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A l’issue d’une séance de travail d’une heure qu’il a eue avec ses collaborateurs, hier, à la Maison du Pdci, le président du Comité électoral du Pdci, le ministre Niamien N’goran a échangé avec la presse. Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien qui débute par un propos introductif du Niamien N’goran.
Nous venons de tenir une réunion importante au niveau du comité électoral. Vous savez que le Pdci avec les partis alliés du Rhdp, vont gérer ensemble les candidatures pour les prochaines élections législatives. Mais, avant d’aller gérer avec les autres membres du Rhdp, il faut que nous-mêmes, nous voyions à notre niveau, quelles sont les personnalités qui souhaitent compétir dans le cadre du Pdci. Pour qu’après, nous puissions rencontrer, évidemment, les partis membres du Rhdp. Donc, le président du Pdci-Rda a créé un comité ad ’hoc qui est le Comité électoral. Depuis le mois de juin, nous sommes donc à la tâche. Les dossiers ont été reçus au niveau des 140 délégations départementales et communales et ces dossiers ont été acheminés au niveau du comité électoral. Et pour faire ce travail, la Côte d’Ivoire a été divisée en 6 zones. Vous avez la zone Sud, la zone Centre, la zone Est, la zone Ouest, la zone Ouest montagneuse et la zone Nord. Dans chaque zone est affecté un groupe. Il y a six groupes de travail, chacun est présidé par un vice-président pour examiner les candidatures. Au niveau des circonscriptions électorales des 140 délégations départementales et communales, toutes les candidatures ont fait l’objet d’examen, avec une fiche au niveau de chaque délégation et une fiche pour chaque candidat qui dépose un dossier, pour voir un peu le parcours du candidat, bref, son état de service. Et ce travail-là a fait l’objet d’un dossier au niveau de chaque candidat. Je dois vous dire que nous avons reçu beaucoup de dossiers de candidatures et je voudrais m’en féliciter. Le Pdci est vraiment un parti vivant. Nous avons beaucoup de cadres. Nous allons gérer à partir de maintenant, ces dossiers de candidatures au niveau du comité. C’est un travail qui n’est pas facile. Nos textes disent que quand il y a pluralité de candidatures au niveau d’une circonscription électorale, qu’on essaye d’avoir le consensus. Nous allons donc privilégier le consensus. Je voudrais profiter de l’occasion pour lancer un appel aux candidats, les féliciter évidemment pour leur courage, pour leur attachement à défendre les couleurs du Pdci, mais aussi les appeler à une certaine compréhension parce que le comité va arbitrer, va les écouter, va échanger avec eux. Il faudrait qu’ils fassent preuve de beaucoup d’humilité, de manière à ce que le Pdci en sorte renforcé. Il ne faut pas que le Pdci soit divisé. Le Comité va travailler jusqu’ à la mi-août pour rendre le travail qui aura été fait au président du parti et au Secrétariat exécutif. Le travail de cet après-midi est une étape importante dans le processus. Les six zones qui ont été constituées au niveau des groupes de travail vont se mettre à la tâche.
LE PRESIDENT DU COMITE ELECTORAL REPOND AUX QUESTIONS DES JOURNALISTES
Est-ce que tous les dossiers de candidatures sont arrivés au Comité électoral que vous présidez ?
Disons qu’on a reçu l’essentiel des dossiers. S’il y a des dossiers qui sont en retard, on va être un peu tolérant pour prendre les derniers dossiers qui ne sont pas arrivés. Mais l’essentiel des dossiers a été réceptionné au niveau des 6 zones que j’ai décrites tout à l’heure.
Est-ce qu’on peut avoir le nombre de candidatures ? Des évaluations ont été effectuées sur le terrain au niveau des délégations. Quelle est la portée de ces évaluations ? D’aucuns disent que c’est déjà le choix de la base, d’autres disent que ça n’a aucune valeur. Qu’en est-il exactement ?
