Blog

20 Nov
0

Depuis Daoukro, Guikahué crache ses vérités aux cadres du Pdci-Rda, Bédié se réjouit du travail méthodique accompli…

Après la zone Sud 2, le samedi 4 novembre 2017 au siège du Pdci-Rda à Cocody, le Grand-nord, le dimanche 12 novembre 2017 à Boundiali, c’était autour des zones Est et Centre de recevoir, successivement, les vendredi 17 et samedi 18 novembre, les émissaires du président Henri Konan Bédié, aux sièges régionaux du Pdci d’Abengourou et de Daoukro, dans le cadre du séminaire de restitution des données du terrain demandées aux délégués. Dans la ville natale du président Henri Konan Bédié, le Secrétaire exécutif en chef n’y est pas allé de main morte. Il a craché ses vérités à certains cadres nommés à de hautes fonctions grâce au parti mais qui n’aident pas le Pdci-Rda.

Dès l’entame des travaux du séminaire, le Secrétaire exécutif en chef, a tenu à rendre hommage au Grand-Centre, qui demeure le bastion imprenable du Pdci-Rda. Cette citadelle qui offre la victoire. « La région du Bélier a 3 vice-présidents, le district autonome de Yamoussoukro a 1 vice-président, la région du Gbêkê a 2 vice-présidents, le Iffou a 1 vice-président, le N’zi a 1 vice-président, le Moronou a 1 vice-président. Qui dit mieux ? Ensuite au Gouvernement, vous êtes bien représentés. Donc je voulais dire merci aux membres du Gouvernement, 3 membres, ils sont tous là. Il y a Jean Claude Kouassi, Goudou Raymonde et Thierry Tano et en matière de secrétariat exécutif, c’est 50% des membres du secrétariat exécutif qui sont ressortissants du Centre… C’était pour vous dire que vous êtes le bastion du Pdci-Rda. Je le disais à Abengourou, la chance que nous avons au Centre, c’est que quand le Pdci vous donne, vous savez donner en retour au Pdci. Ça c’est une qualité. Parce qu’il y a des gens qui pensent que c’est parce qu’ils sont les plus forts, les plus intelligents qu’ils sont au gouvernement ou assurent de hautes fonctions dans l’Administration. Non, c’est parce que le Pdci vit et compte qu’ils ont été nommés… je voulais vous dire merci, vous tenez au parti ». Après cet hommage et cette précision, Pr Maurice Kakou Guikahué a situé le cadre de la rencontre. Il a ensuite donné la parole à chaque délégué afin d’évaluer le travail abattu par les uns et les autres.

Le message de Guikahué aux militants du grand Centre
Avant les travaux proprement dits du séminaire, Pr Maurice Kakou Guikahué et sa délégation ont été reçus dans une ferveur et une liesse populaires et militantes, dans la salle du Palais des Congrès de l’hôtel de la Paix de Daoukro.
Le secrétaire exécutif en chef, a ouvert les assises du séminaire de Daoukro, à travers un discours très apprécié des militants. « (…) nous ne sommes pas venus chercher des palabres, nous sommes venus vous porter la bonne nouvelle que vous avez dû entendre, mais que nous sommes venus vous confirmer. Celle qu’à l’élection présidentielle de 2020, le Pdci-Rda aura son candidat. Nous sommes venus vous apporter cette bonne nouvelle du président Bédié, le spécialiste des appels». Et Guikahué d’expliquer qu’en « 2014, le mandat du président de la République finissait en 2015. Bédié a lancé son appel. Lui, il lance l’Appel avant, le temps que ça parcourt toute la Côte d’Ivoire ». Pr Guikahué a ainsi rappelé l’autre volet dudit appel, à savoir que « 2020, c’est pour nous ». Rafraichissant la mémoire à tous, le secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda dira qu’« il y a deux mois soit 61 jours, Bédié a dit : j’ai lancé l’Appel de Paris, donc 2020, le candidat unique du Rhdp va venir du Pdci-Rda. Et je bloque mes écrits. N’a-t-il pas bloqué ses écrits devant vous ici ? » a-t-il lancé. Kakou Guikahué a ensuite expliqué le long cheminement qui a prévalu depuis la mort du président Félix Houphouët Boigny, le processus qui a donné naissance au Rhdp en 2005, avec même le ministre Anaky Kobenan, comme membre. Lui qui n’était pas en phase avec Houphouët mais qui s’est inscrit dans l’houphouétisme. Aux chefs, le proche collaborateur du président Bédié a indiqué qu’après le premier tour, le Pdci-Rda a soutenu le Rdr au second tour en 2010. « L’héritage que nous a laissé Houphouët Boigny au Pdci, c’est la parole donnée. Quand tu dis quelque chose, tu répètes la même chose, le matin et le soir » a-t-il précisé. Aussi, après le second tour en 2010, a-t-il poursuivi, « le président Ouattara que nous avons aidé à arriver nous a dit merci. Il nous a donné des ministres, nous lui avons dit merci aussi. Alors qu’on s’attendait à aller aux élections en 2015, Bédié a bloqué tous les militants » pour éviter les divisions, les injures, et parce que le président Ouattara avait bien travaillé. Donc, a fait savoir Guikahué, « Ouattara a été élu par tous les partis du Rhdp, donc c’est notre président à tous. Bédié a demandé qu’on le soutienne, donc nous, on soutient Ouattara. Tous ceux qui sont Pdci, on doit soutenir Ouattara, il va finir son mandat. Mais après, c’est le Pdci qui va venir. Parce que si vous avez deux quartiers et vous choisissez toujours dans un seul quartier, est-ce que l’autre quartier sera content ? En 2015 on a choisi dans le quartier du Rdr, en 2020, c’est dans le quartier du Pdci. On aura un candidat unique. Nous, on les a votés en 2015, eux aussi, ils vont nous voter en 2020. Nous, on n’est pas fait pour voter seulement les autres, eux aussi, ils doivent nous voter aussi ». Cela dit, le professeur de cardiologie a pris une image. « Si tu veux que des gens viennent t’aider dans ta plantation et que tu es couché chez toi, qui va aller dans ta plantation ? C’est à toi de prendre d’abord la machette et les autres te suivront. C’est ce que je suis venu faire, prendre la machette pour que nous commencions afin que les autres nous suivent ». En résumé, il dira que « Ouattara est notre président élu, on le soutient jusqu’à ce qu’il finisse, mais quand il va finir, le candidat unique, c’est pour le Pdci. Un militant actif. On va le voter, on va gouverner et puis après un jour on va mettre encore un militant du Rdr et on va gouverner pendant 50 ans, 80 ans. Mais si c’est seulement le Pdci, qui va nous suivre encore ? Si on met le Rdr seulement qui va suivre encore ? Si deux enfants font palabres sur une pièce de 100 FCFA, c’est qu’il y a un qui veut garder 75 fcfa. Le Rdr a eu deux mandats, ils l’ont fait, nous aussi, on aura deux mandats qu’on va faire et puis pour les jeunes en 2030, on choisira un Rdr et on continue». Enfin, « voici les trois messages que le président Bédié nous confie de maintenant jusqu’ à l’an 2020 : un le président Alassane Ouattara est notre président, soutenons le pour qu’il fasse un bon mandat pour que nous, dans le cadre du Rhdp, on récupère les bons résultats pour battre campagne. Deux, en 2020, la candidature unique Rhdp, cette fois-ci, on prend un militant Pdci. Trois, on doit faire nos pièces et être sur la liste électorale ».
Le Président Henri Konan Bédié est arrivé et a pris part au séminaire, en tant que membre du Bureau politique de la région du Iffou.

