Le président Ebrin Yao Rémi et la jeunesse de la société civile (PEC-CI) ont reconnu ce jeudi 2 juillet, les mérites du président Aimé Henri Konan Bédié, dans le combat pour la paix durable en Côte d’Ivoire. C’était au cours d’une cérémonie de reconnaissance à la résidence abidjanaise du président du PDCI-RDA, sise à Cocody. Et le Président Henri Konan Bédié a reçu le prix du « GRAND BOUCLIER DE LA PAIX». A cette sobre cérémonie, il y avait une forte délégation du FPI et de EDS conduites respectivement par Dr Assoa Adou, Secrétaire général du FPI, et Pr Georges-Armand Ouégnin, président de EDS. Au nom de ces deux délégations, c’est Dr Assoa Adou, dont le discours n’était pas prévu par le chronogramme de la cérémonie, qui a pris la parole. Discours.

«Excellence Monsieur le président Henri Konan Bédié, chers frères, chers parents, chers amis, chers camarades,

Effectivement, c’est une surprise, parce qu’Ebrin était avec moi pas plus tard qu’avant-hier, il ne m’a pas dit que je prendrais la parole.

Mais je suis heureux de prendre la parole. Je suis heureux de prendre la parole parce que nous, au FPI, depuis les événements d’avril 2011, nous disons que le chainons manquant de la réconciliation, c’est Laurent Gbagbo. Et on s’est battu pendant des années. Et voilà que son aîné, le président Henri Konan Bédié, non seulement il envoie notre ami et frère Guikahué aller le saluer, mais lui-même il prend l’avion, il descend à Paris. Et ce qui est important et que tout le monde doit savoir, il prend la voiture avec son épouse, à son âge, pour faire le trajet jusqu’à Bruxelles pour rencontrer son jeune frère pour lui dire : désormais on est ensemble pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. Donc je suis heureux de prendre la parole, pour le saluer, le remercier, parce que le jeudi 28 mai, lorsqu’on a dit que Laurent Gbagbo est libre et qu’il peut revenir dans son pays et qu’il peut aller partout, le président Bédié a dit : «enfin, nous avons la clé qui manque pour la réconciliation en Côte d’Ivoire».

Président Bédié Merci, merci pour tout. Et comme on le dit chez nous, vos remerciements ne finiront jamais. C’est-à-dire que ce sera éternel.

Je voudrais aussi remercier le jeune frère Ebrin. Peut-être qu’il ne le sait pas, mais je vais le lui dire. La première église, lorsqu’on ouvrait l’église de Kouassidatékro, l’église a été ouverte par un de nos frères de Sankadiokro, nous étions présents. Et ce village est un symbole pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Les chrétiens aident les musulmans à construire leur mosquée. Les musulmans aident les chrétiens à construire leur église. Et Ebrin, tu as pris cette voie-là. La voie de tes ancêtres, la voie de tes parents. Merci.

Professeur Maurice Kakou Guikahué, je ne pouvais pas aller m’asseoir sans te dire merci. Merci pour ce combat que tu mènes pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix. Aujourd’hui, nous sommes heureux, nous sommes ici, on a entendu des paroles et on voit que le PDCI est mobilisé pour être avec le FPI pour que Laurent Gbagbo soit ici, dès maintenant. Merci beaucoup.»

Propos retranscrits par GT