Ça a une valeur. Chaque zone a ses réalités, c’est ce que vous devez savoir. Chaque zone a ses réalités, c’est-à-dire que le Comité qui est là a pour mission des questions pratiques et d’efficacité. On a divisé le comité en 6 zones. Les 90 personnalités qui ont été nommées au titre du comité ad’hoc auraient pu prendre les dossiers circonscription par circonscription. Ce n’est pas pratique. Nous avons divisé la Côte d’Ivoire en 6 zones pour gagner en efficacité parce qu’il faut savoir que c’est un travail collectif, c’est un travail en chaine. D’abord, on va voir l’état de service. Quand moi, cadre du Pdci, je me présente au niveau d’une circonscription électorale, il y a quand même le délégué, les secrétaires de section, les comités et leurs bureaux, il y a la population, les sympathisants du Pdci qui savent l’état de service, quelle est la présence du candidat sur le terrain. Tout cela, on va en tenir compte pour pouvoir faire une évaluation, pour voir quelles sont les chances du candidat lorsqu’il sera choisi, parce que nous ne sommes pas les seuls sur le terrain. Nous avons des adversaires au niveau des circonscriptions électorales, donc, il faut se donner les chances pour pouvoir gagner. Le travail qui a été fait est important. Il fallait passer par ce stade. Nous voulons donc profiter de l’occasion pour féliciter les délégués départementaux et communaux pour le travail fait à la base. Nous allons les rencontrer encore, au niveau des différentes zones, nous allons rencontrer aussi les candidats. C’est pourquoi, nous souhaitions, au niveau des candidats, qu’il y ait une certaine compréhension. Si cette fois-ci, au niveau du Pdci qui est un parti qui vient de fêter ses 70 ans, nous ne sommes pas capables de sortir les meilleurs cadres pour défendre nos couleurs, allez y comprendre quelque choses. Mais je sais que nous arriverons à sortir les meilleurs cadres pour défendre nos couleurs. Donc, c’est l’appel aussi que je voulais lancer aux candidats de faire en sorte, évidemment, qu’au sortir de ces choix, le Pdci sorte renforcé, que le Pdci ne soit pas divisé. Le président du parti sera tenu informé du travail qui aura été fait, c’est lui qui va valider cela. Si nous faisons le travail, ça sera validé par lui-même. Il suit de près les travaux que nous faisons. Sur quelle base vont travailler les présidents de zones ?Ya-t-il des critères définis ?
Oui, bien sûr, il y a des critères. Si vous prenez par exemple, un militant qui milite depuis cinq ans et un autre qui milite depuis 10 ans, dans un tel cas, le militant qui fait 10 ans de service au Pdci et qui n’a pas fait le militant essuie-glace part favori. Vous savez, à la base, les militants savent tout de suite qui fait leur affaire. C’est avec eux que nous allons travailler. Cela va nous demander du temps, on va consacrer suffisamment du temps à cela, parce qu’il s’agit d’un exercice important que nous allons faire. Et nous comptons sur l’apport de tout le monde. Je voudrais lancer un appel aux leaders d’opinion et aux sympathisants du Pdci-Rda de nous aider à cela dans les 255 circonscriptions, parce qu’il y a 255 postes de députés, au niveau de la Côte d’Ivoire.
Parmi les dossiers que vous avez déjà reçus, quelle est la délégation qui se distingue en termes de nombre de candidats ?
Je ne donne pas de chiffres. Le Pdci est un parti national. Nous avons des candidats partout, nous sommes implantés partout. Et cela, nous en sommes fiers, parce que cela veut dire que nous avons une implantation nationale. Nous sommes fiers d’appartenir au Pdci et au Rhdp. Dans les 6 zones, du Nord au Sud, au Centre, dans l’Ouest montagneux, partout, nous avons des candidats.
Lors du dépôt des candidatures, il y a eu des bruits dans certaines délégations. Vous n’êtes pas inquiet ?
Non, au contraire. Cela veut dire qu’il y a un engouement. A supposer qu’au moment de chercher les candidats, vous trouvez que c’est le désert, qu’il n’y a personne. En tout cas, sur ce côté-là, peu de partis peuvent rivaliser avec le Pdci. Nous avons un trop plein de candidats, mais nous allons gérer cela.
Le parti frère, le Rdr, vient d’enclencher également son système. Est-ce que vous travaillez en collaboration avec eux ?
Nous suivons ce qu’ils sont en train de faire. Le moment venu, on se retrouvera, on se rencontrera. Nous savons comment les choses se présentent. Par exemple, on sait un peu comment se sont passées les dernières élections, les législatives et la présidentielle. Nous connaissons nos forces et nos faiblesses et nous ferons en sorte que le Rhdp gagne au final, le plus largement. C’est cela le plus important, il ne faut pas que nous oubliions que nous sommes en Rhdp.
Le prochain rendez-vous du Comité c’est quand ? Et qu’est-ce que vous allez faire à ce prochain rendez-vous ?
On vous informera par voie de presse.
Concernant la jeunesse, face à des candidats qui ont deux ou trois mandats, est-ce que les chances sont les mêmes ?
On va gérer au cas par cas. Chaque zone a ses réalités. Nous tiendrons compte de tout cela. Nous tiendrons compte aussi du genre. Et ce ne sera pas un effet de mode.
Est-ce que vous intégrez les primaires dans votre stratégie?
Cela sera décidé, si nécessaire, par le président du parti.
Source : Le Nouveau Réveil