Le président Henri Konan Bédié aux séminaristes : «Je me réjouis de ce travail très important pour le Pdci, surtout dans la perspective de 2020…»

Arrivé exactement à 19h06 à l’hôtel de la paix de Daoukro où les travaux du séminaire battaient le plein, le président Henri Konan Bédié a eu cette adresse à l’endroit de tous: « Mes chers frères et sœurs, militantes et militants,
A l’occasion de votre 4ème rencontre, je suis venu vous saluer et en même temps vous encourager à poursuivre jusqu’ à la finition de vos travaux. Ces rencontres ont été minutieusement préparées. Vous avez établi des procédures que vous suivez. C’est un travail très important pour le Pdci, surtout dans la perspective de 2020, puisqu’il s’agit surtout de maitriser le fichier électoral du parti. Pour ces procédures, ce travail est méthodiquement préparé, je m’en réjouis. Je suis tout simplement venu comme je l’ai dit pour vous saluer et vous encourager à poursuivre. Merci. »
Gilles Richard OMAEL et D. SORY, à Daoukro

Lire la suite
10 Nov
0

Jeunesse du parti: Le Président Bédié fixe les conditions d’éligibilité des Jpdci estudiantines et scolaires…

La Direction du PDCI-RDA porte à la connaissance des militantes et militants que, SEM Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, a fixé dans une note circulaire, en date du 03 novembre 2017, les dispositions relatives aux élections des organes de la JPDCI Estudiantine et Scolaire.

I- CRITERES DE CANDIDATURE
I-1- Élections des Présidents des Sous-sections JPDCI des Lycées.
– avoir un âge compris entre 16 et 20 ans ;
– être inscrit dans un Lycée en classe de 2nde ou de 1ère ;
– être militant du PDCI-RDA, à jour de ses cotisations.
I-2 Elections des Présidents des Sous-sections JPDCI des Universités et Grandes
Ecoles.
– avoir un âge compris entre 18 et 25 ans ; exceptionnellement un âge compris
entre 18 et 30 ans pour les élections de 2017-2018 ;
– être inscrit dans une UFR d’une Université ou dans une Grande Ecole ;
– être militant du PDCI-RDA depuis deux ans au moins ;
– être à jour de ses cotisations ;
– s’acquitter de la somme de deux (2000) mille francs CFA à titre de contribution à l’organisation des élections.
I-3 Élections des Coordonnateurs Départementaux ou Communaux
– avoir été élu Président d’une Sous-section JPDCI de lycée, d’UFR des Universités ou de Grande Ecole dans le ressort territorial de la Délégation Départementale, Communale ou Générale du PDCI-RDA ;
– avoir un âge compris entre 16 et 25 ans ; exceptionnellement un âge compris entre 16 et 30 ans pour les élections de 2017-2018 ;
– être militant du PDCI depuis deux ans au moins ;
– être à jour de ses cotisations ;
– s’acquitter de la somme de cinq (5000) mille francs CFA à titre de contribution à l’organisation des Elections Départementales, Communales et Générales.
I-4 Élections du Président National
– avoir un âge compris entre 18 et 25 ans ; exceptionnellement un âge compris entre 18 et 30 ans pour les Elections de 2017-2018 ;
– être militant du PDCI-RDA depuis au moins deux ans ;
– être à jour de ses cotisations
– s’acquitter de la somme de vingt-cinq (25 000) mille francs CFA à titre de contribution à l’organisation des Elections Nationales.

II- DOSSIERS DE CANDIDATURE
II-1 Elections des Présidents des Sous-sections JPDCI de Lycées.
Le dossier de candidature est constitué comme suit :
– une déclaration de candidature ;
– la photocopie de la carte nationale d’identité ou du récépissé ;
– un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif ;
– une attestation d’inscription de l’année en cours, délivrée par le lycée fréquenté
– la carte de militant du PDCI-RDA ou les reçus de paiement du droit d’adhésion et de la cotisation de l’année en cours ;
– 02 photos d’identité de même tirage.
Les dossiers de candidature sont déposés, contre récépissé, auprès du Comité Départemental, Communal ou Général.
II-2 Elections des présidents des sous-sections JPDCI des UFR des Universités et des Grandes Ecoles.
Le dossier de candidature est constitué comme suit :
– une déclaration de candidature ;
– la photocopie de la carte nationale d’identité ou du récépissé ;
– un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif ;
– une attestation d’inscription de l’année en cours délivrée par l’établissement fréquenté (Université et Grandes Ecoles) ;
– la carte de militant du PDCI-RDA ou les reçus de paiement du droit d’adhésion et de la cotisation des deux années précédant la candidature ;
– le reçu de paiement de la cotisation de l’année en cours ;
– le reçu de la contribution de deux (2000) mille francs CFA ;
– 02 photos d’identité de même tirage.
Les dossiers de candidature sont déposés, contre récépissé, auprès du Comité Départemental, Communal ou Général.
II-3 Elections des Coordonnateurs Départementaux, Communaux ou Généraux.
Le dossier de candidature est constitué comme suit :
– une déclaration de candidature ;
– la photocopie de la carte nationale d’identité ou du récépissé ;
– un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif ;
– une attestation d’élection au poste de président sous-section JPDCI de Lycée, Université ou Grandes Ecoles délivrée par le Comité Départemental, Communal ou Général ;
– le reçu de la contribution de cinq (5000) mille francs CFA ;
– 02 photos d’identité de même tirage.
Les dossiers de candidature sont déposés, contre récépissé auprès du Comité Départemental, Communal ou Général et transmis par ses soins, au Comité National, à la permanence du Parti au Plateau.
II-4 Elections du Président National.
Le dossier de candidature est constitué comme suit :
– une déclaration de candidature ;
– la photocopie de la carte nationale d’identité ou du récépissé ;
– un extrait d’acte de naissance ou de jugement supplétif ;
– un extrait de casier judiciaire datant de moins de 03 mois ;
– une attestation d’élection au poste de Président de Sous-section JPDCI-RDA de Lycée, d’Université ou de Grande Ecole, délivrée par le Comité Départemental, Communal ou Général ;
– le reçu de la contribution de vingt-cinq (25 000) mille francs CFA ;
– 02 photos d’identité de même tirage.
Les dossiers de candidature sont déposés, contre récépissé, auprès du comité national, à la permanence du Plateau.

