Guikahué au bureau2
Après une série de réunions avec des délégués Pdci qu’il a convoqués, mardi 24/05, le chef du Secrétariat exécutif du Pdci, Pr Maurice Kakou Guikahué, a fait le point à la presse.
Monsieur le Secrétaire exécutif, de quoi avez-vous parlé avec les délégués Pdci que vous avez convoqués ce jour?
En fait, il s’agit de la finalisation de la restructuration du parti. Les délégations départementales et communales comportent les sections, les comités de base, les Ufpdci et les Jpdci. La délégation étant très vaste, tous les militants ne peuvent pas se voir tous les jours, donc, chaque délégation a un bureau dont le nombre de membres varie entre 21 et 23. 21 pour la délégation communale et 23 quand c’est une délégation départementale. Et ce sont ces bureaux-là qui sont mis en place maintenant. Pourquoi maintenant ? Cela en principe aurait dû se faire fin décembre dernier, mais nous avons eu quelques retards parce que le bureau, c’est l’émanation des responsables de terrain dans une délégation. Donc, si le délégué constitue son bureau avant qu’on n’élise les responsables des jeunes et des femmes, il va changer le bureau. C’est pourquoi, les délégués ont fonctionné avec des bureaux provisoires jusqu’ici. Mais à partir du moment où on avait fini la mise en place des sections avec l’élection des secrétaires de section, il fallait attendre l’élection des présidents des jeunes et les présidentes des femmes. Cela a été fait et il y a eu même les assemblées générales qui ont mis en place les présidentes nationales et les présidents nationaux des femmes et des jeunes. Maintenant, tout le personnel est en place, il faut faire le bureau. Nous avons donc lancé cette opération depuis le mois de novembre et sur les 140 délégations, 100 délégués étaient prêts en mars. Et pour éviter les discussions et pour que les bureaux soient vraiment représentatifs, nous avons inscrit dans le règlement intérieur que la liste du bureau soit validée par décision du Secrétaire exécutif. Nous sommes à ce stade de validation. Une commission présidée par le Secrétaire exécutif chargé de l’organisation et de la mobilisation a travaillé sur ces aspects depuis le mois de novembre. Elle a pour secrétaire, le secrétaire exécutif chargé des sections, des délégations avec pour membres, les secrétaires exécutifs chargés des femmes, des jeunes, des délégations générales, des élus locaux, du groupe parlementaire, des élections et des affaires juridiques. 100 bureaux ont été pré-validés, que nous sommes en train de valider par décision que je suis en train de signer actuellement. Il y avait une quarantaine dont certaines avaient déposé leur dossier en retard ou au mois d’avril au moment où nous étions en pleines festivités du Pdci. On a mis ces dossiers en veilleuse. Il y en a qui n’avaient pas répondu du tout. A une réunion des délégués, j’avais dénoncé ce fait et j’avais donné la liste de celles- là. Je les donc convoquées et je préside moi-même la commission actuellement. En ce moment là, on saute la phase de pré-validation. Toutes les délégations à jour, peuvent venir retirer les décisions à partir de jeudi.
Quel délai vous vous donnez pour boucler cette opération ?
C’est le 31 mai. Vous avez lu la circulaire que le président Bédié a prise pour encadrer la sélection des militants candidats aux législatives. Le bureau de la délégation est très important d’autant plus qu’on dépose les dossiers au niveau de la délégation à la base. Parce que chacun appartient à une base. Et la base donne un avis sur celui qui veut être candidat. Donc, la délégation fait un pré-travail pour faciliter la tâche à la commission nationale. Et dans cette commission locale qui se réunit, il y a d’abord, le délégué, les membres du bureau politique, les membres du comité des sages, les membres du grand conseil, les secrétaires généraux de section, la présidente départementale ou communale de l’Ufpdci, le coordonnateur départemental ou communal de la Jpdci. Plus les membres du bureau de la délégation. Et ensuite, vous pouvez déposer votre dossier dans les mains du délégué, mais il faut que ce soit dans les mains d’un membre du bureau de la délégation. Il y en a 23 ou 21. Ça peut être le délégué, le permanent, le trésorier, celui qui s’occupe de l’organisation, de la mobilisation, mais la personne qui reçoit le dossier doit avoir la qualité de membre du bureau de la délégation. On ne dépose pas son dossier dans les mains de n’importe qui. Donc, ça veut dire qu’il faut que le bureau existe. Sinon, le délégué devrait être présent tous les jours, parce que le permanent n’étant pas validé par une décision, n’est pas reconnu. Actuellement, tous les permanents sont provisoires, mais une fois que j’aurai signé la décision et que vous êtes nommé permanent, on vous reconnait permanent. Donc, aujourd’hui, le permanent n’a pas de responsabilité juridique. Le mardi 31 mai est important parce que toutes les délégations qui n’auront pas de bureau, je les aie déjà prévenues que les candidats à la candidature ou au parrainage du Pdci, ont entre le 1er juin et le 15 juin pour déposer leur dossier. Tous ceux qui n’ont pas déposé, au-delà du 15 juin, on ne prend plus de dossier d’autant plus qu’on vous délivre un récépissé qui est daté. Ainsi, personne ne dira qu’il a déposé son dossier et qu’on l’a perdu. Je profite de cette interview pour dire que tous ceux qui vont déposer leur dossier à partir du 1er juin, doivent avoir un récépissé pour éviter les palabres. Parce que ce récépissé, vous le mettez dans le dossier qui va être déposé au niveau central. On a pris des garanties pour éviter les problèmes. Si les bureaux n’existent pas, on ne peut pas déposer les dossiers. On a mis les délégués en garde, que tout délégué qui n’aura pas de bureau validé le 31 mai, nous allons autoriser les candidats au parrainage du parti, à venir déposer directement leur dossier à la commission nationale, auprès du vice-président, Niamien N’goran. Le « dead line », c’est cette semaine.
