Maurice Kakou Guikahué, S.E. en Chef: «Les militants ont adhéré à la non dissolution du parti et maintenant, c’est un défi qui leur est lancé»…des missions de la jeunesse sur le terrain

Après l’importante réunion avec les délégués et les coordonnateurs Pdci, hier jeudi 16 mai, Pr Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef, a fait le point à la presse. Il révèle le défi lancé aux militants qui ont fait bloc autour du président Henri Konan Bédié pour dire non à la dissolution du Pdci-Rda.

Monsieur le secrétaire exécutif en chef, vous venez de rencontrer les délégués et les coordonnateurs départementaux du Pdci-Rda, pouvez vous nous faire le résumé de tout ce que vous avez expliqué ?
En fait, nous avons rencontré les responsables de terrain, les délégués départementaux et communaux, les coordonnateurs du grand conseil régional et nous avons invité aussi, les membres du secrétariat exécutif dont beaucoup sont coordonnateurs de zone. C’était une rencontre du secrétariat avec les responsables de terrain, c’était une revue des diligences qui leur avaient été données. Nous avons fait un bilan d’étapes. Le 15 avril dernier, nous nous étions retrouvés pour dire qu’après le redimensionnement, comment il fallait faire les nouvelles nomenclatures et les valider. On avait fait un calendrier qui a été respecté. Donc, c’était pour faire le point. Le premier point que nous avons abordé, c’était le point de la validation des redimensionnements et l’étape des différentes coordinations. Nous sommes à 65% de taux de réalisation. Nous avons donné deux semaines encore aux délégués pour que le dossier soit clôturé. Précisément le 31 mai prochain.
Deuxièmement, les présidents de la Jpdci urbaine, de la Jpdci rurale et estudiantine ont décidé d’effectuer des missions de terrain, des missions d’explication pour faire l’état des lieux des jeunes, pour les redynamiser et puis parler aux jeunes majeurs tout en enclenchant le programme de recrutement qui va s’étaler sur au moins 6 mois ou un an. Ces missions vont commencer d’abord par Aboisso et Méagui dès ce week-end et le pic, ce sera au mois de juin 2019. Nous avons demandé aux délégués de s’impliquer pour que le calendrier soit fait d’un commun accord par les présidents de jeunes et les délégués qui les reçoivent. Il faut que les délégués soient prêts pour les recevoir. Ensuite, nous avons fait un point sur la loi relative à la procédure spéciale d’établissement des actes de naissance pour ceux qui n’ont jamais eu de jugements avec les audiences foraines spéciales où les préfets et sous-préfets vont se déplacer vers les populations pour établir des actes de naissance. Nous avons fait le point. Les décrets d’application de cette loi ne sont pas encore pris. Ce sera fait très bientôt, mais le corps préfectoral est déjà prêt. Nous avons demandé à nos délégués de s’informer sur le terrain et d’apprêter déjà nos militants pour attendre cette opération qui est capitale, parce que sans acte de naissance, il ne peut pas avoir de carte nationale d’identité qui permet de s’inscrire sur la liste électorale et de voter. Dernier point, nous leur avons dit qu’après le 6eme congrès extraordinaire, il faut réactualiser les instances, surtout le Bureau politique et le Comité des sages. Donc, nous les avons mis en mission de nous apporter des informations de terrain. Nous leur avons aussi donné un délai de 2 semaines, jusqu’au 31 mai pour que le président puisse réactualiser les listes du Bureau politique et du Comité des sages.

Voulez-vous dire qu’il y a un bureau politique qui va se tenir ?
Oui, mais il faut d’abord former le nouveau Bureau politique. Parce qu’il y a eu un 6ème congrès extraordinaire. Donc, le président va faire des réajustements avant le Bureau politique.

Il y a eu des échanges entre vous et les délégués, sur quels points ont-ils particulièrement insisté ?
Ils ont apprécié les thèmes que nous avons abordés. Il n’y a pas eu beaucoup d’interventions, il y a eu 6 interventions. C’est la preuve que les communications étaient claires, nettes et ils vont nous revenir sur deux points. Premièrement, les listes des membres qu’ils proposent pour les instances et deuxièmement, la finalisation des nomenclatures et surtout le calendrier d’invitation des Jpdci dans leurs localités.

On a constaté une grande mobilisation des délégués et coordonnateurs à cette réunion, qu’est ce qui explique ce regain selon vous ?
Cette grande mobilisation ne m’a pas étonné, parce que nous avons fait une plateforme des délégués sur les réseaux sociaux. Plateforme que je visite régulièrement et je vois qu’il y a des mouvements sur le terrain. Il ne se passe de jour sans que des délégués ne rencontrent des secrétaires de section. Il y a une nouvelle dynamique et cette situation qui nous est arrivée indique un fait. C’est comme s’il y a des gens qui attendaient d’avoir des responsabilités, c’est comme quand vous êtes nouveaux, vous voulez prouver. Donc, c’est bien venu. Les nouveaux délégués veulent prouver et ils ont entrainé avec eux les anciens délégués. Certains anciens délégués étaient lents et maintenant, ils ont commencé à bouger aussi. Ils se sont mis dans le tempo, parce qu’à partir du moment où on a découpé des délégations et que vous étiez anciens délégués, et que des jeunes arrivent et font bouger les lignes sur le terrain et sur les réseaux sociaux, vous êtes obligés de vous y mettre. La plateforme marche très bien.

Avez-vous un message à l’endroit des militants qui vont recevoir des délégations ?
Je l’ai dit, l’adhésion, à part quelques petites zones où il y a eu quelques incompréhensions, il y a 3 délégations sur 338, ce qui est nul. Les militants ont adhéré. Nous avons fait un test et on voit que malgré tout ce qui s’est passé avec la création de mouvements illégaux, la base reste solide, soudée au président du parti dont elle apprécie les décisions prises, de ne pas faire disparaitre le Pdci-Rda. Ça, c’est leur grande satisfaction. En tout cas, ils ont adhéré à la non dissolution du parti et maintenant, c’est un challenge, un défi qui leur est lancé, comment ils font vivre ce Pdci qui a résisté. Et c’est à cela que nous assistons en ce moment avec le dynamisme sur me terrain. Nous voyons le Nouveau Réveil qui rend compte des activités, mais c’est une infime partie, parce que le Nouveau Réveil ne peut pas être partout. Sinon actuellement, ça bouge sur le terrain et nous, en tant que direction du parti, nous sommes satisfaits. Et également, nous avons des cadres qui ont commencé à bouger aussi, nous avons des listes, ils nous font des propositions parce qu’ils veulent participer aux commissions techniques qui vont élaborer le programme de gouvernement et le programme de société du parti. Et ce sont de jeunes cadres, donc il y a une réelle ébullition au niveau du parti qui fait plaisir.
Propos recueillis par Gilles OMAEL et D. Sory

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