 

Fait à Abidjan, le 9 novembre 2017

 

P. Le Président du PDCI-RDA
P.O. Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA
PR Maurice KAKOU GUIKAHUE

 

Lire la suite
02 Nov
0

Reconnaissance de mérite: Mme Hiba Max Madeleine a été élevée à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre du Bélier

«C’est un grand plaisir pour moi de poser cet acte en décorant ‘’la vieille’’ à titre costume. Veuve Hiba Max Madeleine, pour tous les services rendus au Pdci-Rda, au nom du président Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous élevons à la haute dignité de ‘’Grand officier ‘’dans l’Ordre du Bélier», a déclaré, mardi 31 octobre dernier, Pr Maurice Kakou Guikahué, chef du Secrétariat Exécutif du PDCI RDA, lors de la sobre cérémonie de décoration de Mme Hiba Max Madeleine, au domicile familial de l’heureuse récipiendaire, sis aux 2 Plateaux Vallon rue des jardins.
Le président Henri Konan Bédié a ainsi, par le biais du Secrétaire Exécutif en chef, le Pr Maurice Kakou Guikahué, exprimé la reconnaissance du parti doyen de Côte d’Ivoire à cette militante. Le Secrétaire exécutif était accompagné de plusieurs membres des instances de son parti dont Mme Emilienne Assa-Bobi (vice-présidente du Pdci), Anoma Magloire (Délégué d’Aboisso commune), Donatien Beugré (Président du Conseil régional de San Pedro) et Abdoulaye M’bengue Racine (Secrétaire Exécutif).
Le porte-parole de la famille, Alain Hiba, a remercié le Secrétaire Exécutif et sa délégation pour s’être déplacés afin de reconnaitre le mérite de leur mère. Il n’a pas manqué de dire toute la gratitude de la famille Hiba au PDCI et à son président pour cette marque de reconnaissance du mérite.


Emue, Mme Hiba Madeleine, militante de premières heures, n’a pu retenir ses larmes. Elle renvoyait sans doute les actions de feu son époux qui méritait aussi cette médaille, malheureusement trop tôt disparu avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire. «Cette médaille est aussi la reconnaissance du combat de notre papa qui était là, au syndicat agricole. C’est une fierté pour toute la famille», a confié maître Chantal Hiba, sa fille.
Sercom PDCI RDA

Lire la suite
27 Oct
0

CHANGEMENT DU LIEU DE LA RENCONTRE DE RESTITUTION DES DONNNEES DU TERRAIN DE LA RÉGION SUD (HORS DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN)

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUÉ, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, porte à la connaissance de Mesdames et Messieurs les membres du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, les Coordonnateurs des Zones, les Délégués Départementaux et Communaux, les Coordonnateurs du Grand Conseil Régional, les membres du Bureau Politique, que la rencontre de restitution des données du terrain de la Zone Sud( Agneby- Tiassa, Grands Ponts et La Me), initialement prévue, le Samedi 04 novembre 2017, à 10h00, à Dabou, se tiendra finalement, au Siège du Parti, à Cocody. à la même date et à la même heure.
Le Secrétaire Exécutif du PDCI- RDA, présente toutes ses excuses pour ce changement indépendant de sa volonté.

 

Fait à Abidjan, le 26 octobre 2017

 

Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUÉ

 

Lire la suite
27 Oct
0

Hommage du PDCI RDA à sa défunte vice-présidente Hortense Aka Anghui-Maurice Kakou Guikahué (CSE) : «Cette mort cruelle et impitoyable… vient de faucher l’une des plus illustres des progénitures des Pères Fondateurs…»

Hommage du PDCI RDA à sa défunte vice-présidente Hortense Aka Anghui-Maurice Kakou Guikahué (CSE) : «Cette mort cruelle et impitoyable… vient de faucher l’une des plus illustres des progénitures des Pères Fondateurs…»

Ce jeudi 26 octobre, à son siège de Cocody, le PDCI-RDA et toutes ses intances, en présence du Président Henri Konan Bédié, ont rendu un hommage exceptionnel à feue Mme Hortense Aka Anghui, vice-présidente dudit parti. Pr. Maurice Kakou Guikahué, le chef du Secrétariat Exécutif du parti fondé par Félix Houphouët Boigny, a rendu un hommage exceptionnel à la fille d’un des pères fondateurs, Gabriel Dadié. Ci-dessous l’oraison funèbre de l’ultime adieu.

La vie de l’Homme est comme un chapelet dont chaque grain est une étape de son évolution et la mort traduit son achèvement.
Excellence Monsieur Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA
Madame Henriette KONAN BEDIE
Mesdames et Messieurs les Vice-présidents,
Distingués membres du Bureau Politique
Honorables membres du Comité des Sages
Mesdames et Messieurs les membres des Partis Alliés du RHDP
Mesdames et Messieurs les membres du Grand Conseil Régional
Vaillants Secrétaires Généraux de Section
Chères Sœurs, Chers Frères
Militantes, Militants
Mesdames et Messieurs

Le 19 novembre 2015, je me tenais devant vous, dans ce siège, pour vous annoncer, au nom de SEM Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, que l’effroyable vent avait murmuré ; le soleil s’était caché et que les oiseaux s’étaient tus. La voix porteuse de la nouvelle nous rendant orphelins pour la énième fois.
Le dernier membre fondateur du PDCI-RDA, Antoine KONAN KANGAH, venait de s’en retourner auprès du créateur, à l’instar de Félix HOUPHOUÊT-BOIGNY, AHOBAUT Akré, AKA Jacques, AKA NDRI Lambert, BLAGNON Martin, BOKA Mené Gaston, BROU Fulgence, CA SANOVA, DA SYLVA Dorothée, DIALLO Ousmane, DIOP Babacar, DJAUMENT Etienne, FRANCHESCHI Phillipe, GADEAU Coffi Germain, KOFFI Lucien, KONAN N’Drin, KONAN Raphaël, KONIAN Kodjo Félicien, KOUADIO Coffi Germain, KOUADIO Koffi, KOUADIO Rémy, KOUISSON Keletigui, LODOUGNON Augustin, MÉKOUÉ Léonard, NICOLAS, OUINGOU Paulin, SANGARET Bernard, SÉRI KORÉ René, SISSOKO Fily, SOW Papa, SOW Turbé, TOUBIA, TRAORÉ Ali et ZÉBANGO confiant le Parti de la Paix à la sagesse de Henri KONAN BEDIE.