Des candidats peuvent avoir des mésententes avec le délégué qui peut lui aussi être candidat. Donc, ils craignent de remettre au délégué de peur que celui-ci fasse disparaitre leur dossier. Alors, comment doivent-ils s‘y prendre ?
Etre d’accord avec le délégué ou ne pas être d’accord avec le délégué, ce n’est pas ce qui est important. Si vous voulez, nous aurait pu dire, déposez vos dossiers et puis, le dossier arrive ici. Le président n’avait donc pas besoin de prendre une circulaire, mais le président a pris une circulaire qui encadre ce processus de sélection des candidatures. Le président n’avait pas besoin de prendre une circulaire qui encadre ce processus de sélection de candidature. Premier niveau, il a lui-même défini qui peut être candidat.
Les départementaux ont-ils des préoccupations particulières ?
Non, pas du tout. Il y a souvent la négligence, sinon pas du tout. On a reçu dans la journée les résiduels d’Abidjan et la région de l’Ouest montagneux. Les choses se sont bien passées. Tous les dossiers sont là. Nous connaissons les uns et les autres. Nous voulons que le bureau soit équilibré. Parce qu’à un moment donné les gens oubliaient les élus dans les bureaux. Quand il y a une personnalité forte, on ne la met pas dedans. Nous voulons des gens forts sur le terrain. Nous faisons l’harmonisation partout.
Vous semblez être confiant pour la suite. Est-ce à dire que vous irez à ces élections en Rhdp ?
Ce n’est même pas la peine d’être confiant. C’est une certitude parce que quand on parle de certitude c’est s’il y avait un doute encore. Le Rhdp était une alliance mais depuis le 3 août, 2015, dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle, le Rhdp est devenu un groupement politique. Et dans le la constitution, le thème de groupement politique existe. Même dans le code électoral, le thème de groupement politique existe. C’est la raison pour la laquelle le président Alassane a compéti sous le signe du Rhdp. Alors que si vous remarquez très bien au deuxième tour de 2010, nous chantions Rhdp mais son bulletin portait le logo du Rdr. Cette fois-ci, le logo comporte l’éléphant, l’arc-en ciel, l’enfant etc. C’était le logo du Rhdp. Aujourd’hui nous existons juridiquement en tant que groupement avec des partis autonomes. Ce que nous sommes en train de faire, c’est un peu comme les communautés européennes. Il y a des questions qui resteront domestiques. Tant qu’on n’est pas parti unifié, les questions vont rester domestiques. Mais on doit apprendre à ne plus être comme avant. Nous devons recenser les questions d’intérêt national qui obligent qu’on discute en Rhdp. Il y a des questions pour lesquelles on n’a plus besoin de l’avis du Pdci, Rdr , udpci, Mfa, etc. Mais on a besoin de l’avis du Rhdp. Le domaine par excellence qu’on a choisi pour commencer est le domaine électoral. Tout le monde a affiché ses ambitions pour que le président Ouattara soit le candidat unique. Pensez-vous un seul instant qu’on pourrait prendre des personnes sérieuses si après avoir élu un président Rhdp et qu’on dise qu’on ne va pas en Rhdp aux législatives ? Non. On écarte le groupement politique. On est condamnés à aller en Rhdp aux législatives. Que tu veuilles ou pas, tu iras en Rhdp ce n’est pas une vue d’esprit du Pdci. C’est une analyse politique logique. Parce qu’aujourd’hui, tu ne peux pas dire que tu ne peux pas aller en Rhdp et demander demain qu’on vienne faire une réunion de Rhdp. Surtout qu’on aspire à aller en parti unifié. La politique, c’est le domaine du compromis et c’est un jeu d’intérêt. Quel intérêt j’aurai à être au Rhdp si on ne peut pas s’entendre sur de petites questions de députation ? Pour moi, l’avenir du Rhdp dépend de notre sens de générosité et de partage. Si on est généreux et qu’on sait partager, le reste viendra. Pour moi, le premier test de partage, c’est les législatives. C’est Dieu qui nous a envoyé cela sur notre chemin. Si nous sautons plusieurs obstacles de ce type un matin, nous allons nous réveiller en parti unifié. Donc, les législatives sont bien venues.
Entretien réalisé par Guy T, Cissé M. et Sory D.