Désiré N’zi Assamoua, S.E chargé des Finances et du patrimoine, délégué de Dimbokro 1: «Le Pdci-Rda doit rester mobilisé et déterminé pour la victoire en 2020»


Dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder, le nouveau délégué du Pdci-Rda de Dimbokro, par ailleurs secrétaire exécutif chargé des Finances et du patrimoine du Pdci-Rda, invite les militants de son parti à rester mobilisés pour envisager avec sérénité l’avenir. Il donne également son avis sur la marche du Rhdp tout en invitant les uns et les autres à privilégier ce qui construit et non ce qui divise.

Vous avez reçu, samedi dernier, les charges de délégation départementale du Pdci-Rda de Dimbokro 1. Quels sont les grands chantiers qui se présentent à vous dans le cadre de cette autre mission que votre parti vous confie ?
Tout d’abord, je vous remercie pour cette tribune que vous nous offrez autant que de Besoin et vous félicite pour le travail remarquable que vous accomplissez. Vous êtes toujours aux côtés des animateurs du parti.
Concernant nos missions en tant que délégué, je voudrais vous rassurer car nous avons une feuille de route. Nous nous devons, dans un premier temps, de rassembler nos militants, que ce soient les jeunes, les femmes, les anciens. Enfin, un travail méthodique sur le terrain devra se faire aux fins de recruter davantage de militants, à animer les bases. Car l’objectif que nous nous assignons, est que le Pdci-Rda demeure le parti le plus fort.

Vous avez, lors de la cérémonie de passation des charges, lancé un appel à la cohésion à tous les cadres de Dimbokro militants de votre parti. Estimez-vous qu’il y a une nécessité à ce niveau ?
Ce n’est pas seulement qu’à Dimbokro que cette nécessité de retrouvailles, de cohésion et d’union des militants, s’impose. Nous sommes tous des êtres humains avec chacun ses ambitions. C’est donc tout à fait normal que de temps à autre, il y ait des petits chocs entre les militants. Dès l’instant où nous sommes dans une organisation, nous devons impérativement rassembler. Et la meilleure des manières d’y arriver, c’est d’écouter les autres. Le délégué a pour mission de coordonner des actions communes insufflées par les militants à la base. Je pense que ma tâche sera plus ou moins aisée, je serai à l’écoute de la base car ce sont les militants qui font le parti. Ainsi donc, nous envisageons de réaliser sur le terrain ce qu’ils voudront.

Le Pdci-Rda, votre parti, a amorcé, depuis quelque temps, une dynamique certaine. Jusqu’où ce nouvel élan peut-il conduire ?
En réalité, cette dynamique est amorcée depuis 2012 avec le Congrès ordinaire qui avait pour thème « Renouveau, Rajeunissement, Renaissance ». Elle n’a fait que se confirmer Avec les changements majeurs opérés lors du dernier Séminaire de Bingerville pour la joie de nos militants. Je suis jeune, vous conviendrez avec moi que les instances du parti comprennent de plus en plus de jeunes et de femmes. Ainsi, nous nous devons d’animer notre parti. Permettez de revenir sur les résolutions du dernier Congrès ordinaire de 2012, à partir desquelles nous avons su galvaniser les bases. Cela nous a en outre permis d’aller en Rhdp sur le terrain en 2015. En clair, c’est le même travail que nous faisons pour, on l’espère, aller aux élections de 2020 en Rhdp, mais avec un candidat issu du Pdci-Rda.

Quels sont les atouts dont dispose votre parti pour atteindre les objectifs qu’il s’assigne ?
Nous avons beaucoup d’atouts en notre sein et nous savons pertinemment que le Pdci-Rda est le parti le plus fort de la Côte d’Ivoire. Outre les infrastructures, nous parlons de la formation des cadres de ce pays. Combien de cadres ont été formés grâce au développement impulsé par le Pdci-Rda via les bourses, les universités, les grandes écoles? Le Pdci-Rda, ne l’oublions pas, est un parti de 70 ans d’âge, qui a construit la Côte d’Ivoire. Ce parti a toujours œuvré par les jeunes et les femmes sous la houlette et la conduite des anciens, des sachants. Enfin, nous disposons d’un atout majeur, c’est le président Henri Konan Bédié qui est notre boussole. Chez nous, on dit, c’est notre fétiche.