Cette mort cruelle et impitoyable qui enlève un à un nos braves militants comme les grains du Chapelet, vient de faucher l’une des plus illustres des progénitures des Pères Fondateurs, Madame Hortense AKA ANGHUI née DADIE, Vice-présidente du PDCI-RDA.

Nous sommes affligés devant des pertes si lourdes de militants convaincus qui assombrissent nos clairs de lune par la disparition des étoiles polaires de notre univers Politique.

Président Henri KONAN BEDIE, vous voilà encore dans la douleur. Yako, séchez vos larmes et restons digne.

Mesdames et Messieurs,

Ces derniers temps où la mort frappe dans nos rangs, nous voici rassemblés au Siège du Parti pour le dernier Bureau Politique de Madame Hortense AKA ANGHUI, mais cette fois-ci, fait rarissime, sans qu’elle n’y prenne la parole.
Vous devinez aisément que l’émotion m’étreint, au moment où je prends la parole au nom du Président du Parti, SEM Henri KONAN BEDIE, pour rendre un ultime hommage à celle que nous appelons affectueusement la Vraie « GO ».

La vie de Mme Hortense AKA ANGHUI est une sorte de manuel où se trouvent consignés les tournants qui jalonnèrent les chemins si lumineux de son parcours politique. Un grand livre ouvert comme l’étaient l’intelligence et le cœur de cette grande dame d’action et de conviction profonde, valeurs fondamentales de la vie politique.

Madame la Vice-Présidente Hortense AKA ANGHUI, Maire de la commune de Port-Bouët fut une femme battante et combattante comme fut son père Gabriel DADIE, de regrettée mémoire.

Fille aînée de cet apôtre de l’Union et de la Fraternité, avide d’idéal, de justice, à l’avant-garde du progrès social, rappelé à Dieu, le 16 Mai 1953, à l’heure même où la lutte émancipatrice approchait de son aboutissement en débouchant sur l’aube radieuse de l’Indépendance de notre pays.

C’est son père qui endossa la décision de Félix HOUPHOUÊT-BOIGNY de prendre la tête du Syndicat Agricole Africain.
D’ailleurs, le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY témoignera plus tard que Gabriel DADIE sut trouver le défaut de sa faible cuirasse, en lui tenant ces propos en sa qualité de porte-parole des compagnons qui étaient partis le convaincre à Yamoussoukro, le 10 juillet 1944: « Nous savons que tu pleures ta mère, ton frère unique Augustin et ton fils Félix. Mais si tu acceptes d’assumer les responsabilités que nous voulons te confier, Dieu fera en sorte que toutes les femmes de Côte d’Ivoire qui ont l’âge qu’aurait ta mère, elles deviendront ta mère, tous les frères de l’âge d’Augustin seront tes frères et tous ceux qui auront l’âge de ton fils seront tes fils. Dieu t’a pris trois êtres chers.
Je sais qu’il t’en donnera des multitudes qui t’aimeront autant que ceux-là que tu regrettes aujourd’hui… « .

Gabriel DADIE se réserva dans notre histoire commune le rôle apparemment effacé mais à la réalité, il avait assumé un rôle primordial, de conseiller et de secrétaire à la propagande. Grâce à sa forte personnalité, polyglotte à souhait, son énergie débordante, son sens inné de l’organisation, il contribua à faire du Syndicat Agricole Africain, le premier outil de la lutte émancipatrice des Africains.
La naissance du RDA, la lutte contre la répression qui s’abattit sur la Côte d’Ivoire, ainsi que tous les grands moments, Gabriel DADIE les vivra, avec intensité et un sens de sacrifice et de solidarité.

Oui, comme on le dit chez nous, la tortue ne met pas au monde un animal à poils.

Madame Hortense AKA ANGHUI est donc la résultante du combat de son père en tenant la dragée haute à tous les hommes et femmes de sa génération parce qu’elle est un modèle réussi d’une femme politique au service certes de sa famille ; mais aussi du PDCI-RDA, son Parti qu’elle a servi avec loyauté, conviction et abnégation.

« Compagnon de l’Aventure 46 », notre illustre disparue a été de tous les combats.

D’abord l’intellectuelle. Docteur d’Etat en Pharmacie en 1961 et titulaire d’une des officines dirigées par un ivoirien au début de l’indépendance; la Pharmacie « Notre Dame de Treichville ».

Ensuite la militante. Troisième et dernière Présidente de l’Association des Femmes Ivoirienne(AFI) de 1984 à 1991, après Mmes Thérèse HOUPHOUET-BOIGNY et Jeanne GERVAIS, membre du Comité Central, du Bureau Politique de longue date et Vice-présidente du PDCI-RDA.
Femme de devoir, elle assuma avec dextérité et courage, la présidence du 4ème Congrès Extraordinaire du PDCI-RDA, après le coup d’Etat de 1999, congrès dont les résolutions jetèrent les bases de la survie du Parti. Elle a également présidé le 1 er Congrès Ordinaire de l’UFPDCI en 2003.

Valeur sûre du Parti, son engagement a été total pour la cause du PDCI-RDA qu’elle a servi comme un époux parfois même au détriment de sa famille biologique.
Pendant les moments d’incertitudes, elle est allée au charbon, sans calcul aucun ; comme savent le faire toutes les femmes passionnées.
Oui, Hortense AKA ANGHUI fut une grande Passionnée du PDCI RDA.
C’est pourquoi, le peuple du PDCI-RDA dans toutes ses composantes pleure la fille de Gabriel DADIE.

Enfin la nationale. Député à l’Assemblée Nationale de 1965 à 1980, Député- maire de Port-Bouët de 1980 à 1990, Vice-présidente de l’Assemblée Nationale, Ministre de la Promotion de la Femme de 1986 à 1990, elle restera maire de Port- Bouët jusqu’à ce jour, soit 37 ans au service de la population.

Son engagement à tous points de vue lui vaudra la reconnaissance de la Nation et du Monde par les nombreux titres et fonctions honorifiques à elle décernés: Commandeur des Palmes Académiques, Grand Officier de l’Ordre du Bélier, Chevalier de la Légion d’Honneur et officier du Mérite français.
Monsieur le Président

Permettez-moi de rendre hommage à un homme humble qui mérite notre respect.
En effet, si Gabriel DADIE a donné Hortense à la Cote d’Ivoire, Joseph AKA ANGHUI l’a fortement modelée.
La brillante carrière d’Hortense est la vie de cet Ingénieur agronome des premières années de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, grand artisan du développement de notre Pays dont le nom rime avec Blohorn.
Militant de premier cru du PDCI-RDA, ce cadre africain, saura faire preuve d’effacement pour l’éclosion totale de la carrière politique de son Epouse.
Merci Tonton Joseph. Si Hortense AKA ANGHUI a été, c’est parce que tu es.

