Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) et porte-parole de la plateforme de l’opposition, vient d’obtenir la liberté provisoire sous contrôle judiciaire après avoir été interpelé dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre 2020 et emprisonné à l’Ecole de la gendarmerie d’Abidjan.

A sa sortie de prison le mercredi 30 décembre 2020, il n’a pas manqué d’adresser ses vives remerciements au président Henri Konan Bédié et à tous pour les actions menées en faveur de sa libération.

A Dieu la gloire. «Je remercie tous ceux qui ont mené toutes les actions qui se soldent aujourd’hui par notre libération. Je dis merci infiniment aux militants de l’opposition, à toutes les personnalités étrangères, aux chefs religieux, aux fidèles de toutes les églises et toutes les confessions religieuses parce que je sais qu’il y a eu beaucoup de prières qui ont été faites afin que nous recouvrions la liberté. Je voudrais vraiment rendre grâce à Dieu que ces prières aient été entendues et qu’aujourd’hui, nous soyons libres», a-t-il loué Dieu.

Puis les hommes politiques en général. «Je voudrais saluer les responsables du Front populaire ivoirien à commencer par la première vice-présidente qui a assuré l’intérim. Je sais tout le travail qu’ils ont abattu.»

Et au président Henri Konan Bédié, chef de file de l’opposition ivoirienne. «Je voudrais dire infiniment merci au président Henri Konan Bédié parce qu’en tant que président de la plateforme, nous savons le combat qu’il a mené et qu’il continue de mener, qu’il sache que nous le rejoignons pour qu’ensemble, nous travaillions à faire en sorte que tous ceux qui sont encore en prison puissent recouvrer la liberté», a-t-il rassuré le président du PDCI-RDA.

Et pour Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, Pascal Affi N’guessan dira : «Que tous les fils de Côte d’Ivoire se retrouvent dans l’unité, dans la fraternité, tous ceux qui sont en exil puissent rentrer, notamment le président Gbagbo et Charles Blé Goudé et pourquoi pas Guillaume Soro parce que tous ceux-là sont des fils de la Côte d’Ivoire et aucun fils de Côte d’Ivoire ne doit rester en exil ni en prison».

A Alassane Ouattara et les médias. «Je voudrais saluer les médias qui ont porté tous les messages de l’opposition et de tous ceux qui ont agi. Et dire que nous sommes heureux et je salue les autorités aussi qui ont été attentives et sensibles à tout ce qui a été fait de manière à ce qu’elles acceptent la décrispation et de donner un coup de pouce au dialogue politique qui est en cours, saluer le président Alassane Ouattara puisque c’est lui qui est quand même le décideur ultime de cet acte. Et lui demander de ne pas s’arrêter seulement à cet acte mais de penser qu’il y a beaucoup d’Ivoiriens qui sont encore en prison, et que l’unité et la paix en Côte d’Ivoire dépendent en grande partie de lui. En tant qu’opposants, nous sommes prêts à jouer notre partition mais nous comptons sur lui pour que la Côte d’Ivoire retrouve une paix définitive et durable », a-t-il confié en substance.

Nathanaël Yao