Kakou Guikahué (S.E en chef): «Les travaux pour les préparatifs de la convention avancent très bien»

La coordination du comité d’organisation de la convention présidée par le secrétaire exécutif en chef, Pr Maurice Kakou Guikahué, s’est réunie, lundi 24 février, au siège du Pdci à Cocody. Au sortir de cette rencontre, le secrétaire exécutif a levé un coin du voile sur les grandes actions à mener pour l’organisation pratique de cette convention du Pdci qui se tiendra au mois de juin prochain.

Monsieur le secrétaire exécutif, vous êtes le coordinateur du comité d’organisation  de la prochaine convention du Pdci-Rda. Comment avancent les préparatifs de ces assisses ?

Les travaux pour les préparatifs de la convention avancent très bien.  Dès la mise en place du comité d’organisation, le 8 janvier, nous avons tenu une réunion  avec la coordination du comité d’organisation  qui regroupe les vice-présidents et les membres du Secrétariat exécutif. A cette rencontre, nous avons décliné les missions et les attributions des différentes structures, cellules et les commissions techniques et nous avons fait également le calendrier des rencontres. Les 15 janvier, nous avons rencontré toutes les cellules et les structures. Nous avons validé leurs missions et leurs attributions et nous leur avons donné un délai d’un mois pour mener des réflexions sur les actions à mener. Du 10 au 15 février, nous avons fait des réunions de restitution et les différentes commissions nous ont fait des propositions. Avant de soumettreces propositions au superviseur général  de la convention qu’est le président Henri Konan Bédié, nous avons rencontré la coordination qui est l’organe d’échangeset de consultation du coordinateur que je suis. Et c’est cette réunion que nous venons de tenir. C’est une convention de choix et d’investiture du candidat du Pdci. Donc à cette réunion, le comité juridique a pensé qu’il fallait faire des élections quelque soit le nombre de candidats. Donc il y aura des élections à bulletin secret. Nous avons donc défini les critères  des candidatures, des contributions ;comment organiser les élections, qui préside les bureaux de vote, qui préside les conventions locales, comment sont transportés les membres de la convention, comment ils seront hébergés, comment se passent la restauration, la santé, la sécurité, l’organisation pratique.Voici autant de sujets abordés. Le lieu qui nous a été accordé pour cette convention, c’est le Parc des sports de Treichville. Après cette rencontre, le président du parti va opiner sur les différentes propositions qui sont faites. Dès qu’elles seront validées, elles seront des actions que nous allons chercher à budgétiser. Donc la deuxième  phase sera la budgétisation de toutes les activités et comment les préparer concrètement. Nous sommes donc à 60% de l’organisation de la convention. A la fin du mois de mars, nous aurons encore une réunion de la coordination au cours de laquelle, nous  allons dire  quel est le niveau  des préparatifs exact de la convention. Nous avons fini la période des réflexions et des plans d’action, et nous nous donnons un mois pour préparer les différents plans d’action. Cependant ce qui a été proposé, c’est qu’avant le 30 avril 2020, tous ceux  qui sont susceptibles d’être membres de la convention, c’est-à-dire les membres du Bureau politique, du Comité des sages, les secrétaires généraux de section, les délégués, les grands conseils régionaux, les coordinateurs Jpdci et  les présidentes des Ufpdci devront être à jour  de leur cotisation. C’est  cette décision qui a été prise car c’est à partir de cette liste que l’on confectionnera les différents mandats. Pour rappel, la convention locale se tiendra le 6 juin et la convention générale se tiendra du 12 au 14 juin.

Monsieur secrétaire exécutif, selon une information parue dans un quotidien de la place, le torchon brûlerait entre vous et le président Bédié, à propos du budget de la convention du Pdci-Rda ?

Nous n’avons même pas encore parlé de budget pour dire que nous allons aborder la question de finances. Nous avons fini la phase de réflexions. C’est maintenant que nous allons soumettre les actions à mener au président du parti. Et ce sont les activités que nous budgétisons. Donc nous ne sommes même pas au stade du budget. Mais comme en Côte d’Ivoire, si les gens ne parlent pas  de Bédié et de Guikahué, les journaux ne marchent pas, donc ils  disent ce qu’ils veulent.