Tonton Joseph, Michel, Philippe, Olivier, Serge, Stéphane, Evelyne, Enfants et famille DADIE et familles Alliées, le Président Henri KNAN BEDIE et le PDCI-RDA vous réitèrent leurs condoléances les plus sincères et les plus attristées et vous demandent de rester dignes dans la douleur.

Tantie ! Vas en Paix à la rencontre de ton seigneur, de ton père ; de Félix HOUPHOUÊT- BOIGNY.

De là où tu es, inspires le Président Henri KONAN BEDIE pour nous trouver une autre Hortense AKA ANGHUI.

Pries pour que la moisson des militantes dynamiques, convaincues, convaincantes, audacieuses, disciplinées, travailleuses abonde pour la récolte de milliers et de milliers d’Hortense AKA ANGHUI pour le rayonnement du PDCI-RDA.

Que le tout-puissant et miséricordieux Père ait pitié de ton âme!

Adieu Madame le Maire.

Adieu Madame le Ministre

Adieu Madame le Député

Adieu Madame la Vice-présidente.

Je terminerai en empruntant les paroles traduites par Georges DARCY

POURQUOI PLEURER
QUAND MON CŒUR EST TOUJOURS GAI
POURQUOI GÉMIR
ILS NE PEUVENT REVENIR
DEPUIS LONGTEMPS
ILS SONT TOUS PARTIS LÀ-HAUT

J’ENTENDS LEUR DOUCE VOIX CHANTER
OH GRANDS MILITANTS
ME VOILÀ ME VOILÀ
TOUT BRISÉ PAR LES TRAVAUX
J’ENTENDS LEUR DOUCE VOIX CHANTER
OH GRANDS MILITANTS

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 26 juillet 2017

 

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUÉ
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

Lire la suite
20 Oct
0

Houphouët Boigny : 18 octobre 1905 – 18 octobre 2017, l’homme aurait eu 112 ans

On peut, à partir de trois angles de vues, appréhender l’homme tout court d’abord, l’homme politique ensuite, l’homme de foi enfin.

Houphouët Boigny : 18 octobre 1905 – 18 octobre 2017, l’homme aurait eu 112 ans

Si Félix Houphouët Boigny, premier Président de la Côte d’Ivoire décédé le 7 décembre 1993 vivait encore, il aurait eu 112 ans car né le 18 octobre 1905.

Les hommes comme les pays ont un destin auquel ils n’échappent point. Celui de Félix Houphouët-Boigny s’est conjugué avec le surgissement du mouvement anticolonialiste ivoirien et la naissance de la Côte d’Ivoire moderne.
Autant ces circonstances ont façonné sa puissante personnalité, autant il a su en extraire l’énergie potentielle pour imprimer sa marque aux événements. Du métier de médecin au combat du militant anticolonialiste, de l’homme d’Etat à l’apôtre de la paix, c’est le même itinéraire d’une longue carrière politique, fondée sur des convictions profondes et servie par une intelligence, une imagination et une énergie remarquables.

Les chemins du destin et de la liberté ont été largement balisés et parcourus par celui qui s’était fixé pour idéal la quête de la vraie paix, nouveau Graal promis aux nations du monde et aux hommes de bonne volonté. Félix Houphouët-Boigny est issu d’une famille traditionnelle baoulé.

Formé selon les principes de l’éducation africaine traditionnelle, il suit cependant le cursus des écoles du gouvernement général de L’Afrique occidentale française (AOF). Médecin africain, il exercera son métier pendant trois lustres avant de faire son entrée en politique.

On peut, à partir de trois angles de vues, appréhender l’homme tout court d’abord, l’homme politique ensuite, l’homme de foi enfin. L’homme, par ses qualités, par sa formation, par sa philosophie de l’existence a préparé le politique à l’exercice des hautes responsabilités qui, elles-mêmes, trouvent leur accomplissement et leurs fins dans la transcendance.

La cohérence et la constance des convictions et des certitudes, des choix et des actes de Félix Houphouët-Boigny révèlent cette triple dimension d’un destin hors du commun. Lire la suite

Source: Fraternité matin

Lire la suite
20 Oct
0

Pdci-Rda : l’ultime hommage à Dagobert Banzio avant la séparation définitive

Le Pdci-Rda a rendu un dernier hommage à l’ancien ministre Dagobert Banzio inhumé le samedi 14 octobre 2017, dans son village à Tinhou.

C’est une forte délégation du Pdci-Rda, qui a accompagné, le vendredi dernier, la dépouille de l’ancien ministre Dagobert Banzio sur ses terres natales, à Tinhou, dans le département de Bloléquin (région du Cavally), pour l’ultime adieu. Ministres, élus, cadres, tous membres de la haute direction du parti septuagénaire, ont fait le voyage sous la conduite du chef du Secrétariat exécutif, Maurice Kakou Guikahué.

C’est à ce dernier, émissaire du président du parti, Henri Konan Bédié, qu’il est revenu de rendre le dernier hommage à l’ex-vice-président, décédé le 26 août passé, à Malaga, en Espagne. Le Pr. Guikahué, avant la séparation définitive d’avec le défunt, l’a élevé à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre du Bélier à Tinhou, devant ses parents.

Cette distinction est intervenue après une dernière oraison prononcée par Denis Kah Zion, membre du Secrétariat Exécutif du Pdci-Rda et délégué départemental du même parti à Toulepleu en présence du doyen des cadres de cette formation politique dans la région, Aoua Touré, 1er vice-président du Conseil de discipline et de l’Ordre du Bélier.

Le gouvernement également a été représenté à travers une délégation conduite par la ministre Anne-Désirée Ouloto, représentant le président de la République, Alassane Ouattara.

Le temps des hommages passé, une messe d’adieu a été dite avant l’ultime séparation par la mise au caveau construit à l’entrée de la résidence du défunt.

