Mesdames et Messieurs, Ce 17 septembre 2016, jour anniversaire de l’Appel de Daoukro, me donne l’occasion de remercier tous ceux qui sont venus ce matin, à l’invitation des organisateurs de cette manifestation.

Elle me donne également l’occasion de remercier le peuple de Côte d’Ivoire dans son ensemble. Sceptiques au départ pour certains, tous ont compris le sens de ma démarche et l’ont finalement adoptée.

Je remercie en particulier le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara et le gouvernement, qui n’ont pas hésité un seul instant à soutenir cet appel. Je veux saluer le Ministre d’Etat Amadou Gon Coulibaly, co-parrain de cette céré- monie, qui sait si bien représenter le Chef de l’Etat.

Grâce à cet appel, dit de Daoukro, nous avons pu effectuer, en 2015, des élections propres, sans incidents. Grâce au climat de paix ainsi restauré, notre pays continue de réaliser des avancées remarquables dans son développement.

Nous devons savoir que sans paix, sans solidarité, sans cohésion, aucun développement n’est possible et durable.

Aujourd’hui, notre pays est revenu dans le concert des nations. La preuve en est donnée chaque jour par ces ballets d’ambassadeurs et d’hommes d’affaires de diffé- rents pays à la présidence de la République. Cela constitue pour nous un motif de grande satisfaction et d’immense fierté.

Dans quelques mois, nous irons au réfé- rendum qui nous sera proposé à l’effet de nous prononcer sur la nouvelle Constitution. Nous irons ensuite aux élections législatives, puis régionales et communales.

S’agissant des élections législatives, nous notons l’intérêt que leur porte toute la classe politique, si l’on en croit ce qui semble se passer dans les différents états majors des formations politiques.

Cela participe de la démocratie et cela prouve aussi que grâce à la paix et à la stabilité retrouvée, il s’établit dans le pays, une saine émulation des militants pour se mettre au service du pays.

Ces élections doivent se dérouler sans heurts et sans division, aussi bien dans notre famille politique, le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix, que dans toute la Côte d’Ivoire.

Nous ne devons pas retomber dans les errements d’un passé récent. La vie en société implique des droits mais aussi des devoirs, des obligations. Militer dans un parti politique implique l’acceptation d’un certain nombre de valeurs et singulièrement de règles, d’obligations.

Nos militants doivent ainsi accepter les choix de candidats qui ont été faits par les directions de leurs partis politiques respectifs et éviter de se mettre en marge de ces partis en se portant candidats indépendants.

J’invite les militants des formations politiques, membres du RHDP en voie de transformation en parti unifié, à accepter ces règles afin de constituer une alliance parlementaire solide et forte par le nombre de ses élus.

À présent, j’invite les Ivoiriens à aller au référendum pour se prononcer sur la nouvelle Constitution.

Le référendum est une forme de démocratie directe qui permet aux citoyens de donner chacun son point de vue, et en l’espèce, son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays gouverner.

Tout au long de notre jeune histoire, aussi bien sous le père fondateur FélixHouphouët-Boigny que sous le règne du géné- ral Robert Guehi, nous avons eu à modifier notre loi fondamentale, notre Constitution.

Sous le général, cela s’est fait dans un contexte de crise et de division profonde des Ivoiriens. Tout le monde reconnait que cette constitution, celle de l’an 2000, comporte des aspects confligènes et celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la nation un texte qui agrée à la majorité de la population.

Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente.

Ainsi, devront être déclarés hors-la loi, tous ceux qui voudront accéder au pouvoir, par des voies violentes, coups d’Etat ou coups de force aboutissant au changement de l’ordre constitutionnel établi, c’est ici le cas le redire.

A bon entendeur salut ! Par ailleurs, je puis vous dire que je partage ce point de vue avec mon jeune frère Alassane Ouattara qui en a informé le gouvernement.

La nouvelle constitution offrira ainsi les garanties d’une paix durable, propice à un développement continu de notre pays pour les générations présentes et futures.

J’en appelle donc aux Ivoiriens, quel que soit leur bord politique, et leurs convictions religieuses, à aller à ce référendum afin de donner à la Côte d’Ivoire, une Constitution qui soit un gage de paix et de prospérité.

Vive le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix.

Je vous remercie.

Henri Konan BEDIE

Daoukro, 17 septembre 2016