Au niveau de l’élection du candidat à la convention, est-ce à  la convention locale ou à la convention générale que le vote se déroulera ?

La convention commence le 6 juin. Et nous avons décentralisé  pour faire des conventions locales qui ont la même valeur juridique que si nous étions rassemblés dans un même lieu. Et c’est au niveau des conventions locales que nous allons  faire les votes des candidats. Quand le président du parti va valider tout ce que nous avons proposé, nous allons communiquer là-dessus. Et à la convention à Abidjan, c’est le regroupement pour donner le résultat de ce qui s’est passé au niveau des conventions locales. Tout cela sera précisé lorsque le président aura validé le document.

L’hebdomadaire Jeune Afrique, dans sa parution d’hier, a révélé que le président du Sénat français, Gérard Lacher, a échangé avec vous lors de passage à Abidjan et que vous lui avez transmis un document sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire ?

Le président du Sénat en Côte d’Ivoire nous a fait l’honneur de nous recevoir pendant une heure d’horloge. Il a rencontré le président de l’Assemblée Nationale, les différents groupes parlementaires. Et c’est dans ce cadre qu’il a rencontré le groupe parlementaire du Pdci-Rda. Et nous lui avons fait le point de la situation  et nous avons surtout insisté sur le dysfonctionnement de l’Assemblée Nationale d’autant plus que lui-même est un parlementaire. Nous lui avions dit aussi pourquoi nous n’étions pas d’accord avec la Commission électorale indépendante. Heureusement, le jour où il nous recevait, la phase 2 du dialogue politique venait de capoter. Donc Gérard Lacher a été témoin de la non existence du dialogue politique en Côte d’Ivoire. Dans cette même ligne, je voudrais rappeler que j’ai rencontré le cabinet du président de l’Assemblée Nationale française pour parler du dysfonctionnement de l’Assemblée Nationale ivoirienne. J’ai également été reçu au Parlement britannique, où j’ai échangé avec le Parti conservateur britannique. Houphouët-Boigny dit que la panthère ne fait pas de bruit quand elle va à la recherche.

Vous avez indiqué,récemment, dans une interview que bientôt,l’on va sentir le Pdci sur le terrain. A quand ces actions de terrain ?

Ces actions de terrain  ont commencé. Actuellement, nous avons des délégations de jeunes et femmes qui sont sur le terrain. Nous sommes en train de collecter aussi les difficultés du processus d’identification qui est bâclé. Le Pdci-Rda va se prononcer urgemment sur cette question. J’ai lu,quelque part, que des gens préparent des opérations pour faire taire l’opposition. Il y  a des moments où il faut parler et il y a des moments où il faut agir. Ce n’est pas à tout moment qu’il faut parler.  Ceux qui disent cela, c’est qu’ils sont en déphasage avec la vie politique. Je voudrais dire que nos adversaires ont dit beaucoup de choses au président Ouattara qui se sont avérées fausses. Pendant qu’ils se réunissent, le Pdci est sur le terrain. Cela fait dix jours que nos jeunes et nos femmes sont sur le terrain et les missions se passent très bien. Ils font un corps-à-corps. Et après ces délégations, nous amènerons d’autres personnes. Donc nous avons commencé la phase irréversible de la mobilisation de nos militants.Nous avons assez parlé.C’est le moment de l’action maintenant.

A propos de l’opération d’enrôlement pour la nouvelle carte nationale d’identité, quel est le message du Pdci-Rda à l’endroit de ses militants ?

Le président Bédié avait dit qu’il fallait proroger l’ancienne carte nationale d’identité pour deux ans. Ils ont prorogé d’un an jusqu’au mois de juin prochain. Mais à l’allure où vont les choses, cette requête du président Bédié tient. Nous avons 11 millions de personnes qui sont visées par cette opération. Donc il faut dire que nous avons beaucoup de critiques à faire sur le processus. Et bientôt, nous vous parlerons de l’attitude à tenir par rapport à la carte nationale d’identité.

Réalisé par Gilles Richard OMAEL et J.N