F.D.BONY
L’infodrome

Lire la suite
16 Oct
0

Affrontements inter-ethniques à l’ouest: Le message de paix et de cohésion sociale du président Bédié transmis par le CSE Guikahué aux communautés Wê et Baoulé de Toulepleu

Affrontements inter-ethniques à l’ouest: Le message de paix et de cohésion sociale du président Bédié transmis par le CSE Guikahué aux communautés Wê et Baoulé de Toulepleu

Emissaire du président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, à l’ouest, le professeur Maurice Kakou Guikahué n’est pas passé par quatre chemin pour déplorer les affrontements inter-ethniques auxquels se livrent les communautés Wê et Baoulé, dans cette partie de la Côte d’Ivoire.
L’ancien ministre de la Santé, connu pour son langage direct et basic, a fustigé ce conflit communautaire qui, a-t-il fait entendre, ne devrait point exister entre des Ivoiriens. Il a craché des vérités crues aux deux communautés en crise en les invitant à intégrer la notion de la Nation. Toute chose qui devrait aider à transcender les clivages régionaux et ethnocentriques. « D’où que nous venions, la Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité (…). Un Baoulé qui vient ici, n’est pas un étranger tout comme un Bété, un Sénoufo, un Djimini ou un Djamala. Peut-être l’étranger, c’est celui qui vient du Mali, du Ghana, de Sierra-Léone. Comme notre vocabulaire n’est pas riche, même si quelqu’un n’est pas du village, on le traite d’étranger (…). Deuxièmement, notre constitution dit que tout Ivoirien est libre de s’implanter partout en Côte d’Ivoire », a martelé le député de Gagnoa sous-préfecture.
Adresses spécifiques aux Guérés et aux Baoulés
Pour soutenir ses propos, le professeur s’appuiera sur l’exemple d’Abidjan qui se développe avec la participation de tous les Ivoiriens de toutes origines. « C’est pourquoi Kah Zion (fils de l’ouest, Ndlr) édite son journal à Abidjan. Est-il Ebrié ? Non ! (…). Moi, je suis cardiologue au Chu de Treichville, est-ce que je suis Ebrié ? Non ! Mais, ils (les Ebriés, Ndlr) ne m’ont jamais dit : ‘’monsieur va faire ta cardiologie à Gagnoa’’. Donc, on est mélangé », a enseigné Maurice Kakou Guikahué aux populations de Touleupleu où il a salué l’exemple de cohabitation qui prévaut, contrairement à leurs voisins de Goin-Débé, dans la même région du Cavally.
L’émissaire du président Bédié s’est adressé spécifiquement aux autochtones Wê. Il leur a demandé de redoubler d’effort et de se mettre résolument au travail pour ne pas avoir à envier les populations qu’ils accueillent et qui se battent pour réussir. « Si celui qui ne vient pas d’ici devient quelque chose, je dois me dire que moi je suis en train de dépasser de l’or. Donc, au lieu de le chasser, il faut faire comme lui et puis tu vas devenir plus grand que lui. C’est ça le développement », a-t-il conseillé, prenant l’exemple des Etats-Unis, le pays le plus développé, qui accueille tous les travailleurs venant de partout et fait de l’émulation la règle de la cohabitation entre ces peuples.
En parlant aux Wê, le professeur Guikahué fait sienne cette sagesse africaine qui dit qu’’’en conseillant le chat, il faut aussi conseiller la souris’’. C’est pourquoi il invite la communauté Baoulé aussi à l’humilité et au respect de ceux qui leur ont accordé hospitalité à l’ouest. « Quand tu arrives chez quelqu’un et qu’il t’a aidé et que tu es bien, il faut le respecter. Parce que nous, à l’Ouest, on est beaucoup gentil, mais on n’aime pas qu’on nous marche sur le pied (…). Sinon, tout est ouvert. Tu peux te marier chez nous et même devenir chef, ce qui ne se voit pas ailleurs », souligne le natif de Gagnoa.
Mots d’apaisement
Le ministre Guikahué a adressé des mots d’apaisement aux jeunes Wê en les invitant au calme et en abandonnant les idées que certains se font quant à l’ingratitude des communautés venues d’ailleurs. Car, c’est Dieu qui leur a permis d’être dans la posture où ils sont pour aider les autres. « L’homme n’est rien, vanité des vanités, tout est vanité. Quand tu vis et que tu es dans une position, c’est Dieu qui te met dans cette position, pour aider les gens. (…). Il n’y a pas quelqu’un qui nait et qui n’aide pas quelqu’un, ça n’existe pas. (…). Donc, chers parents restez comme vous êtes. Que ces problèmes n’arrivent pas ici, on a trop souffert », a lancé le N°2 du Pdci, qui appelle à l’apaisement pour promouvoir le développement dans l’harmonie et la cohésion sociale. « Qu’on vive en harmonie avec les frères Ivoiriens qui sont venus d’ailleurs, avec les frères qui sont venus d’autres pays », insiste l’ancien ministre, soulignant la politique de l’ouverture dont le Pdci et son fondateur, Félix Houphouët-Boigny, a fait son label. Une option qui a permis à la Côte d’Ivoire d’accueillir sur son sol tous ceux qui ne sont pas Ivoiriens.
Faut-il le rappeler, de violents affrontements ont causé des pertes en vies humaines, des milliers de déplacés internes et d’énormes dégâts matériels dans la forêt classée de Goin-Débé et les forêts villageoises où des planteurs Baoulé et leurs hôtes Guéré se disputent des parcelles de plantations.
Gilles Richard OMAEL, à Ziombly (Toulepleu) avec linfodrome

 

Lire la suite
13 Oct
0

Arrestation de Soul To Soul : le PDCI dément avoir fait une déclaration ( Communiqué)

La Direction du PDCI-RDA a été surprise de prendre connaissance dans la presse écrite et audiovisuelle du jour, que SEM Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA a désapprouvé l’arrestation de M. KAMAGATE Souleymane dit Soul To Soul, dans l’affaire de « Cache d’armes à Bouaké. »

Ni la Direction du PDCI-RDA encore moins, son Président, SEM Henri KONAN BEDIE n’ont fait de déclarations depuis la survenue de cet épisode de la vie politique de notre Pays.

Fait à Abidjan, le 12 octobre 2017

P/Le Président du PDCI-RDA
p.o. Le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

Lire la suite
07 Oct
0

Pr. Kakou Guikahué (Pdt du groupe parlementaire PDCI) suggère l’institutionnalisation d’une plateforme de dialogue politique entre les gouvernants et les partis d’opposition

Pr. Kakou Guikahué (Pdt du groupe parlementaire PDCI) suggère l’institutionnalisation d’une plateforme de dialogue politique entre les gouvernants et les partis d’opposition

La Conférence internationale «New Windhoek Dialogue» se déroule depuis hier 6 octobre et prendre le lundi 9 octobre, à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Ci-dessous le discours du Président du groupe parlementaire du PDCI-RDA et Secrétaire Exécutif dudit parti, Pr. Maurice Kakou Guikahué.

