Les cadres dynamiques du PDCI offrent 12000 timbres, Guikahué et Ouassénan parlent…

Le mouvement des ‘’Cadres dynamiques du PDCI-RDA’’ (CD-PDCI), qui se font appeler les ‘’Cédéistes’’, vient de frapper un grand coup. Après les ‘’Cadres unis-Cap 2020’’ (CU-CAP 2020) qui ont fait don de 10000 timbres, l’Alternative (5000 timbres), la Délégation générale du Royaume Uni (2000 timbres), les Cédéistes ont remis 12200 timbres à 20 délégations du PDCI-RDA (Agboville, Béoumi, Bongouanou, Boundiali, Dabou, Daloa Est, Daoukro 1, Odienné, Didiévi Dimbokro, Djékanou, Jacqueville, Katiola, Kocoumbo, Man, M’batto, Taabo, Tanda, Tiapoum, Tiébissou et Yamoussoukro), à raison de 600 timbres par délégation et 200 timbres pour les mouvements et associations de jeunesses (remis à Aminata N’diaye, SE chargée de ces mouvements). C’était au cours d’une sympathique cérémonie,  ce mardi 16 juin, à l’Auditorium du siège du parti doyen des partis politiques de Côte d’Ivoire à Cocody.

Jean-Yves ESSO ESSIS, président des ‘’Cadres dynamiques’’ a planté le décor de la cérémonie. «Ce n’est pas moi qui offre les 12000 timbres, ce sont les cadres dynamiques qui ont, ensemble, décidé qu’il fallait qu’il y ait une levée de fonds pour aider les délégués à l’enrôlement», a-t-il précisé avant de résumer l’action des CD-PDCI.

«Ce qu’il faut retenir, c’est que le but de cette manœuvre, c’est de soutenir nos délégués qui sont sur le terrain. C’est de ça, essentiellement, qu’il s’agit. Nous avons des gens qui travaillent de manière acharnée et très dur, sans qu’ils ne soient aidés par le pouvoir en place. Des gens qui travaillent jour et nuit pour enrôler de jeunes ruraux, des nouveaux majeurs. Ces gens-là, il faut les aider. Nous, nous avons la capacité de faire des levées de fonds, donc nous faisons ces levées de fonds pour soutenir ces délégués. C’est un petit geste que nous venons de faire. C’est vrai que nous offrons 12000 timbres, cela équivaut à peu près à 6 millions FCFA. Mais qu’est-ce que 6 millions dans cet océan de difficultés que les délégués ont ?», a expliqué Jean-Yves Esso Essis.

Puis de conclure en disant: «Moi, en tant que président de ce mouvement, je m’attèlerai à encore pousser plus loin nos efforts. Je vais demander à tous les cadres dynamiques de continuer cet effort de soutien financier. Je vais envoyer un mot à mes 300 cadres pour dire, c’est bien ce qu’on a fait, la cérémonie était magnifique, tout le monde a participé à ça, mais ça ne suffit pas. Nous avons encore environ 10 jours, donc nous allons essayer de faire encore mieux, encore plus fort. Et j’espère que ça aidera nos différents délégués à enrôler le maximum de personnes sur la liste électorale».

A sa suite, le général Gaston Ouassénan Koné, parrain des Cédéistes. «Je suis particulièrement heureux d’être ce matin ici à cette cérémonie de mes filleuls. Comme il a été dit, depuis la naissance de ce mouvement, ils m’ont demandé d’être leur parrain. Et chaque fois qu’une manifestation ou une cérémonie est organisée, je me fais toujours le plaisir d’être présent pour les parrainer. Donc je voulais les remercier sincèrement pour tout ce qu’ils font pour notre parti, le PDCI-RDA. Ils méritent leur nom à savoir ‘’Cadres dynamique’’ du PDCI-RDA», s’est-il réjoui.

Puis, en tant que Général de l’armée ivoirienne à la retraite, le Vice-président, coordonnateur des activités des vice-présidents du PDCI-RDA donnera des conseils de stratégie gagnante aux délégués. «Comme vous savez, je vais vous parler de problème militaire. La guerre se gagne ou se perd par les  petits détails. Et vous les délégués qui êtes les représentants du président du parti, vous devez veiller à tous les petits détails. Sinon, nous risquons d’avoir des surprises…», a-t-il conseillé avant de donner un exemple qui s’est déroulé à Katiola, sa ville natale, où le RHDP a usé de moyens antidémocratiques pour subtiliser la mairie alors que c’est le PDCI-RDA qui devrait gagner.

Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat exécutif et président de ladite cérémonie a fait une adresse au CD-PDCI. «Chers membres du mouvement des cadres dynamiques du PDCI-RDA, je voudrais vous dire grand merci pour ces dons de timbres. C’est maintenant que nous sommes en train de préparer les élections. Et je pense que le geste que vous avez fait, il est certes symbolique, mais il est très important. Parce que si vous n’avez personne sur la liste électorale, vous avez beau faire de grand meetings, ça ne sert à rien parce qu’il faut que quelqu’un vous vote. Je voudrais faire ressortir l’importance du geste que vous venez de faire», a-t-il dit.

Puis, «actuellement sur le terrain, nous avons beaucoup de problèmes. Et c’est normal. Et je dis toujours qu’on n’a jamais vu dans un pays où le parti au pouvoir dresse la table pour un parti de l’opposition. Un pouvoir, ça s’arrache», a-t-il ajouté avec fermeté. Et de poursuivre en disant : «Pendant que des gens prennent des dispositions pour la fraude, si vous, vous réussissez à inscrire les vraies personnes, ces vraies personnes seront sur la liste et lorsqu’on va faire le différentiel, ça ne peut même pas dépasser 100.000 personnes. Donc, au lieu de s’asseoir et dire que les gens sont en train de frauder et ne rien faire, qu’est-ce qu’on oppose à la fraude ? Voilà !»

Pour Guikahué, par ailleurs député de Gagnoa sous-préfecture, «si nous, on fait un travail de fourmi, qu’on est sur le terrain, qu’on inscrit nos nouveaux majeurs et que nos militants s’inscrivent massivement, on va équilibrer les choses. Donc je voudrais vraiment encourager les uns et les autres. Rien n’est encore tard, il reste encore une dizaine de jours pour être sur la liste électorale. On dit que quand la marche n’est pas finie, le balancement des bras ne finit pas. Vous avez commencé, si vous pouvez continuer, ce serait une très bonne chose. Je préfère beaucoup cotiser maintenant pour faire l’enrôlement que de louer des bâches pour faire des meetings. Si tu fais meeting debout et que les gens sont sur la liste, tu gagnes. Mais tu vas faire des meetings avec des chapiteaux, et tu n’as personne sur la liste, ça ne sert à rien d’aller aux élections. Donc c’est maintenant que ceux qui ont les moyens doivent aider pour que nos militants soient sur la liste pour voter. Merci et bonne continuation !»

Gilles Richard OMAEL