus de 10 femmes, alors que nous une trentaine. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. On n’oblige personne à aller aux élections. Il faut mettre en œuvre cette affaire et faire la promotion de ce décret. »

Ange Nicaelle LYRANE