– Madame Elke ERLECKE, Directeur du programme Dialogue Politique Afrique de l’Ouest de la Fondation KONRAD ADENAEUR ;
– Excellence Monsieur Michel GRAU, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne ;
– Mesdames et Messieurs les Représentants de Haut Niveau des Partis Africains de Centre-Droit;
– Mesdames et Messieurs les membres des Parlements Nationaux et Représentants de Haut Rang des Partis Européens du Centre-Droit ;
– Honorables Invités ;
– Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi, avant tout propos, en ma qualité de Président du Groupe Parlementaire PDCI-RDA, de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, de vous adresser au nom de SEM Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, la traditionnelle et cordiale bienvenue en terre ivoirienne.
Je voudrais également associer à cette adresse, les salutations distinguées de SEM SORO Kigbafori Guillaume, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.
Je voudrais exprimer toute notre gratitude pour l’insigne honneur que la Fondation KONRAD ADENAEUR fait à notre pays pour abriter la conférence internationale de haut niveau dénommée NEW WINDHOEK DIALOGUE, en prélude à la tenue du 5ème sommet Union Européenne-Union Africaine à Abidjan les 29 et 30 Novembre 2017, mais surtout de nous avoir désigné pour présenter cette « Key Note ».

Mesdames et Messieurs

Je note que les thèmes retenus pour chacun des panels de cette conférence revêtent un caractère capital pour l’élaboration et l’adoption de la feuille de route 2018-2021 de la coopération conjointe Europe/Afrique. Ils permettront aux différents représentants des partis de centre-droit, d’appréhender les questions majeures de la coopération Europe/Afrique. Ces questions, bien identifiées, avec des esquisses de solutions pourraient constituer, à notre humble avis, des axes stratégiques de la coopération entre nos deux continents.
Aussi, notre vœu le plus cher, est-il que les résultats de nos travaux puissent avoir l’écho attendu lors du prochain sommet Europe/Afrique.

 

A ce stade de mes propos, je voudrais saluer et féliciter tous les acteurs clés de la coopération stratégique entre l’Europe et l’Afrique.

En effet, de 2000 au Caire en Égypte à Bruxelles en Belgique en 2014, en passant par les sommets de Lisbonne (Portugal) en 2007 et de Tripoli (Libye) en 2010, ces acteurs clés ont su, de façon pragmatique, adopter des feuilles de route claires assorties de plans d’action réalistes répondant aux besoins cruciaux des pays africains et européens dans les domaines prioritaires suivants :
– la paix et la sécurité ;
– la bonne gouvernance, la démocratie et les droits de l’homme ;
– les mouvements migratoires, l’emploi des jeunes ;
– le développement et la croissance durables et inclusifs;
– les questions touchant à l’émergence.
Au regard de cette rétrospective, nous pouvons dire, en notre qualité de partenaire privilégié de la Coopération conjointe UE/UA, que la Côte d’Ivoire a tiré profit de la mise en œuvre des différents plans d’actions successivement adoptés et mis en œuvre par les structures opérationnelles du partenariat Europe-Afrique.

Nous en voulons pour preuve les progrès réalisés par notre pays, depuis la sortie de crise, après la période post-électorale de 2011 où tous les fondamentaux d’une nation viable étaient compromis.

Ainsi, les progrès réalisés de 2011 à ce jour par notre pays, la Côte d’Ivoire dans les domaines clés de la coopération conjointe UE/UA, ont été possibles grâce à la mise en œuvre successive de deux plans nationaux de développement ; à savoir le PND 2012-2015 et le PND 2016-2020 en cours d’exécution.

– Au plan de la sécurité et de la paix en Côte d’Ivoire et dans la sous-région Ouest Africaine, l’on peut indiquer que les conditions s’y rapportant se sont considérablement améliorées depuis 2011 malgré quelques incidents telles que les mutineries observées en 2014 et janvier 2017 et l’attaque terroriste perpétrée en mars 2016 à Grand-Bassam. A cet effet, il faut saluer les initiatives transfrontalières entre la Côte d’ivoire et le Libéria pour l’instauration d’une paix durable et la cohésion sociale qui ont été soutenues par le Fonds de Consolidation de la Paix, l’ONUCI et la Mission des Nations Unies au Libéria.

Ces progrès dans le domaine sécuritaire ont garanti la paix aux populations, de meilleures conditions d’exercice de la démocratie, de la bonne gouvernance et de promotion des droits de l’homme.

En effet, l’on a noté, après la crise post-électorale :
– Une restauration totale de l’autorité de l’Etat de Côte d’Ivoire, un déploiement des services publics, un renforcement des institutions démocratiques;
– Une amélioration de l’environnement socio-politique qui a permis l’élection présidentielle d’octobre 2015, ouverte, libre et transparente. Le gouvernement a consolidé cet environnement avec la tenue des élections législatives de décembre 2016, précédées du scrutin référendaire d’octobre 2016.

Concernant la gouvernance économique, le rapport 2016 de l’Institut Mo Ibrahim situe la Côte d’Ivoire parmi les 10 pays ayant fait le plus de progrès sur les 5 dernières années.
De même, l’adhésion de la Côte d’Ivoire au programme du Millénium Challenge Corporation (MCC) atteste des progrès accomplis dans les domaines de la politique macroéconomique, de la bonne gouvernance et de la transparence.
Par ailleurs, des acquis ont été enregistrés dans le développement du capital humain avec la réalisation d’importants investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la nutrition.

– Au plan politique, les reformes structurelles et institutionnelles menées ont permis de retrouver l’état de droit et les libertés politiques. A cet effet, nous voudrions saluer, entre autres, les dispositions constitutionnelles qui rétablissent le dialogue social entre le Président de la République et les représentants de la Nation, que sont les Parlementaires, sous forme d’adresse du Président de la République, faisant chaque année l’état de la nation devant les parlementaires. Ce type de déclaration peut atténuer les tensions sociales et prévenir toute forme de crise.

Fort de tous ces acquis, sur la période de 2011 à 2015, les autorités ivoiriennes ont réussi à stabiliser l’économie sur la voie d’une croissance forte et durable avec le plein soutien des partenaires au développement que sont l’Union Européenne et les institutions de Bretton-Woods.

Aussi, la Côte d’Ivoire a-t-elle rejoint les pays à forte croissance dans le monde, avec un taux moyen de croissance du PIB réel d’environ 9%, avec une création d’emplois de plus de deux (2) millions en quatre ans.
Ces résultats ont permis de renforcer les infrastructures économiques et sociales, socles des activités permettant de répondre efficacement à la demande sociale en terme de croissance inclusive observable afin d’améliorer la qualité de la vie des ivoiriens.

À l’instar de la Côte d’Ivoire, des progrès ont été enregistrés en Afrique grâce à des initiatives dans les domaines de la sécurité, de la promotion de la démocratie et du soutien financier à l’économie.

– Au plan politique et sécuritaire, l’UE appuie environ huit (8) missions et opérations civiles et militaires en Afrique au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) au Mali, au Niger, en Libye, en Somalie et en République Centrafricaine. Cet appui concerne les formations et le renforcement des capacités dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité, l’état de droit, la gouvernance et la démocratie.