Le Pdci-Rda, vous le dites, est le plus grand parti en Côte d’Ivoire. Assertion que partage le ministre Thierry Tanoh qui était, samedi dernier, à vos côtés à Dimbokro. Pourtant, certains n’ont pas hésité à critiquer ses propos. Une certaine opinion a vite fait de dire qu’il a fait acte de « déloyauté » vis-à-vis du président de la République qui « l’a fait entrer sur la scène politique ».
Je déplore que certains journaux de la place aient repris de manière très négative les propos du ministre Thierry Tanoh. Je suis bien placé pour savoir ce que le ministre Thierry Tanoh était en train de passer comme message. Il a lancé un message d’excellence.
Il s’adressait aux militants de son parti, le Pdci-Rda, puisqu’il est militant du Pdci-Rda. Il faut donc situer les choses dans leur contexte. Il était à une cérémonie de passation des charges qui a réuni environ 300 personnes, toutes militantes de son parti.
Il n’a parlé que de la vision de son parti, celle que son parti a toujours prônée. C’est dans cette optique qu’il a dit que le Pdci-Rda est le plus grand parti. Qu’on m’excuse, mais on a déjà lu dans des journaux de la place, des propos de certains que je ne citerais pas, affirmant que leur parti est le plus fort. Mais, cela n’a jamais été objet de polémique. Je ne vois donc pas pourquoi certains voudraient soulever une polémique inutile sur les propos du ministre Thierry Tanoh qui parlait aux militants de son parti. Je suis membre du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda, membre donc du gouvernement du Pdci-Rda. Et je sais que le ministre Thierry Tanoh est un militant du Pdci-Rda, membre actif du Bureau politique du Pdci-Rda. Il a parlé à Dimbokro avec sa casquette de militant du Pdci-Rda et non en tant que ministre de la République. Que cela soit clair dans l’esprit de tous.
Je trouve cela aberrant de dire du ministre Thierry Tanoh « qu’il est déloyal » et qu’on ne connait son militantisme qu’en 2011. C’est une information erronée. Vous n’êtes pas sans savoir que le ministre Thierry Tanoh a exercé des fonctions de responsabilité dans les Institutions internationales et il lui était imposé un droit de réserve. Sinon, il est issu d’une famille Pdci-Rda, il est lui-même militant du Pdci-Rda. La preuve, le maire de Daoukro qui est son oncle est Pdci-Rda. Il y a plein d’exemples que je pourrais donner le concernant. Quand on parle de déloyauté vis-à-vis du chef de l’Etat, ceux qui le disent, je pense, ne sont pas des sachants. Ils ne peuvent pas aller sur ce chemin. Il faut savoir faire la distinction des choses. Il y a le gouvernement et les partis politiques.
Le président de la République dont on connait la rigueur, ne prendrait pas à ses côtés des médiocres. Il appelle toujours à ses côtés des gens de valeur. Le ministre Thierry Tanoh, avant d’être appelé au gouvernement, a été Secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Ce n’est donc pas lui qui ferait preuve de déloyauté vis-à-vis du chef de l’Etat. À ce que je sache, le président de la République n’a jamais interdit aux ministres de militer activement dans leur parti politique et nous sommes de surcroît tous des partis alliés, membres de la coalition Rhdp.

Pour vous, quelle doit être l’attitude des militants du Pdci-Rda au regard de l’objectif en vue ?
Je demanderai à nos militants de rester mobilisés, soudés et de faire le travail sans se préoccuper de qui sera le candidat. Faisons confiance au président du parti, le président Bédié. Enfin à tous les militants des partis du Rhdp, je demanderai humblement de faire confiance à nos chefs qui, au moment opportun, sauront nous guider, une fois de plus, en tenant compte de la volonté de la base.

Le Rhdp, à votre avis, résistera-t-il aux ambitions affichées de part et d’autre ?
En 2014, lorsque le président Bédié lançait l’Appel de Daoukro, beaucoup ne vendaient pas cher la peau du Pdci-Rda. On parlait de scission et autres, mais, cela n’a pas été le cas. Pour moi, la coalition demeure. Il est évident que certains animateurs de la vie politique souhaiteraient qu’il y ait une rupture pour leurs ambitions personnelles. Mais, que l’on n’oublie pas ce que la rupture nous a couté auparavant. Si les hommes de qualité que sont les présidents des partis de la coalition ont pu se mettre ensemble pour faire d’aussi belles et grandes choses, je ne vois pas pourquoi la coalition partirait en fumée. Ce sont des hommes d’Etat. Et vous savez, les hommes d’Etat ont toujours une vision. Et leur vision, c’est nous les jeunes.
Ils sont en train de nous former pour que nous continuions à vivre ensemble demain et dans la paix.

Que dites-vous aux militants du Pdci-Rda de Dimbokro à l’entame de votre fonction de délégué de la délégation 1 ?
Je voudrais les remercier pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé le week-end dernier. Je leur demande de me faire confiance, ils ne seront pas déçus. Je me suis engagé à être à l’écoute de leurs préoccupations. Ma porte leur est ouverte. Je sais qu’ensemble, nous trouverons des solutions aux problèmes qui se présenteront à nous.
Interview réalisée par Paul Koffi (Le Nouveau Réveil du jeudi 13 juillet 2017)

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