Depuis 2004, l’UE a soutenu activement à hauteur de 150 millions d’euros, l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (AAPS)
– Au plan économique, l’UE demeure le premier partenaire économique et financier du continent africain. En 2015, les flux d’investissement directs étrangers en provenance de l’Europe vers l’Afrique se sont élevés à 2 milliards d’euros, soit 33% de l’ensemble des flux d’IDE à destination de l’Afrique. De même, comme résultat significatif de la coopération conjointe UE/UA, l’on note que 33,5% des importations africaines proviennent de l’Europe et 41% des exportations africaines ont pour destination l’Europe. De même, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) a fourni aux économies africaines un financement de 2 milliards d’euros.

– Dans le domaine de la coopération commerciale, l’UE offre aux pays africains un accès libre à son marché à tous les produits au moyen des accords de partenariat économique (APE) et de l’initiative « Tout sauf les armes » et à un grand nombre de produits en provenance de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc et de l’Egypte, dans le cadre des accords de libre-échange.

Mesdames et Messieurs,
Honorables Invités
Pour consolider les performances réalisées par la Côte d’Ivoire et les autres pays africains, dans les domaines prioritaires de la coopération conjointe Europe/Afrique, il conviendrait que la présente conférence examine les questions clés dont les réponses devraient figurer dans le plan d’actions 2018/2021 à adopter au prochain sommet. Ces questions se rapportent aux enjeux suivants :
– la sécurité et la paix,
– la gouvernance démocratique et les libertés publiques,
– le développement économique et croissance durables et inclusifs,
– le développement social et le genre,
– les préoccupations écologiques (réchauffement climatique),
– la tragédie des mouvements migratoires et le chômage des jeunes.

– Au plan de la sécurité et de la paix, en Afrique et en Europe, il conviendrait de prévenir, gérer les conflits et de lutter contre les actions terroristes sous toutes leurs formes.
– Au plan de la gouvernance démocratique et des libertés publiques, il conviendrait de promouvoir les actions consolidant la démocratie participative en Afrique et assurant le respect des droits de l’homme.
La recherche et l’instauration d’une démocratie apaisée par les acteurs politiques doivent être appuyées par l’Union Européenne et l’Union Africaine. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, nous voudrions suggérer l’institutionnalisation d’une plateforme de dialogue politique entre les gouvernants et les partis d’opposition. Il conviendrait également de faire adopter le statut de chef de l’opposition politique. De telles dispositions institutionnelles peuvent renforcer la démocratie participative et rendre responsables tous les acteurs politiques.
Par ailleurs, pour éviter les crises électorales ou post-électorales nous voudrions suggérer que l’UA examine l’opportunité de l’adoption d’une charte sanctionnant toute confiscation du pouvoir d’Etat, avec des effets contraignants.
– Au plan économique, il conviendrait de soutenir les actions et autres réformes structurelles de l’économie pour asseoir les fondamentaux d’une économie émergente:
– adoption d’une politique de modernisation de l’agriculture pour accroitre le niveau de production et faciliter l’emploi de jeunes agriculteurs.
– adoption d’une politique d’industrialisation des secteurs porteurs de croissance (agriculture, mine et énergie),
– adoption d’une politique d’aide à la réinsertion des jeunes dans le secteur de l’auto emploi par le biais de financements adaptés.

– Au plan du développement social et le genre, les attentes des populations en Afrique sont fortes en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’assainissement, à l’éducation et à la santé. Le développement social durable contribuera à l’amélioration du bien-être de l’africain qui passe par l’alimentation, la santé, les libertés individuelles, la répartition des richesses et la cohésion sociale. Par exemple l’accès à l’électricité, à l’eau et à l’assainissement favorisent l’éducation des enfants, garantit davantage de revenus pour les foyers.
Au regard de l’importance de ces secteurs vitaux, il conviendrait que les pays africains bénéficient d’appuis budgétaires pour le financement desdits secteurs.
– Au plan écologique, les changements climatiques compromettent l’équilibre des milieux naturels (les forêts et les eaux) d’où proviennent les ressources de base des pays africains. Ainsi, pour venir à bout des effets néfastes de ces changements climatiques, la Côte d’Ivoire s’est engagée à mettre en œuvre, jusqu’à l’horizon 2030, des projets structurants devant lui permettre de respecter ses engagements dans le cadre de ses contributions prévues dans les Accords de Paris sur le climat (COP 21) signés par Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA le 22 avril 2016 au siège de l’organisation des Nations unies.

Ces engagements concernent:
-la réduction de 28% des émissions des gaz à effet de serre, provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts;
-l’augmentation à 42% de la part des énergies renouvelables dans le mix-électrique;
-l’intensification et la mécanisation de l’agriculture;
-la gestion durable et la valorisation des déchets.

Ce sont ainsi, les quatre grands défis environnementaux qui devraient faire l’objet d’un examen particulier dans la feuille de route 2018-2021 de la coopération conjointe UA/UE.

– Au titre de la tragédie des mouvements migratoires, l’on note que ce phénomène constitue une menace pour l’équilibre, la stabilité et l’intégration des espaces géographiques des continents africain et européen. Ce fléau est la conséquence inéluctable de l’insécurité grandissante dans le monde, du chômage des jeunes, du changement climatique, de la pénurie alimentaire et d’eau. Il conviendrait d’envisager des solutions durables pour régler la question de la faim et de la famine.
Le défi majeur à relever, c’est de contenir les mouvements migratoires et la recrudescence de la famine par l’adoption d’un plan d’urgence stratégique commun, lors du 5ème sommet UE/UA de novembre 2017 à Abidjan et sa mise en œuvre, dans les meilleurs délais, par les Etats-Parties.

En conclusion, Honorables Invités, Mesdames et Messieurs,

Le succès du partenariat Union Afrique/Union Européenne, à travers la mise en œuvre d’une stratégie de coopération conjointe, représente une réelle opportunité pour les deux continents.
Je reste convaincu que l’Afrique et l’Europe, et chacun des Etats qui les composent, sauront tirer profit de ce partenariat stratégique.

De même, le groupe parlementaire PDCI-RDA demeure convaincu et rassuré que la conjugaison des efforts des Etats africains et européens aboutira à la définition d’une nouvelle feuille de route 2018-2021 de coopération stratégique conjointe, dans l’intérêt des deux continents.

Je voudrais enfin, vous réitérer, Honorables Invités, Mesdames et Messieurs, mes profonds respects et mon infinie gratitude pour avoir associé le PDCI-RDA, à la réunion du « New Windhoek Dialogue », en prélude au 5ème sommet UE/UA des 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan.

Merci pour votre agréable attention.
Fait à Grand-Bassam, le 6 octobre 2017
Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUÉ
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

Lire la suite